Résumé : Au Seireitei, beaucoup de gens courent après Byakuya Kuchiki. A vrai dire, tout le monde pensait qu'il n'aimerait plus jamais quelqu'un, après la mort d'Hisana. Personne n'aurait pu prévoir qu'une simple lettre changerait tout.

Couple : Byakuya Kuchiki / Renji Abarai

Raiting : M (yaoi, lemon)

Genre : Romance

Retour en force d'Aizen ! Byakuya n'a pas fini de souffrir...

Réponse à hidakatsuki-x:Certes, la scène entre Byakuya et Aizen est assez dérangeante... Mais j'avais prévenu, âmes sensibles s'abstenir ^^ Parce que... Il y a bien pire à venir !


Blue Nails


Chapitre 11 : Again and again...

Le lendemain matin, très tôt, le Capitaine Unohana et le Lieutenant Kotetsu firent irruption dans la chambre de Renji, qu'elles trouvèrent déjà bien réveillé. La femme-médecin lui adressa un grand sourire.

-Comment vous sentez-vous, Lieutenant Abarai ?

-Bien mieux, Capitaine Unohana. Je vous remercie.

D'un geste, Retsu demanda à sa vice-capitaine qui l'accompagnait de sortir.

-Si je puis me permettre cette indiscrétion... Que s'est-il passé hier avec le Capitaine Kuchiki ? Isane m'a dit qu'il était bizarre.

-Bizarre ? Lui ?

Renji eut un petit rire.

-Il avait juste quelques petites choses à me dire.

Le sourire de Retsu s'agrandit.

-Vous vous sentez prêt à vous lever ?

Renji acquiesça avec un petit « Ouais... » Et elle lui proposa son bras, sur lequel il prit appui pour s'asseoir sur le bord de son lit, puis se lever. Sa blessure en elle-même n'étais pas grave, mais il s'était écoulé pas mal de temps avant que Yoruichi n'arrive chez Renji, et il avait perdu beaucoup de sang ce qui le rendait assez faible depuis. Cependant, Unohana s'inquiétait surtout pour son état mental, mais comme il avait l'air d'aller mieux...

Renji esquissa quelques pas maladroits avant de lâcher le bras de la capitaine. Il lui adressa un sourire :

-Vous voyez, il n'y a pas à s'inquiéter !

Elle se contenta de pencher la tête sur le côté.

-Dans ce cas, je vais vous laisser. Du travail m'attend. Je repasserais ce midi, si tout va bien, vous pourrez sortir, Lieutenant Abarai.

-Merci, Capitaine Unohana.

La femme sortit de la pièce, le laissant seul. Il en profita pour marcher et s'étirer un peu les jambes, endolories de cette immobilité. Il fit les cent pas en attendant avec une impatience grandissante l'heure du repas. Lorsqu'Unohana revint, elle apporta un repas qu'il engloutit en vitesse avant de recevoir son autorisation de sortie. Dès qu'il fut dehors, son shiakusho remit et Zabimaru à la ceinture, il se rendit à sa division. Il entra dans la capitainerie avec une certaine appréhension, et croisa le regard de Byakuya. Il nota que c'était l'une des premières fois où son capitaine levait les yeux quand il entrait.

-Renji ?

Le lieutenant s'avança vers le bureau.

-Tu vas bien ?

-Oui.

Un petit silence gêné s'installa entre eux. Renji ne voyait pas quoi lui dire, et Byakuya n'avait jamais été à l'aise avec ce genre de discours. Il décida donc de faire comme d'habitude. Il se leva et prit l'un des dossiers sur le bureau de Renji pour le terminer, ce sous le regard fixe et insistant de son vice-capitaine qui comprit que cela ne servait à rien. D'ordinaire, « l'échange du travail » se faisait dans le dos de l'autre, pas ouvertement comme ça. Le rouquin soupira :

-Je vais aller à l'entraînement.

Byakuya leva à nouveau les yeux vers lui.

