La date : 08.12.13
Notes de l'auteur :
Adrian Pucey, élève de Serpentard et poursuiveur dans l'épique de Serpentard ! Petit OS, comparé au précédent. Oui, petit, c'est le bon mot.
Oh, et bonne lecture… *souris*
-V-
A comme Andrew et Avery
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« Chaque fois qu'un enfant dit :
— Je ne crois pas aux fées.
Il y a quelque part une petite fée qui meurt. »
Peter Pan
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La salle commune de Serpentard était plongée dans le calme et la sérénité. Adrian Pucey observait les élèves présents, une épaule adossée sur le mur fait de pierres brutes, les bras élégamment croisés. La lampe verdâtre vacilla de sa chaîne, éclairant un jeune Serpentard, prudemment installé sur l'un des fauteuils en cuir noir. Il avait l'expression concentrée et des mèches blond vénitien tombaient sur ses yeux beiges. Adrian lui donnait douze ans, pas plus. Il avait réellement l'air de s'appliquer dans son travail, le bout de sa langue ressortit, sa plume d'aigle allant de gauche à droite avec une détestable lenteur. Adrian se demanda vaguement quel devoir le Serpentard était-il en train d'accomplir. Avec une telle concentration, ce devait être basé sur un cours de potion, assurément. Adrian le détailla encore quelques secondes avant de bien vouloir reconnaître Maxwell Scott.
Un groupe de Serpentard débarqua dans la salle commune, brisant définitivement le silence. Adrian arqua un sourcil au vu de ce désagréablement mais, contrairement à ce qu'il aurait pu penser, Maxwell ne semblait pas se soucier d'un tel raffut. À croire qu'il s'était construit une sorte de sphère qui le coupait entièrement du monde extérieur. Eh bien, toute cette peine pour un vaste devoir, fallait quand même pas pousser… Remarque, c'était du professeur Rogue dont on parlait.
Adrian n'aimait pas particulièrement le professeur Rogue, bien qu'il dut se l'avouer : il savait ce qu'il disait. Le maître des potions portait bien son nom. En fait, Adrian appréciait une seule et unique chose, de ce professeur : l'animosité qu'il portait aux autres maisons. C'était quelque chose de reposant, oui ! Cette haine principalement orientée sur les Gryffondor, permettait aux Serpentard de se la couler douce. C'était d'ailleurs pour cette raison qu'Adrian ne comprenait pas l'attitude de Maxwell. Il n'avait pas besoin de se décortiquer les neurones de cette manière si sa cravate portait les couleurs vert et argent. Mais soit, si tel était son désir, alors au temps pour lui !
Vraiment très fort, ce Maxwell. Le groupe de Serpentard riait comme des porcs, si Adrian osait le dire, pourtant Maxwell se focalisait toujours sur son parchemin, infertile au jacassement des uns. L'irritation commençait sagement à pointer le bout de son nez, cependant Adrian la renvoya bouler dans un coin perdu de sa tête. Il ne devait pas s'énerver, point final. Puis de toute manière ça ne le regardait absolument pas. Pourquoi était-il centré sur le respect ? Mince !
En parlant de respect, voilà que certains allaient montrer tout le contraire, constata malheureusement Adrian en fixant Chad Dwight, le leader du groupe, s'avancer pathétiquement vers Maxwell. Il plissa les yeux tandis que Dwight faisait mine de s'intéresser à la tête de mort posée sur la table basse. Les autres Serpentard ricanèrent bêtement. Maxwell était trop occupé pour remarquer quoique ce soit. Toutefois, Dwight n'attaqua pas de tout de suite, fort heureusement pour lui.
Peut-être que finalement Adrian voyait le mal partout, car même lorsque dix minutes furent passées, rien dans la salle commune de Serpentard ne perturba la tranquillité. Tranquillité certes fréquemment coupée par des imbéciles qui gloussaient stupidement. Ainsi, Adrian oublia presque la bêtise de Dwight. Presque.
Soudain, Maxwell se redressa brusquement, l'air fier de lui et contempla son travail sûrement achevé. Il rangea sa plume, des paillettes orgueilleuses faisant briller ses yeux beiges. Un petit sourire fleurit sur les lèvres d'Adrian en le voyant faire. Néanmoins, son sourire disparut aussitôt lorsqu'il perçut du coin de l'œil Dwight s'approcher dangereusement. Le Serpentard agrippa de sa vile main le parchemin de Maxwell et le déchira en mille morceaux. Adrian fronça les sourcils, décroisant lentement ses bras tandis que Dwight retournait vers les siens. Maxwell regardait sans voir son ancien devoir. Les abominables rires de la bande de Dwight retentirent dans la salle commune de Serpentard. Ils s'esclaffaient si ouvertement, que le poisson visqueux qui nageait vers l'une des fenêtres à carreaux, disparut dans le fin fond du lac de Poudlard, apeuré par tout ce raffut.
— Allez, v'nez on s'casse ! ordonna Dwight avec un fin rictus.
Et ils partirent, emportant avec eux les mauvaises ondes. Maxwell rassemblait solennellement les morceaux de son exercice, le visage fermé. Adrian se dirigea alors silencieusement vers lui, les sourcils toujours rapprochés. Il étudia du regard certaines parties de l'ancien parchemin et remarqua que c'était joliment écrit, d'une calligraphie souple et penchée. Le genre d'écriture que le vert et argent voulait dompter.
— Tu écris très bien, certifia-t-il après quelques minutes.
Maxwell Scott resta silencieux, sortant déjà de son sac un autre rouleau de parchemin. Adrian put voir une seconde plume, à l'intérieur, ainsi il se permit de s'en emparer sans demander une quelconque permission. Maxwell ne répliqua pas et Adrian prit cela comme un accord. Il détailla rapidement les quelques bribes restantes et s'aperçut que le devoir portait sur la potion d'Enflure. Comme il s'en était douté, Maxwell était en deuxième année.
— Je peux t'aider, si tu veux, ajouta Adrian.
Encore une fois, il prit le silence de Maxwell comme un oui puis l'aida gentiment, lui dictant les ingrédients que nécessitait la potion.
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À bientôt…
« Mes amis, retenez ceci, il n'y a ni mauvaises herbes, ni mauvais hommes. Il n'y a que des mauvais cultivateurs. »
Victor Hugo
Merci d'avoir lu ~
Loxias
« Épouvantable » sorcier qui posséda un jour la Baguette de Sureau (RM21).
Le saviez-vous ?
Invités inattendus du tournage du deuxième Harry Potter, les poux ! En effet, ces bestioles peu sympathiques ont envahi les têtes des jeunes acteurs. Ainsi chaque matin, tout le monde devait passer au peigne fin et des nurses supplémentaires furent embauchées.
