Voilà la suite des évènements! Attention, le cinglé de ma fanfiction commence décide de passer à la vitesse supérieure...
Bonne lecture et vos commentaires sont les bienvenus^^
Pendant ce temps, Jack avait enclenché la seconde étape de son plan : emmener Lilly ailleurs, être seul avec elle. Mais il ne savait pas quoi faire. Garder Stillman pour avoir un moyen de pression sur elle, ou l'éliminer dès maintenant pour lui faire comprendre de quoi il était capable.
« Franchement dit Jack, vous ne me facilitez pas le boulot ! Pourquoi vous l'avez invitée chez vous ? Qu'est-ce que je vais faire de vous, moi ? J'avais prévu d'être en tête à tête avec elle et vous gâchez tout.
- Désolé d'avoir contrarié vos plans.
- C'est pas grave, je n'ai qu'à les modifier un peu. »
Il s'approcha dangereusement de Lilly. Elle n'osa pas bouger, elle avait peur, pas une simple frayeur mais une véritable trouille, celle qui vous fige sur place, qui vous tord le ventre. Il prit son arme par le canon, leva la main et frappa Lilly au visage. La crosse du revolver heurta si violemment Lilly qu'un morceau de peau en fut arraché. Elle n'eut pas le temps d'y penser car elle s'évanouit sous l'effet de la douleur.
« ESPECE DE MALADE! hurla Stillman.
- Au moins, je sais que j'ai votre attention maintenant et j'espère avoir votre entière coopération, agent Stillman. De toute manière, au moindre faux pas, c'est Lilly qui trinquera.
- Qu'est-ce qui vous ferait plaisir Monsieur Downs ? lança t-il d'un ton ironique.
- Oh, pas d'humour avec moi, parce que... »
Il avait interrompu sa phrase et s'était dirigé vers le portable, tombé lors de l'atterrissage de Lilly. Il l'ouvrit et il s'apprêtait à le balancer quand il vit un message. C'était un accusé de réception. Il consulta la boîte d'envoi. Son visage prit une expression sauvage. Lilly n'avait en effet pas eu le temps de le supprimer et Jack tremblait de rage en le lisant.
« Vous me prenez vraiment pour un débile ! cria-t-il, on va voir qui aura le dernier mot. Lève-toi ! Magne-toi ! »
Une fois Stillman debout, il lui assena un violent coup dans le creux des genoux pour qu'il se retrouve appuyé sur ces derniers. Fier de lui, il se baissa pour lui murmurer à l'oreille :
- Si t'es pas mort avant demain, c'est déjà un bon début pour toi !
Heureux d'avoir soumis le chef, il arborait son éternel sourire. Il embarqua Lilly sur ses épaules et il fit relever John. Ils sortirent tous les trois dans la rue. La nuit déjà bien avancée, Jack pensait ne croiser personne. Malheureusement, le voisin de Stillman était en train de sortir ses poubelles.
« Alors John, comment va ?
- Très bien et vous monsieur Daniels ?
- Oh, moi rien de nouveau, comme d'habitude. J'ai cru entendre quelques éclats de voix non ?
- Oh, vous savez, quand j'ai ma femme au téléphone…
- Non, je n'ai pas besoin d'en savoir plus et je n'aurais d'ailleurs pas du m'en mêler. La curiosité est un vilain défaut. Vous avez décidé de vous promener ? »
Il n'avait pas vu Jack. Celui-ci avait aussitôt anticipé et s'était recroquevillé derrière la barrière avec Lilly. Lui qui n'avait jamais eu de bons rapports avec ses voisins, il fulminait de voir à quel point celui de Stillman pouvait être collant et curieux.
« Exact, et puis je trouve que pour la saison il fait bon. Alors j'en profite.
- Bonne promenade alors.
- Merci, au revoir. »
Jack attendit d'entendre la porte claquer pour se redresser. Il ne dit rien et continua son chemin vers une voiture gris métallisé. Les fenêtres étaient teintées. Quant à l'intérieur, il était pitoyable. Les housses qui recouvraient les sièges étaient déchirées et la voiture empestait la cigarette. Des trous sur les housses, étaient des trous de cigarette. D'ailleurs, il n'y avait pas de cendrier et les fenêtres ne s'ouvraient pas. Le plancher était jonché de tout un bric à brac, autant des papiers que des restes de sandwich avarié. Une fois John installé au volant, et Lilly sur la banquette arrière, Jack ordonna à Stillman de mettre le contact.
