Résumé : Au Seireitei, beaucoup de gens courent après Byakuya Kuchiki. A vrai dire, tout le monde pensait qu'il n'aimerait plus jamais quelqu'un, après la mort d'Hisana. Personne n'aurait pu prévoir qu'une simple lettre changerait tout.

Couple : Byakuya Kuchiki / Renji Abarai

Raiting : M (yaoi)

Genre : Romance

Voilà, j'avais promis la suite rapidement... Bon, c'est pas encore rapidement, mais c'est déjà plus vite !

Alors, alors... Byakuya reprend un peu de poil de la bête ! Bah oui, faut pas qu'il souffre 24h/24, non plus !

Un petit mot pour mon chien et mon chat qui dorment l'un à côté de l'autre sur le canapé =D ENFIN ils se calment, ceux-là... !

Et un petit mot à Monshi-Suru pour dire merci de ton soutien ;) Ça me fait très plaisir ! Et à toutes les autres lectrices (lecteurs ?) aussi ! Merci à tous et à toutes de continuer à suivre =D. Et moi? La ô combien grande Bellya j'ai le droit à rien? Non ^^.


Chapitre 17 : Well... I FUCK YOU !


Certes, la journée qu'il venait de passer aurait pu être reposante pour Byakuya, s'il n'avait pas reçu la visite d'Aizen.

Il se reprit rapidement et retourna au bureau dès le lendemain. En quittant le manoir, au matin, il sentait le regard anxieux de Renji sur lui, mais il n'y prêta pas attention. Il priait juste pour ne rien avoir à faire avec la Cinquième Division pour aujourd'hui.

Malgré cet enthousiasme feint, il eut une fort désagréable surprise en arrivant à la Sixième Division : les soldats, d'ordinaires silencieux au passage de leur supérieur, laissaient entendre un léger murmure. Les regards étaient hostilement tournés vers les deux officiers supérieurs. Visiblement, quelqu'un n'avait pas tenu sa langue... Dès qu'ils furent seuls dans la capitainerie, Byakuya demanda à Renji :

« -Pourquoi les gens parlent ainsi sur nous ?

- Heu... Comment te dire ça ? Hé, hé … Heu...

- … Renji ? »

Le visage du noble avait soudainement blanchi.

« - Quelqu'un nous a vus ?

- Et bien... Hier matin... Rikichi est passé avec un dossier... Enfin... Voilà, quoi... Tu dormais, et on était tous les deux nu-

- RENJI ! »

Et voilà. Il était complètement paniqué.

« - Tu sais ce qui va se passer, si ça s'ébruite ? Je... Je ne peux pas !

- Byakuya, calme-toi ! Si tu hausses le ton comme ça, tu peux être sûr que tout le Seireitei sera au courant ! »

Renji s'avança vers son amant et le força à s'asseoir. Il jeta au passage un coup d'œil vers le bureau plus bordélique que jamais – si vous aimez les euphémismes...- qui n'avait pas été rangé depuis le passage d'Aizen.

« - J'ai confiance en Rikichi. Ça ne peut pas être lui.

- Alors qui ? Comment la division a pu sav-... OH !

- … B-Byakuya ?

- Tu crois que... Tu crois qu'Aizen aurait pu propager des rumeurs ?

- Heu... Ah, peut-être ! »

Byakuya baissa la tête et garda un instant le silence. Puis il se leva, à la surprise de son amant.

« - Byakuya ?

- Je ne compte pas laisser passer ça !

- Byakuya ! »

Avant qu'il ne puisse le retenir, Renji vit son amant filer vers la 5e Division. Ah, ça, plus peur, le Kuchiki. Pas quand on touche à lui devant ses hommes. Son pauvre lieutenant ne put que courir derrière lui en criant des « Capitaine ! Capitaiiiiiine ! ».

Byakuya entra en trombe dans la division voisine, choquant au passage et pour le restant de leur vie les quelques pauvres Shinigamis qui travaillaient à cette heure matinale. Finalement, alors qu'il s'était arrêté pour chercher des yeux la capitainerie, Renji réussit à le rattraper.

« - Capitaine !

- Renji ? » Fit Byakuya en se tournant vers lui, comme s'il était surpris de le voir.

