Bonjour, bonsoir à tous ! C'est Lou-chan qui vous parle !

Comment ça va chez vous ? Moi, je suis complètement cre-vée...oui, je le suis souvent, désolée.

Bref, voici le chapitre que vous attendiez tous (ou pas), celui du bal ! Youpiii ! On, va voir tout le monde sur son 31, et tout ! Je sais pas vous, mais moi, ça me donne envie de danser !

Bref, je me calme, hm ?

Je tenais à remercier comme toujours Ushi-chan et Alice Law qui me soutiennent toujours, mais également Shouplle dont l'avis m'a fait beaucoup plaisir. Merci pour tout !

Sur ce, enjoy !

Disclaimer : One Piece appartient à Oda-sama. Louise et Alice m'appartiennent.


Chapitre 9 :

Dehors, tout devenait de plus en plus sombre. Le froid commençait à s'installer, les lampadaires à s'allumer. Le silence de la nuit s'accentuait de plus en plus.

Malgré ce silence, les habitants d'une certaine maison étaient fortement agités. Ils couraient dans tous les sens possibles et inimaginables, dans la petite demeure, en quête de quelque chose. Tous, sauf une. La petite sœur du trio était dans sa chambre, devant sa petite coiffeuse blanche, ou elle arrangeait sa coiffure. Elle avait ramené sa chevelure brune toute bouclée, grâce à quelque magouille après la douche, sur le côté droit, en les faisant tenir par un chouchou orné d'une rose couleur fuchsia. Louise s'attaqua ensuite à un maquillage simple. Un peu de poudre par ici, du far à paupière par-là, une touche de mascara et un poil de gloss. Voilà, elle était parfaite.

Redressant correctement ses cheveux comme il le pouvait, Ace entra dans la chambre de sa sœur, sans frapper, évidemment.

- Dis, toi qui es de bon conseil, tu penses que je devrais mettre quel parf- …wow.

Levant le nez, le jeune homme admirait sa petite sœur, dans sa belle tenue noire et rose. Sa robe lui arrivait au-dessus des genoux. Celle-ci était composée de deux « couches ». La première était une robe noire à fines bretelles, très simple. Elle était elle-même recouverte, au niveau des hanches, d'une seconde robe, plus fine, rose fuchsia, brillamment assortie à la broche dans les cheveux bouclés de la petite. Comme d'habitude, Louise avait le poignet orné d'un délicat ruban, de couleur noir cette fois-ci.

Ace restait figé sur place, peu habitué à la voir dans ce genre de tenue. Louise remarqua cette pause, qu'elle n'appréhendait guère comme positive.

- A-alors ? Comment tu me trouves ? dit-elle pour briser le silence.

- Tu es magnifique… marmonna le brun dans un souffle. Puis, il se reprit : Enfin, je veux dire, oui, c'est plutôt pas mal. Tu es jolie, comme ça…

Dans un raclement de gorge forcé, le grand frère tenta vainement de cacher sa gêne. C'est alors que Luffy arriva comme un fou dans la chambre de sa sœur, paniqué parce que sa cravate, qu'il n'arrivait pas à attacher, menaçait de l'étrangler. Criant à l'aide à son frère, il faisait le tour de la chambre de sa sœur, sous les yeux blasés des deux autres. Entre deux tours de chambre, Ace l'attrapa par le col de sa chemise et le mit devant lui.

- Attache le dernier bouton et remonte ton col, petit frère. Je vais t'apprendre, moi, à faire les nœuds de cravates réussi.

Sans broncher, quoiqu'un peu gêné, le plus petit des deux frères observait d'un air attentif les mains du plus grand, dont les doigts jouaient avec le tissu, tel un professionnel.

Louise aussi regardait la scène, assise sur le bord de son lit, un air attendrit dans les yeux. Ses deux frères étaient splendides, sur leur 31. Ace portait une chemise bleue ciel à poids orange, sans cravate, le col légèrement ouvert, dévoilant subtilement son torse musclé. Il avait pour bas un simple pantalon noir, d'ailleurs assorti à la veste qu'il allait sans doute se presser de mettre en sortant. Louise était sûre qu'il allait la mettre, elle le connaissait par cœur. Il avait gardé son collier de perles rouges autour de son cou, donnant une petite touche différente à son ensemble. Luffy, lui, portait une superbe chemise rouge, tirant un peu sur le bordeaux. Il avait assorti la cravate qu'Ace était en train de lui nouer à sa veste cintrée noire, et à son pantalon. Histoire de ne pas trop le dépayser non plus, Louise avait accepté qu'il garde ses tongues. Les deux garçons avaient bien évidemment leurs éternels chapeaux sur la tête, question de principe. Ils étaient vraiment beaux, tous les deux.

