Suite rapide mais je préfère la poster maintenant vu que le Prologue était assez court.
Chapitre Un : Traqué.
Il courait depuis des heures, les poumons en feu, les muscles hurlant de fatigue, les genoux en sang, la vue brouillée par la sueur qui coulait sur son front. Des hurlements bestiaux résonnaient derrière lui, on n'entendait que ça. Il jeta des regards affolés tout autour de lui, cherchant un abri. Mais à part des arbres et quelques ruines d'anciens campements, il n'y avait rien.
Il trébucha et tomba, son menton heurtant violement le sol, il était sonné mais son regard ne lâchait pas pour autant la ronce qui venait de s'enrouler autour de son pied, il se releva difficilement et essaya d'arracher les piques qui s'enfonçaient profondément dans sa cheville, la douleur était atroce mais il ne pouvait pas hurler, s'il le faisait d'autres bêtes lui sauteraient dessus et ça serait la fin. Il réussit à se dégager et jeta un coup d'œil apeuré aux loups qui se rapprochaient dangereusement. Il ne devait pas s'arrêter de courir, pas avant d'avoir trouvé un abri. On ne devait jamais s'arrêter sans être sur de pouvoir se cacher car même si vous pensiez être sain et sauf derrière un arbre ou dans une grotte, les plantes pourraient bien vous tuer dans votre sommeil. La nature prenait sa revanche sur les Hommes.
Il s'engagea dans ce qu'il restait d'une route, le macadam était craquelé, en morceaux, les racines avaient tout détruit sur leur passage.
Son attention fut attirée par un nouveau campement un peu plus au nord, il pouvait distinguer quelques chalets en mauvais états mais son regard s'arrêta sur une bâtisse un peu plus loin qu'y semblait intacte et qui pourrait être un très bon refuge. Il n'avait plus le choix, s'il continuait à courir, il n'allait pas tarder à cracher ses poumons et tomber dans les griffes des loups. Il changea de direction, se précipitant vers son seul espoir.
Il grimpa quatre à quatre les marches du chalet, miraculeusement intact, avant de défoncer la porte qui ne tenait presque plus sur ses gonds, elle céda facilement et il s'engouffra dans la pièce. Il remit du mieux qu'il put l'immense planche de bois avant de tirer un placard vide contre celle-ci. Il soupira et essaya de respirer mais son souffle était court et il n'y arrivait pas.
Il s'appuya contre ses genoux, bouche entrouverte, il réprima une grimace avant de cracher de la bile. Il n'avait rien avalé depuis deux jours, il ne restait rien dans son estomac et la fatigue se faisait sentir de jour en jour. Il se redressa, se retournant, levant la tête vers le plafond encore intact et les murs, à part quelques fissures, qui semblaient en bon état. Cette simple pièce était son salut.
Il s'assit sur la chaise en bois et fixa son pantalon de treillis militaire taché de sang et de boue, ses genoux étaient écorchés vifs et commençaient à s'infectés. Il fixa sa botte, détruite par les ronces, sa cheville n'était pas belle à voir. Il retira son t-shirt et en arracha des grandes bandes. Si seulement, il pouvait avoir un peu d'eau. Son regard se posa sur la porte juste en face de lui et il se risqua à l'ouvrir. Prudent, il y jeta un rapide coup d'œil. Une simple salle de bain peu spacieuse, un lavabo crasseux, un semblant de baignoire avec un rideau de douche, des toilettes détruites avec une pousse d'arbre à l'intérieur.
Sa main se posa directement sur le robinet et un mince filet d'eau s'en échappa. C'était rare de voir des canalisations encore intactes, les racines les avaient toutes détruites, enfin presque toutes à en juger par l'état de celle-là.
Il mouilla les bandes de tissus et nettoya ses nombreuses plaies, il en profita pour nettoyer son visage et boire quelques gorgées malgré le goût terreux de l'eau. Il arracha deux nouvelles bandes avant de les enrouler, bien serrées autour de ses genoux. Il se redressa, fixant son reflet dans le miroir. Des cheveux noirs en bataille, des yeux bleus presque gris reflétant la peur et la froideur, une barbe naissante lui mangeait les joues, une cicatrice lui barrait le nez. Il soupira avant d'enfiler ce qu'il lui rester de t-shirt. Ses plaques militaires étaient gelées contre son torse. Il s'étira et se raidit en entendant un grognement familier.
