La date : 07.12.13
Notes de l'auteur :
Aidan Lynch, l'attrapeur de l'épique d'Irlande ! Mianhae, les deux premiers seront basés sur le Quidditch. Remarque, ça change un peu !
BAS (Bon à savoir) :
Bonne nouvelle, jeunes gens, j'ai la trame de tous les OS sur la lignée des A ! Oui, je souhaitais à tout prix vous le faire savoir… :3 J'en publierai un par jour, dans la normalité des choses ! Aussi, je voulais préciser que chaque lettre sera différenciée d'une fiction. Dans le sens, où il y aura une fic nommée « A comme Andrew et Avery » pour les A, ainsi qu'une fiction intitulée « B comme Bane et Buck » etc. Je ne mettrai pas tout dans le même sac, cette fic ne fera pas 300 chapitres mais plutôt 34 et quant au B, 14 !
Edit 23.10.14 : Quoique, après mûres réflexions (genre, la meuf, il lui a fallu plus d'un an pour y méditer), je crois que je vais mettre tout dans le même sac…
Au Croup, un jeu qui remplace en réalité le loup « il joue au Loup ». Vous connaissez ? Bien, no comment sur cette pauvre transformation moldue/sorcière… Please. Je ne sais pas ce qu'il m'a traversé l'esprit à ce moment-là. I dunno, really.
Oh, et bonne lecture… *souris*
-II-
A comme Andrew et Avery
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« Moi, je m'en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'on arrête de me forcer à y retourner. »
Kaamelott, Gauvain
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Aujourd'hui était un jour spécial pour Aidan. Très spécial. Un jour qu'il n'oubliera jamais. Il se leva de son lit puis se frotta frénétiquement les yeux, enlevant la fatigue en un clin d'œil. De ses petites mains, il secoua vivement l'épaule qui était en sa portée. Malgré qu'il vienne seulement de se réveiller, Aidan était très excité à l'idée de faire ce qu'il allait faire.
— Forgall ! Allez, réveille-toi ! Devine quelle heure il est ?
— Aidan, grogna son ami, la tête dans l'oreiller. Encore deux minutes. S'il te plaît.
Mais Aidan n'entendait pas de cette oreille, apparemment. Il croisa brusquement les bras sur son torse puis fit mine de bouder, la lèvre inférieure retroussée.
— Tu m'avais pourtant promis… murmura-t-il.
Quelques secondes plus tard, Forgall releva paresseusement la tête, regardant droit dans les yeux son meilleur ami.
— Oh, mais Aidan… chuis fatigué… D'abord demande à tantie, okay ?
Aidan pivota sèchement sur ses talons et sortit de la chambre aussi rapidement que ses petites jambes le lui permettaient. Lorsqu'il fut dans le couloir, il toqua doucement contre la porte et attendit. Une jeune dame au visage éclatant apparut dans l'encadrement. D'une main élégante, elle remit en place certaines mèches chocolatées derrière son oreille.
— Tante Ena, tu es toujours d'accord, hein tante Ena ? implora-t-il en agrippant de ses poings la robe colorée que portait Ena.
Cette dernière encercla de ses bras son neveu puis le souleva avec aisance.
— Bien sûr que je le suis, Dan, approuva-t-elle en lui offrant une pichenette sur le nez. Comment pourrais-je interdire quoi que ce soit à mon petit bébé ?
— Je suis pas petit ! Ni un bébé. J'ai six ans et demi, je te rappelle…
Un rire cristallin s'échappa des lèvres d'Ena. Elle ébouriffa les cheveux d'Aidan et l'emmena ensuite dans le corridor. Ils arrivèrent en silence à la chambre dans laquelle Forgall dormait paisiblement dorénavant. Néanmoins, cela n'allait pas durer longtemps… Aidan se libéra facilement de l'étreinte de sa tante puis se précipita sur son ami.
— Forgall ! interpella-t-il d'une voix claire. Tante Ena est d'accord. Si, si. Viens, dépêche-toi !
— Ah oui ? interrogea-t-il en se redressant, plus du tout fatigué, curieusement. Cool !
Aidan attrapa les mains de Forgall, l'aidant ainsi à sortir de son lit. Tante Ena les congédia à s'habiller, pendant qu'elle préparait certaines affaires. L'empressement étirant les traits de leur visage, ils se dépêchèrent sans broncher et enfilèrent un jean puis un t-shirt. Sous l'agitation, Aidan ne s'arrêtait pas de pouffer de rire. La journée s'annonçait vraiment bien !
— T'as mis ton haut à l'envers, se moqua gentiment Forgall en pointant Aidan du doigt.
Aidan gloussa et ôta son pull avant de le remettre correctement. Ils se hâtèrent dans le couloir, leurs pieds nus se frottant contre le tapis marron. Ils descendirent les escaliers, se tenant fermement contre la deuxième rambarde exprès pour eux. Forgall faillit trébucher sous les rires de son ami.
— Alors, les enfants, prêts ? sollicita Ena, un panier à la main.
— Oui ! crièrent lesdits enfants.
Ena hocha finement la tête, un sourire aux lèvres.
— Venez, allons dans le jardin.
Elle les emmena à l'extérieur, les rayons du soleil les caressant avec douceur. Une bonne humeur ne cessait de les guider, délivrant avec fièvre les rires mélodieux. Aidan et Forgall se couraient derrière tandis qu'Ena se conduisait jusqu'au placard à balais qui s'élevait entre deux beaux arbres fleuris. Elle laissa par la même occasion le panier sur une table en bois, près des deux garçons. L'herbe resplendissait la fraîcheur, une odeur accueillante s'échappant des brindilles vert prairie. Ena posa une main sur la poignée, ouvrant la porte du placard. À l'intérieur se trouvaient deux mini-reproductions du modèle Brossdur 6. Ces balais étaient spécialement conçus pour les petits curieux, comme Aidan et Forgall. Le Brossdur était réglé afin que la hauteur ne dépasse pas les dix mètres, mais, bien sûr, grâce à un simple coup de baguette, la limite pouvait être déplacée, malgré que ce soit risqué.
