Me revoilà pour le prochain chapitre! Dans les temps cette fois x)
Au programme: Du Antoine, du Mathieu, du Antoine, du Mathieu :P
Merci à toutes celles qui review, qui follow, et qui mettent en fav', vous êtes géniales :)
Un début de chapitre un peu plus léger, et je l'espère plus drôle, pour changer un peu. La deuxième partie est plus sombre, puisque j'évoque un thème délicat, et j'espère ne blesser aucune d'entre vous..
Réponse aux reviews anonyme: (Je ferais ça à chaque chapitre maintenant, car ça me frustre de ne pas remercier celle qui n'ont pas de compte. Je le fais avec celle qui ont un, alors avec les autres également!
Disclamer: Les personnages ne m'appartiennent évidemment pas. Le panda, hippie etc.. Appartiennent à Mathieu Sommet. Il n'y a que Marion qui sort de mon imagination !
lol1931: Merci beaucoup :) J'espère que la suite te plaira tout autant!
Guest: Merci beaucoup, contente de voir que la longueur de mes chapitres te plaise! A la prochaine j'espère! :)
Hizerielle: Tant de compliments! Merci beaucoup *-* Pour les prénoms, t'inquiète, t'es pas la seul.. Mais pour la vie antérieure, je répète, moi ça me parait plutôt logique. Puisque le Patron fait référence plusieurs fois à son enfance dans quelques épisodes de SLG, et puis pourquoi pas? Moi je préfère ça que de me dire qu'ils sont apparus comme ça d'un coup, par magie :) Mais t'inquiète pas, c'est pas très présent dans la fic. C'est plus pour marquer l'affection que se portent chacun en se révélant leur vrai prénom. C'est plus "symbolique" Et merci de tes reviews pour "Le Temps d'une Danse" car tu m'en as posté 2 x) Ça ferait bizarre de dire ça dans un autre contexte, mais je suis plutôt contente de t'avoir fait pleurer x) Ça prouve que ça t'a vraiment plu! Et j'espère que ce chapitre te plaira également :)
Voilà, bonne lecture!
Chapitre 4 : Les deux côtés du miroir.
Elle s'appelait Marion. Elle avait 21 ans. Elle était grande, blonde, les cheveux ondulés, fine, avec deux grands yeux bleus métalliques, le teint pâle et une ou deux tâches de rousseurs. Elle étudiait en fac de médecine, ou elle était en passe de devenir chirurgienne.
Elle était parfaite. Absolument parfaite.
Mathieu n'était pas content.
C'était stupide pourtant. La jeune femme était l'amie dont tout le monde pouvait rêver! Calme et attentionnée, drôle et touchante, beaucoup de culture, elle avait ce petit truc qui donnait envie de la protéger.
Etrangement, Mathieu ne ressentait aucune attirance. Alors qu'habituellement, il l'aurait trouvé jolie, là, elle l'agaçait tout bonnement. Avec ses petits sourires et ses mimiques là ! Cette façon qu'elle avait de rougir à chaque fois qu'on la complimentait, son rire cristallin et mélodieux, et ses deux petites fossettes si adorables.
Le châtain avait beau chercher, elle n'avait aucun défaut.
Et dire qu'il l'avait trouvé toute mignonne, la première fois qu'il l'avait croisé...
En bon gentleman, Antoine l'avait bien sûr invité à manger, il était une 1h, et il n'y avait rien dans les placards. Ils avaient donc commandés chinois, et pendant une demi-heure, Marion avait parlé un peu d'elle, à la limite de l'apoplexie à chaque fois qu'Antoine lui posait une question.
Et c'est bien pour ça, que Mathieu était prêt à envoyer balader la jeune fille.
Antoine avait l'air beaucoup trop intéressé pour que ces questions ne soient posées que par simple politesse.
A chaque fois qu'elle riait, une petite étincelle s'allumait dans les yeux de son ami, un sourire léger venait prendre place sur son visage et il riait doucement à chacune de ses blagues.
Blagues qui n'étaient absolument pas drôles, au passage. Comment ça mauvaise foi? Pfff..
Bref, ça énervait Mathieu. Ils en étaient à peine au dessert (Quelques biscuits récupérés au fond d'un sac et du café) qu'il songeait déjà à rentrer chez lui. Et tant pis pour la promesse faîte à son ami. De toute manière, il avait l'air de bien mieux s'amuser avec cette.. Marion.
_Ça fait longtemps que tu suis nos émissions?
_Je suis la vôtre (Malgré leur insistance, elle continuait à les vouvoyer) depuis un peu plus d'un an maintenant. Et pour Slg, ça fait six ou sept mois. J'ai été fan dès le premier visionnage!
Mathieu grommela quelque chose d'incompréhensible un peu ironique, tandis qu'Antoine éclata de rire. Suivi par Marion.
On inspire. Profondément. On expire. On inspire.. Voilaaa.
