Bonjour, bonsoir à tous ! C'est Lou-chan qui vous parle !

Youpi, le printemps est enfin arrivé ! J'adore cette saison...il ne fait pas trop chaud, mais assez pour ranger les gros pulls, l'amour est dans l'air... *soupir* C'est beau.

En parlant d'amour, voilà un chapitre que j'avait énormément envie de poster et...voilà le travail ! Je l'ai pondu maintenant, à vous de juger !

Bien évidemment, je tenais à remercier tous les lecteurs qui me lisent, mais surtout Mina-chan, Alice et Ushi-chan. Merchiiii !

Bref. Je ne vous retiens pas plus longtemps, hm ?

Sur ce, enjoy !

Disclaimer: One Piece appartient à Oda-sama, Louise et Alice m'appartienne.


Chapitre 11 :

La clientèle entrait et sortait dans le bar-restaurant, le Baratie. Hommes d'affaires, femmes au foyer, jeunes lycéens, famille nombreuse, tout type de personne passait un peu de temps dans l'établissement en ce samedi midi.

En ce jour, Sanji était de service au bar, c'est-à-dire qu'il restait derrière le comptoir à remplir les verres, plutôt que d'amener les plats aux clients. C'est comme ça tous les samedi, jusqu'en début d'après-midi, heure où son service se termine, pour laisser place au weekend. Les femmes de tous âges affectionnaient particulièrement ce petit changement de poste, d'ailleurs. Cela leur permettait de regarder pleinement le beau blond, qui bougait moins que d'habitude, sans se tordre le cou à ses moindres déplacements. Les fourbes…

Ledit blond regardait dans le vide, nettoyant à l'aide d'un chiffon le même verre à pied depuis une bonne dizaine de minutes. Il réfléchissant depuis de longues semaines à un sujet qui le tenait vraiment à cœur. En effet, Sanji tournait ses idées dans tous les sens possibles, pour trouver une tentative d'approche. Pour quoi faire ? Pour se déclarer, bien sûr ! A qui ? Mais à Louise, pardi ! Oui, vous l'aurez deviné, ce n'est pas mince affaire. Pourtant, il fallait qu'il le fasse. Mais comment ? Voilà comment marchait son esprit depuis un bon mois. La motivation apparaissait, mais les multiples questions qui envahissaient son esprit torturé la faisaient disparaitre aussi rapidement qu'elle était arrivée.

Voyant le jeunot frotter le même verre depuis des lustres, avec une pointe de désespoir flottant dans les yeux, Patty, un des collègues de travail de Sanji, alla le voir, voulant sans doute le réveiller avec la plus grande douceur qu'il soit.

- Eh, sale gosse. Le patron ne te paye pas pour que tu te mattes dans un verre à pied, que je sache. Alors si c'est pour regarder ta sale tronche de narcissique, tu dégages immédiatement, dit-il d'un ton méprisant.

- Ferme la, le vieux. Je réfléchi. Un truc que tu ne sais sans doute pas faire, désolé pour toi.

Le jeune blond lui avait répondu de la même manière, presque plus arrogant et blasé. Réagissant au quart de tour, Patty lui crachait mille insultes à la figure en même temps. Quant à Sanji, il continuait de se torturer les méninges, ne faisant plus du tout attention au maître coq à ses côtés qui hurlait presque. Attirés par le bruit, Zeff et ses immenses moustaches tressées débarquèrent dans le bar, rouge de colère.

- Mais vous allez la fermer, oui ou non ?! beugla-t-il à l'attention de ses employés.

S'en suis alors un règlement de compte de haut vol. Le patron réprimandait ses deux cuisiniers sévèrement, sous l'œil amusé et admiratif des clients. Patty regardait ses pieds, confus. Sanji n'écoutait pas, nettoyant toujours lentement ce même verre, pensif.

