vava: voilà la suite juste pour toi. Bonne lecture.

Chapitre 6.

Charlie de Noailles.

La première chose que fit Ciel le lendemain de l'accident fut de visiter chaque personne ayant été aux soirées ou on avait remarqué la absence d'une jeune fille. Heureusement, la plupart d'entre eux étaient allés à plusieurs fêtes et Ciel n'eut pas à les visiter plusieurs fois.

Elle fit ensuite un recensement des dernières filles de comtes âgées de 13 à 15 ans et d'envoyer un ou deux agents de Scotland Yard dont la Reine avait laissé à disposition le commandement aux Phantomhive assurer leur sécurité chez elles. Avant le commencement des meurtres, on en comptait au moins un peu plus d'une centaine. Elles n'étaient plus qu'une trentaine.

Cependant, l'une d'entre-elles, Charlie de Noailles refusa tout net d'être protégée par les agents de police et supplia Ciel de la garder auprès d'elle. Charlie l'avait imploré si obstinément que Ciel n'eut d'autres choix que de la faire venir chez elle pour ne plus entendre ses jérémiades. Il va s'en dire que celles qui devaient se contenter de policiers furent vertes de jalousie. Car, pour parler franchement, depuis le premier bal de Ciel, maintes demoiselles de la noblesse s'étaient entichées d'elle (Sans savoir que c'était une fille). Elle devint rapidement l'idole de la jeune noblesse.

Il fut alors convenu que Charlie et sa mère viendraient au manoir Phantomhive le lendemain à l'aurore, mais ne resterait que jusqu'à ce que les criminels ne soient arrêtés.

Charlie était aux anges. Elle n'avait pas eu la possibilité de revoir Ciel depuis leur premier bal qui datait de quelques semaines. Dès le premier regard, elle avait été conquise par son regard doux, son sourire ensorceleur, sa démarche élégante et son allure de prince et d'ange. Le contact de sa main sur sa taille pendant la danse lui avait laissé une sensation de chaleur. Juste après avoir mis un pied chez elle à la fin de la fête, elle avait révélé à sa mère qu'elle était totalement et irrévocablement amoureuse de Ciel.

Le jour du départ, Charlie ne dormit pas et passa son temps à ranger ses plus belles robes dans sa malle et à arranger sa toilette et le ruban dans sa chevelure pour être des plus parfaites.

Peu avant l'aube, sa femme de chambre qui devait aussi les accompagner la prévenu de l'arrivée de la calèche des Phantomhive. Charlie sourit de toutes ses dents et alla à sa fenêtre. En effet, Ciel sur son cheval blanc attendait près du fiacre que les trois femmes montent dedans. Mais elle était toujours accompagnée de son éternelle ombre, Sébastian Michaelis sur son cheval noir.

Elle courut jusqu'au dehors et s'approcha de Ciel, les mains croisées sur la poitrine et les yeux brillants d'étoiles.

- Ciel! Comme je suis heureuse de vous revoir et de pouvoir venir chez vous. Il me tarde déjà de voir votre demeure.

- J'en suis fort aise, répondit Ciel en descendant de cheval, mais puis-je me permettre de vous rappeler que vous ne venez pas en visite, mais bien parce que votre vie est en danger.

Charlie fut bien déçue du ton froid de Ciel, mais elle fit comme rien et accepta la main qu'elle lui tendait pour monter dans la carriole tandis que les domestiques des Noailles chargeaient les trois malles dans un attelage rattaché au carrosse.

Sébastian se retint de laisser échapper un commentaire désobligeant et de mimer un vomissement devant les airs de sainte-nitouche et le ton mielleux de Charlie face à Ciel…SA Ciel.

Durant le trajet, Mme. de Noailles avait beau tenter de faire la conversation avec Charlie, mais celle-ci était totalement hypnotisée par Ciel qui chevauchait à côté dans la lumière du soleil levant. Ses rayons dorés fessaient refléter ses cheveux de reflets bronzes et roussâtres et fessaient briller ses yeux. Ciel était splendide, un véritable ange. Mme. de Noailles poussa un ricanement dans sa main.

- Je vous l'accorde ma fille, Ciel de Phantomhive est définitivement très éblouissant. Mais son ami n'est pas mal non plus.

Charlie tourna la tête et dévisagea Sébastian de l'autre côté, dans l'ombre. C'était vrai. Sébastian était magnifique aussi. Son visage viril et pâle contrastait parfaitement avec la noirceur de ses cheveux et le rouge de ses yeux. Dans son habit propre et son cheval sombre, il avait l'air d'un seigneur des ténèbres.

- Oui…pas mal.

Mais c'était Ciel qui l'intéressait vraiment. Elle trouvait qu'elle avait davantage de prestance que Sébastian. Elle la comparait à un jeune chevalier sortit tout droit d'un conte de fées. Charlie s'était souvent imaginer qu'elle était la princesse prisonnière de la haute tour de Raiponce et que Ciel débarquait du ciel pour venir la délivrer et l'emmener sur son cheval blanc.

- Nous devrions arriver bientôt, dit Ciel par la fenêtre du carrosse. Dans une heure au plus.

- Merci, dit Charlie. Je savais qu'avec vous, je ne risquerais rien…que je serais protégée.

Ciel inclina la tête et la détourna pour scruter l'horizon. Charlie haussa les sourcils de désappointement et soupira. Comme elle aurait aimé que Ciel lui accorde davantage d'attention et de gentillesse.