vava: Retiens pas trop ton souffle, tu vas virer mauve.

Guest: Fais attention de pas défoncer le plafond. Ça peut faire mal. Quoique je devrais as parler. Je me frappe bin la tête contre ma porte de casier. Je sais pas pourquoi, ça fait toujours rire ma meilleure amie.

Enfin, bref. Bonne lecture.

P-S: comme on est en pleine période d'examen de fin de session, le tempo de publication va diminuer. Dsl.

Chapitre 2.

La Nouvelle.

14 années étaient passées depuis la naissance de Ciel. Sa mère Rachel avait été si choquée à l'entente du choix de son mari d'élever sa fille comme un garçon. Mais elle comprit qu'ils n'avaient guère le choix. Le comte de Brienne et le duc de Ramsay en avaient après Ciel et s'ils apprenaient qu'elle était une fille, ses parents risqueraient de la perdre définitivement. Rachel dû se résigner.

C'est ainsi que Ciel dû abandonner sa jeunesse et se conformer à l'apprentissage des arts masculins sous la tutelle de son père. Cependant, elle ne fut pas seule. Un jeune garçon du nom de Sébastian Michaelis l'accompagnait dans son cheminement. Il s'avérait être le petit-fils de grand-mère Emma. Ses parents étaient tous les deux morts mystérieusement et se fut sa grand-mère qui l'éleva. Il était grand pour son âge, avait de courts cheveux noirs, des yeux rouges comme les flammes de l'enfer et un sourire charmeur. Lui et Ciel furent éduqués ensemble à la pratique de l'escrime, de l'équitation et à toute sorte d'autres usages. Ils étaient absolument inséparables. Grand-mère et Vincent devaient souvent les éloigner l'un de l'autre pour arrêter leurs joutes à l'épée.

Mais Ciel ne perdit jamais totalement sa féminité. En grandissant, son abondante chevelure, qu'elle refusait de couper malgré les objections de Vincent, formaient une longue crinière de boucles châtaines caramel dans son dos, son front et ses épaules. Ses cils, d'un noir de jais, étaient d'une longueur étonnante, même pour une fille. Et les vêtements masculins ne cachaient en rien sa beauté qui s'accentuait avec le temps (Ainsi que ses formes) et elle portait les mêmes 3 paires de boucles d'oreille que son père. Rachel, qui rêvait de pouvoir l'habiller un jour d'une robe, tout comme grand-mère, ne pouvait que la regarder tristement s'entraîner chaque jour à l'art du combat et aux bonnes manières des gentilshommes avec Sébastian, malgré sa faible constitution. La seule chose qu'elle put faire pour féminiser un tant soit peu son enfant fut de l'initier à la musique et au chant. Ciel s'avéra une élève assidue et talentueuse.

Elle ne sortait aussi que très rarement. Son père lui avait dit que c'était pour des mesures de sécurité, mais Ciel prenait ça que pour de la surprotection. Ciel n'était autorisée à sortir que si elle portait un manteau ou une cape à col haut et un haut-de-forme.

Un jour, alors que Ciel et Sébastian s'exerçaient à l'épée dans la cour, grand-mère débarqua en s'écriant.

- Ho hé! Ma petite Ciel! Arrête-toi un instant!

Ciel para une attaque de Sébastian et lui cria.

- Sébastian! Stop!

Le jeune garçon s'exécuta alors et tous deux se tournèrent vers la vieille dame.

- Oui, qu'y-a-t'il grand-mère?, demanda Ciel.

- C'est ton père, Ciel. Il souhaite te voir dans son bureau immédiatement.

- Très bien…Sébastian, se sera tout pour aujourd'hui. Tu peux ranger les épées.

- Bien Ciel.

Elle lui remit son arme et suivi grand-mère jusqu'au bureau de Vincent. Celui-ci avait le nez plongé dans une lettre. Ciel, en entrant vit l'enveloppe qui l'avait contenue et aperçue de sceau de la Reine sur le cachet de cire.

- Vous m'avez demandé, père, dit-elle une fois en face du bureau.

