Résumé : Au Seireitei, beaucoup de gens courent après Byakuya Kuchiki. A vrai dire, tout le monde pensait qu'il n'aimerait plus jamais quelqu'un, après la mort d'Hisana. Personne n'aurait pu prévoir qu'une simple lettre changerait tout.

Couple : Byakuya Kuchiki / Renji Abarai

Raiting : M (yaoi, lemon)

Genre : Romance

Aujourd'hui, ma cousine a déposé son chat ici. Il m'a réveillé à 6:04 en me marchant sur la joue. C'est pour ça que je préfère les chiens.

Petite pensée à mon toutou qui se morfond de sa maîtresse dans le canapé.


Blue Nails


Chapitre 4 : Betraid, a real friend...

Byakuya pénétra dans la maison d'Aizen sans se douter de ce qui allait lui arriver. Il prit le thé avec les deux autres capitaines, parlant de tout et de rien. L'ambiance retomba – si on pouvait la considérer comme chaleureuse en présence de Byakuya – lorsque Sosûke demanda au noble ce qu'il faisait si loin de chez lui et que ce dernier l'envoya valser avec beaucoup de tact. Après ce coup de froid, Aizen lança un nouveau regard à Gin, avec un petit sourire en coin. Le capitaine de la Sixième Division observa cet échange silencieux d'un œil suspicieux. S'il avait su ce que ces deux-là tramaient... Malheureusement, il ne mit pas longtemps à comprendre. Au bout de quelques minutes de silence complet ou chacun sirotait son thé, et après quelques regards appuyés d'Aizen vers Gin, ce dernier se leva. Byakuya, les yeux posés sur sa tasse, ne le vit pas se glisser sournoisement – comme à son habitude – derrière lui. Il se raidit en le sentant le bras d'Ichimaru glisser sur sa taille.

-Capitaine Ichimaru, arrêtez.

Ce fut la seule malheureuse phrase qu'il réussit à sortir. Comme l'argenté ne réagissait pas, il voulut le faire lâcher, mais Gin attrapa ses mains et les bloqua dans son dos.

-Qu'est-ce que vous faites ?

Pas de réponse. Il renonça à utiliser son immense reiatsu pour le faire stopper, il savait à quel point Ichimaru était puissant et que ce genre de pichenette ne marcherait pas sur lui. Il jeta un regard à Aizen, qui se décida enfin à se lever, mais plutôt que de l'aider à se dégager, il s'agenouilla devant Byakuya et tira son écharpe pour lui retirer. C'est à ce moment que le noble comprit dans quel piège il venait de tomber. Il essaya encore une fois de résister, de se défaire de l'étreinte de Gin, mais celui-ci lui fit une clé de bras pour bloquer tout mouvement, ce qui arracha un gémissement de douleur au brun qui serra les lèvres pour ne pas le laisser passer.

Ce qui l'exaspérait le plus à ce moment, c'était le demi-sourire toujours aussi gentil de Sosûke, qui était en train d'ouvrir le haut de son shiakusho. Le brun s'arrêta en découvrant la marque sur l'épaule de Byakuya.

-Dites-moi, Capitaine Kuchiki, qui vous a fait ça ?

Plutôt que de répondre, Byakuya grogna, et avec un petit rire, Aizen se pencha pour l'embrasser, mais le noble tourna violemment la tête sur le côté. Étrangement, la seule chose à laquelle il pensait était Renji. Il ne voulait pas que quelqu'un d'autre l'embrasse. Il aimait Renji. De tout son cœur, et ce n'est qu'après avoir brisé celui de son lieutenant qu'il s'en rendait compte. Il en avait envie de hurler, mais les lèvres d'Aizen le ramenèrent à la réalité. Le brun était parti de son épaule pour descendre jusqu'à son torse. Il pinça avec brutalité un mamelon pour le faire rougir avant d'y passer sa langue. Byakuya retint un gémissement. Il ne donnerait pas ce plaisir à Aizen. Celui-ci, comprenant que son nouveau jouet résistait, se montra assez impatient et commença à le déshabiller. De ce fait, un problème se posa rapidement : si Gin lâchait ses bras, Aizen se prenait le poing du siècle en pleine face – de sorte que le verre de ses lunettes pénètre bien dans ses yeux – mais s'il ne le faisait pas, il ne pouvait retirer son shiakusho. Solution rapidement trouvée, il déchira le tout. N'ayant pas plus envie de perdre son temps, il fit un petit signe à Gin qui le tira en arrière pour l'allonger. Aizen se leva, partit dans la pièce d'à-côté et revint avec une corde dont il se servit pour attacher les poignets de Byakuya. Ce dernier grimaça et gémit tellement il serait fort.

