Résumé : Au Seireitei, beaucoup de gens courent après Byakuya Kuchiki. A vrai dire, tout le monde pensait qu'il n'aimerait plus jamais quelqu'un, après la mort d'Hisana. Personne n'aurait pu prévoir qu'une simple lettre changerait tout.

Couple : Byakuya Kuchiki / Renji Abarai

Raiting : M (yaoi, lemon)

Genre : Romance

Une longue note, pour aujourd'hui ! Depuis le temps que je n'ai pas publié... Désolé ! Pardon ! Pardon ! Mais j'ai très peu de temps à moi, ces derniers temps... M'enfin, je vais me débrouiller pour (essayer de) reprendre un rythme régulier ! La suite de Yumichiki Byagawa sera donc bientôt là, de même que la suite de ce chapitre...

Allons, quand je disais que ce chapitre serait lourd, il est très, mais alors très lourd... J'avais prévu de le séparer en deux, à la base, mais j'ai finalement préféré en faire un long pour compenser du dernier chapitre, qui était plutôt court... Bref, âmes sensibles, passez votre chemin ! Scène choquante à venir... A vrai dire, j'ai hésité à écrire ce chapitre. Je crois bien qu'il n'y en aura qu'un ou deux de pires, bien pires...


Blue Nails


Chapitre 16 : Aizen's return, Byakuya's tears, the past get involved

Renji regarda Byakuya passer la porte du petit mausolée, restant en retrait. A une centaine de mètres de lui, le noble venait d'entrer. Il n'y avait rien de particulier, juste une tombe de pierre d'un blanc pur, gravée du nom « Hisana Kuchiki ». Il se laissa glisser à genoux devant la tombe et l'effleura du bout des doigts.

"-Hisana..."

Il déglutit difficilement. Il s'était senti obligé de venir, ce matin, en voyant Renji. Et maintenant, il ne savait plus quoi faire.

"-Je suis désolé.

-Byakuya ?"

Le noble se retourna en sursautant. Renji était sur le pas de la porte.

"-Je peux entrer ?"

Il acquiesça lentement. Pourquoi ? Il n'en savait rien. Même Rukia n'était jamais venue ici. D'un autre côté, tout comme Renji, elle ne savait rien des liens qui les unissaient, toutes les deux. Renji s'avança et se glissa à genoux à côté de lui. Sans comprendre pourquoi, Byakuya sentit le besoin de s'expliquer.

"-Je sais qu'elle ne reviendra pas. Je me suis fait une raison, depuis toutes ces années.

-C'est pas ça qui empêche que ça fasse mal.

-Il y a quelque chose... Me promets-tu de ne pas en parler à Rukia ?"

Bien que surpris par la demande, Renji dit :

"-Oui.

-Hisana est sa sœur.

-Qu'est-ce-que tu veux dire ?" S'écria Renji en se tournant brusquement vers lui.

"-Elle l'a abandonné quand elle n'était qu'un bébé. C'était trop dur de survivre à Inuzuri en ayant quelqu'un à charge."

Renji savait mieux que quiconque à quel point la vie était dure, dans les quartiers désolés du Rukongai.

"-Elle l'a toujours regretté. Pendant les cinq années de notre mariage, elle n'a eu de cesse de la chercher. C'est seulement un an après sa mort que je l'ai retrouvée. Hisana m'avait fait promettre de la retrouver, d'être pour elle le frère qu'elle n'avait jamais eu, de la protéger et de ne jamais lui dire quoi que ce soit de ce que je viens de te raconter. Elle m'a dit que, comme elle l'avait abandonné, elle n'avait plus le droit de se prétendre sa sœur.

-Je m'étais toujours demandé pourquoi tu l'avais fait adopter. Elle n'avait pas grand-chose à voir avec une élève parfaite."

Byakuya se tourna vers Renji. Le noble souriait très légèrement, ce qui fut un choc en soi pour Renji, qui vit aussi qu'il pleurait.

"-Quand je dis « le frère qu'elle n'a jamais eu », je me trompe. Pendant toutes ces années, c'est toi qui as su prendre soin d'elle."

Le lieutenant posa une main sur la joue de son amant, séchant ses larmes avec le pouce.

"-C'est faux. On a prit mutuellement soin l'un de l'autre."

Byakuya se contenta d'acquiescer vaguement. Il n'avait pas vraiment l'air d'y croire, mais il ne fit aucune remarque à ce sujet-là. Après quelques minutes de silence, le noble murmura :

"-Je ne regrette rien de ce qui s'est passé ce matin."

Renji poussa un petit soupir de soulagement. Il avait cru que Byakuya s'éloignerait de lui, de gêne ou peut-être de honte de s'être laissé aller dans les bras de son lieutenant, mais visiblement il n'en était rien. Il entoura les épaules de son amant d'un bras réconfortant.

