Résumé : Au Seireitei, beaucoup de gens courent après Byakuya Kuchiki. A vrai dire, tout le monde pensait qu'il n'aimerait plus jamais quelqu'un, après la mort d'Hisana. Personne n'aurait pu prévoir qu'une simple lettre changerait tout.

Couple : Byakuya Kuchiki / Renji Abarai

Raiting : M (yaoi)

Genre : Romance

Le 25 Juillet, c'était l'anniversaire de Bellya... Un cheveu blanc en plus à partager !

Je me demande parfois si les animaux ont une religion. J'ai eu un débat animé avec deux amies à moi sur la religion des poulets... Croyez-vous que leur(s) « Dieu(x) » les autorisent à se faire manger ?


Blue Nails


Chapitre 10 : Revelations, the hatred of the lieutenant

-Qu'est-ce qui se passe, Byakuya ?

Le capitaine ne répondit pas tout de suite. C'était dans ses habitudes, il mesurait chacun de ses mots, de ses actes, il ne faisait jamais rien d'irréfléchi. Sa main gauche, posée sur la joue de Renji, s'ôta avec délicatesse et la droite se posa sur le bras du lieutenant.

-C'est au sujet de ce soir-là... murmura-t-il en caressant du bout de doigts la fine cicatrice, à présent découverte, sur le poignet de Renji.

Ce dernier hocha doucement la tête. Quoi qu'il ait à lui dire, ça devait être important. Cependant, ce n'était pas ce à quoi pensait Renji, loin de là.

-Après que tu sois parti, je suis sorti moi aussi. J'ai croisé le Capitaine Aizen et le Capitaine Ichimaru, et ils m'ont invité à prendre le thé.

-Pourquoi... Pourquoi tu me racontes ça ?

-Ça ne s'est pas passé comme prévu...

Renji fronça les sourcils.

-Qu'est-ce que tu veux dire ?

-Aizen est un salaud.

Le vice-capitaine se raidit. Depuis sa rencontre avec lui à l'académie, il avait toujours eu une très profonde admiration pour le capitaine de la Cinquième Division. De plus, des mots aussi incongrus paraissaient – étaient – déplacés, voir choquants, dans la bouche de Byakuya Kuchiki.

-Pourquoi ?

-Il a... Fait des choses dont je ne saurais pas te parler.

-Qu'est-ce qu'il a fait, Byakuya ?

Renji avait compris. Tout du moins, il pensait avoir compris, mais il ne pouvait pas l'accepter. C'était impossible. Sosûke Aizen n'était pas quelqu'un capable de faire ça... C'était quelqu'un de bien !

Byakuya baissa la tête. S'il n'avait pas eu de mal à tout raconter à Yoruichi, c'était totalement différent avec Renji. Pourquoi ? Il n'en savait rien. Il inspira profondément avant de dire, la gorge nouée :

-Il m'a violé.

Renji le regarda sans rien dire. Il n'arrivait pas à y croire, il ne le pouvait tout simplement pas.

-C'est... C'est impossible...

-Je n'y croyais pas non plus, Renji. Et pourtant.

En voyant le visage défait de son lieutenant, il ajouta :

-Je ne te dis pas ça pour que tu sois triste, ou en colère. Je veux que tu te méfies de lui.

Il dénoua lentement son écharpe et tira sur la manche de son shiakusho pour dévoiler son épaule. Renji caressa du bout des doigts la marque rouge sur la peau blanche.

-Je suis désolé...

-Il veut savoir qui m'a fait ça. S'il te trouve, il te tuera.

-C'est impossible ! Le capitaine Aizen ne me ferait rien !

-Il est fou, Renji !

Ce dernier sursauta. Byakuya avait soudainement haussé le ton, sans pour autant crier.

-Il est fou, et il est persuadé que je lui appartiens ! S'il venait à savoir qui tu es pour moi, il te tuera !

-Qui...