La cravate enfin nouée, Luffy et Ace s'admirait dans le miroir. Enfin, Louise se leva à son tour, attirant, sans le vouloir, les regards sur elle. En la voyant dans sa belle robe, Luffy laissa échapper un petit sifflement d'admiration qui la fit sourire. Il prit sa main et demanda à ce qu'elle tourne sur elle-même, pour mieux l'admirer. Se dressant sur la pointe de son pied droit, Louise exécuta plusieurs tours, faisant voler la robe, dévoilant ainsi les fines cuisses couleur porcelaines de la jeune fille.

- C'est un peu court, quand même… marmonna Ace, peu convaincu.

- Rooh, mais non ! renchérie Louise. Tu ne vois pas que c'est fait exprès ? Et puis, je n'aurais pas la robe la plus courte, crois-moi.

- Et tu comptes y aller pieds-nus ? demanda Luffy, avec son impénétrable air d'imbécile heureux sur le visage.

- Haha, très drôle. Mes chaussures sont en bas, gros crétin.

- Ah.

- Dîtes, vous deux, commença Ace, je peux vous poser une question ?

Les deux plus jeunes regardèrent leur frère et acquiescèrent d'un mouvement de tête, interrogateurs.

- Je pense qu'il serait temps de leur dire pourquoi on est tous venu dans cette ville, vous ne croyez pas ?

Et voilà. Le revoilà. Revoilà cet horrible silence qui hante la pièce. Celui qui vous ronge l'âme de part en part, qui vous donne encore plus de crier votre douleur, votre abandon, votre solitude. Celui que vous aimeriez tant briser, tellement il devient insupportable. Personne ne parle. Ace attend simplement la réponse à sa question. Sagement. Sans faire de bruit. Pourtant, lui aussi a peur. Il a beaucoup réfléchi à ce que lui avait dit Makino : « Avant d'en parler aux autres, parles en à eux. » Oui, elle avait parfaitement raison, il fallait en parler. Mais, finalement, ce n'était sans doute pas le meilleur moment pour ça… Il aurait dû se taire ! Comme il regrettait, maintenant. Puis, Luffy lui répond.

- Moi, ça ne me dérange pas. Je les aime bien, ces gens-là. Et puis, j'en ai assez de devoir tout garder au fond de moi. Ça commence à faire trop lourd… Alors, je suis partant.

- M-merci, fréro. … Louise ?

La jeune fille paru hésiter un instant. Elle réfléchissait. Puis, en relevant la tête, elle afficha le plus beau de ses sourires, un très sincère, dont elle avait le secret.

- De toute façon, il faudra bien que ça sorte un jour, non ? Alors profitons du fait que nous soyons tous là. Depuis que je suis devenue proche avec eux, je me sens prête à tout leur dire. Alors vas-y, nous te soutiendrons !

Fière des deux plus jeunes, Ace les prit brusquement dans ses bras, chose qu'il ne faisait jamais. Cela étonna Luffy et Louise, qui s'empressèrent de répondre à son étreinte, en s'accrochant à sa chemise comme pour dire « Ne t'en fais pas, Ace. Nous sommes là ! » Avant de briser leur étreinte, le jeune homme plongea sa main dans les cheveux de Luffy, et se pencha sur Louise pour lui déposer un baiser sur le front. Les deux autres sourirent innocemment, puis Ace regarda sa montre.

- Mince ! Bon, il faut y aller rapidement, les mioches ! On va être en retard, là !

Dans un souffle, les trois adolescents descendirent les escaliers à toute hâte, s'emmêlant les pieds au passage. Pendant que l'un mettait ses chaussures, l'autre mettait sa veste sur ses épaules, alors que la dernière arrangeait une dernière fois sa coiffure.

Fin près, mais en retard, ils sortirent tous de la maison. Cependant, devant leur portillon se trouvait une tête connue. Deux, même…

- Je vous dépose quelque part, gamins ? fit Shanks en faisant cliqueter les clés de sa voiture, qui était au passage assortie à ses cheveux.