- C'est compris, tous les deux ? Dis donc, tu pourrais répondre quand ton supérieur te parle, petit ingrats ! Oh, gamin !

- Je crois qu'il est devenu sourd depuis quelques mois, patron…

- Ah bah ça va être efficace pour le service de la semaine prochaine, tiens !

- Je vous entends très bien, bande de crétin, renchéri Sanji sans bouger d'un pouce.

- Alors répond quand je te parle ! C'est la moindre des politesses ! Et ne m'appelle pas comme ça !

- Pas envie.

Alors que Zeff allait frapper le blond et que Patty le retenait, la porte d'entrée du restaurant s'ouvrit timidement, faisant faiblement raisonner les clochettes accrochées à la porte. Par réflexe et curiosité, Sanji leva les yeux pour voir le nouvel arrivant. C'est alors qu'il la vit. Louise était là, devant la porte, attentant de se faire placer. En réalisant sa présence, le blond manqua de faire tomber le verre en le frottant de plus en plus fort (sans doute à cause du stress) et son cœur manqua un battement ou deux. Il se surprit amèrement en train de rougir et détournant les yeux, il n'osait plus la regarder. Ce qui d'ailleurs, n'échappa pas aux regards de ses deux collègues, qui s'empressèrent de toucher là où ça fait mal.

- C'est quoi cette réaction de collégienne, gamin ? commença Zeff un sourire moqueur aux lèvres.

- Pourquoi tu rougies, hein ? continua Patty sur le même ton. Peut-être est-ce à cause de la charmante jeune fille qui vient d'entrer, hm ? Elle est mignonne, c'est qui ?

- Mais fermez là, bande de porc ! C'est une amie à moi. Enfin, la petite sœur d'un de mes camarades de classe, plus précisément. Et parlez moins fort, je ne veux pas qu'elle sache que je suis là…

- Pourquoi ?

- Pose pas de question et occupe-toi plutôt des clients, serveur de pacotille.

Avant qu'il n'ait pu se jeter une énième fois de la journée sur le plus jeune, Patty fut retenu par le maître coq en chef, qui retourna à ses casseroles. Mais avant cela, Zeff demanda discrètement au vieux serveur de bien observer Sanji, et de lui rapporter sa moindre réaction. Il voulait bien rire, sans doute.

Ledit Sanji se recroquevilla dans un coin du bar, toujours en train de nettoyer ce pauvre verre qui devait maintenant briller de mille feux. Il observait sa belle d'un coin de l'œil. Elle était toujours devant l'entrée, vêtue d'un chemisier blanc, à col Claudine bleu marine. Sa jupe était de cette même couleur et comportait également des bretelles remontant jusqu'à ses minuscules épaules. Elle était simplement chaussée de petites ballerines bleues marine et de longues chaussettes blanches. Ses cheveux étaient laissés au naturel. Dans ce petit ensemble, on aurait dit une petite poupée de porcelaine. Sanji tomba encore plus amoureux d'elle, si cela était encore possible.

Toujours à son comptoir, Sanji suivait Louise du regard, qui se déplaçait, suivant Carne, un autre serveur. Celui-ci la plaça à une petite table ronde, devant une fenêtre. Louise s'installa sur une chaise, posant son sac à main bleu sur une autre, prit la carte et la feuilleta. De là où il était, le serveur blond pouvait percevoir ses yeux noisettes se déplacer à une vitesse fulgurante sur les lignes qui ornaient la carte. En quelques minutes, la brunette avait choisi et elle rappela le serveur, qui prit sa commande. Sanji voyait ses lèvres roses qu'il désirait tant toucher, embrasser, remuer au gré de ses mots. Elle prononça un remercîment à Carne, suivit de son doux sourire signature.

Alors que la belle attendait, Sanji continuait de la fixer. Louise avait sorti un petit livre de son sac bleu, qu'elle s'empressa d'ouvrir. Ses yeux défilaient entre les lignes, ses doigts fins jouaient avec une mèche châtain, ses jambes fines étaient croisées, et elle attendait. Le blond était totalement hypnotisé.

