Quatre et Six

Présentation :

Disclaimer : Les lieux et les personnages appartiennent à Veronica Roth ainsi que toute la partie du texte en italique. J'adore le couple Quatre/Tris et en connaissance des 3 tomes je voulais leurs offrir un moment, une bulle dans l'histoire, où il pourrait oublier leurs problème et s'aimer pleinement. Je ne touche pas d'argent pour ces écrits, mon seul salaire sont les reviews !

Cette histoire ne prend en compte que le TOME 1 et une partie du TOME 2. Pas de vidéo dans ma version et le monde en dehors de Chicago n'intervient pas non plus!

Pairing : Tris/Quatre

Résumé : Jeanine lance son attaque contre les Altruistes en plongeant les Audacieux dans une Simulation. Tris prévient Quatre juste avant le début de celle-ci et Quatre parvient à libérer une vingtaine de personnes. Leur but : empêcher ça.

BETA READER : Anasky & Quetzy (Merci encore :) )

(Update le 23/09)

Bonne lecture.


Réponses aux reviews :

Anasky : Merci :) Je suis contente qu'il y ai moins de faute, merci de me faire remarqué les incohérences :)

Sissi1789 : Merci, un chapitre par semaine environ, j'espère que la suite te plaira.

SelisaKlaine : Merci, ton message me fait vraiment plaisir. C'est vrai que Tobias est un peu plus dur que dans le roman ! Il se fait un peu pardonner dans ce chapitre. J'espère que ce chapitre te plaira. Merci encore.

Galle : Merci beaucoup. Euh réponse dans ce chapitre pour le nombre de peur de Tris. J'espère que la suite te plaira.

Guest : Merci beaucoup. J'espère ne pas te décevoir.

Miss-miss-miss : Merci encore à toi. Je suis contente que ça te plaise et j'espère ne pas te décevoir avec la suite.

Xaxa : Merci pour ton message et pour tes encouragements, voici la suite.

Talia : J'avoue que c'est une fin assez frustrante, voici la suite en espérant qu'elle te plaise. Merci encore.

Pims10 : Tobias est vraiment dur, je suis d'accord avec toi. Enfin, il fait ça pour son bien mais je comprend que Tris lui en veuilles d'avoir été aussi dur avec elle. Merci pour tes propositions. la scène de la tyrolienne me plait bien en effet, je ne pensais pas écrire sur ce sujet mais pourquoi pas. Dans tout les cas si je rajoute je te le signalerais et je le signalerais en début du chapitre concerné. Merci encore.

Zouzou : Merci pour tes encouragements, voici la suite. : )


CHAPITRE 4

J'entends les corbeaux avant de les voir. La dernière fois, j'ai réussi à les affronter grâce à une arme à feu. Les corbeaux représentent mon impuissance et l'arme ma force. Cependant, tenir une arme de nouveau me dégoûte.

La peur monte. Je veux m'enfuir mais je ne parviens pas à bouger, comme la première fois où j'ai dû les affronter. Ils commencent déjà à m'attaquer.

Coups de griffes.

Coups de becs.

Je hurle, je pleure, je me débats.

La simulation ne s'arrêtera que si j'arrive à l'affronter ou si Tobias l'arrête, autant ne pas compter sur la dernière option.

Je ne suis pas cette fille effrayée, je ne veux pas être elle. Je m'étais promis d'être forte comme ma mère. Je parviens à m'enfuir en agitant les bras pour me libérer des volatiles.

C'est alors que je l'aperçois qui m'observe. Tobias !

Qu'est-ce que tu fais là ? Dis-je suffisamment fort pour qu'il m'entende malgré le bruissement des ailes. Aide-moi !

Affronte ta peur, Tris ! Me répond-il en feignant l'indifférence.

C'est un bien mauvais acteur car malgré ma détresse je distingue nettement la douleur dans son regard. Je sais qu'il ne me veut aucun mal, qu'il ne ferait rien pour me faire souffrir. Pourtant, le constater encore une fois, me rassure. Il y a un but à tout ça !

Il agite sa main pour attirer mon attention. Il tient une arme qu'il me lance sans plus attendre. Mon cœur bat plus fort.

Je ne veux pas. Je ne veux pas…

Je l'attrape et les larmes redoublent sur mes joues.

Non ! Je ne veux pas. Je ne peux pas !

Tris ! Tu n'as pas tué Eric pour faire le mal. Me dit Tobias tandis que je me laisse tomber, arme en main. Tu es une Audacieuse, cette arme te permet de défendre, de protéger. C'est pour ça qu'Eric devait mourir, pour PROTÉGER tous ceux qu'il a trahi, tous ceux qui pourraient mourir à cause de lui.