Vite ! Louise et ses frères montèrent à l'arrière de la voiture rouge sans se poser de questions, et le chauffeur accéléra. Makino était à côté de son mari, et regardait les trois enfants, les complimentant.

- Regarde-les, chéri ! Ils sont magnifiques, comme ça !

- Superbes, en effet (en réalité, il s'en fichait). Attention, on tourne.

Arrivés devant le lycée en un seul morceau et à l'heure, le trio descendit de la voiture, en remerciant mille fois leur voisin.

- De rien, c'est tout naturel, les enfants, souriait-il, tout joyeux. Bon maintenant, écoutez-moi bien, vous deux (il s'était tourné vers les deux garçons) vous avez intérêt à veiller sur votre sœur, hein ? C'est dans ce genre de soirées qui paraient sécurisées que des choses louches se passent…

- … pardon ?

- Ne m'interrompt pas, gamin. Je vous que vous gardiez un œil constant sur la petite, comprit ? Je vous demande pas la lune non plus, hein ?!

- V-vous savez, je peux très bien me défendre toute seule…

- Ne fais pas d'histoire, fillette.

- Vous pensiez sérieusement qu'on allait la laisser toute seule, peut-être ? Bien sûr qu'on va veiller sur elle, vieil homme !

- Qui est v-

- Allons, allons, chéri ! Aller, les enfants, partez vite vous amuser. Ace, tu as mon numéro, non ? Alors quand vous aurez terminé, appel moi, d'accord ? Faite bien attention à vous.

Regardant les trois enfants une dernière fois, Makino s'approcha d'eux et déposa un gentil baiser sur leurs joues, qui ne purent faire autre chose que se teinter de rose. Ahuris, ils la regardèrent regagner la voiture rouge, qui démarrait déjà. Puis, la vitre du conducteur se baissa, et le rouquin hurla dans le parking, s'adressant à Ace :

- Eh gamin, hurla-t-il, n'oublie pas : ce soir, je ne ramène que vous trois. Pas la peine de nous ramener une minette que tu auras chauffé, hein ? Aller, à ce soir~

Se mêlant aux rires de Shanks, ceux de Makino, de Louise, Luffy et tous les autres passants, la voiture s'éloignait. Ace bouillait de rage, voulant écraser le crâne de son voisin sur le pare-brise de sa voiture, pour que le reste de son corps soit aussi rouge que ses cheveux. D'ailleurs, lui aussi était rouge. De honte. Mais de rage, surtout...

Plus loin, dans cette même voiture, Shanks se remettait de sa blague qu'il jugeait sans doute, je cite, « carrément épique ! ». Entre deux fous rires, Makino tint ces propos :

- C'est drôle, j'avais l'impression d'être comme une maman amenant ses trois enfants à leur premier bal.

- Je savais que ça allait te plaire. C'est pour ça que j'ai insisté pour que tu viennes.

- Tu es le meilleur. Mais, avoue que toi aussi, tu t'es bien plus, dans le rôle du papa, hm ?

- Tu es tombé encore plus amoureux de moi, c'est ça ?

- Et comment~

Vu de loin, on aurait l'impression de voir un jeune couple, venant de se former. Mais non. Ce sont deux adultes, vivant ensemble depuis déjà pas mal de temps, ayant pour voisin trois adolescents, qu'ils prennent presque pour leurs enfants. Mais rassurez-vous, c'est réciproque.

Devant le lycée, Ace, Luffy et Louise se remettaient peu à peu de leurs émotions.

- Ce sale vieux à la c-

- Vous ne trouvez pas qu'ils se comportent comme un papa et une maman avec nous ? souligna Louise, des étoiles pleins les yeux.

- Oui, c'est vrai ! C'est chouette, Makino cuisine super bien et Shanks a vraiment la classe.

- Je ne veux pas de ce vieux pédophile comme père.

- Ne dis pas n'importe quoi…

Papotant comme des jeunes filles (si, si.), le trio s'avança vers le bâtiment illuminé. Le gymnase avait été brillamment transformé en une salle de bal sublime. Eclairée comme il fallait, la pièce immense était décorée de toute part, sans en faire trop. Une énorme boule à facette ornait le plafond, illuminant tout de petits carrés de lumière.

Devant l'entrée était placé un photographe qui attendait que les couples de toutes sortes s'avance pour entrer ensuite dans le bâtiment après un cliché souvenir. Toutes les jeunes filles attendaient en masse leurs cavaliers, qui savaient se faire attendre.

