Résumé : Au Seireitei, beaucoup de gens courent après Byakuya Kuchiki. A vrai dire, tout le monde pensait qu'il n'aimerait plus jamais quelqu'un, après la mort d'Hisana. Personne n'aurait pu prévoir qu'une simple lettre changerait tout.

Couple : Byakuya Kuchiki / Renji Abarai

Raiting : M (yaoi, lemon)

Genre : Romance

Je passe mon temps à embêter Bellya et écouter « Geek in the pink », le thème de Szayel Apporo Grantz (QUE J'AIME !)... Je m'amuse bien chez elle :) (N'allez pas croire que c'est tout ce qu'on fait... Ce chapitre est là, la preuve !)

Vouiii, un chapitre long !


Blue Nails


Chapitre 14 : The koala has the right to a hug

Aucun d'eux n'alla travailler, ce jour-là. Ils restèrent enlacés ainsi jusque tard dans la matinée. Byakuya se sentait exténué après les récents événements, et ce long repos lui fit du bien. Renji se réveilla avant son capitaine et profita de quelques instants de silence pour l'observer. Il était resté en position « koala » durant la nuit, et il n'avait visiblement pas eu de nouveau cauchemar. Peut-être que ces superstitions comme quoi être dans une certaine position ou avec quelqu'un en particulier calmait ces angoisses nocturnes. Il préférait croire la deuxième hypothèse.

Byakuya ouvrit les yeux et les encra dans ceux de Renji. Ce dernier lui sourit tendrement et déposa un chaste baiser sur ses lèvres. Voyant qu'il y répondait, Renji décida de pousser le jeu un peu plus loin et de profiter de la bonne humeur de son amoureux.

Oui, j'ai bien dit : la bonne humeur. Byakuya était de bonne humeur.

Renji se redressa, faisant tomber la tête de Byakuya – avec douceur et rattrapage oblige – de lui, et ses lèvres vinrent reprendre leurs jumelles. Elles s'en détachèrent rapidement pour venir jouer le long de sa gorge. A ce geste, le brun frissonna plus violemment qu'il ne l'aurait voulu. Renji couvrit ainsi de petits baisers toute la peau apparente jusqu'à l'endroit où commençait son kimono. Il s'y arrêta brusquement, sous le regard étonné de Byakuya.

Ce dernier ne voulait pas aller loin, mais ces quelques caresses … Il les voulait encore. Renji, quant à lui, voulait aller beaucoup plus loin, mais il se doutait bien que Byakuya ne voudrait pas de plus, il ne voulait pas le forcer à quoi que ce soit. Il se rappelait la promesse qu'il s'était fait lorsqu'il l'avait pris dans ses bras, dans la capitainerie de la Sixième Division.

-… Renji ?

Sa voix le ramena à la réalité. Il poussa un long soupir en revenant ravir les lèvres du noble avec tristesse. Il avait envie de lui, mais c'était différent de ce qu'il s'était passé dans les vestiaires ou dans l'un des salons du manoir. Tout était différent.

-Qu'est-ce qu'il y a, Renji ?

-Byakuya...

Il baissa la tête d'un air coupable. Le brun lui prit le menton et lui fit lever la tête. Renji ferma les yeux et prit une grande inspiration avant de les rouvrir.

-Byakuya, laisse-moi te montrer.

-Me... Me montrer ?

Bien sûr, qu'il avait compris de quoi il parlait.

-Je ne veux pas que tu gardes le souvenir d'Aizen. Je veux que tu puisses l'oublier. Et... J'ai envie de toi.

Byakuya se contenta de tourner la tête. Il baissa les yeux. Il ne voulait pas répondre, il ne voulait pas ça. Enfin, il ne savait pas... Et cette incertitude lui pesait.

-Un mot, un seul et j'arrête tout.

Byakuya se tourna à nouveau vers lui, surpris. Il réfléchit longuement, puis comprit qu'ainsi, Renji lui laissait la directive entière de ce qui allait se passer. S'il prenait peur, il pourrait tout stopper. Finalement, il acquiesça lentement. Renji poussa un petit soupir de soulagement et un sourire vint éclairer son visage.

Il se pencha doucement pour caresser des lèvres la courbe de sa mâchoire, puis descendit le long de sa gorge. Il posa une main sur son torse pour le faire s'allonger, et Byakuya se laissa faire. Jusque-là, tout était très agréable. Lui qui n'avait pas été touché de la sorte depuis des années... Ces gestes réveillaient en lui quelque chose de profondément endormi depuis bien longtemps. Il avait l'impression de tout ressentir beaucoup plus fort.

Renji fit lentement glisser le tissu blanc le long de son épaule gauche pour embrasser sa clavicule. Il passa avec une dévotion presque religieuse ses lèvres sur la marque que le capitaine arborait à l'épaule.