"-Merci.

-Merci à toi, Renji."

Le rouquin sourit. Il se leva doucement, enjoignant d'un geste Byakuya à faire de même, mais celui-ci résista. Curieux, Renji le regarda enlever les gants blancs qu'il portait continuellement – après réflexion, il s'aperçut qu'il ne les lui avait même pas enlevé, le matin, quand ils avaient... Enfin. Le noble lui montra la bague qui ceignait son annuaire gauche. Son alliance.

Avec un soupir, il la retira et la posa sur la tombe. Choqué, Renji regarda tour à tour l'anneau d'or fin qui reposait sur la pierre blanche et la marque qu'il avait laissé sur le doigt de son propriétaire.

"-Elle lui appartient, désormais. Cette histoire appartient au passé, il est temps que j'avance."

Et, sans rien ajouter, Byakuya se leva, prit la main de son amant et le guida vers l'extérieur. Ils regagnèrent ensemble la chambre du noble. Renji s'assit à genoux sur le futon, et à sa grande surprise, Byakuya se montra démonstratif au point de s'appuyer contre lui jusqu'à le faire tomber à la renverse sur le matelas.

"-Byakuya ?"

Le capitaine enfouit sa tête dans son cou, savourant l'odeur de ses cheveux.

"-Renji, je... J'aime bien quand tu m'appelles « koala »..."

Le lieutenant éclata de rire en enserrant son amant dans ses bras.

"-Okay, mon koala... Je t'aime."

Byakuya soupira. Aimait-il Renji ? Sans doute, mais il n'était pas prêt à le dire. Il était sur le point de s'endormir lorsque Renji se raidit d'un coup. Byakuya releva la tête, alarmé.

"-Renji ?"

Visiblement, le lieutenant ne pouvait ni bouger ni parler. Les yeux exorbités, il essayait désespérément de bouger. Byakuya se mit à genoux. Il paniquait complètement, il ne comprenait pas ce qu'il se passait.

Bien sûr, tout s'éclaira quand il vit Aizen passer la porte de la chambre.

"-Capitaine Aizen, que faites-vous ici ?

-Allons, Capitaine Kuchiki, pas la peine d'être aussi froid."

Perdant son légendaire sang-froid, il se leva et se jeta sur Sosûke, l'agrippant pas le col.

"-Qu'est-ce que vous avez fait à Renji ?

-Un simple Kidô. Je dois avouer que vous m'avez surpris, en essayant de me faire croire que vous étiez avec Mademoiselle Shiouhin Yoruichi, mais c'était stupide de votre part d'accourir voir Renji juste après. Vous pensiez que j'avais arrêté de vous suivre parce que vous ne sentiez plus mon reiatsu ? Il m'a suffit de le camoufler et de continuer à vous suivre. Après cela... J'ai eu envie de vous rendre visite chez vous."

Il posa simplement sa main sur celle de Kuchiki pour qu'il lâche son cou. Il déclara simplement :

"-Je voulais juste te montrer, Renji, à qui il appartient.

-A qui... J'appartiens ? Vous n'allez pas remettre ça !"

Avec un sourire des plus charmants, et sans même qu'il ait le temps de le voir, Aizen se retrouva derrière Byakuya. Il l'attrapa par la nuque, bloquant tout mouvement.

"-Lâchez-moi !

-Comme si dire ce genre de choses allait me faire lâcher..."

Aizen poussa sa victime jusqu'au lit, poussant à l'occasion Renji pour qu'il fasse de la place. Les deux hommes, en comprenant ce qu'il allait faire, se mirent à paniquer encore plus. Or, l'un était entravé par le Kidô et l'autre par le corps du brun qui le plaquait maintenant contre le matelas. D'un mot, Byakuya se retrouva lui aussi paralysé. Sans la moindre pudeur, Aizen commença à se déshabiller, avant de faire de même pour l'ébène. Il n'allait quand même pas … faire ça devant Renji ? Visiblement si.

Ce dernier, qui était toujours entravé et bâillonné par le Kidô, ne pouvait absolument rien faire. Il regarda Aizen se pencher sur le corps nu de son amant, lécher tout doucement sa gorge.

Byakuya, lui, était au bord de la crise. Des larmes coulaient déjà le long de ses tempes sans qu'il ne puisse les retenir. Les mains qui parcouraient son corps le dégoûtait, le manque total de pudeur dans l'acte qu'Aizen s'apprêtait à commettre le révoltait. Il ne voulait pas que Renji assiste à ça. Il ne voulait pas que ça recommence. Pas encore, pas encore...

