Chapitre Huit les amis! Il est court mais je l'utilise pour introduire un nouveau personnage que vous reconnaîtrez surement!
Merci pour les reviews qui me font plaisirs!
Bonne lecture et allez un petit effort, laissez un REVIEW!
Chapitre Huit : Compagnon de cellule.
Elle marchait sans faire de bruit, jetant des regards experts dans les alentours, elle encocha une flèche, sachant très bien qu'il traînait dans le coin. Elle l'avait entendu courir aussi facilement qu'elle aurait pu entendre un troupeau d'éléphants. Elle souffla sur une mèche qui lui cachait la vue avant d'avancer vers la forêt complètement brûlée. Elle se souvenait de cet incendie, elle était avec son compagnon quand il s'était produit. Elle secoua vivement la tête, évitant de repenser à son ancien amant. Elle toucha la surface noircie d'un tronc et fixa les traces au sol. Les empreintes étaient récentes dans les cendres. Elle entendit un craquement à sa droite et elle tira sans hésiter une seule seconde.
Un oiseau s'écrasa au sol, une flèche transperçant son frêle petit corps. Elle leva les yeux au ciel avant de se pencher pour récupérer son précieux projectile.
Elle se releva et rajusta son carquois contre son dos, son regard inspectait le moindre détail du paysage. Elle avait un regard de faucon, rien ne lui échappait. Du genre, le bout de bras qu'elle venait de voir passer à travers le tas d'arbres carbonisés. Elle calcula la force du vent et banda son arc. Elle siffla et elle avait une fenêtre de tir. La flèche siffla l'air et vint se figer dans l'œil de son agresseur qui s'écroula au sol sans un bruit. Elle le rejoignit au pas de course et dévisagea le corps de son ancien partenaire sans aucun remords. Elle retira la flèche, non sans se salir les mains. Elle soupira et elle sentit quelque chose de froid s'enfoncer profondément dans sa taille, elle hoqueta de douleur avant de sentir une main lui bâillonner la bouche. Elle eut soudainement peur et mordit dans la chair, sentant le goût métallique du sang emplir sa bouche.
-Calme-toi, je t'en supplie.
Elle se débattit de plus belle en reconnaissant la voix de celui qui la maintenait. Il retourna le couteau dans la plaie et son hurlement fut étouffé par sa main.
-Katherine, c'est pour ton bien.
Elle lui donna un coup de coude entre les côtes mais elle se heurta à un gilet par balles. Elle sentit la panique monter en elle.
-Alors ?
-Je la tiens mais elle a tué le Soldat D.
-Il était plus encombrant qu'autre chose, endors-la je ne veux pas de problèmes.
-Bien Mon Lieutenant.
Elle essaya de regarder la personne qui venait de donner l'ordre mais elle ne vit qu'une masse de cheveux blonds. Elle sentit un souffle chaud contre son oreille et elle se figea.
-Désolé Katerina, je ne fais qu'obéir aux ordres.
La seringue se planta avec force dans son cou, elle glapit de surprise avant de grimacer en sentant le liquide se répandre dans ses veines. Elle papillonna plusieurs fois des paupières avant de s'écrouler au sol, elle vit une paire de bottes s'arrêtait devant elle et elle hurla en sentant un pied s'enfoncer avec brutalité dans son abdomen.
OOOO
Tout était noir, elle ne voyait rien. Elle somnolait encore, se sentant malade. Sa bouche était pâteuse, et elle n'arrivait pas à bouger la langue. Elle entendait des bribes de conversation autour d'elle mais elle n'y prêtait pas attention. Elle savait très bien où elle se trouvait et où on l'amenait, ils n'avaient pas besoin de la cagouler pour ça.
-Alors Kat, on se réveille ?
Elle n'avait pas la force de répondre, le sédatif faisant encore effet. Elle préféra s'allonger sur le côté mais elle se heurta à un corps. Elle entendit comme un rire mais il ne provenait pas de la personne à côté d'elle mais en face d'elle. Au contraire, son voisin l'aida à se redresser, elle reconnut immédiatement son odeur.
-Alors Kat ? On aimerait bien des réponses nous.
-Des… Des réponses… Sur quoi ?
-Pourquoi, toi et le Lieutenant Gilbert avaient fui le camp Sud.