Je sens le sang couler sur mon visage et sur mes mains que les oiseaux picorent sans répit.

Je sais que Tobias a raison, mais j'ai peur.

Tire, Tris. Crie t-il comme un ordre. Et j'obéis !

D'abord, je ne réagis pas. Mais ça ne dure pas. Le bruit du coup de feu me fait sursauter et l'image d'Eric qui s'effondre devant moi le crâne sanguinolent s'interpose devant mes yeux et je lâche l'arme !

Tobias me force à me relever tandis qu'il chasse les corbeaux avec ses bras à son tour. Il me remet le pistolet dans les mains et pose ses mains autour des miennes pour que je ne le lâche pas. Il me sert de tuteur. Je me cale contre son torse pour me tenir aussi droite que lui. Il guide mes mains et me fais appuyer sur la gâchette jusqu'à ce que les corbeaux disparaissent.

Je le déteste de me forcer à faire ça mais je comprends pourquoi il le fait ! Il n'est pas le petit ami qui s'apitoie, il est celui qui me force à me relever. Au fond, c'est ce dont j'ai besoin. Qu'il soit là, qu'il m'aide.

Je peux compter sur lui.

Quand j'ouvre les yeux de nouveau, je suis dans le caisson, Tobias derrière moi et l'eau monte déjà.

Sympa comme peur, constate Tobias septique en regardant l'eau monter. Comment on se sort de là ? Je me souviens qu'il est claustrophobe et être prisonnier dans un endroit confiné, même en verre, ne doit pas lui plaire plus qu'à moi. Ce simple constat m'aide à me calmer. Je dois l'aider à ce sortir de là.

Il faut briser le verre. Je réponds.

Les Audacieux ne brisent pas le verre ! Rétorque-t-il.

J'ai toujours fait comme ça. Répliqué-je.

Tu te souviens ma claustrophobie ? me demande-t-il tandis que son souffle se fait déjà plus rapide. Tu m'as dis d'aggraver les choses !

J'hoche la tête. C'est toujours plus facile d'affronter les peurs des autres. Quatre m'aide à m'asseoir et se place derrière moi, comme nous l'avions fait la dernière fois.

L'eau nous arrive au menton et elle continue de monter.

Ça parait tellement simple d'être là avec lui à affronter ça. Plus facile que d'affronter la réalité finalement.

Lorsque nous nous parlons nous n'exprimons ni colère ni tristesse. C'est juste nous, comme nous nous sommes connus, apprivoisés. J'aime ça.

Je suis désolée ! Lui dis-je dans un souffle avant que l'eau ne nous submerge.

Je n'ai pas peur de l'eau, ni de la noyade. Je déteste perdre le contrôle de la situation, être dans l'incapacité d'agir ou de me défendre. Il faut que je l'accepte. Je ne peux pas tout contrôler.

Nous attendons un petit moment en apnée jusqu'à ce que mes poumons me brûlent et enfin nous nous retrouvons assis par terre. Au sec.

J'ai envie de rire, c'est la première fois que j'y arrive sans manipuler la simulation. Je me tourne vers Tobias pour lui sourire avant d'apercevoir derrière lui des silhouettes encagoulées qui foncent sur moi. Ils veulent m'enlever. J'en suis sûre.

Leurs mains s'emparent de moi, me bâillonnent tandis que je hurle à m'en faire mal. Je me débats mais ils sont plus nombreux et plus forts que moi. Soudain une main se pose sur ma poitrine, puis deux. Je pleure en me débattant mais je suis impuissante.

Je me revois près du gouffre, et j'entends la voix de Peter et de Drew, l'odeur de Al. Que ce serait il passé si Quatre n'était pas intervenu.

Je n'ai pas à me poser la question car une fois encore c'est lui qui me sauve même dans ma propre simulation. Il tremble de colère tandis que je m'effondre dans ses bras en pleurs. Je n'arriverais jamais à affronter cette peur là, pas sans lui.

Aussitôt après, je suis à l'enterrement de ma mère. La même scène exactement. Tobias tremble encore de colère, malgré ça je sens tout son corps se tendre quand il aperçoit son père.

Un drôle de bruit se fait entendre, comme du bois qui casse et ma mère apparaît, les cheveux collés de sang et le regard vide.

Je suis morte à cause de toi ! M'accuse-t-elle en avançant vers moi.

Mon père me regarde avec dégoût, tout comme Caleb.

Je recule en secouant la tête de gauche à droite. Non !

Nous sommes tous morts par ta faute. Continue-t-elle tandis que les larmes roulent sur mes joues.