Sa marque.

Il continua sa descente le long de son bras, pour finalement s'attaquer à l'autre épaule. Il finit par ouvrir le kimono sur le torse, ses doigts jusque-là inactifs vinrent caresser la peau pâle et s'attarder sur deux petites proéminences. Le sourire de Renji s'étira en entendant Byakuya soupirer. Il voulait attiser son désir, le faire monter petit à petit, lui montrer toute la douceur et le plaisir qui pouvait passer à travers ce genre de relation. Quand il descendit lécher et embrasser le ventre de Byakuya, celui-ci murmura :

-Renji...

-Oui ? Dit-il en relevant la tête.

-Je... Il y a quelque chose dont il faut que je te parle.

Bien qu'il trouvât le moment mal approprié pour discuter, Renji n'osa rien dire de peur qu'il ne change d'avis.

-Au sujet d'Hisana...

Comme il ne réagissait toujours pas, il continua :

-Elle et moi, nous n'avons... Enfin...

Prenant une longue inspiration, il déclara d'une voix un peu tremblante :

-Quand nous nous sommes connus elle était déjà très malade. A cause de son état, nous n'avons jamais fait l'amour ensemble.

Enfin, Renji tiqua.

-Tu veux dire... Tu es vierge ? Complètement vierge ?

-Pas vraiment...

-Tu parles d'Aizen ?

-Qui d'autre ?

-C'est n'importe quoi. Vous n'avez pas fait l'amour. Il t'a violé.

Comprenant la différence profonde de ce que soulignait Renji, il acquiesça et appuya un peu plus l'arrière de sa tête dans l'oreiller. Renji reprit ses baisers et ses caresses, arrivant progressivement jusqu'au obi du vêtement. Il sentit Byakuya se raidir, mais il ne dit rien. Comme pour le récompenser, sa langue vint titiller gentiment son nombril tandis que ses doigts habiles défaisaient la ceinture de tissu. Hésitant, il s'arrêta.

-Tu es sûr de vouloir continuer, Byakuya ?

Ce dernier releva la tête. Ses joues avaient très légèrement rosies – c'en était à peine perceptible – et ses yeux étaient mi-clos.

-Je te fais confiance.

Une douce chaleur envahit le cœur de Renji à ces mots.

Il fit glisser lentement le bas sur les jambes de Byakuya, dévoilant son intimité. Plus haut, le noble rougit bien plus fortement. Renji ne se perdit pas longtemps dans la contemplation de l'objet de ses fantasmes et embrassa avec douceur l'intérieur de ses cuisses. Quelque part au-dessus de sa tête, un gémissement timide se fit entendre. Le sourire de Renji grandit d'un coup, de même que la rougeur sur les joues de Byakuya.

Il venait de … Gémir. On aurait dit qu'il avait miaulé. Il avait l'impression de miauler ! Le pire, c'est qu'il n'avait pas pu s'en empêcher !

Et ce miaulement se fit à nouveau entendre quand Renji recommença à couvrir ses cuisses de baisers. Finalement, lassé du jeu, Renji donna un petit coup de langue sur le sexe de Byakuya qui se releva d'un coup.

-Renji, non !

-Byakuya... ?

-Ne t'abaisses pas à ça, s'il-te-plaît...

Renji crut qu'il avait mal entendu.

-M'a... M'abaisser à ça ? Mais je ne m'abaisse à rien du tout !

Comprenant qu'Aizen avait dû obliger le noble à faire la même chose, et qu'il avait dû l'assimiler à quelque chose de mal, il repoussa doucement Byakuya sur le matelas.

-C'est différent. Je le fais de moi-même, parce que je le veux.

Byakuya voulut protester, mais il ne trouva rien à dire. De plus, même s'il avait su quoi dire, il n'aurait pas pu prononcer autre chose qu'un miaulement aigu tout à fait adorable : Renji venait de le lécher de haut en bas. Il eut un frisson particulièrement violent. Le lieutenant continua un moment ainsi, avant de se décider à prendre son sexe en bouche. Il fit de longs va-et-vient langoureux, jouant de sa langue autour de son gland, avant d'appliquer quelques mouvements du bout des doigts. Byakuya ne pouvait que gémir de plus en plus fort, de plus en plus perdu dans son plaisir. Il n'en pouvait plus. Il voulut dire à Renji de stopper ça. S'il y avait bien une chose qu'il ne voulait pas faire, c'était jouir dans sa bouche. Malheureusement, il n'eut pas d'autre choix. En sentant son capitaine proche de la rupture, l'autre avait accéléré ses mouvements jusqu'à lui faire atteindre la jouissance.

Lorsqu'il se releva, il observa le tableau que lui offrait le noble. Étendu sur les draps blancs, les joues très rouges et les cheveux un peu en bataille. Lorsqu'il eut récupéré un peu de son souffle, il murmura :

-Renji... Je...