« Qui tu es pour moi » avait-il dit ? Renji se demanda s'il avait bien entendu.

-Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, donc je te demanderais de rester discret.

-Oui...

Renji ne comprenait plus ce qui se passait. « Capitaine Aizen... ». Néanmoins il ajouta :

-Écoutes, je ne sais pas ce qu'il se passe, mais... Sois prudent aussi, Byakuya.

-Me crois-tu ?

-Je... Je ne sais pas. C'est si invraisemblable ! Je n'arrive pas à croire que le Capitaine Aizen ait pu te... Enfin...

-On me l'aurait dit il y a deux jours encore, je n'y aurais pas cru non plus. Mais je te prie de me croire, moi, Renji. Je n'ai aucune raison de mentir sur ce genre de choses.

-Je m'en doute bien...

Un silence gêné s'installa entre eux. Byakuya n'arrivait pas à regarder son lieutenant dans les yeux. Il n'avait pas à se sentir coupable de ce qui s'était passé, après tout, il n'y était pour rien – du moins, pas dans l'affaire avec Aizen. Il ne pouvait néanmoins s'empêcher d'avoir honte. Sa fierté, en tant que Shinigami, en tant que Capitaine, en tant qu'homme, avait été réduite à néant, ce soir-là. Cette fierté à laquelle il tenait tant. Il sentait un besoin étrange, pressant, de parler à Renji, de se confier à lui, de lui montrer qu'il lui faisait confiance. Cependant, il n'était lui-même pas encore totalement sûr de ses sentiments, alors comment les exprimer ? Toute cette histoire ne remontait qu'à deux jours... Comment pouvait-il dire aimer à ce point un homme qu'il ne « fréquentait » que depuis deux misérables jours ?

-Renji... A ce moment-là, j'ai pensé à toi. Je me suis aperçu que j'aurais aimé que... Que ma première fois avec un homme soit avec toi.

Renji ne dit rien, il se contenta de poser une main légèrement tremblante sur la joue de son capitaine.

-Embrasse-moi.

Byakuya releva les yeux vers lui et s'exécuta. Il se pencha et déposa un baiser, chaste et doux, sur ses lèvres.

-Je t'attendrais le temps qu'il faudra.

Le noble ne comprit pas cette phrase. Il n'en comprenait pas l'importance. Néanmoins, il murmura, le visage toujours aussi proche de celui de Renji :

-Merci.

Le vice-capitaine sourit tendrement. Il avait l'impression d'avoir un autre homme en face de lui. Byakuya se redressa, mettant fin à cet instant d'intimité.

-Il est tard, Renji, tu devrais te reposer.

-Tu pars ?

-Je dois rentrer au manoir. Si tu sors demain, alors nous nous verrons. Et il me reste du travail.

-Je comprends, je ne te retiens pas plus longtemps, dans ce cas.

-Tu ne me retiens pas.

Le sourire de Renji s'étira et sa main quitta la joue de Byakuya, qui encore une fois, se pencha pour l'embrasser. Ses lèvres se posèrent simplement sur son front, et il quitta la pièce sans rien ajouter.

Il aurait pu se sentir heureux. Après tout, Renji sortait dès le lendemain, et il pourrait enfin avoir une vraie relation avec lui.

Mais il n'était pas heureux. Bien au contraire. Trop de problèmes se présentaient à lui : il ressentait indéniablement quelque chose pour son vice-capitaine, mais il ne pouvait l'exposer à sa famille, après tout, il restait Kuchiki Byakuya, 28e chef du clan Kuchiki. Si son entourage venait à savoir ça... Et Renji aurait du mal à accepter une relation cachée. De plus, en tant que capitaine et lieutenant, ils ne pouvaient décemment pas être ensemble. Sans parler de Rukia, sa jeune sœur, dont Renji était l'ami d'enfance...

Et ce, sans oublier d'Aizen, qui comme lui semblait comme un sinistre glas suspendu au-dessus de sa vie...