Chapitre 8

10 ans de solitude

Quelques minutes plus tard, Stella arriva devant le mémorial des attentats du WTC mais n' y trouva pas son collègue. Stupéfaite, de premier abord, elle se rendit compte qu'il y avait réellement beaucoup de monde, trop de monde pour Mac. Aussi elle remonta dans sa voiture et se rendit un peu plus loin dans un petit cimetière parc. Là , au premier coup d'œil, elle le repéra, seul, à genoux devant une pierre tombale, la tête entre les mains. Elle s'approcha lentement, et écoutit…

Mac : Claire, ma claire ,déjà 10 ans, 10 ans que tu n'es plus là, 10 ans de douleur, de doutes, de solitude …

En disant cela les larmes coulaient de plus en plus sur les joues de Mac.

Mac : Claire, écoutes moi, si je ne suis pas venu te rejoindre c'est grâce à une femme, elle s'appelle Stella, elle m'a maintenu en vie, elle a été mon seul soutien et a tenté de comblé le vide affectif laissé par ton départ, je l'aime, je l'adore et je tiens à elle plus que tout …

Entendant cela, Stella, s'approcha un peu plus , les yeux brillants de la déclaration de Mac. Elle mit ses bras autour des épaules de Mac et le força à se retourner pour être face à elle. Mac , voyant qu'il n'était plus seul, essaya de recomposer son visage de professionnel, grand , solide et sur de lui .

Stella : Mac, ne joue pas à celui qui va bien avec moi, je sais que c'est faux , elle te manque, te manquera toujours et en ce jour encore bien plus avec toutes ces commémorations, c'est pour ça que je suis venu ici aujourd'hui , pour te montrer mon soutien, mon amitié et t'aider …

A ces mots, la fragile façade professionnelle de Mac, se fissura et s'effondra. Il fondit en larmes dans les bras de son amie.

Stella : chut, ça va aller, je suis là ..

Tout en le maintenant contre elle, elle s'assit, puis s'allongea dans l'herbe. Elle garda Mac dans cette position jusqu' à ce qu' il redevienne calme. Mac avait enfoui sa tête dans les boucles brunes de son amie et avait pleuré toute sa peine. C'était la première fois qu'il s'autorisait un tel moment de faiblesse devant quelqu'un mais à ce moment précis, il avait besoin de tendresse et les bras de Stella semblaient si sûrs et si doux qu'il se laissa complètement aller d'autant plus qu'il savait que son amie ne le jugerait pas et ne rapporterait pas non plus cet épisode intime.

Stella : Mac, tu veux rentrer à la maison ?

Mac : S'il te plait, je veux bien un café

Stella : d'accord, viens avec moi

Ils montèrent ensemble dans la voiture de Stella, qui conduisit jusqu' à chez elle. Ils montèrent et Stella prépara 2 cafés.

Le portable de Stella sonna :

Stella : oui

Lindsay : mais bon sang t'es où , ca fait des heures que t'es partie sans dire un mot ..

Stella : oui je sais

Lindsay : et le patron ne réponds pas à son portable

Stella : je me doute

Lindsay : quoi ?!

Stella : on arrive dans 30 min

Lindsay : tous les 2 ?

Stella : oui, je passe chercher Mac on arrive

Lindsay : parce que tu sais où il est ..

Stella : (se rendant compte de sa bévue) : je suppose qu'il est chez lui en train de se reposer ..

Lindsay : ( pas dupe) : Stella tu mens mal … Mac ne se repose pas quand on a une affaire de ce genre.

Stella : oui , mais bon … (coupant court à la conversation qui risquait de dériver) on arrive

Elle raccrocha.

Mac : Stella, tu mens mal … merci de ne pas avoir dit la vérité sur mon absence.

Stella : je suis ton amie, ta complice, et je ne tiens spécialement et ce que tout le labo saches pour notre … amitié, pas que j'ai honte et mais je veux juste …

Mac : que ça soit notre histoire … d'amitié à nous

Disant cela, il s'étaient rapprochés et chacun avait trébuché au moment de définir leur histoire …d'amitié .