Disclaimer : en une heure, je n'ai pas acheté les droits de Bleach, hélas

Pairing : Shinji Hirako x Sosuke Aizen

Total : 898 mots (OMG)

Setting : toujours gentil!Aizen post-guerre

Warning : bla bla de Shinji POV

Prompt : Denial

Avoir son ancien lieutenant avec lui en permanence, dans son bureau, ce n'était vraiment pas comme ce qu'il avait imaginé. Au départ, fort de sa haine envers celui qui l'avait changé en hollow, il s'était imaginé lui faire vivre un véritable enfer, le provoquant, lui rejetant toute sa rancoeur au visage, jour après jour, lui faisant payer tout ce qu'il avait fait. Oh, comme cette vengeance allait être agréable... Il s'en frottait les mains d'avance.

Et puis il s'était retrouvé en face de Sosuke. Un Sosuke qui avait retrouvé ses lunettes de crétin et sa coupe en boucles brunes, en uniforme tout à fait classique. Il ne manquait que le badge de lieutenant, mais personne ne pourrait même l'arracher des doigts d'Hiyori raidis par la mort. Un vrai vice-capitaine, parfait jusqu'au bout des ongles. Le Sosuke qu'il avait connu avant la trahison, le Sosuke qu'il avait aimé. Bien sûr, ça pouvait être un nouveau tour, une nouvelle illusion. Même sans son foutu sabre surpuissant, il était parfaitement capable de faire tomber n'importe qui sous son charme. Son foutu charme. Mais non, il avait l'air sincère, et honnêtement destabilisé. Perdu et... non, pas adorable. Il ne pouvait pas l'appeler adorable. Pas cet idiot qui lui avait ruiné la vie, qui avait failli le tuer, qui avait failli tous les tuer, juste pour le pouvoir. Il avait l'intention de l'en faire baver, et c'est ce qui allat se passer.

Et il l'en avait fait baver. Moins que prévu, bien sûr, il ne l'avait pas touché malgré l'envie qu'il avait d'en faire un steak tartare à grands coups de Sakanade. Il n'avait même pas utilisé les pouvoirs de son shikai pour lui jouer l'une ou l'autre petite farce (Szayel n'avait pas eu cette chance). Il s'était contenté de l'installer à un (petit) bureau, avec comme mission de remplir toute la paperasse qu'il entasserait dessus (et il y en avait suffisamment pour construire un Seireitei miniature), il avait accroché un panneau "esclave de la Division" au-dessus de lui, mis du jazz qu'il détestait, fait toutes les allusions possibles à qui avait été responsable de la hollowification de qui, assomé avec ses bêtises, il s'était installé sur le bureau pour espionner ce qu'il faisait, l'avait appelé "Butterflaizen" un godzillion de fois, l'avait obligé à sortir avec un écritoire portatif pour continuer de travailler pendant qu'il allait terroriser les recrues, avait laissé Hiyori le corriger avec la Savate de la Justice, et de manière générale, avait rendu ses journées difficiles.

Ses nuits, c'était une autre paire de manches. Elles étaient agitées et peuplées de cauchemars qui le réveillaient en hurlant, qui les réveillaient tous les deux. Et il était alors obligé de sortir de son lit, de ramper jusqu'au futon étalé par terre, et de tenter de le réconforter avec des mots maladroits à moitié intelligibles parce qu'endormi. C'était dans des moments pareils, quand Sosuke était aussi perdu, aussi vulnérable, qu'il sentait qu'il ne le détestait plus autant. Ou alors, peut-être qu'il avait juste un peu pitié de lui, il ne savait pas trop.

Et puis... et puis, il ne savait pas trop. Peut-être que ses sentiments de haine ne pouvaient pas tenir la distance. Il le détestait, pourtant, il en était absolument sûr. Après tout, il avait ruiné toute sa vie. C'était un traître, un manipulateur, un monstre. Et pourtant... voilà qu'il se surprenait à faire des choses gentilles (enfin, gentilles d'un point de vue shinjesque). Comme de lui servir automatiquement un gobelet de thé quand il en préparait, ou qu'il empêchait Hiyori de lui remodeler la boîte crânienne avec sa savate, ou encore qu'il ne passait plus son temps à se moquer de lui quand il venait s'asseoir à son bureau, mais il discutait avec lui comme avec une personne normale. Il aimait passer du temps avec lui, surtout la nuit, quand il venait se glisser contre lui pour le consoler. Il avait envie de lui ébourriffer les cheveux, d'enlever ses lunettes comme il le faisait avant, de voir son sourire poli et interrogatif. De l'emmener sur la terrasse pour passer des moments à ne rien faire. De reprendre les vieilles habitudes.

Ca en devenait... presque effrayant. Hiyori, Rose et Kensei lui lançaient des regards amusés et il en était parfaitement conscient. Lui-même se serait bien mis des gifles, ou des coups de savate d'Hiyori. Il commençait à... s'attendrir envers Aizen, et ça n'était pas croyable. Enfin ! Sosuke Aizen, le maître de Hueco Mundo, traître de Soul Society, qui aurait dû passer vingt mille ans en prison ! Peut-être qu'il pouvait éventuellement arrêter de trop le détester, peut-être même se faire à sa compagnie, mais de là à vouloir retourner "au bon vieux temps" ! Il n'avait jamais existé, d'ailleurs, le bon vieux temps ! Aizen avait manipulé tout le monde, lui y compris, en jouant le rôle d'un gentil lieutenant sans problèmes, et il lui avait fait croire à toute une relation. Aizen était trompeur, et il n'allait pas se laisser prendre, certes non ! Il n'allait pas retomber amoureux d'un crétin pareil. Ce n'était pas possible, vraiment pas, il en était sûr. Vraiment sûr. C'était une résolution qu'il était sûr de tenir. Du moins... Jusqu'au prochain cauchemar de Sosuke, où il retournerait le prendre dans ses bras pour le réconforter. Ca ne voulait pas dire qu'il l'aimait, bien sûr. Juste... peut-être qu'il ne le détestait plus autant. Sans plus.


Et voilà le troisième denial ! OMG, c'est du Shinji POV !

Je sais bien que Hiyori n'est pas lieutenante de la Cinquième, mais ça avait été décidé avant les nouveaux chapitres de Bleach et qu'on savait pas que Momo était lieutenante. Hiyori vice-capitaine !

Une allusion à Szayel ! Avec ma partenaire de crime, on avait décidé que les espadas seraient ramenés à la vie par la magie des Shunshun Rikka ou de l'amour, ou un truc du genre, et qu'ils mettraient le bordel un peu partout. Dont Szayel, parce que quand on s'appelle la Concubine lubrique...

J'aime gentil!Aizen.