Will, le père de Susan et toutes les pertes à déplorer s'avancent vers moi.

C'est de ta faute. M'accusent-ils tous.

La colère l'emporte sur la peur. Mon orgueil me perdra un jour. J'aurais donné ma vie si cela avait permis de les sauver tous. De sauver ma mère encore plus. Mais on ne m'a pas donné le choix à moi non plus.

Non ! Dis-je avec force, j'ai fait ce que j'ai pu !

Ils disparaissent et je me retrouve à la Ruche avec Tobias à mes cotés. J'entends le sifflet du train et un groupe d'Audacieux se met à courir pour ne pas le rater. Je me mets à les suivre mais mes jambes sont lourdes et je me déplace lentement. Je vais rater le train…

Je le vois se rapprocher, il faut que j'accélère. Je réalise que je n'y arriverais pas et la peur fait battre mon cœur encore plus rapidement. Je ne peux pas me permettre d'échouer…

Je regarde mes pieds et j'imagine que ce qui m'empêche d'avancer sont mes chaussures. Je les retire et recommence à courir au plus vite que je peux sans prendre garde à mes poumons en feu. Tobias me fait signe depuis le train. Je m'écorche les pieds par terre mais je cours encore plus vite. Je saute et rattrape la main de Tobias qui me hisse dans le train.

Tout devient noir et quand la lumière revient je me retrouve face à Eric attaché à une chaise au centre de la pièce. Il n'y a pas d'arme sur ma tempe cette fois mais sur celle de Caleb, de mon père et de Tobias. Instinctivement, j'ai un mouvement de recul.

Devant moi une table et sur la table un pistolet. Je sais ce que je dois faire mais je suis pétrifiée à l'idée de le faire.

Il mérite de mourir. Dit une voix désincarnée.

Est-ce à nous d'en juger ? Je sais que ça ne sert à rien d'argumenter mais je n'arrive pas à me résonner. Je ne veux pas revivre ça !

Fais le Tris ! Me dis Tobias synchrone avec la voix désincarnée.

Non ! Je pleurniche en fixant l'arme, incapable de regarder ma famille, Tobias, ni même Eric qui me regarde avec son regard narquois !

Mes yeux sont humides mais je ne pleure pas. Je n'ai peut-être plus de larmes à verser.

Tu as dix secondes. Reprend la voix désincarnée, imperturbable, monocorde. Inhumaine.

Et elle commence le décompte. Dix. Neuf. Huit.

Ne le tue pas. Me sermonne mon père. Il y a toujours une façon de faire le bon choix.

Même dans ma simulation mon père me parait réel. Il refuserait qu'on tue quelqu'un pour le sauver lui directement. Mais il a tort. Eric n'est pas une personne à sauver. Il est responsable de tant de morts.

Sept.

Il a raison Tris ! me dit Tobias contre toute attente et je ne peux m'empêcher de me tourner vers lui, interloquée. Je me retrouve aussitôt prisonnière de son doux regard bleu océan. Bleu de rêve. Laisse-le vivre et nous, mourir. Au fond ne fais rien. Laisse-le vivre et continuer d'être responsable de la mort des autres. Car si tu ne fais rien c'est ce qui arrivera. Tu peux agir pour que ça change… Tu sais ce que tu dois faire Tris ! C'est TON rôle de l'arrêter. Sa voix au début douce s'est transformée au fil de ses mots pour finir plus durement.

Cinq, a continué la voix sans ciller.

Je ne suis pas responsable. Dis-je dans un murmure.

Tu le seras si tu ne fais rien ! Reprend Tobias.

Quatre.

Plus le temps de m'interroger sur ce que je dois faire.

Trois solutions, l'équation devrait être simple à résoudre.

La première, ne rien faire, mon père, Caleb et Tobias meurent et Eric vit. Inimaginable !

La deuxième, tuer Eric pour les sauver. Je m'en sens incapable.

La troisième, me tuer pour que la simulation prenne fin. Cette solution me parait la meilleure mais dans un coin de ma tête ma conscience me souffle que dans la vraie vie mon comportement reviendrait à condamner Tobias, mon père et Caleb… et nous revoilà à la première option ! Qui plus est, mourir pour sauver quelqu'un me parait concevable mais mettre fin à mes jours sans raison me parait irrationnel ! Je ne veux pas mourir !

Trois.

Arrêtez, hurlé-je, arrêtez…

J'ai les mains qui tremblent et l'estomac au bord des lèvres.

Deux.

Je regarde Tobias et ma décision est prise.

Je prends l'arme et sans regarder je tire.

