Résumé : Au Seireitei, beaucoup de gens courent après Byakuya Kuchiki. A vrai dire, tout le monde pensait qu'il n'aimerait plus jamais quelqu'un, après la mort d'Hisana. Personne n'aurait pu prévoir qu'une simple lettre changerait tout.
Couple : Byakuya Kuchiki / Renji Abarai
Raiting : M (yaoi)
Genre : Romance
Quand je dis que j'ai un problème avec Ichigo... J'ai essayé de manger un bonbon à la fraise ce matin, je me suis étouffée avec...
Petite pensée de dernière minute à la mouche qui vient de se faire gober par le chien (qui est arrivé ce matin).
Blue Nails
Chapitre 8 : Pride and Envy
-Je dois vous parler de quelque chose d'important, dit Aizen en jetant un regard au troisième siège qui s'empressa de dégager le plancher.
-Je vous écoute, répondit Byakuya en continuant à lire le rapport qu'il avait entre les mains.
-Allons, Capitaine Kuchiki, pas la peine d'être aussi à cheval sur la politesse, après tout n-
-Je vous prierais de vous dépêcher, je suis occupé, le coupa-t-il.
Avec un petit sourire, Sosûke ironisa :
-Quand vous dites « occupé », c'est dans quel sens ?
-Dans le sens d'être quelqu'un d'occupé par son travail, qui a des dossiers en retard et qui aimerait rentrer tôt. Tout bon capitaine fait son travail, n'est-ce pas ?
Aizen ne releva pas la dernière remarque.
-Ah ? Pourtant, j'ai cru qu-
-Si vous avez quelque chose à me dire, dites-le.
Le sourire du brun disparut. Byakuya se montrait aussi froid qu'il le pouvait, et son ton aurait suffi à faire trembler de froid un ours polaire congelé. Hélas, la chaleur qui envahissait Aizen à chaque fois qu'il voyait le noble était suffisamment forte pour contrer cette froideur.
-Dans ce cas, je vais entrer dans le vif du sujet.
« T'es déjà entré dans le vif, connard... » Pensa Byakuya, mais il ne dit rien. Tout ce qu'il voulait, c'était que Quatre-Yeux dégage vite fait et le laisse travailler.
-Vous le savez sans doute, au Seireitei, beaucoup de gens courent après vous...
-Je n'avais pas remarqué.
Et ce sourire qu'il détestait tant réapparut sur son visage.
-Un certain nombre de capitaines essaient de vous mettre la main dessus, mais à ce qu'il paraît, vous êtes déjà pris...
Ayant assez d'ignorer tous les propos du brun, le noble releva une nouvelle fois la tête et déclara :
-Capitaine Aizen, peut m'importe ce que les autres capitaines disent de moi. Je me contente de faire mon travail. Je ne tolérais pas que vous continuiez ce genre d'insinuations. N'avez-vous donc pas de travail à faire ?
-Que de cruauté dans vos paroles, Capitaine Kuchiki ! C'est justement pour cela que je suis venu... Les autres capitaines ne vous mettrons pas le grappin dessus, parce que vous êtes déjà à moi.
-A vous ? Je ne crois pas, non.
-Ah oui ? Vous le savez pourtant. La demoiselle qui vous a fait cette marque sur l'épaule n'est pas en sécurité. Je la retrouverai et je lui ferais clairement comprendre à qui vous appartenez...
Byakuya hésita une seconde. Aizen ne savait donc rien de Renji. Il pensait qu'il était avec une femme ? Tant mieux. Il eut peur que l'autre taré à lunettes ne fasse du mal à Rukia, mais il espérait qu'Aizen n'irait pas se mettre en tête l'idée saugrenue qu'il ait de quelconques rapports avec sa jeune sœur... Il frissonna à cette idée. Il se décida donc à entrer dans le jeu du brun.
-Si vous touchez à elle...
-Que ferez-vous ? Que pouvez-vous faire ?