Nos trois héros cherchaient leurs amis. C'est alors que Luffy les remarqua tous, les attendant près d'un mur. En apercevant Vivi dans sa belle robe bleue, Ace rougit et se raidit. Une vraie beauté. Elle avait laissé ses cheveux au vent, mettant simplement un serre-tête pour les tenir. Sa robe bleue ciel était très longue, descendant jusqu'aux chevilles, et le tissu traînait derrière elle, comme une mariée. Son dos était complètement découvert jusqu'au coccyx, dévoilant une peau blanche immaculée. Pour tenter de le sortir de son doux rêve, Louise tapa les côtes de son frère avec le coude.

- Alors, l'amoureux. Elle est belle, hein ? J'ai fait exprès de choisir une tenue comme ça, pour elle. J'ai bien fait, hein ?

- Beau travail, soldat.

- Merci, sergent !

Effectuant bêtement le salut, Louise se dirigea vers la petite troupe avec son frère. Tout le monde était tiré à quatre épingles, au plus grand bonheur des demoiselles. En voyant son cher et tendre, Vivi piqua un far et regarda ses pieds. Ace fit de même, et tout le monde riait dans sa barbe en les regardant.

Luffy, lui, avait rejoint sa rousse cavalière. Celle-ci portait une robe extrêmement courte noire, à bretelle, bien décolletée, ainsi qu'un boa de plume rose pâle, et des collants. Nami avait également chaussé de charmante petite chaussures noires à talons haut, qui la faisait presque aussi grande que son partenaire. Après avoir salué tout le monde, les deux amis s'éloignèrent vers l'entrée de la salle, précédant Vivi et Ace.

Kaya et Usopp les suivirent. La belle blonde était vêtue d'une magnifique robe blanche. Simple mais pourtant très élégante, ladite robe descendait jusqu'à ses petits pieds chaussés de ballerines plates. Les manches étaient courtes et bouffantes, comme celles d'une robe de princesse de conte de fée. La princesse Kaya était aux bras de son prince charmant, son chevalier, ou plutôt cavalier, Usopp. Le Long-Nez portait un ensemble noir à rayures blanches, ou blanc à rayures noires c'est vous qui voyez, avec de superbes chaussures vernies noires. Prenant délicatement sa belle par le bras, Usopp s'avança vers le photographe.

Ils seront bientôt suivit par Alice et Zoro, eux aussi sous leur plus beaux jours. Le vert était vêtu d'un ensemble noir (comme tout le monde en fait), d'une cravate de cette même couleur et d'une chemise blanche. Simple, c'est vrai. Pourtant, Zoro était vraiment très beau. Il avait plaqué ses cheveux en arrière, et ses trois fameuses boucles d'oreilles demeuraient pendues du côté gauche. C'est d'ailleurs de ce côté que se trouvait une Alice toute belle, tenant la main de l'homme qu'elle aimait. La blondinette portait une robe mis-longue noire, aux manches courtes, brodée au cuir d'un bleu les plus électrique, ainsi qu'une paire de collant noir, un peu transparent. Ses bottines à talon en daims noires la grandissaient bien : elle pouvait maintenant embrasser son amoureux sans avoir à se grandir de trop. Ce qu'elle fit au même moment, d'ailleurs.

Regardant partir le dernier couple, Louise et Chopper se retrouvèrent seuls. Ce dernier ne faisait pas entorse à la règle et s'était soigneusement pomponné avant de venir retrouver sa cavalière et grande amie. Il portait un smoking noir avec une chaîne partant d'un bouton pour aller jusqu'à une petit poche, dans laquelle se trouvait un mouchoir rose. Il portait d'ailleurs une cravate de cette même couleur, ainsi qu'une chemise bleue marine. « Trop mignon, avec son chapeau rose… », pensa Louise. Puis soudain, la brune eue une illumination.

- Dis, Choppie. Il n'est pas là, Sanji ?

- Si. Il est avec la masse de fille dans la cours, regarde.