Eric s'effondre et même si je détourne les yeux je revis la scène et je revois le sang m'éclabousser les mains et sa tête basculer sans vie.

Je m'effondre à genoux dans la salle de simulation.

Le pistolet a disparu et tout le paysage avec lui. Je n'entends que les pas de Tobias qui s'approchent de moi.

Il me remet sur mes pieds mais je tremble de tout mon corps et je dois me rattraper à lui pour ne pas tomber.

Six ! Me dit-il avec un sourire. Encore une fois, il voit la force en moi tandis que je ne vois que la faiblesse.

Ne me force pas à le refaire. Je le supplie.

Il me sourit et je lui rends son sourire. Malgré les épreuves qu'il me force à affronter je sais qu'il le fait pour moi et à en croire sa réaction à la scène de l'enlèvement, il n'y prend pas plus de plaisir que moi.

J'aimerais que tu te voies comme je te vois ! Me dit il en déposant un baiser sur mon front.

Je ne comprends pas vraiment ce qu'il cherche à me dire mais je sais que je ne veux plus partir. Tuer quelqu'un me répugne toujours autant et je chercherais toujours une autre alternative mais je ferais mon mieux pour protéger les factions et ceux que j'aime.

Un autre matin, et une fois encore je me prépare à traverser mon paysage des peurs avec Tobias. Je suis de plus en plus rapide et mes peurs n'ont pas changé depuis le procès d'Eric.

J'avais été étonnée de voir à quel point elles avaient évoluées en si peu de temps, mais il y a eu tellement de bouleversements dans ma vie.

Pas de cauchemar aujourd'hui ? Me demande Tobias avec un sourire.

Je réalise que non et lui retourne son sourire.

— ça mérite une récompense me dit-il en se penchant vers moi pour m'embrasser.

Je sens la chaleur monter depuis mon estomac et faire rougir mes joues. Ses mains sur ma nuque me font perdre le fil de mes pensées.

Je le repousse dans le lit et me positionne à califourchon au dessus de lui.

Il se laisse faire et son sourire irradie en moi comme un soleil. Illuminant ses yeux.

Tu es magnifique.

Je n'ai jamais dit ces mots à quiconque avant lui. Mais je ne peux plus m'en empêcher ! Je l'ai toujours trouvé à mon goût. Son corps, son visage, ses yeux. Sa force calme aussi.

Pas autant que toi. Me répond-il d'une voix rauque et sérieuse.

Un petit rire s'échappe de mes lèvres. Ce n'est pas vrai, mais c'est gentil.

Il se redresse sur ses coudes pour m'embrasser encore. Il se retrouve assis et passe les bras tout autour de mon corps pour me serrer contre lui.

J'ai chaud, chaque muscle de son corps est tendu contre le mien ! J'en veux plus.

Il me soulève pour reprendre le contrôle de la situation et me domine de tout son être. Sa main droite effleure ma hanche, tandis que la gauche me caresse la joue et qu'il m'embrasse.

Quant à moi, je suis un incendie. Mon corps est en feu.

Mes mains passent sous son T-shirt et je décide de l'apprendre du bout de mes doigts, dessinant chacun de ses muscles !

Il respire de façon anarchique comme lors de notre ascension de la grande roue.

Je tire un peu plus et il m'aide à lui retirer son T-shirt.

Mes mains reprennent leur exploration.

Il continue à m'embrasser et ses mains se font plus entreprenantes elles aussi !

Chaque caresse m'arrache un frisson de plaisir et de petits gémissements.

Tu vas me rendre fou. Me dit Tobias en posant son front contre le mien, les yeux fermés, le souffle court.

Je commence à percevoir le fruit de son désir contre moi et l'incendie s'intensifie dans mon ventre.

C'est bien ce que je veux. Ma voix est plus rauque que ce que je souhaiterais et mon souffle est court lui aussi.

Il plonge son regard dans le mien. Ses pupilles sont dilatées et je n'y vois que du désir. Je me sens femme, et désirable pour la première fois.

Je t'aime Beatrice ! Me dit-il presque solennellement ce qui me fait sourire.

Beatrice ? Je demande avec un sourire.

ça ne te plaît pas ?

Si tu es le seul à m'appeler ainsi, ça me plaît. Dis-je.

Il ne lui en faut pas plus pour reprendre l'exploration de mon corps et moi du sien.

Et je deviens femme dans ses bras, dans une danse anarchique dictée par notre seul désir.


A Suivre...

J'espère que vous avez aimé ?

Et Merci à tous ceux qui me lisent et m'encouragent par leurs messages.

Et encore plus à Anasky & Quetzy pour m'avoir lu et corrigé :-)