-Ne te surmène pas trop, tout de même.

-Ne t'inquiète pas, lui répondit-il dans un sourire.

Et il quitta la salle. Byakuya resta plongé dans son travail longtemps. Une fois qu'il était plongé dans les documents, rien ne pouvait l'en sortit. Ou presque.

-Shiouhin Yoruichi, hein ?

Il releva brusquement la tête. Aizen était entré et avait refermé la porte derrière lui. Byakuya fronça les sourcils.

-Vous ne pouvez rien lui faire.

-Vous croyez ?

Sosûke rigola doucement, son éternel sourire sur les lèvres.

-Je crains que vous ne mesuriez pas ma puissance à sa juste valeur.

Byakuya ne répondit pas, se contentant d'accentuer encore le froncement de ses sourcils. Aizen s'approcha du bureau et posa les mains dessus pour se pencher vers lui, mais il recula un peu sa chaise.

-Vous savez que vous ne m'échapperez pas ?

-Ce qui s'est passé la dernière fois ne se reproduira pas.

-Vous croyez ?

Le sourire d'Aizen s'agrandit alors qu'il se rapprochait encore. Ses lèvres s'entrouvrirent doucement. Byakuya pensa qu'il allait encore lui sortir une phrase bateau, mais pas du tout...

-Bakudô #1 : Sai.

Le noble fut tellement surpris qu'il ne put réagir et lorsqu'il voulut bouger, il était trop tard : tout son corps était entravé par le Kidô. Certes, Aizen avait raison : il n'avait pas mesuré sa puissance à sa juste valeur. Il aurait pu se débarrasser d'un Kidô aussi faible si le lanceur n'avait pas été Aizen Sosûke.

Ce dernier en avait profité pour faire le tour de sa chaise, le relever en le tenant par le col et le plaquer sur le bureau. Maintenant qu'il était totalement immobilisé, il était comme un jouet entre ses mains. Aizen colla son bassin contre ses fesses, lui faisant sentir très clairement son excitation. Il commença à se frotter doucement à lui. Byakuya grogna. S'il paraissait en colère – ce qui n'était pas faux – il était surtout terrifié. Plus encore que la première fois, parce que cette fois il connaissait l'étendue de la douleur. Il ne pouvait pas esquisser le moindre geste, bien qu'il garde la mobilité de son visage et l'usage de la parole.

Soudain, il sentit le brun l'attraper par les bras et le tourner violemment pour le plaquer contre le mur. Il le tourna vers lui et lui agrippa les cheveux pour le forcer à se mettre à genoux. Byakuya ne voulait pas. Il savait ce qui allait se passer – il n'y avait pas de place au doute, comme la dernière fois-, surtout pas ici, dans la capitainerie, alors que quelqu'un pouvait entrer à n'importe quel moment... Il ne voulait pas que Renji le voit comme ça. Il savait que le roux l'avait toujours énormément respecté, il connaissait sa puissance et le voyait comme un modèle.

Sosûke ne perdit pas de temps et baissa son hakama, dévoilant son sexe dressé qu'il présenta devant la bouche du noble.

-Suce. Utilises tes dents et tu es mort.

Byakuya tourna obstinément la tête.

-De toute façon tu n'auras pas d'autre lubrifiant, glissa Aizen avec un sourire moqueur.

Le noble se tourna, défiant du regard le brun qui le surplombait, attendant qu'il commence, et cracha sur son sexe.

-Ça devait te suffire, déclara Byakuya avec dédain, usant à son tour du tutoiement.

Outré de son arrogance et sans se soucier des conséquences, Aizen lui donna une gifle magistrale. Lorsqu'il tourna à nouveau la tête vers lui, Byakuya avait la joue et l'œil très rouges. Néanmoins, quand Sosûke appuya de nouveau sur ses lèvres, il les entrouvrit. Cette violence ne l'effrayait pas, mais sur le moment, il était tellement terrifié qu'il aurait fait n'importe quoi.

