vava: Là, on retourne plus dans le vrai Black Butler. Bonne lecture.
Chapitre 4.
Visite au Pompes Funèbres.
Ciel était rentrée sans son père et Sébastian sur son cheval blanc. Elle galopait de fureur et arriva au manoir en moins de trois heures. Elle patienta en s'enfermant dans sa chambre, jouant au piano avec un verre de vin.
Ciel se rendit compte que son père et Sébastian étaient rentrés un peu moins de deux heures après elle. La porte se fut à peine refermée que Vincent l'appela d'en haut des escaliers. Indifférente, Ciel se leva de son piano et rejoignit Vincent à la première marche. Mais dès qu'elle s'arrêta devant lui, elle ne vit pas le coup arriver et elle se prit une gifle sur chaque joue. Au deuxième coup, elle perdit pieds et dégringola les marches.
- Ah! Ciel!, s'écria Sébastian d'en bas. Il s'empressa d'accourir pour la rattraper.
- Petit isolent!, rugit Vincent. J'espère que vous êtes fier de vous! Vous m'avez ridiculisé devant tous les autres!
- Veillez m'excusez, père, dit Ciel en se relevant, frottant son menton qui avait heurté une marche. Mais je crois que nous pouvons retrouver ces meurtriers sans autres sacrifices! Il y a eu suffisamment de parents qui pleurent leurs filles comme ça! Que se passerait-il si c'est votre propre fille qui disparaissait?!
Les derniers mots de Ciel clouèrent Vincent sur place. Le comte se dit que sa fille avait beaucoup plus de caractère qu'il le pensait, à voir son regard froid et sévère.
Ciel ne laissa pas son père ajouter un mot qu'elle sortit en courant de la demeure et alla aux écuries pour prendre son cheval qui avait eu le temps de se reposer et de se restaurer. À chaque fois que quelque chose la contrariait profondément, Ciel partait faire de longue excursion à cheval pour se calmer.
. . .
Le lendemain, Ciel, qui était beaucoup plus apaisée, accompagna Vincent en ville vers une boutique à l'aspect miteux et délabré. Avec Sébastian, elle se demandait bien ce qu'ils pouvaient bien faire ici.
- Père…où sommes-nous?
- Chez mon principal informateur, mon fils. Undertaker.
- Un croque-mort?
- Tout à fait, répondit Vincent en poussant les deux adolescents à l'intérieur comme si c'était la chose la plus normale.
Ils restèrent des plus surpris en découvrant l'intérieur sombre et insalubre de la boutique. L'état des lieus fesait entendre que personne n'était entré ici depuis longtemps…ou que la personne qui y vivait n'était pas forte sur le ménage.
- Undertaker!, appela Vincent. Undertaker, vous êtes là?!
- Euh monsieur, demanda Sébastian. Peut-on savoir qui est cet Undertaker dont vous parler?
- Ah! Et bien…comment dire…il s'agit de…
Il n'eut pas le de répondre qu'une ombre fondit sur les deux jeunes en poussant un grand cri. Instinctivement, ils empoignèrent leurs épées et les retournèrent contre l'éventuel danger.
- Doucement!, s'écria le comte. Doucement! Rengainez-moi ça! Il ne s'agit pas d'un ennemi! Il est là pour nous aider!
Ciel et Sébastian étaient encore septiques et ne les baissèrent qu'à moitié. L'ombre qui les avait sois-disamment attaqué était accrochée par les genoux au lustres noir de crasse au plafond et ricanait bêtement comme un attardé mental. Ciel se demandait si son père ne se moquait pas d'elle encore. Cet individu semblait complètement timbré.
- Hé! Hé! Hé! Comte! Que m'amenez-vous là? Deux gamins vites sur le couteau.
- Undertaker, toujours un plaisir. Et si vous descendiez de là maintenant?
L'homme répondant au nom d'Undertaker rit une dernière fois et sauta de son candélabre, se plantant devant les deux adolescents, les fixant des yeux.
- Mmmh…je suppose que le petit là, est votre «fils».
Ciel se força ne contenir son énervement. Elle avait horreur qu'on la qualifie de petit et qu'on lui rappelle sa petite taille.
- En effet. Voici Ciel et Sébastian. Mais je ne suis pas venu pour ça. Je suis…
- Ça va! Je sais bien pourquoi comte…Pour les jeunes filles tuées, c'est ça?
- Parfaitement. Que savez-vous à ce sujet?
Mais Undertaker ne fit que se racler la gorge faussement.
- Ah oui…les garçons, attendez-moi dehors. Vous ne rentrerez que quand je vous le dirai.
Ciel et Sébastian s'échangèrent un regard, mais n'obstinèrent pas. Ils savaient que ça ne valait pas la peine.
Ils n'eurent qu'à attendre qu'un instant dehors. Le signal qu'ils pouvaient rentré de nouveau se fit par le tremblement de rires de toute la baraque et la chute de l'enseigne au-dessus de la porte. Deux gouttes géantes apparurent derrière leurs têtes puis ils rejoignirent les deux hommes.
À l'intérieur, le croque-mort était avachi sur le contoir tandis que le comte remettait ses gants comme si rien n'était.
- Bon alors Undertaker. Consentez-vous à tout me révéler?
- Bien sûr, bien sûr…haleta-t-il en s'asseyant plus convenablement…Comme vous savez, les trois-quarts des jeunes filles âgées de 13 à 15 ans retrouvées mortes sur le pas de leur demeure avaient un trou sanguinolent à l'emplacement de l'utérus…à croire qu'on voulait les empêcher par tous les moyens de procréer. Et toutes étaient ne familles de comtes. Les quelques témoins qui ont été présents et qui ont survécus ont dit que les coupables étaient au nombre de deux. Et l'un d'eux s'était écrié pour l'une des dernières victimes: «Maintenant, se sera nous les nouveaux favoris de la Reine!»…Étrange, n'est-ce pas?
Vincent avait blanchi à la citation de son vieil ami. À sa connaissance, deux personnes seulement pouvaient crier de telles choses…
- Je vais à présent vous montrer la dernière cliente que j'ai reçue.
Il souleva le couvercle d'un des cercueils trônant dans la pièce et les trois visiteurs se penchèrent dessus. Ciel eut toutes les peines du monde à se retenir de vomir.
Le corps de la pauvre Adèle de Polignac, la fille qu'on avait identifiée comme la disparue était très endommagé. La peau avait viré au grisâtre et sa joli robe orange était déchirée et tâchée de sang par l'ouverture béante et mal faite sur son estomac. Ciel dû même se mettre une main sur la bouche et se détourner pour éviter de gerber.
- Il semblerait que votre fils, comte, supporte mal la vue de cadavres mal amanché.
Sébastian jeta un regard à Ciel qui s'était accotée contre un mur et prenait de grandes respirations pour se relaxer. Puis il regarda le comte qui passait son regard du cadavre à Ciel…comme s'il craignait que la même chose lui arrive.
- Bien…nous allons prendre congé. Merci pour vos informations Undertaker.
Et Vincent tourna les talons en prenant Ciel par l'épaule. Sébastian allait les suivre, mais Undertaker l'arrêta par le bras. Il se pencha sur lui et lui dit avec sérieux (Étonnant venant de lui).
- Fais bien attention et garde un œil sur le jeune baron…je sens comme un soleil suivi d'un nuage orageux sur vous deux.
