vava: si je l'avais fait survivre, la suite n'aurait eut plus aucun sens et n,aurait pas eut autant d'impact. Une vic, c'est comme les échecs, il faut parfois des sacrifices nécessaires. Celui de Sébastian était nécessaire. Ça ne fait pas mon plus grand plaisir,mais bon...mais qui dit que se sera fini...je ne t'en dis pas plus. Bonne lecture.

Chapitre 25.

Désespoir d'Amour.

Sébastian fut conduit à minuit (son moment préféré de la journée) dans une roseraie noir et fut enterré parmi la première neige de la saison, ses roses préférées et le ciel noir d'encre. Ciel ne pouvait se résoudre à quitter sa tombe…Elle resta là, hébétée de douleur, incapable du moindre geste.

Parmi les autres, Charlie, Axel, Frances, Bard et Finny ne disaient pas un mot non plus. Ils restaient près du feu en silence.

Charlie se leva alors soudainement.

- Mais où vas-tu?, lui demanda Axel.

- Il fait froid ce soir, murmura-t-elle, les yeux secs, taris de larmes. Ciel risque de geler si elle ne se couvre pas un peu.

Elle ramassa une cape de laine et quitta ses compagnons sous leurs regards peinés. Charlie les ignora et alla rejoindre Ciel, toujours assises près de la tombe de Sébastian et lui mit la cape sur les épaules.

- Tenez. À quoi servirait-il de prendre froid?

Ciel tourna la tête et dévisagea l'autre jeune femme.

- Pardonnez-moi si c'est une piètre consolation, mais dîtes-vous que Sébastian était heureux…Car il avait obtenu ce à quoi il tenait le plus, vous. Il avait beaucoup de chance…

Charlie n'ajouta rien et partit, la laissant seule. Ciel la regarda partir, le visage neutre. Dès l'instant où elle sortit de son champ de vision, Ciel poussa un hurlement d'accablement et se mise à courir à travers les rues de la ville, se fichant de la direction qu'elle prenait. Jamais elle n'avait été si malheureuse. C'était comme si tout le poids de la terre lui écrasait le cœur pour le réduire à néant…à rien.

Quand elle bifurqua dans une rue, elle tomba sur une unité de trois hommes ennemis.

- Mais-! C'est le comte de Phantomhive! Celui qu'on recherche!

Ils pointèrent instantanément leurs fusils sur elle. Le visage sévère, Ciel dégaina son épée. Un premier fonça vers elle qui l'esquiva, puis le suivant et le dernier.

- Oh…regardez…comme son visage ruissèle de larmes.

Effectivement, Ciel recommençait de nouveau à pleurer. Elle se disait que rien ne pourrait plus lui rendre le sourire…Qu'elle était condamnée à pleurer son amour perdu jusqu'à la fin de ses jours. Puis soudainement, elle cria de tous ses poumons et se jeta sur ses adversaires.

Tout en attaquant et évitant les blessures, Ciel pataugeait dans ses pensées tristes.

- Mon Dieu…pourquoi m'enlèves-tu tous ceux que j'aime?...D'abord ma mère, puis mon père…et finalement Sébastian…Qui sera le suivant sur ta liste? Axel…Charlie…les Midford?...Oh Sébastian, pourquoi m'as-tu quitté? Si tu savais combien mon cœur saigne à présent que tu m'as abandonné.

Les trois soldats avaient presque peur du regard de fantôme errant. Ils avaient beau l'assaillir de tous les côtés, rien ne semblait pouvoir l'atteindre.

- Pourquoi a-t-il fallu que je reste si longtemps sourde aux appels de ton cœur? Mon amour…quand je pense aux si nombreuses années de bonheur que mon aveuglement nous a coûté. Sans toi près de moi, je n'ai plus de raison de vivre. Tu étais mon soleil, ma lune, mon ciel étoilé…une ombre qui veillait sur mes pas…Dieu, faut-il que la vie, nous écorche l'âme pour que l'on comprenne enfin ce qui en fait la beauté…Oh Sébastian, puisses-tu un jour me pardonner de mon idiotie et encore me serrer dans tes bras…si possible, dans un monde où tu seras mon roi et moi ta servante…mon amour, je t'aime…YAAAAAHHH!

Et d'un coup très précis, elle déchira la poitrine des trois hommes qui s'écroulèrent au sol. Ciel leva les yeux aux étoiles et dit.

- Sébastian…où que tu sois, saches que je n'ai plus qu'un seul souhait…te rejoindre à jamais et ne plus te quitter.

. . .

Le jour remontrait sa frimousse, annonçant une journée grise et morne et Ciel n'était toujours pas rentrée. Le reste des troupes les avait déjà rejointes entre-temps. Charlie et Axel commençaient à s'inquiéter.

- Je n'aime pas ça, Axel, dit Charlie. Où peut-elle être?

- Mmh…Partons à sa recherche. Le Prince Édouard conduira les bataillons au combat.

Charlie hocha la tête, prit le poignard que lui tendis Axel et s'en allèrent.

. . .

Ciel avait passé le reste de la nuit dans une ruelle sombre et s'était endormie contre un mur. Ce fut dans cette même position, mais éveillée et les yeux rougis au ciel que Charlie et Axel la retrouvèrent.

- Ciel, mais que faîtes-vous ici?, dit Axel. Les renégats se préparent à attaquer. Il faut que vous veniez. C'est aujourd'hui ou jamais qu'il faut en finir.

- Laissez-moi. Par pitié, laissez-moi…mais merci pour cette cape, Charlie.

Elle la retira et la lui tendis tout en retenant ses éternelles pleurs. Charlie la récupéra et la regarda tenter de ce contenir.

- Mes amis, savez-vous ce que je ressens…j'ai l'impression que mon cœur étouffe.

- Ciel, mon amie, chuchota Axel. Il n'y a que nous ici. Vous pouvez épancher vos sanglots.

Dès qu'Axel eut fini de parler, Ciel laissa tout déborder. Elle se jeta sur la poitrine d'Axel et pleura de tout son soul. Ses plaintes de tristesse résonnaient dans toute la ruelle. Ses amis demeuraient silencieux en lui caressant les cheveux.

Oh mon amour, plus jamais…plus jamais je ne reverrai ton sourire et n'entendrai ta voix. NON, C'EST IMPOSSIBLE! Je t'en prie, réponds-moi! Tu m'as serrée si fort quand nos cœurs battaient à l'unisson! N'est-ce pas toi qui as traversé mon corps avec passion? Nos âmes étaient si proches! Nous ne faisions qu'un…ET MALGRÉ ÇA, TU T'EN VAS EN ME LAISSANT SEULE?!...On m'a enlevé la moitié de mon cœur! On me l'a arrachée! Et Dieu veux que je survive…QUE JE SURVIVE MALGRÉ ÇA?!...Je suis morte…Je suis morte en même temps que toi.