Résumé : Au Seireitei, beaucoup de gens courent après Byakuya Kuchiki. A vrai dire, tout le monde pensait qu'il n'aimerait plus jamais quelqu'un, après la mort d'Hisana. Personne n'aurait pu prévoir qu'une simple lettre changerait tout.
Couple : Byakuya Kuchiki / Renji Abarai
Raiting : M (yaoi)
Genre : Romance
Comme on dit si bien : le travail, c'est sacré. On y touche pas.
Mon proverbe personnel : ne remets jamais à demain ce que tu peux faire après-demain.
Blue Nails
Chapitre 6 : Captain's lovely...
Yoruichi ne rentra pas, ce matin-là. Comme il ne savait pas à quelle heure elle rentrerait, Byakuya décida d'aller travailler. Après tout, il trouverait sans doute Renji à la division, et il ne pouvait le laisser s'occuper de tout au vu de son médiocre – et le mot est faible – talent pour l'administration. Heureusement, Aizen n'avait pas touché à son haori, qui était encore sain et sauf, il put donc l'enfiler par-dessus son shiakusho et utiliser le shunpo pour se rendre au travail.
En arrivant à sa division, le capitaine se mit en recherche de son lieutenant, qui se révéla impossible à trouver. En voyant passer son supérieur, Rikichi se fit discret. Inquiet de ne pas trouver Renji, le noble se mit néanmoins au travail.
A midi, il se rendit sous le regard stupéfait de ses hommes au réfectoire. Il ne s'y attarda pas pour manger, et comme son vice-capitaine n'y était pas, il repartit en direction de son bureau. C'est alors qu'il était dans le couloir qui séparait les bureaux de la capitainerie qu'il entendit le nom de Renji. Il s'arrêta. De l'autre côté de la cloison coulissante, Rikichi parlait avec un des Shinigamis.
-Tu l'as vu, Abarai, aujourd'hui ? Demanda le deuxième homme, que Byakuya ne reconnut pas.
-On m'a dit qu'il était à la Quatrième Division. Je sais pas ce qui s'est passé, mais d'après Yamada, il n-
Il ne put finir sa phrase, car il venait de remarquer son capitaine. Si Renji était à la Quatrième Division, c'est qu'il lui était arrivé quelque chose, et ça, Byakuya ne pouvait pas le tolérer. Perdant complètement son sang-froid, il s'énerva, lâchant une grande quantité de reiatsu, ce qui obligea les deux hommes à tomber à genoux. Sans s'en soucier davantage, il saisit Rikichi par le col et le souleva à hauteur de son visage, l'étranglant à moitié.
-Pourquoi n'as-tu rien dit ? Pourquoi n'es-tu pas venu me voir ?
-Ca... Capitaine Kuchiki...
En voyant qu'il n'arrivait pas à respirer, Byakuya se calma, maîtrisant à nouveau sa puissance spirituelle et reposa le jeune garçon à terre.
-Expliques-toi, tout de suite !
-C'est... - le garçon était terrifié. C'est le Capitaine Unohana... Elle a dit qu'il ne fallait pas vous en parler...
La colère de Byakuya retomba d'un coup. Pourquoi Unohana ne voulait pas qu'il sache que son lieutenant était à l'hôpital ?
-Rikichi, prends les dossiers sur le bureau de Renji et occupes t'en. Et fais apporter les dossiers qui sont sur mon bureau chez moi, je m'en occuperais ce soir.
-Capitaine ?
Sans rien ajouter, le noble quitta sa division pour se diriger vers celle de sa collègue. Il poussa magistralement la porte de la Quatrième Division, cherchant Retsu Unohana. Elle sortit d'une salle sur sa droite, et dès qu'elle le vit, elle lui fit signe de la suivre dans son bureau. Il obtempéra. Dès que la porte de la capitainerie se fut refermée – Isane n'était pas là – il dit :
-Où est Renji ?
-Le lieutenant Abarai se repose.
Byakuya sentit la colère monter à nouveau en lui, et il finit par se laisser exploser et crier à nouveau :
-Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi ne pas m'avoir prévenu ? Comment va-t-il ?
