vava: Merci de dire que ça a l'air bien. Voilà la suite.

Guest: En effet et ça commence...vraiment au tout début, hein?

Bonne lecture.

Chapitre 1.

Une Décision Jouant sur la Destinée.

14 décembre 1875, la neige tombait follement à gros flocons dans le comté de Phantomhive. Vincent la regardait tomber, anxieux à l'idée de ce qui résulterait de l'accouchement de son épouse.

Pas un bruit ne résonnait dans le manoir hormis les cris de Rachel. Les seules lumières provenaient de feux de foyers et de quelques chandelles brûlant dans leurs bougeoirs. La comtesse se forçait à faire sortir son enfant. La première soubrette qu'on appelait grand-mère Emma tentait de venir en aide à sa maîtresse.

Plusieurs heures s'écoulèrent avant que l'enfant ne naisse enfin. Vincent n'avait pas bougé de sa fenêtre depuis les premières contractions. Il fit un premier mouvement au premier cri de son enfant. Un sourire illumina son visage à ce son…Il était père.

Il se mit alors à courir à toute jambe jusqu'à la chambre où Rachel reprenait son souffle sur le grand lit à baldaquin et où grand-mère berçait le nouveau-né. Ce fut vers elle qu'il se tourna.

- Un garçon!? Oh pitié, dis-moi que c'est un garçon!

Mais grand-mère secoua la tête de négation.

- Oh non! Ce n'est pas possible! Tu plaisante?!

- Non maître, je ne plaisante pas. C'est une merveilleuse petite fille.

En effet, dans les bras de grand-mère, emmitouflée dans des couvertures chaudes de laine finement brodée, gazouillait une splendide fillette aux boucles aussi caramel que Vincent, aux yeux comme deux émeraudes, tels ceux de Rachel, à la peau blanche comme la neige et aux lèvres roses comme ces fleurs portant le même nom. Elle rayonnait de beauté. C'était un enfant des anges. Elle était comme un rayon de soleil illuminant la noirceur de cette froide nuit de décembre.

Le comte eut l'air épouvanté et horrifié, voire presque furieux. Son visage s'assombrit aussitôt et le peu d'espoir qu'on aurait pu y desceller s'évapora.

- C'est horrible. Quelle misère. Et dire que ces deux infâmes ont jurés la perte de ma première fille. Par la seule faute du destin, mon enfant est condamnée d'avance.

- Oh non…sanglota Rachel sur le lit…Ma fille…mon enfant…

Vincent serra des poings et marcha vers la porte à la recherche d'un verre de vin. Il en avait bien besoin en ce moment…Mais à mi-chemin, il s'arrêta net et releva la tête. Un sourire d'espérance se dessina sur ses lèvres.

Il se tourna brusquement vers grand-mère et lui arracha le couffin des bras.

- Mais maître, s'écria la vieille dame. Que comptez-vous faire d'elle?!

Toutefois, Vincent l'ignora et souleva le bébé haut en l'air, à la lumière des chandelles du lustre. La petite se mit à geindre aux mouvements brusques de son père.

- Peu importe comment la nature t'a faite, s'exclama-t-il…moi je dis que tu es un garçon!

Sa femme et sa soubrette eurent l'air épouvantées, comme si la fillette venait de mourir d'un coup. Comme si sa toute jeune vie venait de lui être enlever.

- J'ai décidé que dorénavant tu t'appelleras Ciel et que tu serais mon fils.