Suivant le doigt de son ami, Louise se retourna pour apercevoir une tête blonde souriante, au milieu d'un flot de demoiselle. Malgré toutes les filles qui le cachaient, Louise pu entrevoir Sanji dans sa belle tenue, et son regard resta fixé sur pendant une bonne minute. Il portait un smoking noir, dont la veste avait une petite poche contenant un mouchoir bleu marine, comme Chopper. Louise ne s'étonnait pas de savoir que c'était le blond qui avait donné cette astuce au plus jeune ! Sa chemise, qui d'ailleurs était bien ouverte au niveau du torse, était comme son mouchoir, bleue marine, mais comportait également des poids d'un bleu un peu plus clair, plus pâle, presque blanc. Au lieu d'avoir une cravate comme la plupart, Sanji avait opté pour une sorte de broche en forme de crâne, comme les pirates. Ce petit accessoire ainsi qu'une chaîne qui pendait à sa ceinture lui donnait une allure plutôt sexy…

La sortant du Pays des Merveilles, Chopper souligna qu'apparemment, le dragueur blond n'avait pas de cavalière. Il n'aurait pas pu choisir entre toutes, et se disait que comme ça, ce serait plus facile de toutes les satisfaire.

- Triste vie qu'est celle d'un bourreau des cœurs, n'est-ce pas ? souligna le garçon d'un air poétique. Bon, allons-y !

Chopper prit sa jolie cavalière par le bras et l'accompagna vers le photographe, qui leur demanda de s'avancer. Après le clic de l'appareil, le couple d'ami entra dans la salle, bras dessus, bras dessous, tout souriant.

Tout le monde était là. Des élèves souriant, des professeurs à fond dedans. Même le principal Newgate était là, tout pimpant dans son beau costume blanc, regardant ses élèves d'un air attendrit. Derrière lui se trouvait Madame Nico, qui rayonnait autant de beauté que de bonheur. Sous son long manteau de cuir noir se trouvait une robe de cuir, toujours noire, révélant les belles formes de la professeure. Courte et bien décolleté, la robe était soutenue par une grosse ceinture, sur tout le ventre. Ses collants bleus marine et ses mocassins à talons en cuirs de créateurs embellissaient le tout. Quelle belle femme, alors !

A son bras, Mr Franky entamait son énième « SUPER quelque chose » de la soirée, devant les rires de sa compagne. Il faut d'ailleurs constater que celui-ci avait fait l'effort de vêtir un pantalon, pour une fois ! Grande première, n'est-ce pas ? Il portait également une chemise violette à fleurs Hawaïennes rose. Ses grands bras étaient cachés par une veste noire, sans doute acheté sur-mesure. C'est qu'ils sont énormes, ses bras !

Derrières les enceintes, Mr Brook envoyait tout ce qu'il avait dans les tripes, micro en main (surement celui que Mr Franky avait, lors du match..). Le professeur aux allures discos était vêtu d'un ensemble noir, et d'une chemise orange, rayée marron. Toujours aussi étrange, mais grâce à lui, la salle était en feu !

Tous les professeurs, sans exception étaient dans la salle. En passant par Mr Trafalagar, puis l'autre flamant rose, le professeur Rayleigh (l'envoyé de Satan, d'après Louise), tout le monde y passait. Tous dans des tenues plus belles les unes que les autres. Sur la piste de danse, Louise et Chopper croisèrent Camie dans sa robe moulante assortie à sa chevelure, aux bras d'un jeune homme très mignon. En les voyants, elle leur fit un signe de la main et retourna danser, ce qui donna envie aux deux autres.

- M'accorderiez-vous cette danse, Mlle ? s'agenouilla Chopper, en clignant de l'œil.

- Mais avec plaisir, Monseigneur !

Riant comme une fillette, Louise prit la main de son cavalier au sourire innocent et se précipita sur la piste pour se déchaîner.

Au fur et à mesure de la nuit, les chansons défilaient, certains s'attardaient au karaoké donner par le professeur-squelette, d'autres restaient au buffet à volonté pendant que leur cavalières les tiraient pour aller danser. Personne ne s'ennuyait, personne ne se disputait. Tout le monde était heureux.

Entre deux danses, Louise et Chopper, essoufflés allèrent voir Alice et Zoro. Apparemment, le vert n'arrivait pas à se décider entre plusieurs boissons qui se présentaient devant lui.

- Ooh, quel triste dilemme, le haricot, fit Louise désespérée.

- La ferme, la naine. Je réfléchi là, riposta le Terminal, toujours les yeux rivés sur les boissons.

- Ooh. Serait-ce la première fois ? Fais attention, de ne pas trop chauffer ton mono-neurone, hein ? Oh et si tu prends tu temps pour réfléchir, c'est normal : ça doit mettre du temps pour se mettre en route.