Il tourna son regard vers la télécommande qui traînait sur la table, alors que les deux "amis" continuaient de rire.
'Bonjour madame la télécommande, tu ne devineras jamais ce qui est en train d'arriver...'
A bien y réfléchir, il ne savait pas, pourquoi il détestait autant cette femme.
Et surtout, pourquoi il détestait tant la voir rire avec Antoine.
Antoine Daniel était son ami. Juste son ami. Et aucune femme n'avait le droit de lui piquer, merde!
'Oula, si les fangirls t'entendaient..'
'Ta gueule! Je m'en fous...'
Réalisant soudainement qu'il était en train de parler à une télécommande, Mathieu soupira fortement.
_Un problème mec? T'as pas l'air très bien depuis tout à l'heure..
Le châtain aurait voulu sortir un ironique "Effectivement. Mais tu étais tellement subjugué par ta nouvelle amie que tu viens à peine de t'en rendre compte". Mais il se ravisa, il la fermerait, pour une fois.
_C'est rien t'inquiète. Ça doit être la fatigue..
_Vous devriez dormir plus. Le prochain épisode peut bien attendre quelques jours… On arrivera à surmonter cette terrible attente! Finit la jeune femme en rigolant, directement suivit par Antoine.
'Ok... J'vais vraiment finir par vomir'
'Les toilettes sont à droite du couloir mec.'
Alors sa schizophrénie allait jusqu'à ce point ? Et ben mon vieux..
_Je pense que je vais rentrer. Je suis vraiment crevé. Puis je veux pas laisser les autres tout seul trop longtemps, histoire que le pays continue d'exister encore quelque temps quoi..
Antoine eu l'air surpris, haussant les sourcils. Ce matin, Mathieu n'avait pas l'air fatigué, au contraire, il pétait la forme.. Peut-être que le déménagement l'avait fatigué ? Culpabilisant un peu, il lui proposa avec toute la bonne volonté du monde:
_Bon bah ok… J'te raccompagne si tu veux.
_J'connais le chemin merci.
Devant le visage blessé de son ami, le plus vieux se mit une claque mental.
_Désolé.. Ça joue sur les nerfs aussi.
_Aucun soucis t'inquiète.
Marion se releva avec une grâce que personne d'autre qu'elle sur cette Terre n'avait, et lui fit la bise, un immense sourire collé au visage, feintant de ne pas voir le léger ennui dans les yeux du châtain.
_Bon bah, à plus sûrement.. Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis heureuse d'avoir mangé avec vous.. Un de mes rêves vient de se réaliser!
Vous passerez le bonjour au Patron de ma part. Termina-t-elle avec un clin d'œil.
Mathieu lui offrit son plus beau sourire hypocrite, celui réservé à son boss lorsqu'il travaillait au Mc Do.
_Bien sûr, ce sera fait avec plaisir!
'Tu peux toujours rêver connasse.'
Quoi que... Le Patron pourrait peut-être s'occuper d'elle une bonne fois pour toute, comme il savait si bien le faire...
...
Il fallait VRAIMENT qu'il arrête de fréquenter le criminel sexuel...
_Passe-moi le sel.
_Va te faire foutre.
_Passe-moi le sel!
_Va te faire foutre!
_PASSE-MOI LE SEL!
_VA TE FAIRE FOUTRE!
Mathieu se prit la tête entre les mains, exaspéré. Sérieusement, depuis quand remontait le dernier repas calme qu'il avait eu avec toutes ses personnalités? Une bonne année, au moins.
_Mais passe lui le sel bordel! Qu'est-ce que vous pouvez être compliqués vous les hommes!
_C'est vrai quoi… Tu pourrais lui passer le sel.
_J'avoue gros tu pourrais lui passer le sel.
_Le sel, composé essentiellement de chlorure de sodium, est un assaisonnement connu depuis la préhistoire. Très utilisé par...
Le Patron fulmina silencieusement. OK il allait lui passer le sel, mais un putin de s'il te plait aurait été trop demandé?!
Il prit la salière, et le balança presque au visage du Panda.
_Tiens le voilà ton sel!
L'ursidé se leva d'un bond, enragé, et claqua les poings contre la table, se penchant dangereusement vers le criminel, aussitôt suivit par celui-ci.
_Tu veux te battre gamin?
_J'aurais peur de te faire mal..
_UN PEU DE CALME CE SERAIT TROP DEMANDER MERDE?!
_Pas besoin de crier gros! Babylone écoute même ceux qui murmure!
_OH TOI LA FERME! (Méchant Mathieu! Faut pas crier sur le Hippie!)
Tous se turent, choqués.
_Mathieu.. Pourquoi t'es tout rouge.. ?
_T'as craqué ton slip gamin!
Le youtubeur se leva d'un bond, partant de la cuisine comme une furie.
_VOUS ME RENDEZ DINGUE! TOUS! TOUS!