« Avant de démarrer, je tiens à te féliciter pour ton petit numéro à ce casse pied de voisin. Prodigieux ! Mais j'aimerais néanmoins mettre les choses au clair. Primo, tu causes à personne sans mon accord. Secundo, on va faire un jeu. Le jeu s'appelle : Suis-je bon conducteur ou pas ? A chaque coup de volant un peu brusque, je réfléchirai à une petite punition et à la fin du trajet, quand j'aurai fait le compte, Lilly aura le résultat en direct…si tu vois ce que je veux dire. »
Stillman préféra ne pas répondre de peur qu'il comptabilise cela comme un « faux pas ». Il démarra et se laissa guider par Jack. Celui-ci, souhaitant infliger à Lilly quelques méchancetés, faisait exprès d'indiquer au dernier moment la direction à prendre ce qui forçait Stillman à bifurquer aussi sec. Le trajet dura plus de 20 minutes. Finalement, ils arrivèrent à la lisière d'un bois, sur une montagne. Il montra un emplacement où garer la voiture pour quelle ne soit pas visible. Ils descendirent et Jack reprit Lilly dans ses bras. Jack obligeait Stillman, devant lui, à accélérer la cadence. Ils marchèrent environ 15 minutes entre les immenses sapins et ils atteignirent une cabane. Celle-ci, toute disloquée, devait servir de repère aux jeunes délinquants de la ville voisine car des tags recouvraient entièrement les murs. En contrebas, on pouvait apercevoir un fleuve dont le débit était assez impressionnant. Ils entrèrent, Stillman en tête.
« Oups ! fit Jack, et moi qui croyais être dans un hôtel 4 étoiles, je suis déçu. Récapitulons, nous avons à disposition une vieille chaise bouffée par les mites, un lit sans ressort et qui sent le vomi, une lampe à huile qui n'éclaire plus rien et enfin, une poubelle pleine d'eau salée. Génial, on va bien s'amuser tous les trois ! »
Au central, tout le monde était sous le choc après que Nick eut fini la lecture du dossier de Lilly. La question qu'avait soulevée Georges lors de l'interrogatoire musclé avec Lilly avait enfin trouvé sa réponse. Si elle s'était engagée dans la police, c'était pour surmonter son agression et tourner la page sur une partie de sa vie. Maintenant au courant des motivations de John, ils savaient à quel point le temps allait être leur ennemi. Will et Nick furent chargés d'aller voir chez Stillman.
« Faites-vite ! »
Une fois sur les lieux, ils virent la porte ouverte et ne perdirent pas de temps pour entrer, arme au poing. Après inspection rapide, et forcés de constater qu'il n'y avait personne, ils commencèrent une inspection plus minutieuse.
« Regarde, dit Will d'une voix tremblante. »
Will indiquait à Nick des taches de sang. Ce n'était que de fines gouttes mais cela suffit pour les rendre nerveux. Ils appelèrent illico Scotty et Kate. Avant qu'il ait eu le temps de raccrocher, un homme entra en trombe, une batte de baseball à la main.
« Qu'est-ce que vous faites là ?
- Oh, calmez-vous ! nous sommes de la police et nous recherchons deux de nos collègues.
- Vous parlez de Stillman.
- Oui, vous avez des informations à nous donner ?
- Il a y environ deux heures, j'ai croisé John, il m'a dit qu'il allait faire une sortie nocturne. Mais, je suis tellement doué que la porte s'est refermée toute seule. Et là, j'ai vu un homme se lever, il avait une jeune femme sur les épaules et ils sont montés dans une voiture.
- Avez-vous vu la voiture ?
- Oui, difficile d'oublier, ce n'est pas courant par ici ce style de voiture.
- Vous pourriez nous la décrire ?
- Euh…gris métallisé, avec des vitres teintées. C'était un vieux modèle mais qui avait encore de l'allure. Par contre je n'ai pas vu la plaque d'immatriculation.
- Merci, ça nous aide, dit Nick. Il parla dans son téléphone : t'as entendu ?
A l'autre bout du fil, Scotty confirma.
« Kate, lance un avis de recherche sur une voiture. Gris métallisé, vitre teintées.
- OK, je m'y mets. »
Aussitôt dit, aussitôt fait. Kate n'avait pas perdu de temps et l'affiche était visible dans un rayon de 30 kilomètres. Scotty lui ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'ils avaient appris en trouvant le dossier de Lilly. Il savait pertinemment que son enfance n'avait pas été simple et qu'elle avait dû traverser bon nombre de difficultés. Mais là, s'en été trop. De plus, il regrettait de l'avoir appris de cette manière. Il aurait mille fois mieux préféré l'apprendre de vive voix, par l'intéressée. Il ne pouvait se cacher que ses sentiments pour sa « collègue » avait plus qu'évolué. En revanche, il redoutait tellement que ces sentiments ne soient pas réciproques qu'il n'osait pas lui avouer son amour.