-Gin ?

Avec un simple hochement de tête, celui-ci le lâcha, maintenant qu'il ne pouvait plus bouger, et vint se placer entre ses jambes. Aizen se déshabilla rapidement, indifférent au regard des deux capitaines, envieux pour l'un, terrifié pour l'autre. Byakuya savait parfaitement ce qui allait se passer, et cela l'épouvantait.

Une fois nu, Sosûke se mit à genoux, au-dessus de lui, au niveau de sa gorge, présentant son sexe excité devant sa bouche. Au même moment, Gin prit celui de Byakuya en bouche, lui arrachant un petit cri de surprise. Aizen en profita pour faire rentrer son membre dans sa bouche, manquant de l'étouffer. Il s'étrangla à moitié et se sentit sur le point de vomir, et commença à tousser, intimant à Sosûke de se retirer.

-Capitaine Aizen, l'interpella Gin, il faudrait peut-être le laisser s'habituer avant de le fa-

-Ça ne sera pas la peine, Gin. Sors. Je m'occupe de lui.

Gin, bien que contrarié, obtempéra et partit dans la pièce d'à-côté. Aizen ne patienta pas plus longtemps et poussa violemment Byakuya, qui était à la fois heureux d'avoir échappé à la double fellation et terrifié de ce qui allait arriver. Sosûke le retourna brutalement sur le ventre et l'attrapa à la taille pour le faire se cambrer. Il se plaça à l'entrée de son intimité et se coucha sur son dos pour lui murmurer à l'oreille :

-Capitaine Kuchiki, ne vous êtes-vous jamais fait prendre par un homme ?

-Non ... Jamais...

Byakuya sentait le membre d'Aizen appuyer sur son anneau de chair, et la peur l'emplit. Non, il n'avait jamais couché avec un homme. Non, il ne s'était jamais fait prendre. Et non, il n'avait pas envie de le faire ! Il s'aperçut alors qu'il voulait donner cette virginité au seul homme qui comptait réellement pour lui : Renji Abarai. Personne d'autre. Le truc, c'est que là, il n'était pas en position de décider. Il osa espérer un peu de douceur de la part du brun qui se tenait derrière lui, du fait que c'était sa première fois. « Ma première fois ». Il en avait envie de pleurer : pourquoi n'était-ce que maintenant qu'il se rendait compte d'à quel point il aimait Renji ? Pourquoi... Toujours trop tard ?

Tous ses espoirs éclatèrent en même temps que la souffrance dans son corps. Aizen venait de le pénétrer d'un coup sec, brutal, que le fit hurler de douleur. Sans attendre qu'il s'habitue, le brun commença de violents va-et-vient, gémissant bruyamment. Byakuya sentait du sang couler le long de ses cuisses, son torse frappait le sol à chaque coup de rein, et à chaque nouveau mouvement du bassin, il hurlait plus fort. La douleur était insupportable, et même lui ne pouvait plus retenir ses larmes. Il pleurait de douleur, de honte, de colère, et aussi parce qu'il ne pensait qu'à Renji, il voulait sa première fois avec lui, il ne voulait pas que ce soit Aizen qui lui prenne sa virginité... Mais surtout, il voulait présenter ses excuses à son lieutenant. Il voulait lui demander pardon, le prendre dans ses bras et le serrer contre son cœur pour lui montrer qu'il ne battait que pour lui.

Aizen arriva rapidement à la jouissance dans un cri libérateur. Malgré sa honte, Byakuya devait bien l'avouer, son corps avait réagi et il n'avait pu se libérer. Son sexe lui faisait mal, et il poussa un nouveau gémissement lorsque la main d'Aizen s'en saisit avant de commencer un vif mouvement de la main. Avec ça, il s'allongea à nouveau sur son dos et murmura à son oreille :

-Comme c'est dommage... Votre femme n'aimerait pas vous voir comme ça. Qu'est-ce qu'elle penserait ? Son mari se faisant prendre par un collègue... Quelle honte ! Et vous qui parlez d'honneur et de fierté dès que vous en avez l'occasion, où est-elle, cette fierté ? Elle est morte avec votre femme ? Mais dites-moi... Combien de fois avez-vous coucher avec cette traînée ? Pas beaucoup, sans doute, puisque vous n'y connaissez rien...

-Hi... Hisana n'était pas... Une traînée...