Puis, se reprenant, il murmura :

« - Je ne sens pas son reiatsu. »

Renji soupira. Coup de bol, il semblait qu'Aizen ne soit pas là. Il dit à voix basse, de sorte que seul Byakuya l'entende.

« - Hinamori est là, je vais aller lui parler. Mais je t'en supplie, retourne à la sixième, reste avec les hommes. Si le capitaine Aizen n'est pas ici, je ne sais pas où il peut être. S'il te cherche, je préfère que tu sois avec d'autres gens, histoire que... Qu'il n'y ait pas de problème. »

Byakuya s'apprêtait à lui rétorquer une réplique aussi cinglante que d'habitude, mais il s'interrompit.

« - Soit. Fais vite. »

Renji lui sourit, et son capitaine s'éclipsa sous le regard médusé des officiers qui les fixaient toujours dans le plus grand silence. Dès que son amant eut disparu, il entra dans la capitainerie – bien cachée derrière une cloison et une plante verte en pot –, surprenant ainsi la jeune vice-capitaine.

« - Renji-san !

- 'Os, Hinamori ! Comment vas-tu ?

- B-Bien, mais … Qu-Qu'est-ce que tu fais là, Renji-san ?

- Je suis venu discuter un peu, ça faisait longtemps. On a plus vraiment le temps de se voir, maintenant qu'on est tous les deux vice-capitaines !

- Ah, oui … » fit-elle avec un petit sourire, visiblement soulagée.

Néanmoins, elle parut rapidement mal à l'aise.

« - Qu'est-ce-qu'il se passe, Hinamori ? Lui demanda Renji.

- C'est... C'est que je ne sais pas trop comment te le dire... Mais il y a des rumeurs... Sur le capitaine Kuchiki...

- Ah, ça, il y en a plein … Pas très glorieuses, sans doute ?

- Et bien... C'est qu'elles te concernent aussi … »

Aïe. Byakuya avait visé juste. C'était bien Aizen qui avait dit ça à Hinamori.

« - Et qu'est-ce qu'on t'a raconté ? »

La jeune fille rougit un peu et détourna la tête, gênée.

« - On dit que vous êtes ensemble.

- C'est mon capitaine.

- Ensemble... Comme un couple. »

Renji fit de son mieux pour paraître choqué.

« - Et qui est allé te raconter ça ?

- Je … c'est... Je … »

Au même moment, Aizen ouvrit la porte de la capitainerie et parut visiblement ravi de voir les deux lieutenants ensemble.

« - Abarai-kun, ça fait plaisir de te voir ! Lança-t-il d'un ton jovial, gentil sourire à l'appui. Hinamori-kun, pourrais-tu t'occuper de ceci, je te prie ? Ajouta-t-il à l'intention de sa vice-capitaine en lui tendant une liasse de feuilles.

- Oui, capitaine ! »

La brune, ravie de la considération de son capitaine, s'assit au bureau et adressa un sourire contrit à Renji, lui signifiant par-là que le boulot mettait fin à leur entretien. Il lui adressa un signe de la main et sortit sans un regard pour Quatre-Yeux, choquant Hinamori par le peu de respect que montrait son ami.

Tu devrais être contente, au moins je ne lui ai pas foutu mon poing dans la gueule...

De retour à la Sixième Division, il trouva Byakuya supervisant le terrain d'entraînement. Visiblement, sa présence déconcentrait les jeunes soldats, peu habitués à la présence de leur supérieur, ce qui faisait qu'il gênait plus qu'autre chose. Renji tira le brun par la manche, l'amenant dans la capitainerie pour parler au calme. Il vira d'un coup de pied le pauvre Rikichi qui passait par là, et dit à son capitaine :

« - Byakuya... C'est bien Aizen qui l'a dit à Hinamori. Je sais pas ce qu'on peut faire. »

Byakuya parut réfléchir un instant avant de déclarer :

« - Il n'y a rien à faire. »

Renji soupira. Sa plus grande peur en cet instant était que, ne supportant pas la critique de ses subordonnés, amis, supérieurs et collègues, Byakuya finisse par décider de rompre. Le noble n'était certainement pas prêt pour pouvoir s'afficher ainsi aux côtés d'un autre homme. Si les rumeurs ne s'arrêtaient pas, qui sait ce qui se passerait...


