La date : 07.12.13

Notes de l'auteur :

Abelforth Dumbledore, comme vous le savez, le frère d'Albus. J'espère vraiment que ce petit, petit OS vous plaira.

Oh, et bonne lecture… *souris*


-III-

A comme Andrew et Avery

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« - Et tu es mort ?
– Hélas, oui… mais j'ai survécu. »
Buck, Crash et Eddie, L'âge de glace 3

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La Tête de Sanglier abritait des clients peu fréquentables. En effet, rares étaient les personnes habillées d'un simple pantalon, ainsi qu'un simple pull. Pour une raison inconnue, aucun sorcier ordinaire ne rentrait dans ce pub. Si bien que le propriétaire fut pour le moins étonné de voir entrer un jeune homme correctement vêtu. Ce dernier fit pivoter la porte d'entrée à l'intérieur, laissant un faisceau de lumière éclairer le sol recouvert de poussière, ainsi que quelques clients dans le pub, dont un homme de petite corpulence, paré d'une sorte de robe rapiécée avec un châle sur la tête ainsi qu'une femme âgée au dos cambré.

Le nouveau venu portait tout ce qui avait de plus normal : une charmante robe de sorcière noire – qui lui allait comme un gant, soit dit en passant. Son visage était dégagé, exhibant ses yeux basanés, son nez retroussé puis sa fine bouche. Abelforth astiquait sans voir un verre à l'aide d'un chiffon noir de saleté. L'homme se dirigea avec nonchalance jusqu'au bar, s'adressant gentiment à Abelforth.

— Une tisane d'ortie, s'il vous plaît.
— Et s'il me plaît pas ? grogna Abelforth en posant le chiffon sur le comptoir.

Devant l'air perdu de son client, il crut bon de rajouter :

— Pas d'ortie. Mais de l'Alihotsy, s'vous voulez.

Une personne assise à proximité ricana. Abelforth haussa les épaules, se retournant en direction d'une vieille caisse qu'il ouvrit d'un coup de baguette. Il empoigna une pinte de Bièraubeurre et la remplit magiquement. Il s'avança ensuite silencieusement vers le jeune homme puis posa brusquement la chope sur le comptoir, faisant déborder intentionnellement du liquide cuivré.

— Ça vous fera deux Mornilles, marmonna Abelforth.
— Excusez-moi, monsieur, mais je suis allergique à la cannelle…
— Pardon ? De… la cannelle ? En quel honneur insinuez-vous que la Bièraubeurre inclut de la cannelle ?

Abelforth détailla l'homme en face de lui qui ne savait plus où se mettre. L'allure jeune, une peau fraîche, des dents parfaitement droites et d'une blancheur à en faire mal au crâne… des cheveux bien coiffés, une robe sans le moindre pli… Non. Abelforth ignorait tout compte fait la présence de ce sorcier. Il n'avait pas sa place ici, conclut-il.

— Allez plutôt au Trois Balais, annonça malgré tout Abelforth, après avoir évalué du regard la personne en face de lui. C'est plus pour vous, c'genre d'endroit. Mmh.
— Euh… oui, bien, d'accord… fit son interlocuteur d'une voix hésitante.

Il se leva en même temps qu'un autre sorcier, celui qui était paré d'une robe rapiécée, et marcha en direction de la sortie. En le regardant faire, Abelforth se demandait s'il ne s'était finalement pas trompé. Ce gars-là semblait aussi étrange que tous les autres dans ce pub. Si étrange, qu'il ne se posa même pas la question du pourquoi ni du comment le jeune homme parvint à faire tomber le châle que le monsieur habillé d'une robe portait.

— Oh, excusez-moi, monsieur, je vous prie de bien vouloir m'excuser, ce n'était pas intentionnel ! se confondit l'homme en posant une main qu'il se voulait rassurante sur l'épaule de…
— Mondingus Fletcher ! s'empourpra Abelforth en écarquillant les yeux.
— Merde… merde, merde, merde. Fait chier ! Par le caleçon de Stroulger ! jura Mondingus en essayant de remettre hâtivement le châle sur sa tête.

Trop tard. Abelforth se fraya un chemin parmi la poussière jusqu'à Mondingus puis agrippa le col de sa robe avant de le secouer farouchement.

— Je t'ai banni de ce pub, Fletcher, que je ne t'y reprenne plus ! Ma mémoire ne m'a jamais fait faux bond et ce n'est pas avec un zigoto comme toi qu'elle va s'y mettre ! Dehors, abruti !

Il poussa brusquement Mondingus qui marmonnait dans sa barbe mal rasée.

— Ouste ! Sors !
— C'est bon, c'est bon… !

Mondingus prit furtivement la fuite, ne jetant pas une seule fois un regard derrière lui. Abelforth ronchonna dans sa barbe blanche, lui aussi, retournant jusqu'à son comptoir.

— Je vais voir s'il me reste des orties… s'adressa-t-il au jeune homme, toujours debout au milieu de la pièce. Ce sera gratuit pour vous.

Il retourna lentement vers la salle adjacente, légèrement irrité d'avoir été aussi aveugle. En plus, cela ne devait pas être la première fois que Mondingus se profilait en douce dans son pub, malheureusement. Il allait devoir être plus attentif les prochains jours.

— Quel empoté, c'lui là...

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À bientôt…

« Les utopies d'aujourd'hui sont les réalités de demain. »
Victor Hugo


Merci d'avoir lu ~

Enchant-âge [Magi-Me-More]
Pilule dont on dit dans la publicité qu'elle aide le sorcier à se sentir plus jeune et plus fort. Les effets secondaires semblent cependant assez forts, comptant par exemple une possible pousse de défenses. C'est parfois utile de lire les petits caractères (JKR).

Question :
JK. Rowling dit que Voldemort ne peut pas produire de Patronus, car il est incapable d'avoir des pensées heureuses. Mais, le fait de s'imaginer Lord et « maître » du monde, ne le fait-il pas… jubiler joyeusement ? Est-ce parce qu'il est né au sein d'un philtre d'amour qui provoque ce manque ? D'un côté, je comprends parfaitement qu'il ne puisse pas. Puis de toute manière, je vois mal Voldemort produire un Patronus :')