Note de l'auteur : CLASSE M !

Chapitre 5 : Perdre le contrôle


J'ai eu beaucoup de mal à m'endormir. Toute la soirée repassait en boucle dans ma tête, ne me laissant que très peu de répit. La fatigue avait cependant eu raison de moi. Le lendemain, j'avais rejoint le campus avec un peu d'appréhension. Natsuki était déjà là avec Nao qui s'éclipsa dès ma venue. Peu être que Natsuki lui avait expliqué notre soirée … Non, elle a sûrement compris depuis bien longtemps que sa présence n'était pas désirée. Du moins avant la révélation de Natsuki. Maintenant que je connais la vérité, je veux bien la voir roder autour de Natsuki. Une fois à proximité de Natsuki, mon esprit laissa de côté le comportement de Nao pour se réorienter directement vers les événements de la veille.

Durant une semaine, je ne parlais que très peu à Natsuki, perdue dans mes pensées et me posant de multiples questions. Après plus d'une semaine à me torturer l'esprit, j'avais décidé de sortir de chez moi, direction l'appartement de Natsuki. Avant même qu'elle ne puisse me demander la raison de ma venue, je m'étais invitée dans son repère et émis un « D'accord » tout en m'asseyant sur son canapé. Elle resta un instant devant la porte ouverte, puis la referma et s'assied à son tour.

- D'accord ?

- Oui.

- Pourrais-tu être un peu plus explicite Shizuru ?

Avait-elle oublié sa proposition ? J'ai senti un sentiment de malaise m'envahir. J'étais perdue dans mes pensées quand je sentis une caresse sur ma joue, me ramenant à la réalité.

- Shizuru ?

- Je suis d'accord pour ta … proposition.

- D'aller, pendant les vacances, dans le chalet que mes parents ont réservé ? C'est génial … Je suis heureuse que ton père à accepter … Je pensais pas qu'il était déjà rentré d'ailleurs.

Je m'étais levée, énervée par son manque de compréhension. Elle se leva à son tour face à mon geste soudain.

- Tu es sûre que ça va ?

- NON Natsuki, je ne vais pas bien!

- Mais ...

- Ce n'est pas du chalet que je te parle c'est de …

- De?

Elle était à quelques centimètres de moi et j'ai fait la seule chose qui pourrait me libérer de mes craintes. Je l'ai rapidement embrassé et finis sur un « Je suis d'accord pour ça »

Elle me fixa avec cette étincelle si pure qui me calma directement. Elle se contenta de me ramener sur le canapé. Elle me serra contre elle. Elle murmura pour me calmer ou peut-être me rassurer, je ne le sais pas moi-même.

- Je suis contente Shizuru mais …

- Mais ?

- Pour le chalet ? On pourrait être rien que nous deux ...

- Il y aura tes parents.

- Nous ne resterons pas avec eux.

- Personne ne doit être au courant Natsuki.

Elle resserra son emprise et m'embrassa dans le cou « Ne t'inquiète pas pour ça. S'il te plaît … Dis juste oui »

- Je dois en parler à mon père avant ...


C'est ainsi que je me retrouvais embarquer dans une voiture avec les Kruger. Madame Kruger était elle-même venue se présenter à mon père et lui demander pour m'accueillir pendant plusieurs semaines chez elle. Mon père s'était enfermé dans son bureau avec elle. J'avoue que j'appréhendais ce que celle-ci pouvait dire à mon paternel. Pour autant, je la vis ressortir deux heures plus tard avec un léger sourire et un clin d'œil à mon égard ne signifiant qu'une seule chose : l'acceptation de mon père.

Monsieur et Madame Kruger se trouvaient sur les deux sièges avant de la voiture alors que je me situais à l'arrière avec Natsuki. Celle-ci semblait légèrement énervée. Regrettait-elle sa proposition ? Malgré que la peur, j'avais décidé de lui poser la question.

- Tout va bien Natsuki ?

Celle-ci se contenta de grogner. J'allais réitérer ma question lorsque Madame Kruger me devança.

- Laissez-là dans son coin Shizuru. Quand elle aura fini de bouder pour des choses futiles, elle arrêtera. Je croyais t'avoir élevée mieux que cela ma fille…

Natsuki sortit de son mutisme et fixa sa mère droit dans les yeux.

- Futiles ? Pfff n'importe quoi. Y'a rien de plus important !

Je fixais Natsuki un instant qui focalisa de nouveau son regard vers l'extérieur. Madame Kruger s'était contentée de reporter son attention sur son mari. Ne sachant pas pourquoi, je saisis délicatement la main de Natsuki, la faisant se tourner vers moi. Je lui murmurais alors doucement.

- Explique-moi s'il te plaît.

Natsuki souffla puis murmura à son tour tout en se rapprochant de moi.