Puis, Carne arriva. Sortant Sanji de ses doux rêves, il lui soumit la commande de la table 14. La table 14, c'est celle de Louise. Le serveur prit le papier et lu la commande. Un Earl Grey. Incroyable. Il faut croire que la jeune fille avait les mêmes goûts que lui en matière de thé ! Lâchant enfin le fameux verre à pied, Sanji s'empressa de préparer le thé de sa douce. Il prit les feuilles de thé noir, et commença soigneusement sa préparation. Le blond faisait tout avec cette efficacité fulgurante qui impressionna bien vite Patty, qui l'observait du coin de l'œil depuis le début. En quelques instants, le thé le mieux préparé du monde naquit, des mains d'un serveur blond amoureux.

C'est alors qu'avant de poser le thé bouillant sur le comptoir pour qu'il soit servi, Sanji eu une idée. C'était maintenant. Oui, le moment était le mieux choisi pour lui proposer de le rejoindre un peu plus tard. Le blond regarda l'horloge. Il restait encore une demi-heure avant la fin de son service, ce qui laissait largement le temps à la brunette pour se prélasser dans sa chaise en sirotant son Earl Grey. Parfait. Ensuite, comment s'y prendre. Un message. Oui, il lui fallait du papier, un stylo et une belle écriture.

Maintenant que Sanji avait tout en main, il nota ces quelques mots, de sa plus belle écriture : « Rejoins-moi derrière le restaurant dans une demi-heure. J'aimerais te parler de quelque chose. Sanji. » Pas très romantique, tout ça. Tant pis. C'était une situation d'urgence, là !

Le blond rappela Carne qui prit le plateau, sans faire attention au petit papier déposé sur la soucoupe. Il l'amena à sa charmante cliente, qui leva le nez de son livre en souriant. Après un remercîment, Carne parti, laissant Louise ranger son livre avant de commencer à boire le breuvage chaud. Du coin de l'œil, Sanji scrutait le moindre de ses mouvements.

Alors que ses petits doigts se dirigeaient vers la anse, Louise s'arrêta. Elle avait remarqué le bout de papier. Alors qu'elle commençait à le déplier, le cœur de Sanji s'emballa. Des sueurs froides coulaient dans son dos et son sang ne fit qu'un tour. Une vraie réaction de collégienne, comme dirait le vieux…

Louise lu lentement le mot. Trop lentement pour Sanji, d'ailleurs. Les joues de la belle se tintèrent alors d'un rouge, aussi rapidement qu'un avion à réaction. Brusquement, elle se mit à chercher partout dans le restaurant celui qui lui avait adressé ces quelques mots. C'est alors que, dans un coin du bar, elle remarqua Sanji, presque aussi rouge qu'elle qui lui jetait des petits regards furtifs. Elle comprit, et se retourna brusquement.

Allons bon, que lui voulait-il ? Il avait surement comprit ses sentiments à son égard… Louise savait qu'elle n'était pas une fille très discrète, mais pas à ce point ! Et maintenant, qu'allait-il se passer ? Deux possibilité s'offraient à elle : soit le blond la repousserait gentiment, soit il tenterait sa chance. Mais, dans le deuxième cas, les sentiments ne seraient pas présents. Louise le savait. Elle savait que le cœur du blond était bel et bien fermé, et qu'il accepterait juste pour s'amuser un peu. Elle refusait cela. Donc, dans les deux cas, Louise aurait une horrible déception amoureuse. Tout est calculé. Tout est écrit. C'est évident, irréversible. Et surtout triste à en pleurer.