Il sursauta en sentant un doigt titiller son intimité. Bon sang, non, son corps ne pourrait pas ! La veille, l'avant-veille, le matin même... Il ne pourrait pas ! Néanmoins, le doigt en question se fraya lentement, douloureusement, un passage entre les parois de son corps. Byakuya gémit de douleur. Pourquoi, alors que Sosûke avait toujours été d'une violence inouïe avec lui, témoignait-il un semblant de douceur à ce moment ? Malheureusement pour lui, il ne tarderait pas à le savoir...

Tout en ajoutant un deuxième doigt, Aizen laissa son autre main glisser jusqu'au sexe de Byakuya dans l'espoir de le réveiller. Le corps pâle sous lui réagit, bien malgré lui. Le noble ferma les yeux, serrant les paupières le plus fort possible, essayant d'oublier la sensation qui se propageait dans son corps, mais c'était peine perdue. Renji ne lui en voulait pas, il savait qu'on ne pouvait pas toujours maîtriser son corps. Mais à cet instant, toute son attention était concentrée sur les yeux obstinément clos de son amant. Il aurait aimé le rassurer, être près de lui, pouvoir le toucher, le prendre dans ses bras, mais il était toujours incapable du moindre mouvement. Il vit alors Aizen se pencher vers le sexe de Byakuya pour faire délicatement passer sa langue dessus. Le noble retint un gémissement. Pourquoi fallait-il que ce soit aujourd'hui que Quatre-Yeux fasse tout pour qu'il y prenne du plaisir ? Ah, parce qu'il y avait Renji, bien sûr.

Aizen abusa encore un moment du corps de sa victime, avant de retirer ses doigts. Il se tourna alors vers Renji, sont horrible sourire toujours présent, et le fixa dans les yeux tout en pénétrant Byakuya d'un lent coup de rein. Ce dernier hurla sous la douleur : la préparation n'avait pas été suffisante pour éviter la souffrance. En entendant le cri de son amant, Renji ferma les yeux et une larme coula sur sa joue. Savoir que l'homme qu'il aimait subissait cette douleur et qu'il ne pouvait rien faire pour le soulager le rendait fou. S'il avait pu, il aurait tout simplement bondi sur Aizen pour lui arracher la gorge avec les dents.

Sans prendre compte de cela, Sosûke commença à bouger lentement, prenant soin de choisir un bon angle de pénétration pour procurer du plaisir à sa victime. Faire réagir son corps, dégoûter et Renji et Byakuya, tel était son but. Néanmoins, il savait qu'il avait peu de temps avant qu'un serviteur quelconque, si ce n'était la petite sœur du capitaine de la sixième division, ne débarque.

Il posa à nouveau sa main sur le sexe de Byakuya pour y appliquer de vifs mouvements. Ce dernier cria sous la surprise et le plaisir qui l'assaillirent vivement. Au bout de quelques minutes, ne pouvant retenir cet afflux de sensations, il jouit dans la main d'Aizen qui accorda un regard satisfait à Renji, qui avait rouvert les yeux sous les cris de son amant.

Mais ce n'était pas tout. Byakuya comprit vite que ce n'était pas fini. Il sentait le membre toujours dur de Quatre-Yeux pulser à l'intérieur de son corps. Alors qu'il n'était même pas remit de cette jouissance éclair, Aizen s'occupa de réveiller à nouveau sa virilité par le rapides mouvements masturbatoires. Alors, d'un ample coup de rein, il le fit jouir une seconde fois, à peine quelques minutes après la première fois, tout en se déversant à l'intérieur de lui.

Byakuya hurla. Renji avait ouvert les yeux en grands, complètement choqué. Aizen se retira lentement, son horrible sourire s'agrandissant encore. Il se rhabilla très tranquillement, avant de simplement sortir de la pièce. Mais ce n'est qu'une fois que son reiatsu fut loin et hors de portée que les liens qui retenaient Renji se relâchèrent.

Immédiatement, le jeune homme se précipita vers son amant.

"-Byakuya ! Byakuya !"

Il se laissa glisser à côté de son amant et le prit simplement dans ses bras. Byakuya entoura son cou de ses bras, se recroquevillant contre lui, les jambes contre le torse. Alors que Renji pensait que ses sanglots se calmaient, Byakuya se tendit soudain et hurla de toute la force de ses poumons, resserrant son emprise sur le cou de Renji.

Ce dernier le serra un peu plus fort contre lui, le laissant expulser toute cette haine et cette douleur…


Fiiiiou ! Depuis le temps que je l'ai commencé... ! La suite arrivera bientôt ! =D

Et encore toutes mes excuses pour le (loooooooooooooooong) long-long-long-long retard !