Claquant la porte de sa chambre en la fermant à double tour, le châtain se laissa retomber comme une loque sur son lit, la tête enfouie dans l'oreiller.
Et hurla, le cri étouffé par le coussin.
Il hurla, toute sa colère des derniers jours.
Et toute sa jalousie.
Et oui.
Car comment pouvait-on appeler ce qu'il ressentait à chaque fois qu'il entendait Antoine parler de Marion? Les deux fois où il avait revu le brun depuis qu'il avait emménagé dans son nouvel appart il y'a trois semaines, cette fille avait été un des principaux sujet de conversation. "T'as vu ses cheveux comme ils sont beaux? Et ses yeux, putain ses yeux!"
Oh oui, ses yeux. Ils seraient parfait à arracher à la petite cuillère.
Bon, Antoine ne parlait pas TOUT le temps d'elle, mais c'était en passe de le devenir, et Mathieu craquait. Voilà des mois qu'il espérait le déménagement de son ami. Les soirées entre potes, les pizzas et les bières, les Seigneurs Des Anneaux, Walking Dead et Games Of Throne.. Et au final, tout ne se résumait qu'à cette fille.
Marion.
Elle lui paraissait fausse. Toute sa gestuelle, ses paroles, ses sourires et ses rires cristallins. Tout était trop... exagéré.
Tout ça dans le but d'impressionner Antoine... Et pas de bol, ça avait fonctionné.
Il avait l'affreuse impression qu'on lui volait son ami.
Et ce n'était pas normal.
Le châtain s'en rendait compte, il n'était pas stupide. Haïr une fille tout simplement car son meilleur ami à des vus sur elle, c'est glauque. Et pourtant, il ne pouvait pas s'en empêcher. Chaque geste de la blonde le révulsait, comme une défense automatique. C'en était presque naturel.
Comme une proie devant le traqueur.
Non… Comme le traqueur dont un autre traqueur traque la proie.
Il était dans une impasse. D'un côté, il aurait voulu que Marion parte, déménage très loin. Qu'il lui fasse clairement comprendre qu'Antoine n'était pas et ne serait jamais à elle. Mais de l'autre, il ne pouvait pas confesser ça à Antoine. Il voyait bien l'intérêt, qui se transformait peu à peu en attachement, du brun envers elle. Et pour la première fois, il le voyait heureux. Réellement. Aimer et se sentir aimer, c'était tout ce dont avait besoin Antoine.
Et Mathieu n'était pas assez égoïste pour le priver de ce bonheur.
Antoine sourit doucement.
_Elle m'a toujours poussé à aller jusqu'au bout de mes rêves. En fait je savais jamais trop ce que je voulais faire, un coup c'était vétérinaire, le grand classique, puis maîtresse, puis journaliste... Au final je me suis tourné vers la médecine. La chirurgie, ça me passionne! Pourtant j'aime pas trop le sang en général, dans les films d'horreur par exemple. Mais là, c'est plutôt, soigner des gens tu vois? On guérit des cancers, des tumeurs, des maladies très graves. Je me sens vraiment utile dans la vie de tous les jours. C'est comme si je me levais le matin, avec une réelle motivation c'est vraiment.. Vraiment génial!
_C'est sûr oui... C'est les plus beaux métiers de toute façon, les corps de la médecine et tout. C'est grâce à vous que tant de gens sont sauvés!
Il termina sa phrase par un petit sourire maladroit, qui fit rire la demoiselle.
Le présentateur de What The Cut ?! se sentait bien. Réellement bien.
Cette femme était tout ce dont pouvait espérer un homme. Elle était belle, douce et intelligente. Ses idées étaient claire et pures, elle ne jugeait jamais et était toujours à l'écoute. La fille parfaite.
A bien y regarder, le plus frappant était ses yeux. Deux orbes métalliques. D'un bleu époustouflant. Vraiment magnifique. A chaque fois qu'il plongeait son regard dans le sien, une douce chaleur se répandait à l'intérieur de lui.
Cette couleur avait un effet apaisant. Comme en se plongeant dans un jacuzzi. Inspirant un grand coup, il prit son courage à deux mains.
_Tu veux venir dîner à la maison demain soir ?
La jeune fille baissa lentement son verre dans lequel elle était en train de boire. Autour d'eux, les conversations des autres gens du bar leur paraissait lointaines, floues.
Un sourire timide vint prendre place sur les lèvres de la blonde, et une légère rougeur s'installa sur ses joues.
Elle nota qu'il avait utilisé le verbe "dîner." Et cela suffit à confirmer tous ses doutes.
_Bien sûr...
Antoine sourit, d'un air sans doute un peu niais. Mais il s'en fichait. Elle avait dit oui. Elle lui avait laissé une chance.
_Les calamars sont délicieux! Comment t'as su que c'était mon plat préféré?
_Tu me l'as dit la semaine dernière. Au cours d'une conversation sur la bouffe des grands restos tu sais ?
