vava: Dans ce cas, j'espère que la suite sera aussi intéressante. Bonne lecture.

Chapitre 14.

Hans Axel de Fersen.

Sébastian chevauchait toujours pour le manoir. Les larmes menaçaient de déborder.

- Mais que m'arrive-t-il, bon sang?! Quels sont ces étranges sentiments qui me rongent? C'est comme si une porte venait de s'ouvrir dans mon cœur…AAAAHHhh! Ciel! Comme il est merveilleux et dur de t'aimer! Tu séduis le cœur de tous ceux qui te voient. Et je suis à mon grand drame, une de ces malheureuses victimes.

. . .

Ciel et Axel sortirent de la salle de bal et s'arrêtèrent dans un endroit paisible pour parler.

- Oh Ciel, dit Axel. C'est une joie pour moi de vous revoir. Il me languissait de retrouver votre si beau visage. Vous vous embellissez à chacune de nos rencontres.

- Je vous en prie, Axel. Épargnez-moi les compliments. Vous par contre, vous n'avez pas changé. Vous êtes toujours aussi gentilhomme.

Axel sourit en baissant les yeux. Certains points étaient demeurés les mêmes chez sa bonne amie. Elle n'avait jamais eu la langue dans sa poche.

- Je vous remercie. Mais permettez-moi de vous dire que cette toute première robe vous va à ravir et que mon cœur pleure à l'idée du malheureux décès de vos parents. Ils étaient si bons pour moi.

- Merci de votre considération…mais dîtes-moi…est-ce que vous avez vraiment l'intention de…je veux dire…

Axel sourit encore, s'agenouilla devant la jeune femme, lui prit la main et la baisa. Ciel rougit et détourna la tête.

- Hpf!, pouffa le gentilhomme. Vous ne pouvez connaître mon bonheur de pouvoir vous demander votre main…depuis le temps que je le désirais…

Flash-Back.

Remontons 14 ans plus tôt. Hans Axel de Fersen 2ème du nom arrivait en Angleterre avec son jeune fils de 8 ans, Axel de Fersen 3ème. Celui-ci était excité à l'idée de découvrir un nouveau pays après la Suède et la France. Son père avait reçu une missive du gouvernement britannique lui indiquant qu'ils résideraient chez un comte très proche de la Reine Victoria.

Devant la demeure des Phantomhive, ils furent chaleureusement accueillis par le comte Vincent, sa femme Rachel et leur fils/fille Ciel. Dès que le jeune Axel vit cette enfant d'à peine 5 ans à l'air sérieux, il eut un tourbillon d'étoiles devant les yeux. Elle avait des cheveux ondulés et mi-longs châtains, de grands yeux verts et brillants et portait des vêtements de garçons. Une fois que leurs pères firent connaissance et furent rentrés avec Rachel, la jeune Ciel s'avança vers Axel et lui présenta une épée dans son fourreau.

- Et si nous croisions le fer pour mieux nous connaître, qu'en pensez-vous, Axel?, lui demanda-t-elle avec un beau sourire amical.

Axel lui rendit son sourire et attrapa l'épée qu'elle lui tendait. Elle était beaucoup plus douée qu'il ne l'avait imaginé.

Ciel et Axel devinrent rapidement de bons amis et prirent vite goût à leurs joutes ensemble. Axel fit aussi la connaissance de Sébastian qui se joignit à eux. Les trois devinrent inséparables, partant faire du cheval ensemble pendant de longues heures.

Un soir, alors que les parents Phantomhive s'occupaient dans leurs coins et que Sébastian prenait soin des chevaux à l'écurie, Axel écoutait derrière la porte Ciel jouant du piano dans un des salons. Il prit alors son père à part tandis qu'il passait par là et lui demanda avec l'innocence dû à son âge.

- Père, je voudrais savoir…Ciel, est-ce un ange? Comme de ceux qui s'occupe de mère au Paradis. (Notons au passage que la mère d'Axel est morte quand il avait 2 ans)

Son père fit un sourire triste, s'accroupit près de lui et lui dit.

- Peut-être…qui sait.

Axel, indécis de sa réponse, continua à côtoyer Ciel. Ses regards, ses sourires et ses mots contribuaient à accroître d'amitié, puis l'amour qu'il ressentait pour elle. Mais cette dernière semblait plus le considérer comme un ami qu'autre chose. Elle paraissait davantage plus proche de Sébastian que lui.

Un jour, alors qu'Axel avait 12 ans, Sébastian 10 et Ciel 9, le jeune Fersen dû rentrer de toute urgence en Suède pour veiller sur son père tombé malade. Il partit donc le cœur lourd de laisser Ciel derrière lui. Mais celle-ci lui fit comprendre en lui prenant la main que son devoir était de rester avec son père jusqu'à sa guérison. Axel avec rougit au contact de la main de son amie dans la sienne, mais il devait s'avouer qu'elle avait raison.

Le lendemain matin, il prit le premier bateau pour la Suède. Les Phantomhive, Sébastian et grand-mère vinrent lui dirent au revoir. Au moment où Axel allait monter sur le navire, Ciel le retint par l'épaule et l'embrassa sur la joue.

- Bonne chance. J'aspire à vous revoir, Axel.

Fin Flash-Back.

Et dix années s'écoulèrent avant qu'ils n'aient pu se retrouver. Suite à la mort de son père, Axel avait laissé les affaires de son père à son frère aîné Erik. Sa sœur aînée Lyra était déjà mariée et future-mère à ce moment-là. Libéré de toute obligation, il parcouru le monde.

Ce ne fut qu'à l'automne 1894 qu'il ne reprit des nouvelles des Phantomhive de sa tante Frances. En soit la mort des parents de Ciel et la situation de cette dernière. Son image revint dans sa tête et il sentit une chaleur inconnue de la Suède envahir son corps (Pour être franche, c'est pas chaud-chaud là-bas). La proposition que Frances l'avait ravi et s'était empressé de retourner en Angleterre…Ciel…sa femme. Il sourit chaleureusement à cette idée.

- Ciel…chuchota Axel à genoux, les mains de la jeune femme dans les siennes. Sachez que je ne suis intéressé ni par votre rang, ni par votre fortune. Je vous admire depuis si longtemps, depuis ce matin où mon père m'a présenté au vôtre. Je ne vous aie jamais vu en tant qu'homme, mais comme la plus merveilleuse des femmes…Me feriez-vous l'honneur de devenir mon épouse?