-T'inquiètes. C'est rien.

Il avait tout de suite deviné pourquoi il était troublé. Il s'allongea contre lui et l'embrassa avec douceur. Sa main gauche parcourait la peau pâle, tandis que l'autre caressait son sexe pour le réveiller. Byakuya, gêne de ce geste mais grisé par la sensation qu'il lui procurait, n'osa rien dire. Ou en tout cas, rien de cohérent. Il ne cessait de gémir – bien malgré lui – et avait toujours l'impression de miauler lamentablement. Ces petits bruits involontaires faisaient sourire Renji. Il était … Tellement mignon. Oui mignon. Byakuya était mignon !

Sa main gauche quitta presque à regret la peau si douce pour se présenter devant sa bouche, se posant sur les lèvres fines. Ne comprenant pas vraiment où il voulait en venir, il déposa de petits baisers sur le bout des doigts, qui en profitèrent pour se glisser sournoisement – les fourbes ! - entre les lèvres. Se prêtant au jeu, dont il ne comprenait pas le sens, il prit lesdits doigts en bouche et les lécha doucement.

Au bout d'un moment, Renji retira ses doigts et laissa son autre main glisser tout doucement sous la cuisse de son capitaine pour lever sa jambe. Byakuya releva la tête. Qu'est-ce qu'il faisait, encore ? Il eut un sursaut de panique en sentant un doigt caresser la partie la plus intime de son anatomie. Tout son corps se crispa lorsqu'il sentit ce fameux doigt se frayer un chemin entre ses chairs.

-Renji … ?

Ce dernier se pencha à nouveau sur lui, croyant qu'il lui demandait d'arrêter. Il lui murmura à l'oreille :

-Laisse-moi continuer, je te jure que tu verras des étoiles.

-Renji, qu'est-ce que tu fais ?

-Qu... Quoi ?

Persuadé qu'il voulait qu'il arrête sous l'inconfort de la situation, Renji n'avait pas pensé que comme Byakuya n'avait jamais couché avec personne et qu'il n'avait jamais vraiment abordé ce sujet-là -pur et innocent, le Kuchiki – il ne savait rien de la préparation et de l'acte en lui-même... Acte qui devait pour lui se résumer à une grande douleur.

Il eut confirmation en jetant un regard à l'objet de ses pensées. Il savait qu'il avait toujours détesté ne pas comprendre. Et maintenant il se retrouvait dans une situation plutôt gênante, une patte en l'air, un doigt enfoncé dans le corps, un homme allongé contre lui et dans l'attente d'une souffrance sans nom, des larmes vinrent à poindre aux coins de ses yeux. Il n'était pas du genre à pleurer pour si peu, mais la situation le dépassait vraiment. Comprenant sa détresse, Renji lui sourit de la façon la plus rassurante dont il était capable (NDA : sourire de psychopathe...).

-Byakuya, tu sais que la suite n'est pas sans douleur. Je te prépare.

-Tu me pré...

Sa voix mourut dans sa gorge, sa bouche dans un joli « o » avec l'air de celui qui vient d'avoir une illumination et les yeux ouverts en grand. Une tête de poisson si vous préférez.

Renji se redressa, offrit un colocataire au doigt toujours logé dans Byakuya tandis que son autre main essayait de le détendre en caressant tendrement ses jambes, son ventre, ses épaules, sa gorge, parfois son sexe, comme s'il n'y avait pas de distinction entre les différentes parties du corps. Renji acceptait son corps dans son ensemble. Il s'aperçut qu'il n'était même pas particulièrement attiré par le sexe, mais plus par le fait de posséder Byakuya comme lui le possédait.

Car il lui appartenait, corps et âme.

Après le rajout d'un troisième doigt qui continuait lentement de détendre les muscles, Renji frôla du bout du majeur un endroit qu'il cherchait depuis un moment. Un endroit qu'Aizen n'avait jamais pris la peine de chercher, et qui pourtant faisait toute la différence.

Une fois encore, Byakuya poussa un long miaulement. Plus fort, plus aigu que les autres. Sa tête s'était rejetée d'elle-même en arrière, et il eut l'étrange et pourtant agréable sensation de manquer d'air.

Renji retira ses doigts et se plaça à son entrée, allongé sur lui. Les yeux de Byakuya glissèrent sur le torse puissant et musclé, le long de la courbe des tatouages, pour finir par se planter dans les iris couleur de sang qui le fixaient, demandant implicitement la permission pour unir enfin leurs corps. Byakuya acquiesça lentement tout en essayant de calmer sa respiration. Il avait peur. Jusqu'ici tout avait été très agréable, mais il connaissait la suite... Il posa ses mains sur les épaules de Renji.