Le ton était brusquement redescendu à sa dernière question. D'une voix calme, triste, elle lui dit :
-Capitaine Kuchiki, s'il-vous-plaît, calmez-vous. Asseyez-vous, je vais vous expliquer.
Il ne bougea d'abord pas, puis comprenant que c'était le seul moyen pour qu'elle parle, il s'assit au bureau et elle se mit en face de lui.
-C'est Shiouhin Yoruichi qui l'a trouvé. Il était chez lui. Je ne sais pas encore pourquoi, mais il a fait une tentative de suicide.
-Une... Quoi ?
Byakuya sentit sa gorge se nouer. Renji avait voulu se tuer ?
-Il s'est entaillé les veines, au poignet. Yoruichi l'a trouvé à temps et l'a ramené ici. Elle m'a demandé de ne rien vous dire jusqu'à ce qu'il soit remis, j'en ai donc déduit que cela avait un rapport avec vous. Que s'est-il passé, Capitaine Kuchiki ?
Le noble ne ressentait plus la moindre haine, si ce n'était contre lui-même. Il savait qu'il avait blessé Renji, mais à ce point... Il se rendit compte que son lieutenant l'aimait autant que lui l'aimait. Ou du moins... Avant.
-Comment va-t-il ? Demanda-t-il sans répondre à sa question.
-Isane a fini de le soigner, mais il doit se reposer. Dites-moi ce qui s'est passé, Capitaine Kuchiki.
Se rendant compte qu'il n'avait pas trop le choix, il se décida à lui dire. Il avait une totale confiance en Unohana, il savait qu'elle était une femme d'esprit, généreuse, l'incarnation même de la gentillesse.
-Renji... Renji m'a avoué avoir des sentiments pour moi. Je l'ai repoussé, et brutalement. Je lui aie dit des choses terribles...
Retsu haussa légèrement les sourcils, surprise, avant de dire :
-Capitaine Kuchiki, vous l'aimez, n'est-ce pas ?
Byakuya releva la tête. Il pleurait, et cela ému beaucoup Unohana. Une fois. Une seule fois, elle l'avait vu pleurer. A la mort d'Hisana. Le corps de la jeune femme avait été transféré à la Quatrième Division, et il l'avait accompagné. Doucement, il acquiesça.
-Venez.
Elle se leva, il la suivit. Elle le mena à travers les sinueux couloirs de la division, jusqu'à une petite porte. Elle le fit entrer, la pièce n'était pas grande, il n'y avait qu'une petite table de nuit, une table, une chaise et un lit blanc, sur lequel Renji était allongé. Il dormait.
-Faites attention à lui.
Byakuya acquiesça de nouveau, et alors que la femme médecin quittait la pièce, il s'approcha du lit. Un bandage blanc, tâché d'une légère trace de sang, entourait l'avant-bras de Renji. Byakuya essuya ses larmes, et se pencha au-dessus du visage de son lieutenant. Il paraissait... Triste. Avec précaution, Byakuya prit appui sur le lit et enjamba Renji pour s'allonger entre lui et le mur. Le mouvement près de lui suffit à réveiller le vice-capitaine qui sursauta en voyant Byakuya contre lui.
-Capitaine ?
-Ne t'inquiètes pas, Renji. Reposes-toi.
Le lieutenant n'ajouta rien. Il appuya sa tête sur le torse de Byakuya, fermant les yeux, et le noble l'enserra dans ses bras. Alors qu'ils étaient ainsi enlacés, Byakuya murmura :
-Je suis désolé, Renji. Pour tout.
-Merci d'être venu, répondit-il d'une voix très faible.
-Pardon, je t'en prie, pardonnes-moi...
Renji se blottit un peu plus contre lui, avant de s'endormir.
Byakuya se promit de ne plus jamais le laisser partir.
Voilà... Les choses commencent enfin à s'arranger ! Mais ils leur reste un gros problème - enfin, gros, c'est vite dit, Aizen est plutôt fin (aussi bien d'esprit que de bedaine...) ! Et donc non, cette fic n'est pas encore finie ! (Qui vient de dire « Dommage ! »?)
