Résumé : Au Seireitei, beaucoup de gens courent après Byakuya Kuchiki. A vrai dire, tout le monde pensait qu'il n'aimerait plus jamais quelqu'un, après la mort d'Hisana. Personne n'aurait pu prévoir qu'une simple lettre changerait tout.

Couple : Byakuya Kuchiki / Renji Abarai

Raiting : M (yaoi)

Genre : Romance

J'ai commencé deux nouveaux Nancy Drew avec ma cousine, et voilà qu'on galère déjà... Je pleure quand je vois le « 7 ans et plus » sur la boîte.


Blue Nails


Chapitre 12 : Surprise, love, captain.

Renji n'eut pas besoin de poser de question pour savoir ce qu'il s'était passé. Rien qu'à voir Byakuya, il pouvait deviner qu'Aizen était derrière tout ça, et maintenant il n'avait pas d'autre choix que de croire ce que son capitaine lui avait dit lorsqu'il était à la Quatrième Division.

Mais ce n'était pas vraiment le moment pour ce genre de réflexions. Il serra doucement Byakuya dans ses bras. Une main lui caressait doucement les cheveux tandis que l'autre cherchait sur le sol, à tâtons, jusqu'à ce que ses doigts touchent le tissu fin d'un hakama. Il tira le vêtement à lui et couvrit les jambes de son supérieur avec. Au bout de quelques minutes, le capitaine se décida enfin à bouger et enfila timidement son bas, mais Renji ne jeta pas un coup d'œil à ce qu'il pourrait voir en dessous de la ceinture. Il se jura, à ce moment, que la prochaine fois qu'il verrait Byakuya nu, ce serait parce que ce dernier l'aurait décidé.

-Comment tu te sens ?

Pour toute réponse, le brun eut une sorte de grimace qui signifiait « mal ». Tout doucement, Renji passa ses mains sous ses épaules pour l'aider à se lever. Lorsqu'il fut debout, le roux continua à le soutenir. Le noble fit quelques pas, chancelant, avant de se laisser tomber sur sa chaise.

-Renji...

-Tu n'as pas à expliquer quoi que ce soit. Ne t'inquiète pas.

Byakuya le regarda, reconnaissant, avant de pousser un long soupir. Renji se baissa pour lui faire face et remit ses cheveux en place, tira sur ses vêtements pour les arranger.

-Ça va aller ?

-Renji... ?

-Oui ?

Byakuya baissa les yeux et prit quelques instants, hésitant, avant de dire :

-Renji... Tu vas partir ?

-Que... Mais... Bien sûr que non ! Pourquoi je partirais ? Je reste avec toi !

Le capitaine ne répondit pas, mais il tendit timidement la main vers Renji qui la saisit et la serra. Il attira doucement le brun dans ses bras, le serrant contre son cœur. Au bout de quelques minutes, Byakuya imprima une légère pression sur son torse et le rouquin comprit qu'il devait s'éloigner.

Dur langage que celui de Byakuya Kuchiki.

Le noble était redevenu comme avant, les larmes étaient effacées de même que la douleur au fond de ses yeux. Renji lui sourit doucement.

-Il est tard. Tu devrais rentrer.

-Et qui va s'occuper de tou-

Il s'interrompit. En parlant, il s'était tourné vers le bureau pour désigner la pile de dossiers qui y trônait depuis le début de la journée, mais avec le passage d'Aizen, les documents étaient renversés, éparpillés, le tout formait un bazar sans nom.

-On s'en occupera demain matin.

Byakuya ne voulait pas tout laisser en désordre mais lorsqu'il voulut se lever pour ranger, il chancela et ses jambes cédèrent. Renji le rattrapa et en profita, le gardant serré longtemps contre lui.

-Je te dis qu'on s'en occupera demain. Il faut que tu te reposes.

-Ce n'est rien. Juste un vertige. Je vais m'occuper de ça, tu devrais r-

-Byakuya !

Surpris qu'il l'ait coupé et surtout qu'il ait haussé le ton, le noble regardait Renji.

-Je... Je suis désolé de le dire comme ça, mais tu t'es fait violer ! Tu ne peux pas faire comme si tout allait bien ! Laisse-moi t'aider, pour une fois, laisse-moi faire...

Sa voix était presque implorante. Il ne supportait pas d'apercevoir à peine ce Byakuya là, sensible, celui qui pouvait aimer, pour qu'il lui retire après en reprenant cette attitude froide.

Byakuya acquiesça et se laissa mener dehors par Renji. Ce dernier le raccompagna jusqu'au manoir Kuchiki. Alors qu'il s'apprêtait à partit vers ses quartiers après lui avoir souhaité une bonne nuit, Byakuya le retint.

-Renji ?

-Oui ?

-Tu... Tu as dit que tu resterais...

Renji fut surpris, choqué même, qu'il dise cela. Néanmoins, il était loin de s'en plaindre.

-Tu veux que je reste ?

-Ce n'est pas ce que tu m'as dit ?

-Je ne pensais pas que tu parlais d'aller … Chez toi.

-Tu ne veux pas ?

-Bien sûr que si, ne dis pas de bêtises.

A cette heure, les allées du manoir étaient désertes et ils ne croisèrent personnes. Byakuya sentait une sensation étrange l'envahir. Il avait l'impression d'être ailleurs, et c'est donc sans être vraiment conscient qu'il mena son lieutenant jusqu'à sa chambre. Il s'assit à genoux sur son futon. Il se sentait soudainement exténué.

Après une hésitation, Renji se dirigea vers une porte dans le fond de la pièce qui s'avéra être, comme il l'espérait, une salle de bain. Il prit une serviette et l'humidifia avant de la ramener dans la chambre et de la tendre à Byakuya qui la regarda, surpris.

-Pour tes jambes.

Comprenant qu'il lui disait de laver les traces, il attrapa le tissu mouillé. Il ne savait pas vraiment quoi faire, alors que Renji était à côté. Cela pouvait sembler bête, mais à cet instant, il avait l'impression de ne plus savoir rien faire. Devant son visible désarroi, Renji se mit à genoux face à lui.

-Tu veux que je le fasse ?

Voyant qu'il ne répondait pas, il prit la serviette et entoura de ses doigts la cheville de Byakuya qui se contenta de tendre la jambe devant lui, basculant sur les fesses. Renji remonta la bas du pantalon au maximum, vers le milieu de la cuisse. Déjà, il y avait des traces de sang. Il effaça les marques avec soin, sous le regard anxieux de Byakuya qui semblait se demander s'il irait plus loin ou non. Tranquillement, Renji fit de même avec son autre jambe, avant de s'arrêter. Voyant qu'il ne savait plus quoi faire, Byakuya posa ses mains sur les siennes.

-Je vais le faire.

Renji hocha la tête et regarda le noble aller dans la salle de bain. Lorsqu'il revint, il s'était même changé et avait enfilé un kimono blanc. Il se rassit à côté de Renji qui était toujours à genoux et, après une nouvelle hésitation, il posa sa tête sur l'épaule du lieutenant qui l'entoura de ses bras avant de glisser vers l'arrière. Il resta ainsi allongé, Byakuya contre lui. Il passa la main dans ses cheveux, ôta les Kenseikans qui retenaient ses longs cheveux d'ébène. Le noble poussa un soupir de contentement, et Renji s'endormit rapidement, bercé par la respiration de l'homme dans ses bras.

De ce fait, il n'entendit pas ses sanglots qui le secouèrent jusqu'au beau milieu de la nuit.