_Oui ça me revient! Tu te souviens vraiment de ça?
Le touffu hésita quelques secondes. Ce serait l'ultime pas. Ce qu'il restait à faire, avant d'avoir ce qu'il désirait ardemment depuis maintenant deux semaines. Depuis la première fois qu'ils s'étaient rencontré, même.
_Oui, je m'en souviens. Parce que dès que tu l'as dit, je nous ai imaginés là, tous les deux, autour d'un dîner. En train de manger des tonnes de calamars du restaurant d'à côté. (Référence pas évidente, cette phrase est inspirée d'une autre qui vient d'une série. Mais celle qui la trouve aura mon admiration éternelle et un gros bisou virtuelle *-*)
Un silence de quelques secondes plana. Marion sentit son cœur battre furieusement, ses mains devenir moites, et une nuée de papillons dans l'estomac.
La déclaration d'Antoine ne pouvait pas être plus claire.
Mais alors que celui-ci était en train de se dire qu'il venait de faire une grosse connerie, la jeune blonde se pencha, doucement, gracieusement. Sa main gauche partit derrière la nuque du brun, tandis que l'autre entrelaça ses doigts à ceux du youtubeur. Elle prit l'initiative, et posa ses lèvres sur les siennes.
A l' instant où Marion et lui s'embrassaient, Antoine sentit une violente explosion, de bonheur, de chaleur, d'espoir et d'adrénaline lui souffler tout ce qui restait d'incertitude. Maintenant, il n'y avait plus que cette femme.
Jamais, Ô grand jamais une fille n'avait réussi à le séduire en moins d'un mois. Sauf elle.
Elle avait déboulé comme un ouragan, ne lui laissant ni le choix ni l'envie de ne pas succomber à sa perfection. Peut-être qu'en apprenant à vivre avec elle, il lui trouverait des défauts, mais sincèrement, il en doutait.
Sa mère lui avait pourtant répété que la perfection n'existait pas, mais comment continuer à la croire après avoir rencontré Marion ?
Les deux se levèrent, détachant leurs lèvres pour contourner la table qui les séparaient, et se jetèrent à nouveau l'un contre l'autre comme deux assoiffés.
Ils n'eurent pas besoin de parler, ce fut comme une évidence. Ni une ni deux, Antoine souleva la blonde à la manière des princesses, et la porta jusqu'à sa chambre.
Ce soir il en était certain. Marion était la femme qu'il attendait depuis toujours.
Elle était là. Et elle le toisait d'un air mauvais. Hautain. Dédaigneux.
Sale peste. Qu'avait-elle à se croire tout permis? Il lui ferait voir lui, que ce n'était pas car elle était une femme qu'il…
_Mathieu! Mathieu!
Quelqu'un l'appelait. Une voix bien connue. Une voix aux intonations qui le faisaient souvent rire.. Une voix agréable, rassurante.
_Mathieu! Qu'est-ce que tu fais Mathieu?
Antoine.
Il voulait crier. Appeler son ami. Lui dire de virer cette femme de chez lui. Car c'était son appartement, ils étaient tous les trois dans le salon. Mais le salon était si grand, il paraissait s'étendre à l'infini..
Mais il n'avait plus de voix. Il essaya de sortir un son, et sa gorge le brûla atrocement.
Le brun apparut soudainement, comme par magie. Mais alors qu'il s'attendait à être soulagé, il ne sentit qu'une profonde horreur lui saisir le ventre.
Antoine se tenait devant lui, mais il était bien plus grand. Comme un géant devant une minuscule, ridicule petite pierre. Etiré grossièrement de toute sa longueur, il en était presque effrayant.
Mais surtout, son bras était passé autour de la taille de la blonde, qui riait cruellement. Un rire froid, dénué de toute compassion, presque hystérique. Seulement du mépris, et de la satisfaction malsaine.
Elle se pencha vers lui, bien trop grande et étendu elle aussi. Quand elle fut tout près, il remarqua que ses yeux n'étaient plus ceux si bleus et si beaux qu'il avait connu. Ils étaient noirs. Entièrement noirs. Sans iris, sans contour blanc.
_C'est moi qui est gagné.
Sa phrase s'acheva sur un rire encore plus fou que les autres. Qui lui rappelait les sorcières des dessins animés de son enfance. Antoine la rejoignit dans son hilarité également. Ils se tenaient le ventre, le montrait du doigt, riant de son infériorité.
Mathieu sentit son monde s'écrouler, en plus de la peur et de la honte, et une sensation bien connue l'envahir.
Il avait la nausée.
Mathieu se réveilla en hurlant.
Il mit quelques secondes à reprendre ses esprits et son souffle, les yeux fermés, les poings agrippés aux draps. Il chercha à tâtons la bouteille d'eau au pied du lit, et après l'avoir trouvé, but plusieurs longues gorgées.
