Haha... Et oui, qui s'attendait à une suite ? Bien que j'ai officiellement déclaré suspendre cette fiction (encore une fois : je n'arrête aucune fic !), il fallait bien que je m'y remette... De plus, nous ne sommes pas très loin de la fin.
Cependant, aux quelques personnes qui suivent encore (merci de tout cœur à vous ! Merciiii !) Et merci en particulier à ByaRenFanGirl et Koei-kun ! Mais ne vous attendez pas à une publication régulière. Tout dépend de mon avancée dans Jail, du temps que j'aurais pour écrire, et bien entendu, de mon inspiration...
Vous noterez que ce chapitre est écrit de manière... Un peu particulière =)
Résumé : Au Seireitei, beaucoup de gens courent après Byakuya Kuchiki. A vrai dire, tout le monde pensait qu'il n'aimerait plus jamais quelqu'un, après la mort d'Hisana. Personne n'aurait pu prévoir qu'une simple lettre changerait tout.
Couple : Byakuya Kuchiki / Renji Abarai
Raiting : M (yaoi)
Genre : Romance
Chapitre commencé chez mon père à mon anniversaire... Vive l'huile d'olive, le pain, le vent mais pas le café !Terminé dans mon lit, à quelques 600km de là … Et terminée quelques 5 mois et demi plus tard !
« Mon regard se perd au sommet du néant, là où se rassemblent les nuages, ces moutons gorgés de sang qui ne demandent qu'à nous en recouvrir. »
Chapitre 18
Help me …
Seul dans sa chambre du Manoir Kuchiki, Byakuya pleure.
Des souvenirs désagréables de la veille lui reviennent en mémoire. Il avait été incapable d'en parler à Renji, et il ne lui en parlerai très certainement pas. Comment pourrait-il … ?
En rentrant ce soir-là de sa division, il avait l'impression que « tout allait bien » : Renji et lui étaient heureux, il se sentait prêt à faire face à Aizen, Yoruichi et Rukia allaient bien...
Tout en souriant – intérieurement, bien sûr – au souvenir de la tête de Renji lors de son annonce officielle, il s'était installé tranquillement à son bureau, étalant devant lui les dossiers qu'il avait ramené. Alors qu'il pensait avoir terminé, l'heure du dîner approchant – et son estomac commençant à se rappeler silencieusement à lui –, son regard s'était posé sur un dossier à l'écart. Chemise bleue standard, sur lequel était collé un petit post-it « Urgent ! Capitaine Kuchiki uniquement». Sourcils froncés, il s'en saisit délicatement. « Rapport R402-7 / 5D ». Le froncement de ses sourcils s'accentua. « 5D », 5e Division. Cependant, l'administration n'ayant rien à voir avec ses histoires personnelles, il l'ouvrit. Lorsque ses yeux se posèrent sur ce qu'il contenait, il comprit.
C'était le dossier que Rikichi avait amené. Un domestique avait dû le déposer dans son bureau.
En reposant la seule et unique feuille que contenait la chemise, ses yeux se remplirent de larmes qu'il s'efforça de retenir.
Renji sortit de la Sixième Division tard ce soir-là. La nuit était tombée depuis longtemps déjà. Ses collègues, après un moment de stupeur générale, s'étaient jetés sur lui pour le presser de questions. Il n'avait bien entendu que révélé le strict nécessaire. « Oui, nous sommes ensemble », « Comment ça, qui est le dominant ? », « Non, nous ne... MAIS ÇA NE VOUS REGARDE PAS ! » étaient des phrases qui revenaient souvent.
Yoruichi passa la porte de la chambre de Byakuya, une légère anxiété lui nouant la gorge. Son jeune protégé était assis au pied de son lit, fraîchement refait. Sans un mot, elle s'assit à côté de lui.
Je n'accepterais pas.
De quoi ?
Il lui tendit la feuille, prise dans le « dossier » laissé par Rikichi. Elle lut silencieusement, avant de relever la tête, essayant de plonger son regard dans celui de l'homme à ses côtés. Il gardait cependant les yeux baissés, emplis de larmes.
Qu'est-ce que tu vas faire ?
Je ne sais pas. Éloigner Renji, pour commencer.
Ça va te retomber dessus.
Je sais.
Byakuya...
Il se leva, coupant court aux protestations. Les larmes qu'il contenait avaient disparues. Il fallait que cela cesse, quand bien même il devrait en subir les conséquences. Cependant, si Renji était impliqué, il savait qu'il serait incapable de garder son sang-froid. Il inspira profondément. Il s'apprêtait à sortir quand la porte fut violemment ouverte par un Renji qui venait visiblement de courir. Comment avait-il pu ne pas l'entendre arriver ?
Byakuya !
Renji hésita un instant, remarquant la présence de Yoruichi, avant de se pencher légèrement pour déposer un baiser du bout des lèvres sur celles de son amant.
Sympa, de me laisser comme ça à la division !
Tu as quitté ton poste ?
Byakuya se tourna vers son lit, revenant s'asseoir, en profitant pour chasser le reste de tristesse de son regard avant que Renji ne le remarque.
J'ai tout laissé à Rikichi, il se démerdera. Il va finir par avoir une attaque, ce pauvre petit !
