Titre: Accio Blaise Zabini
Personnages/Pairing: Dean/Blaise
Disclaimer: Tout à JKR
Rating: PG-13
Défi: Accio
Nombre de mots: 8x100
Accio Blaise Zabini
Il suffit parfois de peu de choses pour que le destin prenne un tournant différent. Dean Thomas aurait pu avoir des milliers de vies, heureuses ou tragiques, mais toutes différentes.
Son destin se décida alors qu'il avait quatorze ans, même s'il n'en eut pas conscience sur le moment.
En train de pratiquer ses sortilèges avec Seamus sous l'œil attentif du professeur Flitwick, il se révéla plus doué que prévu: le sort qui visait un cousin attira non seulement l'objet en question, mais aussi la personne derrière, et en un instant, il avait les bras plein d'un Blaise Zabini furieux.
Les élèves adorèrent l'anecdote, Dean, le Gryffondor si irrésistible que même les Serpentards lui tombaient dans les bras! Celui que cela faisait le moins rire, c'était Zabini lui-même, plus sarcastique et cassant que jamais avec la maison ennemie. Quand il fit pleurer Lavande, Dean estima que c'en était trop:
«Arrête un peu de jouer les pucelles outragées, c'est pas que j'en ai profité pour te peloter en plus!
—Thomas, je choisis mieux que cela les gens qui ont le droit de me peloter, j'ai des standings!»
Ah ouais??
«Accio Blaise Zabini!»
«Des explications à me fournir, Monsieur Thomas?
—Pas vraiment, Professeur McGongall…
—Allons, vous aviez certainement une bonne raison: attirer ainsi Monsieur Zabini, lui enfoncer votre langue dans la bouche, récolter son poing dans votre mâchoire et une paire de claque de Mademoiselle Greengrass, qui avait apparemment des vues sur lui….tout cela avait certainement un but, non?
—….
—A moins que vous n'ayez réalisé ceci, devant la Salle du Professeur Snape, pour qu'il vous enlève 300 POINTS POUR GRYFFONDOR!!»
Dean rentra la tête dans les épaules. Cette heure de colle partait sur de mauvaises bases.
«Accio Dean Thomas!
—Outch!! Zabini? Qu'est-ce qui te prend?
—Il me prend que je n'ai jamais laissé quelqu'un se moquer de moi!
— Hmmpffff!! Mais ça va pas! Je ne suis même pas gay!
—Raconte ça à un autre, tu crois que je ne t'ai pas vu reluquer Potter?
—Tu m'espionnes en plus?
—J'aime savoir dans quoi je m'engage.
—Enlève tes mains de là!
—Arrête de jouer les pucelles effarouchées ….Une minute…Thomas, est-ce que tu es encore vierge?
— Je t'interdis de rire!
—T'inquiète, demain, ce ne sera plus un problème!»
Dean était en fuite faute de pouvoir prouver une ascendance sorcière. Il crut que tout était fini lorsqu'il tomba sur une bande de Mangemorts et fut Stupéfixé. Se sentant glisser dans l'inconscience, il n'eut que le temps de souhaiter que sa mort soit rapide.
Il fut donc étonné en se réveillant totalement nu dans un lit où trois Hagrid auraient tenu à l'aise. S'entortillant dans le drap, il entra dans un salon où une silhouette connue se découpait en ombre chinoise devant le feu de cheminée.
Il ouvrit la bouche pour parler mais:
«Accio Dean Thomas».
«Blaise, Arrêêêête, je dois partir.
—Essaie avec peu plus de conviction, Dean.
—Les Mangemorts traquent les nés moldus, là-dehors!
—Oui, et si je ne t'avais pas récupéré, tu ne serais pas dans mon lit, à boire un très bon vin après une soirée de sexe avec un Apollon, mais pourrissant dans la fosse commune.
—Il y a des gens qui ont besoin d'aide!
— Et moi, mes oncles et tantes Serpentard passent prendre le thé tous les jours. Imagine ce que je serais sans ta bonne influence. A quoi je m'abaisserais…Reste avec moi, Dean.
—Blaise, je Ooooooohhh»
«Qu'est-ce que tu fais?
—Mes valises. Je suis en sécurité chez toi, et j'ai vraiment adoré ces quinze jours, mais les autres ont besoin de moi, tout converge vers Poudlard: je dois retourner aider! Viens avec moi, Blaise!
—Entrer dans l'Ordre? J'ai une tête d'amoureux des moldus? Je n'obéis à personne.
—Très bien, mais moi, j'y vais!
—Alors tu fais un choix, Thomas, si tu pars, c'est pour de bon, et je ne veux plus jamais te revoir.
—Je crois que le choix, c'est toi qui le fais en fait. Adieu, Blaise»
«Finnigan, qu'est-ce que tu fais ici?
—Laisse moi entrer, j'ai quelque chose pour toi.»
Finnigan déposa sur la table un grand carton en affirmant, «c'est à toi que ça devait revenir», puis il repartit en le traitant de salaud.
En ouvrant la boîte, Blaise y trouva un carnet de croquis à peine entamé, une boîte de pastels et un roman policier moldu…et, tout dans le fond, dans un cadre tout simple en bois, une esquisse à l'encre les représentant tous les deux.
Alors il s'effondra en plein milieu du salon et se mit à pleurer.
Fin.