Louise regardait maintenant nerveusement par la fenêtre, évitant tout contact visuel avec le serveur blond. Son regard se portait sur les arbres qui ondulaient au gré du vent, sur les passants qui se dépêchaient de rentrer à cause de l'orage qui menaçait en cette journée d'été, sur les oiseaux qui volaient… Tout était un prétexte pour ne pas regarder ce qu'il se passait dans le restaurant. De temps en temps, Louise jetait tout de même un coup d'œil à son téléphone pour voir l'heure, tout en portant le breuvage à ses lèvres. Plus qu'un quart d'heure.

De plus en plus paniqué, Sanji repris le même verre qu'il continua d'astiquer. Bien sûr, il ne négligeait en rien son travail et continuait de servir les gens. Après tout, il était payé pour ça. De temps en temps, Sanji jetait un regard impatient vers l'horloge qui ornait le mur du restaurant. Encore dix minutes à attendre.

Pour les deux amoureux, ces dix minutes se transformèrent en une épreuve des plus difficiles. Tout devenait si long. Bien sûr, ils redoutaient la réponse de chacun, mais peu importe. Ils voulaient se voir, se parler, rire ensemble, se regarder face à face, pas loin de l'autre. C'est si difficile d'aimer de loin…

Et voilà. L'horloge sonna enfin les trois coups que Louise et Sanji attendaient depuis longtemps. Rapidement, le blond abandonna le verre, et la brune alla payer. Pendant que l'un rendait son tablier, l'autre reprenait son sac et partait. Puis, ils sortirent tous les deux. Alors, ils se rencontrèrent. Sans rien dire, ils partirent loin du bâtiment, tous les deux, côtes à côtes.

Dans le silence le plus complet, Sanji attirait Louise dans un parc. A cause de l'orage qui menaçait, le parc était pratiquement vide. C'était une chance qui ne fallait pas rater. Et, ce n'est pas un petit orage de rien du tout qui arrêtera notre blond !

Les deux adolescents ne s'arrêtaient pas de marcher. Un silence pensant s'installa entre eux. Sanji, qui ne souhaitait pas que celui-ci perdure, pris la parole en premier.

- Je suis désolé de t'avoir fait venir ici par ce temps, commença-t-il. Mais tu vois, j'avais besoin de te parler.

- Ce n'est pas grave. Au contraire, ça me fait plaisir d'être un peu avec toi.

Les premiers mots furent enfin échangés. Puis, vint les premiers sourires. Les premiers rires. Les premiers enfantillages, les premiers jeux, les premières petites moqueries. Ils se sentaient enfin libres de leurs actes, seuls à seuls, sans personnes pour les déranger. Ils ne pensaient plus à ce qui leur avait rongés l'âme dans le restaurant. Ils ne pensaient à rien.

Puis, entre deux fous rires, l'atmosphère changea. Leurs regards se croisèrent une nouvelle fois. Différemment. Ils se regardaient, désireux l'un de l'autre. C'est encore le blond qui fit le premier pas.

- Tu sais, si je t'ai fait venir ici, c'est pour t'annoncer quelque chose d'important.

- Dis-moi, répondit la brunette d'une petite voix peu sure d'elle.

- Je suppose que Nami t'a parlé de Violette ?

- O-oui, c'est le cas… Désolée d'avoir été trop curieuse.

- Au contraire, c'est mieux que tu le saches déjà. J'aurais eu trop de mal à raconter tout ça.

- Ah…

- Je voulais te dire que Nami avait eu tort sur un point. Quand elle a dit que je ne tomberais plus jamais amoureux. C'est faux. Je suis bel et bien tombé amoureux d'une fille. Et, bien plus amoureux que je l'étais.