- Je voulais que toi et moi on y aille à moto ...

- Jusqu'au chalet ?

Celle-ci se contenta d'hocher la tête. J'allais lui répondre mais fut encore une fois devancée.

- Il y a plus de 4h de route !

- J'ai déjà fait plus en moto.

- Les routes sont abîmées.

- Y'a des amortisseurs sur une moto !

- Peut-être mais je ne voulais pas t'entendre te plaindre pendant trois jours parce que tu ne pouvais plus t'asseoir sur tes fesses !

- J'avais 5 ans de moins la dernière fois !

Mon regard allait de Natsuki à sa mère. Monsieur Kruger posa une main sur celle de sa femme, commençant à perdre patience et fixa Natsuki à travers le rétroviseur.

- Natsuki ! Ta mère a juste pensé que cela serait plus approprié pour vous deux. Shizuru n'aurait peut-être pas supporté autant que toi alors ne sois pas égoïste et remercie ta mère pour sa bienveillance.

Natsuki fixa un instant son père puis me fixa difficilement.

- Il a raison … Je suis désolée Shizuru.

Le reste du voyage avait été réalisé sans encombre. Natsuki s'était finalement endormie sur moi. Je vis Saeko sourit légèrement lorsqu'elle avait vu la scène mais elle n'émit aucun commentaire. Elle se contenta d'animer la conversation en me demandant plus de choses sur moi et en me racontant les meilleurs moments de Natsuki. Celle-ci aurait été réveillée, je doute fort qu'elle aurait apprécié la discussion la tournant légèrement en dérision. Pour autant, j'étais contente de savoir plus de choses personnelles sur elle.

Arrivée au chalet, je fus surprise de n'y découvrir que deux chambres. Après avoir rangé mes affaires pour ma part et balancé son sac dans un coin pour la part de Natsuki, nous avions eu le droit à un excellent repas. Natsuki m'avait pris délicatement la main pour m'amener à l'extérieur lorsque ses parents avec le dos tourné. Elle m'amena à l'aplomb de la forêt et me bloqua délicatement contre un arbre.

- Je suis vraiment contente que tu sois là avec moi Shizuru.

Elle m'embrassa délicatement sur les lèvres comme pour avoir mon consentement puis réitéra son geste d'une façon plus marquée. Après plusieurs minutes à m'embrasser et me câliner, elle s'écarta à contrecœur et m'invita à rentrer au chalet suite à la naissance de la nuit.


Quelques jours passèrent où je me sentais vraiment bien, à l'écart de tout, en compagnie de Natsuki. Celle-ci avait vu juste. Ses parents passaient leur temps hors du chalet et loin de notre vue. Nous étions, de ce fait, seules. Natsuki m'amena au centre-ville, faire de la randonnée, faire du vélo. Elle m'apprit à distinguer les différents éléments composant la forêt. Même si elle ne montrait aucune démonstration d'affection devant ses parents, je pense qu'ils savaient que leur fille me courtisait et avait capturé mon cœur. Pour autant, aucun des deux n'avait osé aborder, faire une quelconque supposition ou demande à ce sujet. Tout était parfaitement sous contrôle … Jusqu'à cette nuit-là …