Il le fit.

Il commença à sucer de façon assez expérimentale son gland. Il n'avait jamais fait ça. Et il aurait préféré ne jamais le faire. Pourtant, il n'avait pas l'air de si mal s'y prendre, au vu des petits gémissements sourds que poussaient Aizen.

Se sentant proche de la rupture, le brun le repoussa et le souleva à nouveau pour plaquer son dos contre le mur. Pouvant mouvoir le corps du noble comme il le voulait, il baissa son hakama au niveau des chevilles.

-Arrête ça.

Le sourire d'Aizen, qui avait disparu depuis un moment, réapparut devant l'air terrifié de sa victime. Byakuya était acculé dans le coin de la pièce, dos au mur, Aizen devant lui.

Ce dernier baissa lui aussi son hakama et écrasa ses lèvres sur celles du noble qui ne put avoir qu'un grognement étouffé en guise de réponse. Bien qu'il sache à quoi s'attendre, il ne put réprimer un cri quand Aizen le pénétra violemment, soupirant bruyamment, avant de commencer un va-et-vient profond. Byakuya serrait les mâchoires, faisant de son possible pour étouffer les cris de souffrance qui sortaient de sa gorge. Peine perdue, il ne pouvait que rugir sa douleur, son corps était secoué de spasmes de douleur et les larmes coulaient abondamment le long de ses joues.

Le soir où cela s'était fait pour la première fois, certes la douleur avait été la même, mais la façon dont il la ressentait était différente. Ce jour-là, tout s'était déroulé tellement vite qu'il n'en avait pas réellement gardé de marques sur l'esprit, si ce n'est une terreur sans nom du capitaine de la Cinquième Division et un choc tellement profond qu'il n'en était qu'à peine perceptible. Sauf ce maintenant, il avait eu le temps pour y penser, et le fait qu'Aizen lui inflige cette même douleur tout en ayant la certitude qu'en effet, il ne pourrait jamais lui échapper... C'était pire que la douleur de son corps.

Aizen atteint rapidement la jouissance, restant un instant collé contre sa victime. Il releva soudainement la tête, légèrement affolé : il venait de sentir le reiatsu des hommes qui revenaient de l'entraînement. Il se retira à regret de Byakuya et de son antre si serré pour se rhabiller, tandis que le noble glissait lentement le long du mur. Sans un mot, sans même l'avoir laissé se libérer, Aizen quitta la Sixième Division. Essoufflé, trop choqué pour esquisser le moindre geste, Byakuya remonta ses genoux sur son torse et les entoura de ses bras, y enfouissant sa tête.

Renji avait passé l'après-midi avec les officiers, à les entraîner, bien que le souvenir de son baiser avec son capitaine dans ce même lieu lui colle à l'esprit. Au soir, exténué, il rentra à la division. Alors que les hommes se dirigeaient vers leur poste respectif, il entra dans la capitainerie. Il se demanda un instant si son supérieur était là, mais il le vit recroquevillé contre le mur, en position fœtale, en train de pleurer et sangloter. Seules ses jambes nues cachaient encore son corps. Renji, qui ne l'avait pas vu nu depuis ce soir dans le manoir des Kuchiki fut stupéfait des nombreuses marques de bleus et coups qui ornaient son corps.

Il se précipita vers lui, l'entourant de ses bras et le serrant simplement contre lui. A cet instant, Byakuya se fichait éperdument de ce que Renji pouvait penser de lui, il se laissa simplement aller dans ses bras, des sanglots qui lui semblaient des cris d'agonie s'échappant de ses lèvres.


Je l'avais bien dit, que Byakuya n'avait pas fini de souffrir... Mais bon, la fin est encore loin ! Je sens que cette fic va être longue... J'en suis même pas à la moitié... J'espère que vous aurez le courage de lire jusqu'à la fin ^^ Parce que c'est selon l'inspiration, j'arrive pas à m'imposer un rythme régulier...