Louise ne répondait plus. Elle écoutait Sanji parler, tout simplement. Des larmes lui montèrent aux yeux. Elle peinait à les arrêter. Tout de même intéressée, elle écoutait. Ah, c'est une fille d'une gentillesse incomparable ? Tant mieux pour lui. Elle est très mignonne, rigolote et un peu étourdis sur les bords ? Fort bien. Apparemment, cette fille a le don de le faire fondre dès qu'elle sourit. Quelle chance. Elle aimerait bien avoir ce genre de faculté, elle aussi…

Plus Sanji décrivait sa belle, plus il s'enflammait d'un amour passionné, et plus les yeux de Louise se remplissaient de larmes. Alors voilà comment cette histoire grotesque allait se terminer ? Par un rejet dont elle n'avait même pas formulé la demande ? C'est pathétique. Et, comment laisser partir cet homme dont elle était folle amoureuse ? Pour elle, c'était inconcevable. Mais, avait-elle le choix ? Louise mourrait d'envie de laisser ses larmes couler. Mais non. Pas maintenant. Non, pas lorsqu'il était devant elle, sinon, Sanji devinerait tout, si ce n'est pas encore le cas. Mince alors, c'est encore plus pathétique.

C'est alors que Sanji s'arrêta. Le ciel se couvrait. Un coup de vent fit voleter les cheveux de Louise, qui cachaient jusqu'à maintenant les yeux rouges de la brunette. Sanji le remarqua et regretta amèrement tout ce qu'il venait de se passer. Il restait une seule chose à faire : se jeter à l'eau. En baissant d'un ton, Sanji commença à prononcer ces quelques mots, timidement, encore plus rouge qu'une tomate.

- En fait, cette fille dont je te parle, tu la connais bien.

Pas de réponse. Louise redoute, Sanji hésite. Mais, pas longtemps, car il continu, encore plus doucement.

- Cette fille dont je suis follement amoureux depuis si longtemps… C'est toi.

Comment ? Qu'a-t-il dit ? Louise ne peut décemment pas en croire ses oreilles. Depuis tout à l'heure, lorsque Sanji parlait de la fille dont il rêvait jour et nuit, il parlait d'elle ? Non, ça n'était pas possible. Et pourtant…

- C'est vrai ? demanda-t-elle timidement. Tout ce que tu as dit est vrai ? Tu m'aimes vraiment ?

- Oui…

Alors l'atmosphère s'inversa. L'air pesant fit place à celui d'un amour naissant. Louise laissait maintenant des larmes de joies couler sur ses joues rouges, et tomba dans les bras de Sanji. Entre deux sanglots, Louise parvint à articuler quelques mots.

- Moi aussi, je t'aime. Depuis longtemps aussi. Je t'aime, Sanji.

Alors, la pluie tomba. Louise continuait de pleurer dans les bras de Sanji qui la serrait de plus en plus fort. Celui-ci ne distinguait plus les larmes de joies de sa princesse, avec toute cette eau qui lui coulait sur le visage. Tout c'était avéré tellement facile, en fin de compte. Ils étaient heureux, se sentaient unis, et aussi mouillé à cause de la pluie.

Ne pouvant plus se retenir plus longtemps, le blond releva le visage de sa belle, en le prenant entre ses mains. Pendant un moment, ils se regardèrent dans le blanc des yeux. Puis, Sanji passa doucement son pouce sur les lèvres trempées par la pluie de la fille qu'il aimait. Celle-ci ferma les yeux, s'accrochant à ses vêtements mouillés de plus belle. Alors il s'approcha lentement. Et leurs lèvres se pressèrent l'une contre l'autre. Le doux baiser se mêlait à la pluie. Aucun d'entre eux ne faisait attention à leurs vêtements mouillés, aux gens qui passaient de temps à autres. Les baisers fusèrent, les langues jouèrent, les mains s'égarèrent. Louise et Sanji étaient maintenant dans un autre monde. Un monde où ils ne sont qu'à deux.


Eh, si c'est trop rose pour vous, mettez ça sur le compte du printemps x) C'est la saison des amours, les cocos !

Bref. En espérant que vous avez aimé ce chapitre, je vous dis à bientôt ! N'oubliez pas de mettre une review, surtout !

Lou-chan