Résumé : Au Seireitei, beaucoup de gens courent après Byakuya Kuchiki. A vrai dire, tout le monde pensait qu'il n'aimerait plus jamais quelqu'un, après la mort d'Hisana. Personne n'aurait pu prévoir qu'une simple lettre changerait tout.

Couple : Byakuya Kuchiki / Renji Abarai

Raiting : M (yaoi)

Genre : Romance

Aujourd'hui, pour le 14 Juillet, j'ai fini un OS et coupé des plumes à une poule. Voilà ce qu'est la Fête Nationale, ici. Ah, j'oubliais la soirée karaoké avec les vaches.


Blue Nails


Chapitre 7 : The bad duck and the swan

Renji dormit longtemps. Il n'avait été dérangé de la journée, si ce n'était Unohana qui poussa à un moment la porte, avant de repartir en voyant que son patient était en sécurité dans les bras de Byakuya.

Celui-ci, tout en regardant son amour découvert dormir sereinement contre lui, avait eu tout le temps de réfléchir. Il ne pouvait pas s'engager dans une relation avec lui à cause de son statut de capitaine et de chef de la famille Kuchiki, mais l'idée d'être loin de lui rien qu'une journée lui brisait le cœur. Avec un soupir, il se décida à en parler avec Renji quand il serait réveillé.

Ce n'est que tard dans la soirée que le lieutenant ouvrit les yeux. Il ne comprit d'abord pas où il était – et surtout avec qui il était – puis il sembla se souvenir et se recula un peu sans pour autant se défaire de l'éteinte de Byakuya.

-Capitaine...

-Comment te sens-tu ?

Renji gardait les yeux baissés, n'osant le regarder en face.

-Un peu mieux.

Byakuya pencha la tête sur le côté, soucieux.

-Pourquoi as-tu fais cela, Renji ? Tu aurais pu te tuer...

-C'était... C'était le but.

Avec un soupir empreint de tristesse, le noble murmura :

-Je ne suis pas venu pour te faire la morale, mais je dois quand même te dire que c'était stupide de ta part.

-Capitaine... Je n'aurais pas...

-Je sais, Renji, je sais. Je suis venu m'excuser. Je n'aurais jamais dû réagir comme ça... Tout cela est de ma faute.

Renji ne dit rien mais leva les yeux vers lui, et il put lire dans le regard de son capitaine toute sa détresse.

-Je ne peux pas vous dire que ce n'est rien, avoua-t-il franchement, mais... J'accepte vos excuses. Je...

Il rit nerveusement, ce qui rassura Byakuya. « Au moins, il rit ».

-J'ai l'impression d'être un gosse !

Le capitaine ne dit rien, et comme toujours rien ne se voyait sur son visage. Pourtant, tout doucement, il approcha son visage de celui de Renji et leurs lèvres se frôlèrent. Renji se recula un peu, la mine grave :

-Arrêtez de jouer avec moi. Vous ne pouvez pas me briser le cœur et revenir comme ça...

Byakuya ferma les yeux et encaissa sans rien dire. Les mots de Renji, certes, lui faisait mal, mais ce n'était rien par rapport à la douleur qu'il lui avait causé, et il le savait. Aussi se contenta-t-il de répondre :

-Je sais. Mais essaies de comprendre dans quelle position je suis... Hisana, Rukia, toi... Il a toujours fallut que je m'attache aux mauvaises personnes. Je ne peux pas être avec toi, et pourtant je suis là... Et encore une fois, je suis face à un dilemme que je ne peux résoudre. J'ai besoin de toi, Renji, je ne veux pas vivre sans toi...

Le lieutenant s'adoucit immédiatement. Il se demanda si son capitaine cachait toujours aussi bien son jeu : le soir où il avait dit ne pas l'aimer, il était plus que crédible, la marque sur son poignet en était la preuve. Pourtant... Il savait qu'à ce moment, Byakuya était sincère, il se montrait à lui dans tout son être, toute sa pensée. Renji savait à quel point c'était dur pour lui d'exprimer ainsi ses sentiments.

-Capitaine...