Katherine eut des rapides flashes, Eliott qui s'en allait chercher un abri, ses Hommes qui ne faisaient rien pour être discrets et elle cachait derrière un rocher. Elle se souvenait seulement des loups et du sang qui avait maculé son visage et ses vêtements. Son regard horrifié sur les membres déchiquetés et les visages horrifiés de ses compagnons.
-Tu devrais connaitre la réponse Caro.
-Ah ? Vraiment ?
-C'est un enfer là-bas ! On étouffe, c'est un vrai camp de concentration !
-Tu exagères ! Tu voulais quitter ce camp depuis le début. Rejoindre les rebelles depuis le début.
-Eh bien regarde-moi ! J'en suis une maintenant et j'ai tué ton petit Damon.
-Tu n'aurais pas dû…. Qu'est-ce que tu fais ?!
Soudain, la lumière agressa ses yeux et elle essaya de cacher son visage avec ses mains mais celles-ci étaient attachées au banc. Elle sentit une main parcourir ses cheveux, elle frissonna à son contact. Elle osa enfin tourner son regard vers lui, plongeant son regard dans le sien, si calme et froid. Elle ne pouvait empêcher son cœur de battre plus vite en le voyant, elle n'y pouvait rien.
-Et on va où au juste ?
-Camp Sud, Le Général veut que tu sois jugée comme il se doit.
-C'est-à-dire ?
-Il veut te voir au bout du corde lâcha son voisin de gauche.
-Ne compte pas sur moi pour…
Soudain, elle eut le souffle coupé et se sentit projetée contre le la paroi en bois de la charrette mais ses mains étaient toujours solidement attachée au banc et elle hurla quand elle sentit son poignet se briser sous le choc. Elle entendit comme des coups de feu puis des cris. Elle entrouvrit les yeux, la douleur faisant couler les larmes sur ses joues, elle eut un brusque mouvement de recul en tombant face au visage déchiqueté de Caroline et elle se retint de vomir ce qu'il lui restait de repas. Elle ne pouvait pas bouger la tête et elle ne pouvait supporter la vue de ces lambeaux de chair. Des gémissements, elle fit tout pour regarder d'où il venait mais ses bras lui cachaient la vue, le corps en face d'elle fut dégagé sur le côté et c'est à ce moment précis qu'elle remarqua le bras coincé sous sa chaussure. Elle entendit une forte toux puis une main s'empara de ses menottes, les détachants rapidement. Elle se releva péniblement, s'empêchant de fixer les cadavres sanglants autour d'elle, l'odeur était déjà insupportable, elle ne voulait pas s'en infliger plus. On la soutenait et la lumière du jour lui brûla les yeux, elle cacha son nez et sa bouche de sa main, la fumée dense lui irritait la gorge. Elle toussa à mainte reprise avant de tourner un regard incertain vers son sauveur, c'était lui.
Ils se tournèrent brusquement vers l'avant du convoi en entendant des bruits de pas. Il la fixa avant de l'embrasser avec cette même tendresse qu'elle avait tant aimé avant de l'amener vers un arbre et de la faire asseoir derrière. Elle n'en pouvait plus, elle avait envie de fermer les yeux et de se laisser aller mais elle comprit rapidement qu'il ne fallait pas s'endormir en sentant la tiédeur du sang contre sa tempe. Elle jeta un regard à son compagnon qu'il lui murmura un simple Adieu avant de s'emparer de son arme, elle voulut lui dire de rester mais elle se figea net en voyant le bout de métal enfoncé dans sa chair. Plus personne ne pouvait plus rien pour lui, il n'allait pas s'en sortir. Elle sentit son cœur se serrer en le voyant partir vers une mort certaine.
Elle entendit des voix et reconnut tout de suite les voix. Du Russe, c'étaient les bandits du Sud. Ceux qu'elle et Eliott avaient été censés tuer.
Un coup de feu retentit, et elle ferma les yeux, laissant les larmes couler en imaginant son corps inerte au sol.
-Mort. Toi, vas chercher fille ! Elle censée être dans alentours !
Des pas se rapprochaient de l'endroit où elle se trouvait, elle serra la mâchoire et pria pour ne pas qu'il la trouve.
