Résumé : Au Seireitei, beaucoup de gens courent après Byakuya Kuchiki. A vrai dire, tout le monde pensait qu'il n'aimerait plus jamais quelqu'un, après la mort d'Hisana. Personne n'aurait pu prévoir qu'une simple lettre changerait tout.

Couple : Byakuya Kuchiki / Renji Abarai

Raiting : M (yaoi)

Genre : Romance

Avant, les bourreaux étaient non seulement chargés des exécutions, mais aussi de la maintenance des rues, de la propreté, des services de ramassage des animaux errants...

Les bourreaux étaient des fonctionnaires d'état.


Blue Nails


Chapitre 9 : Guile, lies and false kisses

Yoruichi ouvrit de grands yeux. A vrai dire, elle avait été surprise de voir Byakuya devant sa porte, encore plus lorsqu'il l'avait embrassé, mais toutes ses questions s'envolèrent quand leurs regards se croisèrent. Elle afficha un sourire tendre, lui prit la main et le fit rentrer dans le salon. Dès que la porte fut refermée, elle utilisa une technique de Kidô – utilisée par les Services Secrets – pour insonoriser la pièce.

-Tu es suivi ?

Le brun acquiesça.

-Désolé d'avoir dû en arriver là.

-Tu m'expliques ?

-Aizen cherche qui m'a fait ça, dit-il simplement en dévoilant son épaule et en repoussant son écharpe pour lui montrer la marque.

Pas de timidité, pas de complexe avec Yoruichi.

-Je ne suis pas sûr, mais j'ai senti son reiatsu, tout à l'heure. Il me suit.

La jeune femme n'eut pas besoin d'explication supplémentaire. Elle avait bien comprit : si Sosûke mettait la main sur cette fameuse personne, c'en était fini d'elle. C'est pour ça qu'il faisait croire qu'il était avec Yoruichi. Elle, elle pourrait facilement se défendre face à un capitaine. Pas Renji.

-Ravie de voir que tu cesses enfin de sous-estimer mon talent ! Ricana-t-elle.

Byakuya se contenta de froncer les sourcils. Ça, c'était l'une des seules choses qu'il ne digérait pas avec elle : elle était bien plus puissante que lui... Ou du moins, plus rapide !

-Qu'est-ce que tu as l'intention de faire, maintenant ?

-Attendre un peu ici, histoire qu'Aizen... Se fasse des idées.

-Ça t'est pas venu à l'idée que j'ai des projets pour ce soir ?

Bien qu'elle ait prit un air sérieux, le capitaine sentait qu'elle se retenait de rire.

(Vas-tu cesser de te moquer ? Je n'ai pas vraiment le choix, et crois-moi, ce n'est pas de gaieté de cœur...

Yoruichi prit une expression horrifiée.

(Oserais-tu dire que tu n'apprécies pas ma compagnie ?

Byakuya faillit sourire. Oh ça non, il n'aimait pas sa compagnie... Mais bon, on s'appelle Kuchiki ou pas ! Sans rien ajouter, l'ex-capitaine se dirigea vers la cuisine pour préparer quelque chose. Elle revint au salon avec des petits biscuits secs et du café. Le noble jeta un regard suspicieux à sa tasse. Surprenant son regard, Yoruichi se mit à rire :

-Je ne sais pas comment tu fais, mais si je continue à boire autant de thé, je vais faire une overdose de théine !

-Tu n'en as bu qu'hier soir !

-Ouais, justement !

Sans se défaire de son sourire, elle s'assit sur le canapé et attrapa un biscuit sur le plateau. Byakuya s'assit à côté d'elle et se cala sur les coussins avec un soupir de contentement. Ils discutèrent de choses et d'autres pendant un moment, puis la question que Yoruichi attendait – sans la moindre impatience – arriva :

-Pourquoi ne pas m'avoir prévenu, pour Renji ? Tu savais à quel point il compte pour moi !

-Justement, c'est parce que je sais à quel point il compte pour toi !

Byakuya la regarda se lever, surpris.

-Tu n'y as pas réfléchi ? A ton avis, pourquoi je ne t'ai pas prévenu ?

-J'y ai réfléchi ! S'emporta-t-il à son tour.

Yoruichi se rassit à côté du jeune noble, passablement énervée.

-Comment as-tu réagi, quand tu l'as appris ?