Le lieutenant s'insinua tout doucement en lui, faisant tout pour ne pas lui faire mal. Peine perdue, Byakuya était tellement terrifié qu'il ne pouvait se détendre. Ses doigts se resserrèrent sur sa peau, les ongles plantés dans la chair, des larmes apparurent aux coins de ses yeux, roulant avec lenteur sur ses joues. Renji embrassa doucement chacun de ces perles salées, une main caressant les cheveux de son amant, l'autre sur sa joue.

-Ne t'inquiètes pas, Byakuya. Ça va aller, mais il faut que tu te détendes.

Non convaincu par ces paroles, le noble essaya tout de même de se détendre, mais il avait mal. Renji n'était pas un petit calibre, il aurait dû s'en douter... Certes, c'était bien moins douloureux qu'avec Aizen, mais il ne pouvait empêcher de longs gémissements de douleur lui échapper. Ses ongles laissèrent de longues griffures ensanglantées sur les épaules et le dos de Renji alors qu'il se raccrochait de toutes ses forces à son amant.

Renji rentra jusqu'à la garde avant de murmurer à Byakuya de se détendre. Il restait allongé contre lui, une main sur son épaule, l'autre sur son torse. Le noble releva un peu la tête, les yeux plissés de douleur. Il n'arrivait vraiment pas à se détendre.

Calme-toi, mon koala. Je te promets que tu aimeras. Mais il faut absolument que tu te détendes.

Renji... Ton dos...

C'est rien. T'es dans une situation assez particulière, dit-il avec un sourire, soulagé qu'il se focalise sur autre chose que la douleur.

Il sentit Byakuya respirer profondément, faisant son possible pour relâcher la tension de ses muscles. Renji attendit qu'il s'habitue à sa présence. Il peinait à ne pas perdre la tête sous l'étroitesse de son amant. Il sentait son corps se rétracter autour de lui pour l'en expulser, sa tête tournait sous le plaisir. Lorsqu'il fut certain que le noble allait mieux, il s'autorisa un premier mouvement. Il se recula un peu pour se renfoncer dans les chairs chaudes et humides, arrachant un soupir à Byakuya. Mais il voulait réentendre ses miaulements si adorables. Il répéta plusieurs fois le geste en changeant l'angle de pénétration jusqu'à ce que Byakuya se cambre dans un cri aigu. Le capitaine avait rejeté la tête en arrière et le lieutenant en profita pour déposer une série de baisers sur sa gorge découverte. Il accentua un peu ses mouvements, ravis d'entendre à nouveau les gémissements de son amour.

Byakuya commençait à perdre la tête. C'était tellement différent ! Le souvenir de la douleur qu'il venait de ressentir, ou de cette sensation de déchirement lorsqu'il s'était fait prendre par Aizen, tous ces souvenirs partaient en fumée dans les brumes du plaisir. Il perdait doucement pied et, oubliant toute pudeur, il murmura :

-Renji... Plus...

Il hésitait entre « plus fort » et « plus vite » mais il n'eut pas besoin d'en dire plus que Renji accéléra le rythme et la puissance de ses coups de bassin. Pourtant, il n'y avait rien de violent dans ses gestes, la douceur faisait tout entre eux. Les mains du roux continuaient de parcourir son corps sans distinction aucune, tant dis que les gémissements de Byakuya montaient crescendo jusqu'à se transformer en cris de pur plaisir. Comment pouvait-il ressentir autant de plaisir ? Il ne se posait pas la question, il criait sans discontinuer, complètement perdu. Il n'avait plus conscience que du corps de Renji contre le sien, dans le sien.

Se sentant prêt à atteindre la jouissance, Renji entoura de sa main le sexe de Byakuya pour faire de doux va-et-vient, au même rythme que ses mouvements plutôt lents, pour qu'il atteigne le Nirvana en même temps que lui.

Byakuya se libéra dans un cri plus puissant que les autres, entraînant la contraction de son corps autour de Renji, ce qui l'amena lui aussi à la jouissance. Il resta un moment collé contre lui, avant de se relever sur ses avant-bras, de se retirer de lui et de s'allonger à son côté. Il passa un bras autour de Byakuya, qui vint immédiatement se blottir contre lui.

-Renji...

-Tout va bien. Dors. On en parlera après.

Il le sentit juste acquiescer. Renji regarda le visage paisible de son amant, il l'observa dormir avec plaisir. Il paraissait serein. Il soupira de soulagement et se laissa lui aussi glisser dans le monde des rêves.


Comment ça, il y a des moments où c'est du n'importe quoi ? Okay, j'avoue... Il est 5h26 du matin, et j'écoute « Charlie 10 hours » (pour les plus courageux qui iront regarder) en musique de fond pour me donner l'inspiration... Oui, après on comprend.

En bref, j'étais pressée de l'écrire, celui-là !