Jack regardait Lilly. Il ressemblait à un enfant surexcité auquel on a promis une glace s'il se tient correctement. Lilly ouvrit les yeux avec peine et plaqua tout de suite ses mains à l'endroit où elle avait reçu le coup. Elle regarda autour d'elle et vit Stillman de l'autre côté de la pièce, adossé au mur. Il avait les mains lié par une ceinture excessivement serré qui devait être celle de Jack. Elle fut soulagée en voyant qu'il n'avait rien et Jack le remarqua.
« Et oui, je ne suis pas si sadique que ça. Au fait John, tu as fait 5 fautes pendant le trajet.
- Si vous aviez évité de m'indiquer la route au dernier moment, il n'y aurait eu aucune faute.
- Chut ! ou j'en rajoute une de plus pour insolence. J'en ai déjà trouvé 2. »
Il s'alluma une cigarette tout en continuant à parler.
« Lilly, tu as des nouvelles de Ray ?…et Joseph ?…et Kite ?
- …
- Nan, pas possible, sur les 3 t'as pas été foutue d'en garder un.
- Occupe-toi de tes oignons et fous- moi la paix !
- Ouhh, c'est pas très gentil de me répondre comme ça. C'était juste une question… histoire de parler. Je suis vexé, avant, tu ne m'aurais jamais adressé la parole comme ça ! »
Il avança sur elle et planta son regard dans le sien. Il lui souffla sa fumée au visage et profita du fait qu'elle ferme les yeux pour éteindre sa cigarette sur son épaule droite. Le contact du mégot brûlant sur sa peau la fit serrer les dents et elle retint difficilement ses larmes. Elle ne voulait pas crier, ne voulait pas lui donner la victoire aussi facilement.
« Dis donc, t'en as fait des progrès ! La dernière fois tu criais, et là, rien. Tu t'es endurcie. Peut-être à cause de tout tes échecs sentimentaux. Tu dois avoir un cœur de pierre maintenant.
- ...
- OK ! si tu voulais pas causer, fallait le dire tout de suite. »
Il se releva et se dirigea cette fois vers Stillman dont le sang bouillait. Il était pris au piège, il ne pouvait pas venir en aide à Lilly. Pourtant, ne lui avait il pas promit que rien ne lui arriverait plus. Il était en position d'infériorité, ne pouvant se détacher et s'il intervenait, quelle serait la réaction de Jack. Il était persuadé qu'il s'en prendrait à Lilly. Il en déduit que d'agir par la force était vain. Il opta pour une solution qui lui paraissait bien dérisoire mais il n'avait pas d'autre choix. Son objectif : faire durer la conversation le plus longtemps possible. Cependant, il savait que Jack n'avait de réel intérêt que pour Lilly.
« Et toi ? On m'a aussi parlé de toi tu sais ? Au fait, je n'ai même pas pris la peine de commencer par les politesses. Comment va ta chère fille ?
- Bien, merci de demander. Et vous, votre famille se porte-t-elle bien ?
- Oh, aurais-je droit à une petite rébellion ? Je ne vous en veux pas, c'est votre métier qui veut ça. Vous êtes tous pareils, dès qu'on pose une question trop personnelle, vous prenez des faux fuyants en essayant de poser une question aussi personnelle à l'autre.
- Vous employé la même technique, vous vous en prenez aux sentiments de l'autre.
- Parce que vous pouvez ressentir des émotions, vous ?
- Oui, mais malheureusement votre petite technique ne marchera pas avec moi.
- Pourquoi ?
- Tout simplement parce que j'accepte ma condition. Si je suis un marginal, c'est que je l'ai voulu. Si vous êtes ici, c'est que je l'ai voulu. Je me fiche du jugement des autres.
- Un marginal, le mot est faible. Mais vous n'avez pas répondu à ma question pour autant !
- Laquelle inspecteur ?
- Comment va votre famille ?
- Oh vous me décevez, vous devriez savoir que je ne veux aucune attache avec personne. Alors une famille, non merci.
- Très bien, c'est votre choix…après tout chacun son opinion.
- Quoi, ça veut dire quoi ça ?
- Mais rien...rien.
- Oh, tu commences à me gonfler. Il faut que je me défoule un peu. »
John ne pouvait indéfiniment occuper Jack. Il tournait déjà depuis un long moment autour de Lilly. Ce petit jeu mesquin fini, il sortit de sa poche un petit canif. Il était sculpté, sûrement à la main. Les motifs représentés étaient en rapport avec la chasse. Ainsi, on remarquait Diane, déesse de la chasse, et aussi deux revolvers croisé.
« Tu vois, c'est le seul témoignage d'amour que j'ai reçu de ma famille. Un canif ! J'ai pas à dire, il m'a bien servi. C'est avec lui que j'ai commis mon premier meurtre. C'était mon père, le premier ! Bref, assez parlé de moi. J'ai envie de faire mumuse. Mais d'abord, il faut que je me charge de toi, John. »