- Tu parles en tant qu'habituée, j'imagine ?

- Tu veux parler de Luffy-nii, bien sûr~ ?

- Mais non, de toi~

- OH MON DIEU ! REGARDEZ !

Alors que Louise et Zoro se faisaient face et que plus rien ne semblait pouvoir les arrêtez dans leur chamaillerie puérile, Chopper et Alice s'étaient exprimés d'une même voix. Ils regardaient dans la même direction, la bouche grande ouverte, et le visage rouge. Suivant alors leur regard, les deux combattants virent la chose la plus incroyable du monde ! Ainsi, ils prirent la même expression que les deux autres.

Devant leurs yeux ébahis, Ace et Vivi, au fond de la salle, s'échangeaient un long baiser. Le jeune homme caressait le dos nu de sa bien aimée, pendant que celle-ci jouait du bout des doigts avec les cheveux ondulés de son amant. Lorsque tout le monde pensait qu'il serait impossible de les décoller, leurs lèvres s'éloignèrent un moment, pour se sourire l'un à l'autre, tout en reprenant de l'air. Un beau sourire d'amoureux. Puis un rire. Un rire gêné, mais sincère. Et un autre baiser. Plus chaste, celui-là. Et ils restèrent ainsi, collé l'un à l'autre, sans s'arrêter de parler. De quoi ? Personne ne le sait, ils parlaient trop bas.

De l'autre côté de la salle, Louise, fière de son grand frère chéri, secouait de part en part le pauvre Zoro, la larme à l'œil. Notons d'ailleurs qu'il avait eu l'illumination du siècle : un bon cocktail, ça sera l'affaire.

Arriva un stade de la soirée où te le monde fut au courant du petit couple qui venait de se former. C'est alors que Mr Brook, ayant lui aussi eu vent de tout cela, eu la brillante idée d'envoyer les slows. Alice et Zoro, Vivi et Ace, Kaya et Usopp, Camie et son copain, même Madame Robin et Mr Franky. Tout le monde s'y mettait. Ayant beaucoup dansé avec Chopper, le petit garçon alla danser avec une autre jeune fille en Seconde, comme il l'avait promis. Le regardant partir le sourire aux lèvres, Louise remarqua une chose : elle était seule, maintenant. « Pas cool… », se dit-il.

Alors qu'elle se mettait à la recherche de son frère, elle le remarqua sur la piste, dansant avec Nami dans ses bras. Bien que sans doute très heureux, il ne paraissait pas très à son aise, ce qui fit bien rire la petite brune, qui se moquait de lui.

- Qu'est-ce qui te fait rire, Louise ? fit une voix familière derrière elle.

- Oh rien, Sanji. C'est juste mon frère qui a l'air d'un parfait crétin !

- Pour changer. Tu es toute seule ?

- Oui, Chopper avait promis de danser avec une fille d'une autre classe, alors…

- Alors ça ne va pas l'embêter si je lui empreinte sa cavalière pour les prochaines danses, non ?

- Q-quoi ?

Alors que Louise rougissait à vue d'œil, Sanji l'entraînait tel un prince sur la piste. Le beau blond fit glisser sensuellement ses grandes mains dans le creux des hanches de la jeune fille, qui continuait de rougir, et la rapprocha de plus en plus de lui. La petite mit timidement ses mains sur les épaules du cuisinier, et n'osant lever le regard, elle leva un pied, puis un autre, réalisant ainsi la danse joliment, quoiqu'un peu crispée.

Au début, personne ne disait rien. Chacun des deux profitaient de l'instant, de la musique. Louise essayait tant bien que mal de ne pas prêter attention aux couples qui s'embrassaient à tout vas aux alentours, la mettant mal à l'aise. Soudain, elle se rendit compte que Sanji resserrait de plus en plus son étreinte sur elle. Elle sentait maintenant son souffle chaud dans sa nuque qui la fit frissonner. Son cœur battait à toute allure, et elle commença à paniquer.

- Tu es vraiment superbe, ce soir, murmura alors le blond au creux de son oreille, dans un souffle.

- T-tu n'es pas si mal non plus, il faut dire, répondit la petite, qui paniquait de plus en plus.