Il tourna, sans un bruit, sa tête vers le rideau de douche et recula le plus discrètement possible vers l'autre pièce mais ses efforts furent vint. Un chien aussi grand et imposant qu'un loup surgit devant lui, babines retroussées, la bave coulant le long de sa mâchoire, poils hérissés, cotes seyantes à cause de la faim.
Il n'avait aucune chance face à cette bête, il fit rapidement demi-tour et se mit à courir mais le chien le rattrapa et le griffa au niveau du talon. Il se retourna et marcha à reculons, menaçant l'animal avec le reste d'un cendrier. Soudain, il sentit la paroi glaciale de la baie vitrée dans son dos et il déglutit difficilement. Il n'avait plus aucune chance. Les muscles de la bête se contractèrent, elle était prête à bondir.
Et c'est ce qu'elle fit quelques secondes plus tard, il n'eut le temps que de protéger son visage de son bras, les crocs s'enfonçant dans sa chair, touchant l'os. Il hurla à s'en arracher les cordes vocales, le choc fut si violent que le verre derrière lui se brisa et il bascula dans le vide, entrainant le chien dans sa chute. Le choc fut brutal et il sentit ses cotes se brisaient sous l'impact. Avec la force d'un condamné, il bloqua du mieux qu'il put les mâchoires de la bête qui claquaient à quelques centimètres de sa gorge.
Cela parut durer une éternité quand un bruit résonna dans la forêt. L'animal s'affaissa dans un glapissement et il ferma les yeux, se disant qu'il n'avait quelques minutes de répits avant que le venin ne le fasse hurler à la mort. Il entendit des bruits de pas, rapides, légers. Il reconnaissait celui des soldats. Il entrouvrit les yeux et distingua une silhouette féminine au dessus de lui. Il toussa alors qu'elle cherchait son pouls.
-Puckerman ! Surveille les environs ! Evans ramène toi, il me faut les premiers soins !
Il sentit une main sur son front et il leva la sienne vers le visage à contre jour. La silhouette la prit dans la sienne et la serra fort.
-Ton matricule ?
-Gilbert Eliott, Sous-lieutenant du camp Sud de Yosemite.
Eliott Gilbert est un sous-lieutenant du camp Sud. Je n'en reviens pas qu'il est réussi à arriver jusqu'ici sans nourriture et sans armes. Il a du cran et beaucoup de courage. Heureusement que mes hommes et moi sommes arrivés à tant. C'est Chang qui nous a informés qu'il y avait du grabuge à quelques mètres du camp. Foutue nature, elle ne nous foutra jamais la paix.
J'aimerais bien interroger ce gars-là mais Evans s'occupe de lui, il doit extraire le reste du venin qui s'étend dans son organisme. Je me demande s'il va s'en sortir, vu ses plaies et ses deux cotes cassées. Mieux vaut qu'il reste en vie, Evans est le meilleur médecin que j'ai pu recruter, une petite merveille que m'avait dit Blaine. Tu parles, ce con n'a même pas réussi à rester en vie. Blaine Anderson et Finn Hudson, deux bonnes recrues, pas méchantes mais dépourvues de l'esprit de survie. Ils se sont fait tuer en essayant de défendre des réfugiés. C'était pas beau à voir, j'ai eu du mal à reconnaitre Anderson, visage déchiqueté mais Finn, je n'ai pas eu de problèmes, il suffisait de voir son corps. Un vrai géant.
Je préfère ne pas m'éterniser sur le sujet. Si ce Gilbert vient bien du camp Sud, il faut absolument que je l'interroge. Il faut que j'obtienne des informations sur Berry et au plus vite, et j'espère vraiment qu'il sait quelque chose… Sinon nous devrons partir de rien et souvent, ce n'est pas une très bonne idée. Et j'ai promis à Quinn de sauver sa fiancée.
04/01/2040
Générale Santana Lopez.
En espérant que ça vous ai plu, Review! ;)