Aucuns souvenirs de son cauchemar. Car ça en avait été un, sans doutes possible. Il espérait seulement ne pas avoir réveillé les autres habitants de la maison en criant.
Il attrapa un pantalon, et sortit torse nu de la chambre. (Belle vision hein) Il jeta un coup d'œil à son portable prit au vol, 5h40. Essayer de se rendormir ne servait à rien, le plus utile serait de commencer à bosser pour le prochain épisode de SLG. Avec une tasse de café, et un croissant de la veille.
Deux heures plus tard, alors que le script était en relecture, il sentit son portable vibrer. Antoine.
Haussant un sourcil, Mathieu répondit rapidement. Son ami devait décidément passer pas mal de nuits blanche, pour lui envoyer des sms à 8h du mat.
'T'es debout mec?'
'Ouais, me suis réveillé à 5h30. Mauvais rêve apparemment. Et toi tu dors jamais ou quoi?'
'Bah cette nuit... comment dire, j'ai eu un peu du mal ;)'
'Quoi tu t'es masturbé toute la nuit devant 2 girls 1 cup*, hein avoue?' *N'allez pas voir cette vidéo, s'il vous plait.
'T'es con mec :P Nan nan mieux que ça..'
Mathieu fronça les sourcils, ne voyant pas ou voulait en venir le brun.
'Bah vas-y accouche!'
'T'es libre ce midi?'
'Bah ouais pourquoi ?'
'Tu manges chez moi? J'ai une petite surprise...'
'J'ose pas imaginer de quoi tu me parles.. C'est encore un de tes trucs dégueu?'
'Nan c'est sérieux pour une fois, mais je t'en dirais pas plus. Alors tu viens?
'Evidemment que je viens je suis curieux maintenant! J'apporte la bouffe?'
'T'inquiète je m'en charge.'
'D'acc, à tout à l'heure!'
'A tout à l'heure ;)'
Le châtain soupira. Il DETESTAIT quand le brun le faisait poireauter en attendant de lui dire un truc important. Et jamais moyen de lui faire lâcher le morceau.
L'horloge indiquait 8h passée. Il se dirigea en traînant des pieds vers la cuisine, attrapant le lait et la farine. Aujourd'hui c'était dimanche. Et le dimanche, on mangeait des pancakes chez la famille Sommet.
Quelques heures plus tard, il sonnait chez Antoine. Celui-ci lui ouvrit, les cheveux toujours en pétard, les yeux pétillants et un immense sourire aux lèvres.
_Hé! Comment ça va mec?
_Ça va et toi?
_Impeccable. Vas-y rentre.
_Alors c'était quoi cette surprise?
_Justement, elle t'attend dans la cuisine.
Sa curiosité piqué au vif, Mathieu se dirigea sans attendre vers la cuisine, suivi de près par Antoine.
A peine un pied dans la pièce, Mathieu sentit son cœur se retourner. Un terrible pressentiment le prendre, dans chaque organe, chaque veine. Tous ses sens lui hurlaient qu'il n'allait pas apprécier ce qui allait se produire dans les secondes à venir.
Elle était là. Et elle le regardait d'un air chaleureux. Amical. Doux.
_Bonjours monsieur Sommet.
Elle lui sourit, et ça l'énerva profondément, malgré l'appréhension. Et comme dans un mauvais rêve, il vit le présentateur de What The Cut?! se diriger vers elle, et lui passer un bras autour de la taille.
_Bon, bah voilà. Je sors avec Marion.
Les deux amants attendirent la réaction du châtain. Qui ne vint que quelques secondes plus tard.
_C'est super. Je suis heureux pour vous... C'est… Whoah.
Antoine éclata de rire, heureux comme il ne l'avait pas été depuis longtemps.
_Je sais c'est surprenant. C'est un peu rapide mais ça a été le coup de foudre. Ce qu'on vit c'est juste dingue. Putain j'aurais jamais cru dire ça un jour, mais… Je l'aime.
Je l'aime. Je l'aime.
Antoine l'aimait. Antoine aimait Marion.
Il n'était pas intéressé par elle. Il n'avait pas des vues sur elle. Il ne la trouvait pas seulement jolie ou attirante.
Il l'aimait. Il était amoureux d'elle.
A travers le souffle qui lui manque et le dégoût qui commence à lui remonter dans la gorge, Mathieu parvient à sourire, il ne sait pas comment. Mais il le fait, il sourit. Et il se rend compte que ce n'est pas une passe. Pas simplement un jeu. Antoine l'aime vraiment. Et jamais il ne l'a vu aussi bien.
Alors pourquoi ça fait si mal?
Non, ça ne fait pas mal. C'est juste... Dégoûtant. Ça le met en colère, ça lui fait serrer la mâchoire et crisper les poings. Il n'a pas mal. Ça le révulse.
Pourquoi? Pourquoi?