Allons bon, que se passait-il donc ? Pourquoi se mettre dans cet état alors qu'elle savait pertinemment qu'avec lui, c'était peine perdue. On l'avait prévenue, d'ailleurs : en plus d'être bourreau des cœurs, il ne tombera plus jamais amoureux. Alors pourquoi diable c'était Louise qui devait tomber sous son charme ? L'amour est un jeu dangereux et injuste. Un jeu que Louise ne pouvait s'empêcher de détester au plus profond d'elle-même. Et ce jeu, elle l'avait perdu d'avance. Sanji l'avait emmêlée sans le vouloir dans les mailles de son filet, dont elle peinait pour sortir. Les chaînes résistaient, c'est vrai, mais Louise ne se laissait pas faire. Elle ne voulait pour rien au monde avoir le cœur brisé. Et surtout, elle ne voulait pas qu'il le soit par cet homme. Cet homme dont le propre cœur est déjà en morceau, seul, sans personne pour le réparer. Rien qu'en y pensant, ça donne encore plus envie de résister, non ?

La musique se termina. Certain couple partaient, d'autres restaient, tandis que d'autre se formait. Louise, elle, voulait partir. Elle voulait partir loin. Loin de ce blond qui la faisait chavirer au moindre regard, la faisait frémir rien qu'avec un sourire. Elle tenta alors de s'éloigner lentement, mais surement, de lui, mais en vain. Il ne la lâchait plus. Au contraire, il resserrait ses grands bras contre son petit corps frêle, cachant son visage dans les cheveux bruns de sa partenaire.

Trop près. Il était bien trop près. Et Louise bien trop rouge ! A tous les coups, on devait la voir de l'autre côté de la salle, si ce n'est dehors. Fermant ses yeux avec forces, la petite brune priait pour que la folie passagère de son ami s'estompe, sous peine de mourir de chaud. Alors que son cœur s'apprêtait à exploser en mille morceaux tant il battait vite, Sanji murmura avec peine, comme un enfant malade, en cachant son visage dans le creux du cou de Louise, ces quelques mots qui firent rater un battement au cœur de la brunette.

- Reste encore un peu avec moi. Laisse-moi sentir encore un peu ton corps près du miens, ton parfum sucré et son souffle sur ma peau. Juste encore un peu. Encore un peu, et j'arrêterai après.

Mais qu'est-ce qu'il lui prend ? C'est comme ça qu'il attire ses proies ? Non, ce n'était pas comme ça, Louise en était certaine. Elle l'avait déjà vu à l'œuvre des centaines de fois, et là ce n'était pas la même chose. Ou étaient les longs discours princiers, sur la beauté féminine ? Pourquoi ne faisait-il pas son habituel speech sur ses innombrables prouesses ? Là, il disait simplement ce qu'il pensait vraiment. Des choses vraies, qui lui pesaient sur le cœur. C'est que Louise espérait…

La musique s'arrêta. Lentement, il s'éloigna d'elle, et plongea son regard bleuté dans celui chocolat de la jeune fille. Elle vit une nouveauté. Louise apercevait un regard qu'elle ne lui connaissait pas. Comment pourrait-elle le définir ? Disons qu'il avait l'air de regarder dans le vague, pourtant, on voyait bien qu'il observait quelque chose de bien précis. Presque comme s'il phasait.

Alors que tout le monde remuait sur la piste, Louise et Sanji restait là, au milieu, sans bouger, les yeux dans les yeux. Pour rompre cette immobilité, Sanji tendit la main, et l'approcha du visage de la plus jeune. Alors, en approchant son visage de la brunette, le jeune homme murmura son prénom dans un souffle, et…

- Eh Louise ! Le désert est arrivé !

Luffy avait échappé quelques secondes à la surveillance rapprochée de sa cavalière, qui se faisait draguer par une foule de garçons de tout âge, pour aller annoncer bêtement à sa sœur que le buffet de viande c'était transformé en buffet de gâteaux de toutes sortes.

Ne sachant que faire, Louise baissa les yeux et partie en courant, marmonnant un remerciement au blond qui l'avait accompagnée dans sa danse. Celui-ci la regarda s'éloigner amèrement, et lorsqu'elle fut assez loin, il alla dans un coin pour pester contre lui-même.

