Disclaimer : Tite Kubo owns Bleach

Pairing : Shinji Hirako et Sosuke Aizen

Mots : 470

Setting : Même setting que le précédent, avec Aizen prisonnier de la Cinquième Division et condamné à la paperasse. Comique de situation, notre pauvre Aizen n'a que des souvenirs très fragmentaires du siècle écoulé à comploter contre Soul Society. Warnings : gentil!Aizen, OOC, bêtise, Shinji.

Prompt : restless

Qu'est-ce qui passe par la tête de Retsu ?

Toujours la même question, soir après soir. Qu'est-ce qui avait bien pu passer par la tête de la capitaine de la Quatrième Division ? Pour un peu, il se serait demandé si elle ne tentait pas de jouer les marieuses. Ce qui n'était pas vraiment une idée lumineuse.

Non mais vraiment, elle est gentille, mais il y a des jours où...

Bien sûr, il ne s'autorisait ce genre de remarques que maintenant, et uniquement en pensée, certainement pas en face d'elle. Pas s'il voulait garder la tête sur les épaules. Mais quand même... Comment en était-elle arrivée à cette idée ? Il n'avait pourtant pas tari de jurons à l'égard de Sosuke, tout le temps qu'il avait passé à la Quatrième Division, et personne n'était censé ignorer ses sentiments sur la question. Alors qu'est-ce qui avait bien pu pousser une femme avisée et intelligente comme le capitaine Unohana à confier le traître Sosuke Aizen, fraîchement remis de ses blessures, et ayant oublié quasiment tout ce qui s'était passé durant le dernier siècle, à celui qu'il avait trahi, transformé en Hollow, et accessoirement dont il avait brisé le coeur ?

Shinji ne s'était pas privé de montrer à quel point la situation lui déplaisait. Grognements, injures, protestations, moqueries, traînage sur son canapé, délégation de tout son travail à son esclave... Aizen n'avait rien dit, il s'était contenté de subir sa mauvaise humeur, avec une passivité qui n'avait fait que l'enrager encore plus. A croire que rien ne pouvait atteindre monsieur le parfait lieutenant / esclave...

Nouveau grognement, nouveau bruit de tissu froissé. Shinji jeta un oeil sur le côté. Parce qu'en plus, son prisonnier devait dormir dans sa chambre, parce qu'il fallait le surveiller tout le temps. Le beau visage de Sosuke était crispé dans une expression angoissée qui lui était devenue familière. Parce que s'il était amnésique, ses souvenirs lui revenaient souvent la nuit sous forme d'atroces cauchemars qui finissaient toujours par le réveiller en sursaut. Et c'était alors à Shinji de venir l'assurer que tout allait bien, et de lui administrer quelques mots de consolation. Au début, c'était plus une corvée qu'autre chose, mais petit à petit, s'arracher à son lit (dans le plus simple appareil, il aimait son confort pour dormir) pour se traîner jusqu'au futon, passer la main dans les jolies boucles brunes, et rassurer celui qui était responsable de ses malheurs. Peut-être parce que c'était le seul moment où la carapace impeccable de Sosuke se fissurait, et qu'il se montrait enfin humain. Atteignable. Vivant. Qu'il devenait le Sosuke qu'il avait connu, même si celui-ci n'avait en fin de compte jamais vraiment existé.

Non vraiment, il ne savait pas ce qui état passé par la tête de Retsu. Mais il faudrait qu'il trouve un moyen de la remercier...


Bravo pour avoir tenu jusque là ! More fluff bientôt !