Mathieu sait qu'il n'est pas normal. Ce n'est pas un garçon comme les autres. Mais ce n'est pas normal de réagir comme ça. Et pourtant, il ne le contrôle pas. Il n'y peut rien. C'est comme ça. Antoine ne mérite pas cette greluche sortie tout droit d'un film de James Bond. Il mérite mieux... Il mérite...
_Je voulais que tu sois le premier prévenu. T'es mon meilleur ami, et c'est la première fois que tu me vois avec une fille. Donc voilà quoi…
Antoine se gratta les cheveux, avec un sourire. Il était avec Marion, il était avec Mathieu. C'était vraiment parfait.
_On va bouffer?
Mathieu aurait voulu dire non. Tout envoyer balader et raisonner Antoine, mais il se tut, hocha la tête et prit place à table. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il remarqua qu'il y avait trois couverts de dressés.
Pendant le repas, le petit youtubeur fit d'incroyables efforts pour faire comme si de rien n'était. Riant un peu aux blagues, confessant les péripéties de ses doubles, buvant un peu de bière et essayer de faire abstraction des deux mains liés sous la table.
A la fin du repas, il s'excusa rapidement, fit la bise à Antoine et Marion, se forçant grandement pour celle-ci.
_Repasse quand tu veux mec. Et tu devrais dormir un peu, t'as l'air crevé.
_Ouais t'inquiète. T'es toujours trop inquiet c'est dingue.
_Je sais, je sais... Je m'inquiète toujours pour toi bébé tu le sais.
Mathieu rit faussement. Même leur petit jeu de couple n'avait plus aucun sens maintenant.
_Maintenant que je suis avec Marion, on se verra peut-être moins qu'avant. Mais tu passes quand tu veux hein.
Le châtain inspira discrètement, et se demanda si le brun était vraiment sérieux. Depuis qu'il était là, ils ne s'étaient vu que deux fois. Et maintenant, il savait que son ami avait dû passer l'autre partie de son temps libre avec la blonde. Et quand ils étaient ensemble, le sujet ne tournait qu'autour d'elle.
_Ouais, je sais... Tchao Antoine.
_Salut Mathieu.
Le chemin jusqu'à chez lui lui parut bien trop rapide. Il était au calme dans sa voiture, et c'est tout ce qu'il avait besoin. Du calme. Pour réfléchir à tout ça. Faire le point sur ses sentiments. Sur son meilleur ami. Se calmer aussi, car le côté raisonnable et rationnel de Mathieu lui hurlait que haïr cette fille, ça ne mènerait jamais à rien. Il fallait mieux être heureux du bonheur de son ami, et le pousser à fond dans cette relation. Oui, il fallait mieux...
Mathieu poussa un cri de rage. NON! Non il ne fallait pas pousser son ami dans une relation aussi stupide et irréfléchie! Cette fille n'était pas faite pour Antoine!
Antoine était pervers, faisait des blagues sales à longueurs de journées et était un putain fervent de l'église de la Saint-Pelle. Antoine était comme lui, il était dingue, différent, trouvait tous les tords possibles au monde et avait un putain de chien en peluche qui parlait! Marion n'avait rien à faire avec un gars comme ça. Elle avait trop les pieds, sur terre. Trop superficielle, ou du moins, c'est ainsi que Mathieu la sentait. Elle était trop banale. Entre eux, ça ne collait pas. Ils étaient trop différents.
Pour l'instant, ils étaient pris dans la folie du moment, le commencement d'une nouvelle relation et les espoirs futiles et incongrus. Mais ils s'apercevraient, avec le temps, qu'ils n'étaient pas faits l'un pour l'autre, comme ils semblaient le croire. Ils s'en rendront compte. Il n'y avait pas d'autre fin possible. Pas que Mathieu pouvait accepter.
Arrivé chez lui, il se dirigea immédiatement vers sa chambre, ignorant les lamentations du Geek et de la Fille qui avaient manifestement encore fait cramé le gâteau qu'ils avaient préparés.
Ecouter de la musique, penser à autre chose, se détendre sur le lit. C'était tout ce dont il avait besoin.
Mais c'est arrivé au dîner, deux heures plus tard, que Mathieu se rendit compte de l'importance du problème.
_Bon les garçons, c'est moi qu'ai préparé le dîner! Pâtes chinoises au poulet et aux courgettes!
_Menteuse je t'ai vu appeler le traiteur tout à l'heure. Lui répondit la petite voix du Geek.
_Oui mais c'est moi qu'ai fait réchauffer! C'est important! En plus il parait que la courgette c'est un très bon adoucissant pour...
N'écoutant déjà plus, Mathieu se saisit de sa fourchette, et enroula les pâtes autour du couvert. Avant de se figer complètement, la main toujours en l'air.
Les conversations dingues et perverses de ses doubles parurent comme des bruits de fonds, l'apesanteur changea, et il se força à inspirer profondément.