Byakuya se raidit encore plus. Ce sale type, il devait bien l'avouer, lui foutait les jetons avec son sourire de gentil-papa et ses lunettes derrière lesquelles il semblait se dissimuler. Le noble se demanda ce que le brun pouvait bien cacher d'autre.
-Si vous lui faites le moindre mal, je vous assure que vous en subirez les conséquences.
Aizen fronça les sourcils. Il venait de penser à quelque chose.
-Mais, dites-moi, Capitaine Kuchiki... Seriez-vous gay ?
-J'ai l'air joyeux ?
Aizen ne put s'empêcher d'éclater de rire. Bien entendu, Byakuya se foutait de lui, ça, il le savait. Ce qu'il n'avait pas remarqué, cependant, c'est qu'avec cette « blague », le capitaine avait subtilement esquivé la question.
-D'accord, d'accord, Capitaine Kuchiki ! Mais pensez à bien la cacher... Vous savez ce qui arrivera si je mets la main dessus...
« Oui... J'irai la prévenir dès ce soir » pensa Byakuya. Il acquiesça dans un froncement de sourcils. Aizen poursuivit d'un ton léger :
-J'ai appris que Renji était à la Quatrième Division.
Heureusement que Byakuya avait des années d'entraînement en dissimulation de sentiments derrière lui. En se replongeant dans son travail, il dit d'un ton plat au possible :
-Je le sais.
-Ça ne vous fait rien ? J'ai pourtant entendu dire que vous aviez passé du temps avec lui...
Aïe. Les insinuations. Byakuya comprit que le brun le testait pour savoir qui était la personne avec qui il était. Et le noble ne comptait pas perdre à ce jeu-là.
-Vous devriez vérifier vos sources, je m'inquiète simplement de la vie de mes subordonnés.
-Dans ce cas...
En usant du shunpo, Aizen se retrouva derrière Byakuya, qui se raidit sur sa chaise.
-Vous ne m'avez pas laissé vous embrasser, la dernière fois... En réalité, vous ne m'avez pas laissé faire grand-chose.
-Pas grand-chose ? S'offusqua Byakuya.
-Oui, répondit le brun avec calme.
Sans rien ajouter, il attrapa le menton du noble et le força à tourner la tête vers lui (du moins, autant que possible, vu qu'il est de dos). Et sans autre avertissement, il écrasa ses lèvres contre les siennes, rapidement, sa langue avide vint lécher la lèvre inférieure de Byakuya. Celui-ci la laissa passer... Pour la mordre aussi fort que possible dès qu'elle eut passé ses dents.
Aizen se recula brusquement, la main sur la bouche, du sang gouttant de ses lèvres.
-Comment... Avez-vous osé ?
-Je vous retourne la question.
Byakuya se leva et s'approcha, menaçant. Il se hissa sur la pointe des pieds pour atteindre l'oreille d'Aizen. Il venait de trouver une nouvelle raison pour le haïr : il était plus grand que lui.
-Il n'y a qu'une seule personne qui puisse m'embrasser. J'appartiens à cette personne. Osez me toucher encore une fois, ne serait-ce qu'une fois, et vous le regretterez.
-Vos menaces ne n'impressionnent pas, siffla Aizen avec colère.
Sur ce, après une ultime caresse, discrète, furtive, sur les fesses de Byakuya, il le repoussa et sortit de la capitainerie. Le noble était bien placé pour savoir à quel point Quatre-Yeux était intelligent, et qu'il ferait tout pour découvrir avec qui il était. Pour contrer ses intentions meurtrières, il avait un plan en tête.
Lorsqu'il sortit, ce soir-là, de sa division, il prit un chemin qu'il connaissait par cœur depuis sa plus tendre enfance. Il toqua à la porte d'une maison. Yoruichi ouvrit.
-Byakuya, qu'est-ce qui t'amè-
Elle n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'il l'embrassait avec fougue.