-Ah oui ? Et pourtant... Si elle est comme sa chère sœur, pas de doute que c'en est une. Ou devrais-je dire... Était ?

De tout ce qu'il venait de lui faire, Byakuya savait que ces mots était la chose la plus douloureuse. Jamais, au grand jamais, il ne s'était remis de la mort de sa femme.

Avec un cri, et au milieu de ses larmes, il se libéra dans la main d'Aizen. Il n'entendit pas la porte coulisser alors que Sosûke continuait :

-J'aimerais bien savoir ce qu'elle dirait, comment elle réagirait, si elle était là... Comment pensez-vous qu'elle le prendrait si elle voyait son cher mari jouir avec un autre capitaine...

-Capitaine Aizen ?

L'interpellé se releva brusquement.

-Gin ? Je t'avais dit de sortir.

Ignorant superbement la remarque, le capitaine de la Troisième Division s'avança et posa ses mains sur les épaules de l'homme à terre.

-Je pense que ça suffit.

Avec un froncement de sourcils, Aizen se releva et se rhabilla, laissant Byakuya pleurer au sol.

-Fais-le sortir.

Avec un soupir, Gin attrapa les vêtements déchirés de la victime d'Aizen, le couvrit du mieux qu'il put avant de le soulever par les épaules. Il détacha la corde, l'appuya contre lui fit mine de l'emmener dehors, mais Aizen posa sa main sur l'épaule de Byakuya et lui chuchota à l'oreille :

-Je trouverais qui vous a fait cette marque. Vous êtes à moi, pas à cette personne...

L'angoisse saisit Byakuya. Il ne voulait pas qu'il touche ne serait-ce qu'à un cheveux de Renji. Aizen fit signe à Gin de le sortir, et il l'amena dehors, au coin de la rue, avant de demander :

-Capitaine Kuchiki... Vous avez un endroit où aller ?

Encore sous le coup du choc, l'intéresse ne répondit pas tout de suite, avant d'acquiescer lentement.

-Vous pouvez marcher ?

Lâchant l'épaule de l'argenté, il esquissa quelques pas maladroits, avant de se tourner vers Gin. Celui-ci, mettant fin à cette situation, le salua d'un courtois signe de tête et se retourna, prêt à partir, lorsqu'il entendit Byakuya dire :

-Capitaine Ichimaru... Merci. Vous, au moins, vous avez essayé de...

-Je sais, répondit-il en tournant juste la tête vers lui. Ce que fait le Capitaine Aizen me dégoûtes autant que vous. Mais je ne peux pas l'arrêter...

Cette simple phrase résumait beaucoup de choses. Tout d'abord, qu'il y était passé lui aussi, et aussi qu'il était contraint d'être complice de cet acte immonde sous risque de représailles...

Et, sans rien ajouter, il partit. Byakuya se laissa alors glisser au sol, à bout de force. Cette nuit, il ne rentrerait pas chez lui. Il savait où aller. Par contre, ce n'était certainement pas chez Renji ! Jamais il ne se montrerait à lui dans un tel état de faiblesse. En fait, il n'y avait qu'une personne chez qui aller. La seule et unique personne qui pourrait l'écouter sans le juger, et à qui il pourrait tout raconter. C'est avec cette pensée qu'il se leva en tremblant avant de se diriger vers cet endroit.

Il toqua à la porte. Son hôte ne tarda pas à venir lui ouvrir, et parut surpris de voir Byakuya.

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-J'ai besoin de ton aide.

Cette personne fronça les sourcils. Une demande d'aide de la part de Byakuya Kuchiki, voilà qui était à prendre au sérieux. Puis, en avisant ses vêtements déchirés et les traces de sang visibles jusque sur ses chevilles, l'individu l'attrapa par le bras et le serra dans ses bras. Il se laissa faire sans un mot, pas même un grognement. Puis les bras s'écartèrent de son corps, l'attirant dans la maison.

-Entre.

-Merci, Yoruichi.


Et bien... Morale de ce chapitre ? Ne suivez pas les inconnus chez eux ! Après, pour ceux qui se demandent « Mais pourquoi va-t-il voir Yoruichi ? =O » : tout sera expliqué dans le prochain chapitre ! Et... Oui, je sais, Aizen est vraiment méchant ! Je sais pas, j'ai un problème avec lui... Par contre j'ai essayé de faire un Gin gentil, mais ça ne lui va pas vraiment, n'est-ce pas ? (Gin, le roi du SM !) : 3 Voilà, rendez-vous au chapitre 5 !