Merde. Merde, merde, merde ! C'était le seul mot auquel le blond pensait. Mais qu'est-ce qu'il lui arrivait ? C'était la première fois de sa vie qu'il perdait son sang-froid de cette façon ! Même du temps de Violette, ça n'était pas arrivé. Se calmer. Oui, il fallait qu'il se calme. Il reprit son souffle, s'adossa au mur, et tentait vainement de cacher les petites rougeurs apparaissant sur son visage d'habitude pas si expressif. Mais qu'est-ce qu'il se passait, avec lui ? Ou plutôt avec elle ? Car oui, c'était forcément à cause d'elle, tout ça. Qu'est-ce qu'elle avait ? Un parfum qui attire les garçons comme des mouches ? Non, de toute évidence, aucun homme à par lui, Chopper et ses frères n'avaient été dansés avec elle. Et puis, une odeur de vanille ne pouvait pas être si méchante, non ? Une superbe odeur sucrée, qui donne le tournis… Ah tiens, la voilà. Elle est là, toute souriante, au milieu de ses deux frères. « Qu'est-ce qu'elle est jolie », pense le blond en la regardant parler, ce même sourire charmant aux lèvres. Elle est là, toute excitée, ne sachant quel gâteau choisir, dans sa belle robe, qui virevolte au gré de ses pas.

Oui, elle est gentille. Elle est adorable, même. Elle est jolie, aussi. Très mignonne. Naturelle. Elle est…

- Dis donc, Sanji ? Pourquoi tu meurs tout seul dans ton coin ?

- N-Nami-san !

- Si tu regardes tout le monde comme ça, pourquoi tu ne viens pas ?

- Je heum… Je pensais.

- A quoi ?

- Oh, pas grand-chose. Juste… Des broutilles, comme ça.

- Ah. Tu pensais à Louise, quoi.

- QUOI ?

Nami avait un don de claire-voyance, ce n'était pas possible autrement. Ou alors, elle était vraiment très, très douée. Mais là, ça devenait peut être un peu excessif.

- Ne me prends pas pour une idiote. Tu n'étais même pas aperçu que du haut de mes talons, je t'observais ? J'ai tout vu, moi ! …même quand tu as ouvertement commencé à dire que tu la voul-

- Oui bon, ça va, on a compris.

Plus rouge que rouge, Sanji avait stoppé sa rousse amie dans son hélant de moquerie. Il regardait ailleurs, sans pouvoir s'arrêter de jeter des regards furtifs à la petite brune qui finalement avec opté pour un beau fraisier. Nami le savait bien.

- Pas la peine de me mentir, tu sais. Je le sais depuis longtemps. Je vois comment tu la regardes. Et, quand tu as vu Foxy s'acharner contre elle, ton regard était différent de celui de Ace, mais pourtant si agressif. Et, même quand tu la voyais danser avec Chopper, tu faisais une drôle de tête. Et tu oses me faire croire que tu n'es pas jaloux, après ça ? Que tu n'es pas amoureux ?

- …

- Arrête de rester dans le passer. Il est temps pour toi de continuer à avancer. Et tu sais aussi bien que moi que ce n'est que grâce à elle que tu y parviendras.

L'écoutant, buvant ses paroles qu'il jugeait plus que vraies, Sanji ne bougeait pas. Il ne fixait rien de précis, juste un vague point sur un mur, sans doute. Puis, la rousse continua.

- Au fait, je suis venu te dire un truc. A la fin de la soirée, Ace nous demande de venir tous dans une salle de classe. Il voudrait nous dire quelque chose avec les deux autres.

- Qu'est-ce que c'est ?

Nami haussa les épaules en guise de réponse et parti rejoindre les autres. Sanji, qui n'avait plus la tête à rien alla dehors, et s'alluma une cigarette. Jusqu'à la fin de la soirée, il resta à l'extérieur, caché des filles qui le cherchaient. Il observait simplement d'une fenêtre la petite Louise qui dansait, de cavalier en cavalier, le regard vide. Lorsque l'horloge de l'école sonna deux fois dans la nuit, il décida d'aller dans la salle de classe désignée par les autres, pour connaître une vérité que tous attendaient. Sur le chemin, ni lui, ni Louise ne parlaient. Leurs regards ne se croisaient pas. Alors, une pensée lui traversa l'esprit : « J'ai tout gâché. Encore une fois… »


Ralala, pauvre petit Sanji. Je lui mène la vie dure, on dirait.

BREF. Ne vous en faite pas, je vais bientôt abréger ses souffrances ! Mais pas tout de suite, car le chapitre suivant, c'est le chapitre des révélations ! Youpiii ! (oui, je fais de la pub, ET ALORS ?!)

Bref. Merci de m'avoir lu les enfants ! Et n'oubliez pas de mettre des reviews, hein ? :3 Ciao~