-Je suis al-

-Tu t'es emporté, tu as perdu le contrôle, tu es devenu violent et tu t'es précipité sans réfléchir pour le voir !

-Mais...

Byakuya s'aperçut qu'il n'y avait pas de « mais ». Son amie avait raison. Il s'était stupidement laisser emporter, il avait littéralement pété les plombs. Et Yoruichi savait qu'il en souffrirait.

-Yoruichi...

-Fermes-la un peu, Byakuya.

Il obtempéra. Ses mots n'étaient pas méchants en eux-mêmes, mais elle devait se montrer dure avec lui pour qu'il comprenne. Au final, il n'avait pas tant changé, c'était toujours le gamin d'autrefois. Elle passa un bras autour de ses épaules, rien que pour se calmer elle-même. Ils attendirent encore une petite demi-heure, avant que Yoruichi dise :

-Je pense que tu peux y aller, ça fait suffisamment longtemps.

-Oui.

Byakuya se leva à son tour et fut arrêté par son amie alors qu'il se dirigeait vers la porte.

-Attends ! Tu n'es pas crédible !

-Pardon ?

La femme-chat s'approcha, tira un peu sur ses vêtements, dénoua légèrement son Ginpakukazaharu, et pour finir ébouriffa ses cheveux si bien entretenus.

-Voilà qui est mieux.

Byakuya secoua la tête, exaspéré, remit ses cheveux en place, du mieux possible et quitta la maison. La nuit commençait à tomber, et bien que le ciel soit encore clair, des lumières étaient allumées de partout dans le Seireitei. Byakuya se dirigea vers le manoir des Kuchiki, et lorsqu'il sentit que le reiatsu d'Aizen, loin derrière lui, avait disparu, signe qu'il ne le suivait plus, il bifurqua vers le quartier de la Quatrième Division. Il avait dit à Renji qu'il viendrait le voir, ce soir-là, il ne l'avait pas oublié. Si les bureaux étaient déserts, le lieutenant Kotetsu Isane était toujours à la capitainerie.

-Le Capitaine Unohana est-elle là ?

La pauvre vice-capitaine sursauta en le voyant.

-Elle est déjà partie, dit-elle en contrôlant admirablement bien le tremblement de sa voix.

-Mon lieutenant a été admis hier. Je viens le voir.

Elle haussa les sourcils. Lui qui était tant réputé pour faire si peu cas de ses subordonnés... Elle ne se permit néanmoins pas la moindre remarque et se leva pour l'accompagner jusqu'à la chambre d'Abarai. Elle referma la porte derrière lui. Le capitaine s'approcha doucement, contemplant le visage endormi de son vice-capitaine. Il tira la chaise pour s'asseoir à côté de lui et sa main se posa dans ses cheveux. Renji poussa un petit soupir, tirant une lueur amusée des yeux de Byakuya.

-Tu es beau, murmura-t-il.

Renji ouvrit les yeux, ses paupières papillonnèrent, et son regard se posa sur le brun.

-Capitaine...

-Renji ?

-Vous êtes revenu...

-Évidemment. Je t'avais dit que je passerais te voir.

Le lieutenant contempla son capitaine. Il était tellement... Différent. Il paraissait ému, troublé aussi.

-Quelque chose ne va pas ?

Byakuya défronça un peu les sourcils.

-Ça serait plutôt à moi de te demander cela. Je ne suis pas allongé sur un lit d'hôpital.

Il regretta immédiatement ce trait d'humour. C'était de sa faute, si Renji était là. Mais il se détendit en le voyant sourire. Le lieutenant ne s'était pas rendu compte que son supérieur avait subtilement évité la question.

-Ne vous inquiétez pas, Capitaine, ce n'est rien. Le Capitaine Unohana m'a dit que je pourrais partir dès demain...

-Renji... Lorsqu'on est tous les deux, ne me vouvoies pas.

La demande surprit le lieutenant qui acquiesça cependant.

-Et appelle-moi par mon prénom.

-Ça me semble logique.

-Renji...

Malgré une migraine grandissante, le vice-capitaine se releva sur les coudes, et la main de Byakuya, qui était toujours dans ses cheveux, glissa sur sa joue.

-Byakuya...

Renji savoura ce mot, ce nom qu'il avait tant de fois murmuré dans son sommeil et qu'il l'avait tant fait rêver.

-Byakuya, qu'est-ce qui ne va pas ?

-Il y a quelque chose dont il faut que je te parle.