Plus tard dans la journée, alors que Renji avait décalé les cloisons qui formaient le mur séparant la capitainerie de la grande salle d'accueil de la division pour permettre à tout le monde de voir qu'ils ne faisaient rien d'étrange dans le bureau, le jeune lieutenant se décida à faire une petite pause. Depuis quelques heures déjà, il travaillait comme jamais sur la paperasse, faisant défiler les papiers, dossiers et autres formulaires à une vitesse qui ne lui était pas coutumière.

De son côté, Byakuya paraissait plongé dans ses pensées. Le menton posé sur ses mains jointes, comme s'il priait, les yeux dans le vague, il n'avançait pas beaucoup dans son travail. Ce revirement dans les méthodes de travail des deux officiers supérieurs achevait de déstabiliser les Shinigamis les entourant. Depuis quand Abarai travaillait-il correctement sur la paperasse ? Et depuis quand le Capitaine Kuchiki se mettait-il à rêvasser en pleine journée ?

En réalité, Byakuya écoutait les conversations autour de lui. La grande majorité était centrée sur lui et Renji, ce qui, à vrai dire, ne lui plaisait pas beaucoup … Finalement, ayant pris sa décision, il se leva à la surprise générale. Le silence se fit immédiatement dans la grande salle. Plus d'une centaine de personnes défilaient ici.

Le regard du noble croisa celui de son lieutenant. Renji le regardait, se demandant ce qu'il pouvait bien faire. Puis ses yeux se tournèrent vers son bureau, toujours dans un désordre sans nom... Eh bien, quitte à y aller, autant aller jusqu'au bout...

Il posa la main sur le rebord du bureau, toujours sous le regard inquisiteur de ses subordonnés. Mais plutôt que de caresser le bois du bout des doigts, il envoya valdinguer tout ce qui se trouvait sur le meuble. Les papiers volèrent, encriers, plumes et autres objets divers s'écrasèrent au sol.

Trop choqués pour dire quoi que ce soit, les Shinigamis observèrent leur capitaine monter debout sur le bureau et s'exclamer d'une voix forte :

« - Oui, je suis homosexuel, et je vous emmerde ! »

Sur ces simples mots, il descendit du bureau et quitta la division sans même un regard pour son amant qui était … Et bien, sur le cul. Comme tout le reste de la division, il n'arrivait pas à croire ce qui venait de se passer. Mais où était passé le froid et congelant Kuchiki Byakuya ?

Dans la rue, ledit Kuchiki Byakuya marchait d'un pas décidé vers chez lui, les dossiers qu'il avait subtilement subtilisés sous le bras. Tout le monde était trop occupé à le dévisager avec une expression totalement ahurie sur le visage pour faire attention à ses mains.

Il rentra tranquillement chez lui pour bosser au calme, loin des racontars et loin de l'émeute qu'il venait de créer... Car, pour sûr, cette déclaration ne passerait pas inaperçue aux yeux du Seireitei. Tant pis. Il se sentait prêt à battre Aizen à ce jeu-là. Quatre-Yeux voulait jouer ? Très bien. De plus, c'était pour lui l'occasion de prouver la véracité de ses sentiments à Renji, de lui montrer qu'il l'aimait et que, malgré le fait qu'il n'ose l'aborder en public, il était prêt à assumer sa relation avec lui.

Se reprenant finalement, Renji se dit que c'était sans doute la plus belle chose que son capitaine avait dit à son égard. Oh, certes il ne l'avait pas cité, mais tout le monde savait parfaitement à qui étaient adressés les mots si .. Hem... Enflammés auxquels ils avaient eu droit.

Quoique. Renji aurait bien aimé que Byakuya lui en parle avant. Parce que oui, son capitaine venait de se carapater en lui laissant toute la division à charge... Et lui n'avait pas la possibilité d'échapper aux remarques !


Niafouuuu, fini ! Je me suis bien amusée ^^ Je sais bien que Byakuya n'est guère comme ceci, mais il a bien le droit de péter un boulon de temps à autre, non ? Bellya s'incruste! Nooon! Tu viens de lui enlever tout son côté coincé du cul, c'est pas drôle XD!