'On se calme. Tu n'as pas fin. C'est tout. Tu n'as pas fin. Calme toi. Calme toi...'
Il porta la nourriture à sa bouche, mais à peine en contact avec son palais, il sentit un violent haut de cœur le parcourir. Il se plia violemment en avant, la main sur la bouche, la bile prête à sortir. Ignorant les appels soudainement paniqués des autres, Mathieu se précipita vers les toilettes.
Il rejeta violemment tout le contenu de son estomac. Une fois, deux fois. Il essaya d'inspirer profondément, malgré la douleur et la pointe de peur qui lui titillait le ventre. Il sentit un gant frais se poser sur son front, et croisa les deux yeux inquiets du Prof.
_Mathieu... Pourquoi nous avoir caché que tu étais malade?
_Je... Je savais pas.
Un autre haut de cœur le prit, et il se pencha vers la cuvette pour éviter de tout rejeter sur l'homme à lunette. Celui-ci soupira, tourna légèrement la tête en arrière. Tous ses doubles étaient à l'entrée de la salle de bain, inquiet pour la santé de leur créateur. Tous sauf le Patron, qui y allait de ses commentaires salaces. "Une fois j'ai connu une femme qui m'a vomi dessus en pleine action... Putain c'était génial!"
_Laissez le respirer bon sang! Il à besoin d'air! Mathieu, comment tu te sens? Tu as mangé quelque chose d'inhabituel aujourd'hui?
Le châtain ne répondit rien. La panique, sans pouvoir la contrôler, commençait à se répandre lentement. S'il recommençait... Non. Il ne fallait pas penser à ça. Tout le monde était malade de temps en temps. Ce n'était sûrement qu'une petite gastro, des nausées de passage sans importance.
_Mathieu ? Tu m'entends ?
_Ouais... Ça va c'est rien. J'ai dû manger un truc pas net chez Antoine.
Bien sûr! Puisque c'était l'autre greluche qui avait fait la cuisine! Elle l'avait fait exprès, c'est sûr...
_Bon, tu devrais aller te coucher. Et vraiment! Tu ne dors pas beaucoup en ce moment. Ne crois pas que je ne l'ai pas remarqué.
Mathieu grommela quelque chose d'incompréhensible, passa une main réconfortante dans les cheveux d'un Geek au bord des larmes, et se traina jusqu'à sa chambre, ou il prit un repos bien mérité.
Mais cette fois ci, ce n'était pas un rêve, qui le fit mal dormir.
Un souvenir. Des fragments de son passé, qui le hantent encore aujourd'hui.
Il fixe son assiette. Des pâtes à la carbonara. Un plat simple, bon si bien préparé. Ça devrait se manger tout seul.
Mais ça ne passe pas. L'odeur le dégoûte. L'aspect le dégoûte. La texture le dégoûte.
Ça fait trois jours qu'il n'a rien mangé.
Mais il n'a pas faim.
La dernière chose qu'il à mangé, c'est du taboulé et une tranche de saucisson. Il a tout vomi.
Elle est là, aussi. Une grande blonde. Aux yeux bleus métalliques, comme les siens. Le sourire angélique qu'elle arborait quelques heures plus tôt à disparu. Elle le fixe d'un air exaspéré. Devant elle, il y'a une bouteille d'alcool.
_Mange.
Il déglutit au ton froid qu'elle à employé. Il ne veut pas. Il ne peut pas.
_Je ne peux pas.
_MANGE!
Elle à crié. Ses cheveux dorés ne sont plus si beaux, soudainement. Ils sont tout ébouriffés. Il lui paraissent sales, emmêlés, crasseux. Comme les sorcières des livres qu'il lit. Ça le fait rire, de la comparer à une sorcière. Sa mère n'est pas méchante. Elle n'a juste jamais su lui communiquer d'amour. Perdu dans l'alcool et le paraître.
Elle soupire. Il sait qu'elle ne sait pas quoi faire. Il est trop petit, trop maigre. Il a 14 ans, et on dirait qu'il en a 10. Les gens les ont regardés bizarrement, la dernière fois au supermarché. Elle achetait ses bouteilles, et il était avec elle. Son T-shirt serré laissait deviner ses côtes apparentes, et ses bras nus étaient couverts de bleus.
Elle ne le frappait pas, bien sûr. Il était tout simplement tombé des escalier de son école. Il avait des bleus sur tout le corps. Mais les gens ont tendances à interpréter trop vite, à s'emballer, se faire des films. Et tant mieux.
Sa mère à peur que quelqu'un se pose des questions. Se mêle de ce qui ne le regarde pas. Que tout le monde découvre qu'elle a des problèmes d'alcool. Que tout le monde comprenne qu'elle n'arrive pas à élever correctement son unique enfant.
Que tout le monde sache que Mathieu est anorexique.