Elle ferme les yeux quand elle entendit la brindille craquer derrière elle et dans un cri de désespoir, elle bondit sur son ennemi, le cramponnant presque à l'étouffer, elle lui mordit l'oreille pour le déstabiliser puis le frappa au plexus solaire avant de lui balayer les jambes et de le frapper au niveau de la trachée. Il s'écroula, en manque d'air. Elle vit deux autres Russes charger vers elle, elle cracha le sang qu'elle avait dans la bouche et attaqua le premier, le frappant à la tempe avant de se baisser pour éviter un coup puis lui asséna un coup du droit en pleine mâchoire. Le deuxième essaya de l'attaquer avec un couteau à cran d'arrêt mais elle le retourna contre lui d'une simple pression au niveau du poignet, le plantant dans la carotide, elle le retira rapidement, le sang giclant sur ses mains.
Sa première victime avait disparue, elle tendit l'oreille, son couteau dans sa main poisseuse de sang. Elle entendit une nouvelle fois un bruit de brindille puis une douleur sourde. Elle baissa son regard vers son abdomen et y trouva le manche d'un couteau. Elle leva les yeux vers la rangée de sapins en face d'elle, son regard ne lâchant pas le Russe jouant avec ses projectiles. Elle fit quelques pas avant de s'écrouler au sol, inconsciente.
OOOOOO
Elle se réveilla contre une surface gelée et horriblement dure. Elle ouvrit les yeux et paniqua en remarquant l'endroit où elle se trouvait. Un endroit humide, en mauvais état avec une horrible odeur de cadavre. Elle se redressa tant bien que mal et porta une main à son flanc, remarquant le bandage, son poignet était toujours cassé et elle fit l'erreur de le bouger. Elle jura avant d'entendre un bruit de chaise, elle redressa la tête et observa la fille qui se trouvait en face d'elle. Elle semblait vraiment malade, d'ici elle pouvait voir la sueur maculer son front à cause de la fièvre, son genou était entourée d'un bandage sale, surement infecté. Elle se leva et marcha doucement vers elle. Derrière les cheveux crasseux, se cachait un visage détruit, vide de toute émotion. La jeune fille tourna un regard souffrant vers elle et Katherine posa une main sur son épaule et elle vit le regard horrifiée de la brunette.
-Comment t'appelles-tu ?
Elle n'eut aucune réponse mais elle entendit comme un soupir, elle se pencha vers son oreille.
-Quinn…
Elle fronça les sourcils. Elle s'appelait Quinn ? Elle remarqua les plaques militaires au sol, elle les ramassa, fixant le nom inscrit dessus.
Officier Rachel Berry, Camp de Yosemite Nord.
Cette fille s'appelait Rachel alors pourquoi prononcer le nom Quinn ? Elle ne comprenait absolument rien et se demandait si la torture ne l'avait pas rendue folle.
-Excuse-moi mais… Mais qui est Quinn ?
A peine avait-elle posé la question que la brune se jeta sur elle, essayant de la frapper. Elle hurla en sentant son poing s'enfoncer dans ses cotes mais elle reprit le contrôle de la situation et remit la brunette sur la chaise même si celle-ci se démenait comme un beau diable.
-Reste tranquille, je ne te veux aucun mal !
Elle put lire la peur et la souffrance dans son regard et elle fut frappée par la dure réalité.
Stefan était mort, elle n'avait plus rien.
-Ecoute Rachel Berry je vais m'occuper de toi.
-Tu ne peux pas, va-t'en avant qu'ils ne t'emmènent dans leur salle.
-Quoi ?
-VA-T'EN !
Elle fronça les sourcils avant que la porte ne s'ouvre dans un grand fracas et que deux brigands déboulèrent dans la salle. Katherine prit peur et recula de plusieurs pas. Elle essaya de se débattre mais ils l'agrippèrent par les bras et l'un des deux la frappa avec une matraque à l'arrière du crâne.
OOOOO
-Un problème Santana ? s'inquiéta Quinn
La brune sursauta avant de sourire, gênée, à son amie qui avait déjà grimpé sur son cheval, prête à partir. Le reste de la troupe l'était aussi.
Santana secoua la tête avant de prendre appui et de s'installer sur sa selle. Son cheval s'ébroua et elle lui lança un regard incertain.
-Tout va bien ?
Quinn s'était rapprochée d'elle et la Latina leva les yeux vers le vol de corbeau qui déchirait le ciel. Elle déglutit difficilement.
-J'ai un mauvais pressentiment.
A la semaine prochaine pour le chapitre Neuf: Nightmares!
Bye! :)