— Ena ! s'écria Aidan en levant les bras en l'air. J'en peux plus d'attendre, se plaignit-il.
— J'ai tellement hâte, avoua Forgall tout en se rongeant les ongles.
— Hey, Forgall… ! reprocha aimablement Ena. Tes ongles seront mille fois plus beaux s'ils n'étaient pas rongés, tu ne p…
— Tante Ena, râla Aidan, les épaules affaissées.
Cependant, Forgall semblait trop heureux pour s'en soucier ! Ena les invita à s'emparer tous deux d'un Brossdur. Elle n'eut pas besoin de se le répéter deux fois. Rapidement le placard fut vide.
— Faites attention. Dix mètres, c'est plus haut que vous ne le pensez. Faites gaffes aux branches des arbres et surtout ne vous poussez pas. Si j'ordonne que vous reveniez sur terre, alors vous le faites ! C'est promis ?
— Oui, dirent-ils en chœur.
Ena agita docilement sa baguette et une protection invisible vint protéger le corps des deux petits.
— Ça chatouille, s'esclaffa Forgall en se mordant la lèvre.
— Chevauchez vos balais ! Et à mon signal, vous taperez du pied !
Aidan et Forgall rigolèrent nerveusement tout en passant une jambe par-dessus leur balai.
— Un… commença joyeusement Ena. Deux… trois ! Partez !
Ils frappèrent de leurs pieds nus l'herbe humide et décolèrent de deux mètres. Instantanément, un sentiment comblé irradia les pores de leur peau. Une vague de joie fit éclabousser leurs veines. Jamais Aidan n'avait vécu pareille situation. Il avait l'air heureux, dans son élément. Forgall et Aidan jouaient au Croup. Apparemment c'était Aidan le croup, car Forgall prenait de l'avance, riant aux éclats. Ils faisaient attention, Ena n'avait alors pas à s'inquiéter. Ils filaient l'un après l'autre, se tournant sagement autour.
— Tu crois que ça fait quoi si on monte plus haut ? demanda malicieusement Aidan.
— On essaye ?
Ils hochèrent simultanément la tête puis grimpèrent de quelques centimètres, comme si de rien n'était.
— Ouch, glapit Forgall en se massant le crâne de sa main libre – la seconde tenait solidement le manche.
Une sorte de dôme les interdisait de voler plus loin.
— Oui, j'ai dû rajouter ça, au cas où ! intervint Ena en élevant un peu la voix afin de se faire entendre. Normalement le Brossdur ralentissait lorsque vous approchez les dix mètres.
— Mais ça sert à rien…
Ena sourit puis mit ses mains sur ses hanches. Les yeux des deux garçons brillèrent d'envie.
— Tu… Tante Ena… Tu voudrais pas…
— Ton père me gronderait, tu le sais, ça, mh ?
— Je t'en supplie ! S'il te plaît. Allez ! implora Aidan en faisant une adorable moue.
— Seulement deux mètres alors…
— Non, quatre !
— Trois, pas plus ! rétorqua Ena d'un ton sans réplique.
Elle fendit l'air de sa baguette et le dôme s'agrandit. Ce fut accompagné des chants des oiseaux que les cris de joie retentirent. Rigolant à gorge déployée, la tendresse et l'harmonie parsemaient l'air. Ena se dirigea vers la table en bois, fouillant à l'intérieur du panier en osier. Elle trouva une petite balle mauve qu'elle ensorcela afin que la sphère puisse s'envoler d'elle-même. La balle s'échappa naturellement de ses mains pour tourner autour des petits.
— Cool ! s'émerveilla Aidan en tentant de l'attraper d'un geste vif du bras.
Malheureusement, Forgall, qui était à côté, se reçut le coup en pleine poire. Il perdit l'équilibre et glissa de son Brossdur. Par un reflex insoupçonné, Aidan le rattrapa de justesse tandis que le visage d'Ena se décomposait. Forgall encercla la taille d'Aidan aussi fort qu'il put et tint les yeux hermétiquement clos, avant d'être sûr qu'il soit bien sur la terre ferme. Le cœur battant la chamade, Ena courut en leur direction. Tout s'était passé si vite qu'elle n'y avait vu que du feu.
— Aidan ! T'aurais pu faire attention quand même ! dit-elle brusquement en prenant Forgall dans ses bras. Tu vas bien ? Tu n'as rien eu, hein ? s'inquiéta Ena en embrassant la tempe de Forgall.
— Bah non, Ena ! Aidan m'a sauvé ! rassura-t-il en offrant une étreinte à son meilleur ami. Merci, chuchota-t-il tout près de son oreille.
Aidan lui fit rappeler que c'était tout à fait normal. Puis avec un sourire rusé, Aidan montra à sa tante ce qu'il avait dans les mains sans se séparer de Forgall. Une balle mauve. Malgré tout, il avait réussi à s'en saisir. Un futur attrapeur, voilà de quoi Ena était sûre.
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À bientôt…
« Tomber est permis, se relever est ordonné. »
Merci d'avoir lu ~
Bob Hitchens
Époux moldu d'Isla Black. Elle fut déshéritée de l'arbre généalogique des Black pour l'avoir épousé (AGB).
Le saviez-vous ?
À la fin du film Harry Potter et la Coupe de feu, dans le générique est écrit « aucun dragon ne fut blessé pendant le tournage du film. »