Les rares personnes à le savoir ont semblé surprise, quand elles l'ont su. Un garçon, anorexique? Mathieu? Qui ne manquait de rien. A part d'un père. Mais jamais il n'en avait été traumatisé. Il s'en fiche comme de l'an 40.
Et pourtant, tout ce qu'il mange part au fond de la cuvette. Il ne sait pas trop quand ça a commencé. Au début de son adolescence. Ça lui a pris. Parce que ses amis ne sont pas très intéressants ni très intéressés, parce que la fille qu'il aime ne le regarde pas, parce que tout le monde dit qu'il est schizophrène, parce que sa mère boit et qu'elle le cache à tout le monde, refusant de se faire aider. Parce que le monde l'emmerde, tout simplement.
Ce n'est pas facile, au début, de se faire vomir. Ça fait mal, ça marche pas tout le temps. Mais il a prit le coup de main, à force. Il a horreur d'être ballonné, de sentir la nourriture lui peser. C'est comme un poids. La nourriture est son ennemi. C'est devenu comme un jeu. Qui gagnera en premier? Il est même persuadé qu'un jour, il n'aura plus besoin de manger.
Mais c'est un jeu dangereux. Il s'en est rendu compte l'anniversaire de ses 15 ans. Sa meilleure amie lui à fait un gâteau. Son préféré, un mille feuilles. Il a faim, pour une fois. Il a vraiment envie de ce gâteau. Même pour faire plaisir à Laurie.
La première bouchée est délicieuse. La deuxième l'est un peu moins. La troisième est insupportable. Il s'est précipité à l'étage, et à tout rejeté dans la cuvette.
Son corps réagit de lui-même, maintenant. Il n'accepte plus de nourriture. Qu'en très petite quantité, bien insuffisante pour un garçon de son âge.
..
_T'as soif? Tu veux un oreiller en plus?
Mathieu secoue la tête. Il a juste besoin qu'on le laisse tranquille. Sortir de cet hôpital qui l'emprisonne depuis maintenant deux semaines. Les médecins le sermonnent, les infirmières sont aux petits soins. Sa mère est dépassé, mais à reprit espoir. Il va être encadré, entouré, par des professionnels. Il va pouvoir remanger, il a des médicaments et des psychiatres, maintenant.
Sortir de cette spirale infernale.
..
_Tu as compris mon garçon ? Il faut que tu suives ce régime. Ton estomac doit se réhabituer à manger. On va partir de petites quantités, pour évoluer vers de plus grosses. Dans un mois, peut-être même moins, tu pourras manger des repas normaux.
Il hoche la tête. Il n'y a que ça à faire. Maintenant, à côté de ses médocs anti-schizos, y'a des médocs anti-anorexiques. Il a été placé en centre. Loin de l'environnement familial. Suivi par des médecins, psy, diététiciens, et il l'emmène à un groupe de paroles tous les lundis et jeudi.
Ils disent qu'il est perturbé. Son anorexie boulimique ne se déclenche que lorsqu'il tombe dans "la spirale de la dépression". Un élément déclencheur. Qui lui provoque un sentiment destructeur, tel qu'il soit. Colère, peine, lassitude, même.
Il commence à ressentir des choses. C'est compliqué. Un mélange de tas de sentiments différents. Il ressent des instincts très violents, des fois. Il y'à un ancien camé, dans le centre. Mathieu discute souvent avec lui. Et lui aussi, il a très envie d'essayer tous ses champignons et ses substances qui font planer. Des fois, il se met à imaginer posséder un corps de femme, tout savoir sur le monde ou voir ce monde avec l'innocence d'un enfant.
Il aimerait avoir des gens qui le comprennent. Qui serait toujours là pour lui. Pas sa mère, qui a honte de lui. Pas ses "amis", dont aucun n'est venu lui rendre visite depuis qu'il est ici.
Des personnes qui seraient à l'écoute, à qui il pourrait se confier, une épaule sur laquelle pleurer et s'épauler. Qui le feraient rire, avec lesquels jamais il ne s'ennuierait.
Une famille.
Et il est... 3h36! Hé y'a de l'amélioration!
Bon, je suppose que vous avez noté le contraste entre la première et la deuxième partie de ce chapitre. On part sur un ton plutôt léger, pour finir sur un ton bien plus sérieux. C'était fait exprès, et j'espère que c'est pas trop déroutant.
Le prochain chapitre arrivera.. Jeudi sûrement. On y verra plus les autres personnalités, qui ne sont pas très -du tout- présente dans celui-là. J'espère en tout cas que ça vous à plu :)
Je tiens aussi à vous dire que je ne serais pas là du 10 au 15 août, et du 18 au 20! Du 10 au 15, je ne sais pas si je pourrais trop écrire, et si j'aurais internet. Et du 18 au 20 je ne prendrais pas mon ordi, donc comme ça s'est réglé x) Juste pour vous prévenir que la publication changera peut être un peu! Voilà voilà!
Review please, et à la prochaine!
Peace and Love. 'Emo.16