- Hein?...Ah oui. Vous voilà Ciel. Asseyez-vous mon fils.

- Bien père.

Et elle s'assit sur le fauteuil devant le bureau.

- Alors père, de quoi voulez-vous m'entretenir?

Pour réponse, Vincent lui tendit la lettre qu'il lisait avant qu'elle n'arrive. Haussant un sourire, Ciel la prit et la lut.

…Et elle avait raison, elle provenait bel et bien de sa Majesté.

Mon cher comte,

Bien que je ne vous aie pas beaucoup donné d'ordre de mission durant les dernières 14 années pour vous permettre de vous occuper de votre enfant, je me dois de vous en donner aujourd'hui. Voyez-vous, mon cœur saigne à l'idée que des meurtriers courent les rues de Londres et tue les jeunes filles de la haute société. Les victimes que nous avons eues jusqu'à présent devaient avoir de 13 à 15 ans et ont disparues durant des soirées et des bals.

C'est pourquoi, cher Vincent, votre Reine, pour soulager sa grande peine, vous ordonne de localiser ces malfaiteurs et de les capturer pour qu'ils affrontent notre justice.

Bien à vous,

Sa majesté Victoria.

P-S. Très cher, j'aimerais que vous profitiez de cette mission pour inculquer la patte du Chat de la Reine à votre fils Ciel Rohan de Phantomhive dont vous m'avez fait tant l'éloge.

Bonne chance.

À la fin de sa lecture, Ciel encra ses yeux verts dans ceux bruns chocolat de son père. Celui-ci la regardait fixement, attendant une quelconque réaction. Mais Ciel demeurait impassible, c'était elle qui attendait une explication. Elle savait bien quel était le travail secret de son père, mais ce dernier lui avait fait comprendre qu'elle ne reprendrait la succession qu'à sa mort. Ciel s'en sentait insultée. C'était comme si Vincent ne lui fesait pas confiance ou qu'il la croyait trop faible. Ciel avait horreur de ça. Elle se demandait si son père consentirait à ce qu'elle l'accompagne cette fois-ci si c'était sous ordre de la Reine.

- Comme vous avez lu, mon fils, il en va de nous de capturer ces assassins à présent…Et oui, de nous, car vous m'accompagnerez afin d'apprendre les ficelles du Chat de la Reine.

- Comme il vous plaira, père, dit Ciel, masquant sa déception d'avoir eu besoin d'un ordre de son Altesse. Quelle est votre stratégie pour les appâter?

- J'ai pensé aller aux bals et aux soirées afin de les repérer. Le premier aura lieu demain soir. Veillez en informer Sébastian également. Il nous accompagnera.

- Il en sera fait selon votre souhait. Puis-je me retirer maintenant?

- Faîtes mon enfant. Faîtes.

Ciel s'inclina et sortit. En refermant la porte, elle tomba nez à nez avec Sébastian. Celui-ci n'affichait aucune émotion en dehors de son éternel sourire.

- Tu as tout entendu, pas vrai?, demanda Ciel.

- Oui. Je vais devoir vous suivre pour ta toute première mission.

- On ne peut considérer ça comme ma première mission puisqu'elle ne m'as pas été destinée.

- Tu as raison Ciel. Mais cette opportunité d'aller aux bals pourrait être envisagée comme tes débuts dans le grand monde.

- Mouais…

Elle n'ajouta rien et partit dans le couloir. Sébastian la suivit de quelques pas derrière, comme une ombre, comme à son habitude. Il voyait clairement ce qui la tourmentait. Il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert en un regard.

- Je vois…tu te sens offensée que ce soit un commandement de la Reine qui ait forcé ton père à t'entraîner dans cette chasse à l'assassins.

- On ne peut vraiment rien te cacher Sébastian?

Sébastian ne répondit que pas un sourire.

- J'ai beau être une fille répondant aux critères de sélection des victimes, je n'en suis pas pour autant faible et sans défenses. Tu ne peux pas savoir à quel point cela me met hors de moi, d'être sous-estimée. Me prend-t-il pour une fillette?!

Sébastian n'eut aucune repartie.