vava: Les choses se corsent de plus en plus. Voilà la suite. Bonne lecture.
Chapitre 11.
Indices et Deuxième Révélation.
Personne ne prononça un mot durant de longues minutes qui parurent interminables à Sébastian et Charlie. Le jeune homme tendit une main vers Ciel, mais celle-ci la repoussa violemment et s'écria.
- Partez! Partez tous! Allez-vous-en!
Sébastian savait qu'il était inutile d'argumenter et entraîna Charlie avec lui à l'extérieur de la chambre pour laisser Ciel se recueillir.
Elle n'en sortit qu'une demi-heure plus tard, comprimant un papier dans son poing. Elle avait des traces de larmes sur le visage et ses yeux avaient rougis. Elle dévisagea Sébastian et dit d'un ton sévère.
- Viens Sébastian…Dorénavant…cette affaire est une affaire personnelle. J'ai à présent tous les éléments en main pour capturer ces criminels et leur faire payer
. . .
Flash-Back.
Ciel suivit Sébastian dans un salon peu utilisé et vit le bouquet enfermé sous une cloche de verre. Bien qu'on l'ait prévenu qu'il avait été arrosé, Ciel prit tout de même la précaution de mettre des gants et de s'attacher son mouchoir autour du visage.
Elle souleva la cloche et prit le bouquet en main. Mais dès qu'elle le leva à hauteur du visage, quelque chose en tomba par terre. Il s'agissait un rectangle de papier détrempé par l'eau, mais dont l'encre n'avait pas trop coulé.
Ciel reposa le bouquet et le ramassa pour le lire à la lumière des bougies. Le message dessus était écrit d'une calligraphie raffiné digne d'un noble.
Adieu. Bon séjour en Enfer.
Ciel fut estomaquée par ce mot. Elle devina pour qui le bouquet était adressé. Si sa mère l'avait trouvé, ce n'était que par hasard. Initialement, elle était sûre que Charlie aurait dû l'obtenir, elle aurait été la victime. Par conséquent, Rachel avait sauvé la vie de Charlie.
Étrangement, Ciel n'avait pas peur. Ses membres ne tremblaient pas…Et elle ignorait pourquoi. N'importe qui en lisant ça se serait évanouit de terreur…mais pas elle. La seule idée de venger sa mère en retrouvant les coupables la fesait bouillir d'excitation.
Fin Flash-Back
Ciel desserra le poing et montra à Sébastian le papier qu'elle tenait à la main. C'était une feuille de papier froissée recouverte d'écriture.
- Lis ça, dit-elle.
Sébastian prit le papier et reconnu l'écriture de Vincent Phantomhive.
Ma très chère Ciel,
J'avais déjà l'impression que je ne verrai pas la fin de cette affaire. Mais maintenant que je ne suis plus, je vais pouvoir tout vous avouer.
Je sais qui est à l'origine de cette orgie de meurtres. Il s'agit du comte de Brienne et du duc de Ramsay. Depuis toujours, ils n'ont cessé de vouloir ma perte car j'étais le préféré de la Reine Victoria et qu'ils n'ont jamais pu obtenir ses faveurs. Ils se sont alors jurés de tuer mon premier enfant s'il s'avérait être une fille. Le destin n'a pas été très favorable pour vous, ma fille. J'ai donc dû vous élever comme un garçon afin de vous mettre en sûreté. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop.
Mais vous devez savoir ça aussi, votre mère et moi, jamais nous n'avons cessé de vous aimer. Vous étiez ce que nous chérissions de plus au monde.
Dorénavant, vous êtes le chef de la famille et en ce nom, stoppez définitivement Brienne et Ramsay.
Je pars retrouver votre mère le cœur en paix.
Votre père qui vous aime.
Vincent Phantomhive.
Sébastian releva la tête après avoir fini de lire pour voir Ciel lui tendre une seconde enveloppe marquée de «Pour Sébastian Michaelis» encore cachetée.
- Celle-là est pour toi, dit Ciel. Je ne l'ai pas lu puisqu'elle t'est adressée…Venez mademoiselle de Noailles, nous l'attendrons dans le fiacre.
Charlie hocha la tête, silencieuse, et accompagna de près Ciel. Sébastian les suivit du regard et attendit qu'elles aient quitté son champ de vision avant d'ouvrir la missive. Elle comportait la même écriture que celle de Ciel.
Cher Sébastian,
Ciel t'as sûrement mis au courant maintenant. C'est elle la maîtresse de Phantomhive. Ce qui fait que tu es sous ses ordres directement…non pas tout à fait. Je te taquine. C'est sans doutes ce que tu t'ais dit il y a un instant. Mais je vais te dire quelque chose…je sais. Je sais que tu aimes ma fille. N'essaie pas de nier. J'ai parfaitement remarqué les regards que tu lui jettes, la façon que tu as de la protéger et de tout faire pour la rendre heureuse…et surprennamment, ça fonctionne. Voilà pourquoi aujourd'hui, si moi je dois mourir, que toi tu vives. Je te cède ma Ciel. Je te la confie et te la donne…
Sébastian écarquilla les yeux comme des bols à soupes aux derniers mots qu'ils avaient lus. Il secoua la tête pour vérifier s'il était réveillé et les relut plusieurs fois pour être sûre qu'ils étaient réels.
…Je suppose que tu te demandes si je ne me moque pas de toi…Et bien non. Tu es libre d'aimer Ciel et si elle, elle t'aime, vous avez ma bénédiction. Car je sais qu'elle sera heureuse avec toi. Vous avez toujours été si proches.
Pour finir, je compte sur toi pour protéger ma fille bien-aimée et veiller sur elle continuellement.
De celui qui t'a toujours considérer comme un fils,
Vincent Phantomhive.
Sébastian colla la feuille contre sa poitrine et baissa la tête pour que personne ne puisse voir ses larmes de bonheur. Il n'avait jamais pensé qu'il obtiendrait l'approbation du comte pour aimer Ciel.
- Merci infiniment, M. le comte…moi aussi je vous aie toujours estimé comme un père…n'aillez crainte, je veillerai sur elle au péril de ma vie.