Je n'avais pas prévu qu'il fasse aussi chaud et encore moins le fait que Natsuki dorme en sous-vêtement contre moi. Je n'avais pas prévu non plus de devoir retirer ma nuisette en plein milieu de la nuit car je manquais d'air. Je n'aurais jamais pensé que Natsuki se réveillerait alors que je n'étais qu'en sous-vêtement. Elle avait semble-t-il apprécié la vue de mon corps à voir la légère rougeur qui se dessinait sur son visage. Je n'avais pas prévu que je me serais sentie si belle et si désirable dans ses yeux. Et je n'aurais jamais pensé me perdre autant dans les flammes de désir brûlant dans ses pupilles. Ou peut-être était-ce mon propre désir que je voyais à travers ses yeux ? Je ne sais pas comment je me suis retrouvée allongée sur le lit, mon dos rentrant délicatement en contact avec le matelas. Je ne pouvais pas réfléchir suite à des picotements se déplaçant sur mon front, ma joue, mes lèvres, mon cou, ma poitrine et qui venaient mourir juste au niveau de mon bas ventre. Ces picotements n'étaient pas uniquement dus à mes propres envies mais se propageaient après chaque passage de Natsuki. Elle avait retiré ses sous-vêtements sans que je m'en rende compte et me surplombait de toute sa beauté. Ma main a commandé elle-même ses propres actions en venant délicatement caresser sa joue puis son sein droit, puis descendre le long de la ligne centrale de son ventre pour finalement s'arrêter au niveau de son pubis. Je restais là à la fixer, ma main ne bougeant pas. Un léger grognement se fit entendre et avant même que je ne puisse comprendre, Natsuki s'était allongée sur moi et embrassa toutes les parties visibles de mon corps. Je sentis sa main droite malaxer délicatement ma poitrine à travers le tissu de mon soutien-gorge. Son autre main descendit le long de mon ventre et s'arrêta au niveau de mon bas ventre. Elle caressa délicatement celui-ci en réalisant des petits cercles devenant de plus en plus proche de mon intimité. Je ne sais comment, mes mains avaient trouvé refuge dans son dos, sur chacune de ses omoplates. Elle me fixa un instant lorsqu'elle pressa sa paume contre mon clitoris. Un léger gémissement sortit de ma bouche. J'avais honte de cette démonstration de faiblesse alors je mordais ma lèvre inférieure du mieux que je pouvais. Mon action fut vite arrêtée par Natsuki qui m'embrassa amoureusement tout en continuant à caresser de son majeur mon clitoris. Mes gémissements étaient de plus en plus sonores mais je ne pouvais pas lui demander d'arrêter. J'aurais voulu le faire car je ne pouvais pas, ne devais pas faire ce que je faisais actuellement. Mon père allait me tuer. Mais ma raison et ma peur étaient si petites face au plaisir et l'envie qui brûlaient mes veines. Ma prise sur ses omoplates était plus ferme mais cela ne semblait pas la gêner. Elle arrêta ses mouvements et je la sentis se décaler vers le bas. Une traînée de baisers me signalait sa localisation. Je sentis ses doigts fins retirer mon shorty. Un léger baiser sur mon pubis me fit légèrement frissonner, je la sentis encore descendre. Elle avait placé ses mains au niveau de mes fesses et instinctivement, j'avais replié mes jambes. Ce qu'elle fit après me laissa dans une brume de plaisir sans fin. Je sentis sa langue titiller mon clitoris et essaya d'arrêter mes gémissements en posant ma main sur ma bouche. En vain … Après plusieurs minutes à s'amuser avec cette partie si sensible de mon anatomie, elle engouffra sa langue dans mon intimité, réalisant de légers va et vient. Ma main avait quitté ma bouche pour se placer sur le haut de sa tête, lui demandant indirectement d'arrêter… C'est un mensonge que personne ne croira. Bien sûr que je voulais qu'elle continue mais peut-être aurait-il fallu qu'elle arrête pour sa propre sécurité et surtout pour la mienne. Mon autre main était solidement accroché au barreau du lit, seule ancre pour ne pas me perdre face à ce plaisir si bon, si puissant. Mes gémissements avaient peu à peu été plus sonores mais à ce moment précis, le fait que nous n'étions pas seules m'avait définitivement quitté l'esprit. Elle continua son traitement en alternant entre coup de langue et caresse avec son majeur. Elle se releva d'un coup, et se replaça contre moi en réalisant de léger va et vient. Elle se colla fortement contre moi, ses hanches contre les miennes. Ses coups de reins étaient puissants et synchronisés à mes halètements. Elle passa ses mains en dessous de mes hanches et j'enroulais comme par instinct mes jambes autour de ses hanches. Ses coups de reins étaient toujours plus brutaux, plus forts et plus exigeants. J'avais fini par lâcher le barreau du lit pour lui tenir fermement le dos, la griffant par la même occasion. Ses coups de reins contre mon pubis commençaient à me faire mal et je ressentais une douleur profonde au sein de mon intimité. Natsuki s'arrêta un instant et m'embrassa tout en introduisant son index puis son majeur en moi. Les coups de reins avaient été vite remis en marche et je ne pensais pas que je pouvais avoir autant de voix. Je voulais qu'elle s'arrête face à la douleur de son intrusion mais je voulais qu'elle continue face au bien être que cela me faisait ressentir. Je la griffais à sang mais cela lui donnait une excuse supplémentaire pour accélérer ses mouvements tant en force qu'en vitesse. Jusqu'à ce qu'un dernier son sorte de ma bouche. Elle m'avait vidé de toute mon énergie et la seule chose que je pouvais faire était de la tenir fermement pendant que je ressentais cette jouissance en moi. Ses doigts étaient encore en moi, piégés par mon propre corps. Son souffle était saccagé, autant que le mien, je dirais même plus que le mien. Pour autant, elle ne me lâchait pas et continuait à m'embrasser dans le cou et sur les lèvres. Quand mon corps lui a enfin permis de récupérer ses doigts, elle se décala délicatement et se plaça contre moi m'enlaçant tendrement. Après avoir distingué un léger ronflement, je me retrouvais là à fixer le plafond et mes craintes avaient finalement repris le dessus. Une question revint en boucle dans mon esprit en même temps que des larmes s'échappaient de mes yeux …. Qu'ai-je fais ?