Renji ne continua pas. C'était inutile. Ils avaient beaucoup à se raconter, mais leur regard disait déjà tout. Leurs yeux ne se détachèrent pas, même lorsque Unohana rentra dans la chambre. Elle observa un instant les deux hommes avec une tendresse maternelle, contente qu'ils se soient enfin trouvés. Elle tira la chaise et s'assit à côté d'eux, sous le regard attentif de Byakuya qui venait de se poser sur elle. Renji avait toujours les yeux vrillés sur ceux de son capitaine. La femme médecin prit délicatement le poignet du lieutenant entre ses doigts fins et commença à défaire le bandage. Le noble se releva un peu pour voir la tête de la blessure : c'était une fine entaille, de trois ou quatre centimètres, perpendiculaire aux veines. Si la blessure paraissait profonde, elle était propre et ne saignait plus. Unohana le laissa regarder et vit la culpabilité l'envahir. Elle lui adressa un sourire rassurant et lui fit un petit signe de tête vers Renji. Le capitaine baissa la tête vers lui et croisa à nouveau son regard vermeil. Le lieutenant sourit maladroitement et reposa sa tête contre son torse, et Byakuya se laissa aller contre lui.

Sans même s'en rendre compte, Byakuya s'endormit et passa la nuit à la Quatrième Division, son vice-capitaine dans les bras. Au matin, Renji fut le premier à se réveiller. Il regarda avec un demi-sourire son supérieur dormir contre lui. Il dégagea un bras pour lui caresser doucement les cheveux, puis la joue. Byakuya ouvrit des yeux embrumés de sommeil et il observa son lieutenant sans rien dire. Au bout d'un moment, il remua un peu pour se défaire de l'étreinte de Renji qui le laissa faire.

-Quelle heure est-il ?

Après un rapide coup d'œil sur l'horloge accrochée au mur, Renji lui répondit :

-Un peu moins de neuf heures...

-Neuf heures ?

Byakuya se releva précipitamment.

-Je suis en retard ! S'excusa-t-il en enjambant le rouquin pour se lever.

Ce dernier, prit d'une subite impulsion, l'attrapa par la taille alors qu'il passait au-dessus de lui. Surpris, le capitaine ne put que s'effondrer sur lui.

-… Renji ?

Le sourire de l'interpellé s'élargit et il déposa un chaste baiser sur les lèvres de Byakuya, qui après une hésitation, lui rendit avec plus de passion. Ravi de sa réaction, Renji le laissa se lever.

-Je passerais te voir ce soir, si je n'ai pas trop de travail... Hier je n'ai rien fait du tout, de ce fait aujourd'hui va être une journée plutôt chargée...

-Décampez, Capitaine ! Rigola Renji.

Byakuya se pencha néanmoins sur le lit pour lui donner un ultime baiser avant de quitter la chambre. Ne voyant pas Unohana dans le couloir, il fila vers sa division, avant de faire demi-tour et de repartir en direction du manoir des Kuchiki. Il avait dit à Rikichi d'envoyer les dossiers chez lui, il devait donc passer les récupérer. Il prit donc les documents qui étaient arrivés chez lui comme prévu – merci Rikichi – et reprit le chemin de la Sixième Division. Il pensa avec amusement qu'au moins, personne n'oserait lui faire de remarque quant à son gros retard de la veille.

Il était près de dix heures lorsqu'il arriva dans le quartier des casernes. En repassant devant la Quatrième il hésita à retourner voir Renji, mais il n'avait pas le temps. Il avait près de deux heures de retard... Il continua donc sa route. Il jeta un coup d'œil à la Cinquième, regarda un instant Hinamori qui pestait contre un jeune Shinigami, avant de quitter prestement le terrain avant que le capitaine de la division se pointe. Il entra enfin dans sa propre division sous le regard médusé de ses hommes. « Pourquoi le capitaine arrive-t-il si tard ? » demandèrent certains, sans que toutefois l'un ait le culot de lui poser la question. Les plus courageux le saluèrent, mais furent vite refroidis par l'aura suffisamment glaciale pour congeler le soleil – et je suis sérieuse – qui émanait de lui. Il voulait être seul.

Quelques heures plus tard, alors qu'il planchait encore sur la montagne de dossiers – ceux du jour même et de la veille – quelqu'un vint faire coulisser la porte de la capitainerie. Sans même lever les yeux de son travail, il demanda :

-Que veux-tu, Rikichi ?

-Capitaine... Je suis désolé de vous déranger, mais il y a quelqu'un qui demande à vous voir.

-Renvoies-le.

-Mais... Ça semble important...

Avec un soupir agacé, Byakuya dénia relever la tête. Son visage blanchi considérablement – si, si, c'est possible – lorsqu'il vit son « invité ».

-Bonjour, Capitaine Kuchiki !

-Que me voulez-vous, Capitaine Aizen ?