Renji s'avança ensuite pour saluer convenablement la demoiselle qui attendait toujours dans son coin. Il s'assit à genoux face à eux.
Tu n'aurais peut-être pas dû.
Tu n'es pas content de me voir ?
Si, bien sûr que si.
Byakuya tenta de lui offrir un maigre sourire pour prouver ses dires, mais Renji ne fut que peu convaincu – si ce n'est pas convaincu du tout.
Tu es sûr que ça va ? Tu ne risques pas d'avoir quelques problèmes... Avec ton clan ?
Pourquoi ? Intervint Yoruichi.
J'ai rendu notre relation officielle.
Shiouhin se tourna, surprise, vers son protégé.
Tu as … ?
Il se contenta de fermer les yeux, réponse silencieuse et affirmative. Un fin sourire se dessina sur les lèvres de la femme-chat.
Je ne pensais pas que tu en serais capable.
Je pense que tout le monde a été surpris... Même moi. Je me débrouillerai avec le Clan, et j'achèverai de convaincre la division si nécessaire. Je ne permettrai pas qu'on nous manque de respect.
Byakuya rouvrit les yeux en prononçant ses mots, pour que son regard tombe sur un Renji visiblement mal à l'aise, mais soulagé de ses paroles. De plus, si ce dernier se doutait des affinités qui se montraient entre son amant et Yoruichi, il n'était pas pour autant décontracté en sa présence.
Vous voulez que je vous laisse, peut-être ? Insinua Shiouhin avec un sourire mesquin.
Oh, ne vous inquiétez pas, Yoruichi-san ! Fit Renji en riant nerveusement. Je crois plutôt que c'est moi qui vais vous laisser. Je passais juste dire à Byakuya que... Que, heu... Que c'est... Voilà. Bonne soirée, ajouta-t-il nerveusement en adressant un signe de main rapide aux deux autres.
Avec un soupir mi-dépité, mi-amusé, Byakuya se leva, le retint par le bras et le tira à lui. Ses lèvres se posèrent délicatement sur les siennes, partageant leur douce chaleur avec le lieutenant.
Aussi rouge que ses cheveux, mais heureux, Renji quitta la pièce.
Un léger silence plana un instant au-dessus des deux amis restés ensemble.
Renji doit être protégé.
Yoruichi se tourna vers Byakuya.
Je m'en occupe. Ne t'approche pas d'Ai-
J'accepterai.
Byakuya !
La jeune femme se leva, choquée.
C'est hors de question ! Je veillerai sur Renji, mais tu-
Peu de gens sont mieux placés que moi pour savoir à quel point tu es puissante, Yoruichi. Cependant, tu n'es pas en mesure de le battre. Même à nous deux, nous ne pourrions pas. Je... Je ne connaît pas l'étendue réelle de sa puissance, et je crois bien que personne au Seireitei ne s'en doute. Il serait capable d'anéantir la Soul Society.
Tu ne peux accepter ça !
Je protégerai Renji, quel qu'en soit le moyen.
Byakuya... Je me doute qu'il ne comprendrait pas, mais si tu rompais avec Renji ? Aizen n'aurait plus aucune raison de s'en prendre à lui.
Il se douterait de la supercherie, et cela blesserait Renji. Et... Je... Je sais que j'en serais incapable.
Yoruichi poussa un long soupir en le voyant enfouir son visage entre ses mains. Elle s'assit à côté de lui et passa un bras autour de ses épaules.
Tu l'aimes tant que ça, ce petit ?
… Oui.
Je ne veux pas que tu fasses ça.
Son visage réapparut, ses mains s'abaissèrent lentement.
Tu sais que tu ne pourras pas m'en empêcher.
Tu sais jusqu'où je suis prête à aller pour toi, Byakuya.
Son regard se leva vers elle. Il était déterminé et, malgré ses belles paroles, Shiouhin savait qu'il avait raison. Elle ne l'arrêterait pas.
Pars. S'il te plaît, Yoruichi, pars.
Byakuya...
Je veux être seul.
La femme-chat céda. Ses jambes se déplièrent gracieusement et, avec un dernier regard triste envers le capitaine qui l'ignora, elle quitta la pièce.
Une fois seul, Byakuya poussa un long soupir.
Il est tôt. Le matin est déjà là, mais le soleil n'est pas encore levé. Il lui reste quelques maigres heures avant d'aller à sa division.
Allongé dans son lit, sur le dos, la respiration calme, Byakuya laisse échapper les larmes qu'il a tant cherché à retenir depuis la veille. Elles coulent lentement sur ses joues, tâchant son oreiller d'auréoles sombres et humides, prémices de son désespoir à venir.
Alors que l'aube pointe à peine son nez, il est prêt. Seule la pensée qu'il fait ça pour Renji lui a permis de quitter son lit et de se préparer. Avant de quitter la pièce, il jette néanmoins un dernier regard sur la note manuscrite, suivie des lieu et date du rendez-vous. Il sort, plus déterminé que jamais.
« Je te propose un marché, que tu es en droit de refuser.
Offre-moi ton corps, sans condition ni protestation, à chaque fois que je te le demande. Fais tout ce que je te dis, et Renji aura la vie sauve.
Refuse, et il mourra.
S.A. - »
