Re les gens!
Me voilà pour le cinquième chapitre de Comme Une Vraie Famille! J'espère qu'il vous plaira autant que les autres. Celui-là sera plus concentré sur les personnalités.
OMFG j'ai dépassé les 2000 vues, alors merci encore à toutes celles qui review, follow, mettent en fav'! Vous êtes géniales, merci beaucoup :) Et également à celles qui suivent sans mettre de reviews ou quoi! (Non là je suis pas contente)
Hizerielle: Trop de compliment *-* Merciiiii :D Contente que le format du dernier chapitre t'es plus, celui là sera beaucoup moins drôle par contre! Tant que t'as pas TROP pleuré, ça va ;) (Moi sadique? Noooon) J'espère vraiment que ce chapitre te plaira tout autant!
Et effectivement, tu dois avoir quelques bugs, parce que je viens de remarquer que ta review est affiché postée le 28 juillet, et je ne l'ai reçu que le 30 :) Tu devrais voir tout ça! ^^
Le format est un peu différent, et je pense qu'il sera souvent comme ça à présent. Il y'a des "coupures", les scènes s'enchainent et pas toujours avec les mêmes personnages. En fait je sais pas trop si ce sera "toujours" comme ça, y'a des chapitres oui, y'a des chapitres non :)
Bonne lecture!
Chapitre 5: Iceberg En Vu!
"_Où va-t-on Mademoiselle?
_Dans les étoiles..."
Le Panda remua légèrement. A ses côtés, le Hippie fixait l'écran d'un air ahuri. Derrière ses lunettes, ses yeux brillaient d'une lueur curieuse et intéressé. Mathieu était assis dans le fauteuil avec Wifi, et il paraissait s'ennuyer à mourir. Le Patron était absent, parti on ne sait où.
"_Pose tes mains sur moi Jack."
Le Prof et la Fille se regardaient d'une drôle de manière, et le Geek... Le Geek semblait chamboulé.
_Ils vont tellement bien ensemble...
Le gamer se tourna leva le tête vers lui, les yeux tout humides. Confortement installé dans ses bras, il semblait en attente d'une réponse.
Une réponse dont l'ursidé répondit avec difficulté.
_Oui...Oui. Ils vont très bien ensemble.
'Pense à autre chose... Pense à autre chose.'
La scène de la voiture sembla interminable pour le chanteur. Et au moment où la main de Rose s'écrasa contre la vitre, laissant une empreinte torride et très significative, il sentit son cœur battre un petit peu plus rapidement.
Gêné comme rarement, il tenta de faire abstraction de la jambe du petit gamer sur ses cuisses, qui appuyait involontairement une partie bien précise de son anatomie.
'Pense à autre chose... Pense à autre...'
Sa respiration s'arrêta quand le plus petit passa un bras autour de son cou. Son corps un peu plus chétif se colla au sien, dans une étreinte tout à fait innocente dont seul le surdoué de l'informatique avait le secret.
Le problème, c'est que le Panda n'y ai été pas DU TOUT insensible.
Plus la scène de sexe perdurait, plus la chaleur montait dans chacune des parties de son corps, et il était sûr que ses joues devaient ressembler à deux tomates bien mûres.
Heureusement que c'était un petit peu romantique, quand même...
_Mais il fait pas froid, dans la voiture?
Ses yeux remplis de candeur croisèrent les siens. L'espace de quelque secondes, le chanteur ne sut pas quoi répondre. Les quelques pornos que le plus jeune avaient regardé ne semblaient même pas avoir entaché cette ignorance des rapports sexuels. Et il se demandait si son double savait réellement en détails ce que tramaient Jack et Rose dans la voiture. Ou même tout autre être sur cette terre pratiquant la méthode de reproduction.
_Je sais pas... Je suppose. Mais comme ils sont tous les deux, bah.. Ils ont chaud tu vois.
_Donc si on se retrouve un jour dans un endroit très froid tous les deux... C'est ça qu'il faut qu'on fasse?
Le Panda s'étrangla littéralement sous la surprise, et se frappa les poumons pour tenter d'apaiser la soudaine toux qui le prit. Le Hippie se tourna vers eux, les sourcils froncés.
_T'as de drôles d'idées gros.
_Une fois à la boum d'une copine j'me suis réchauffé aussi avec un garçon. Il m'a dragué pendant...
Le Prof fit taire la Fille d'un regard noir, peu envieux d'entendre les détails des anciennes conquêtes de la blonde. Mathieu leur jeta un bref regard inintéressé, et se releva en soupirant fortement.
_Je vais me coucher, j'suis crevé. Pensez à éteindre toutes les lumières. Et si vous entendez le Patron rentrer cette nuit en faisant des bruits bizarres, vous vous levez. J'ai pas trop envie de retrouver encore la table recouverte de tâches bizarres...
Il frissonna au souvenir de ce terrible matin, il y'a quelques semaines, ou il avait eu une petite surprise en préparant le petit dèj. Alors qu'il montait les escaliers, il se fit interrompre par la voix du Prof.
_Mathieu, je peux savoir ce que tu as mangé aujourd'hui?
Tout le monde se tut soudainement, et toutes les têtes sauf celle de l'intello se baissèrent, très intéressés par le sol. Même Wifi cessa de réclamer ses croquettes au Hippie, comme figé en même temps que tous ses maîtres.
Le châtain décrispa la main de la rambarde, et jeta un regard ennuyé au Prof.
_Pourquoi tu me poses cette question?
_Car je ne t'ai pas vu manger ce matin. Que ce midi tu as à peine avalé le quart de ton assiette de pâtes. Et que tout à l'heure, tu as prétexté un mal de tête. Pourtant, ça fait une petite heure que tu es devant l'écran. Et c'est bien connu, le mal de tête est bien souvent provoqué par...
_C'est bon c'est bon! J'ai pas le droit de pas avoir faim? J'ai juste un peu mal au ventre.
_Et ne pas manger n'est pas la solution.
_Je suis un grand garçon je peux m'occuper de moi tout seul! Sur ce bonne nuit.
Quelques secondes plus tard, ils entendirent la porte de la chambre de leur créateur claquer violemment. Le prof se prit la tête entre les mains. Geste inhabituel qui témoignait de son inquiétude, tandis que le Geek se blottit un peu plus contre l'ursidé.
_Dîtes... Il va bien Mathieu?
Maitre Panda, sa gêne soudainement envolé, lui fit une caresse apaisante le long du dos.
_T'inquiète pas, il est juste un peu malade. Ça va lui passer.
Le Geek hocha la tête, un peu rassuré.
_Il va pas... Il va pas tomber très malade ? A force de pas manger...
_Ecoute mon chéri, Mathieu est grand. Il prend soin de lui tout seul. Il sait ce qui l'attend si il se bouge pas, et on sait tous qu'il est assez intelligent pour pas se laisser aller. D'accord?
_D'accord...
Le Prof et le Panda regardèrent la Fille, étonnés. Depuis quand la présence féminine de la maison savait faire preuve de sagesse? Les femmes...
Un bruit sourd à leur côté les fit tous sursauter.
Le Hippie s'était endormi, tête face contre la table en bois.
_Laissez, j'vais le ramener...
L'ursidé poussa délicatement le petit gamer de ses genoux, essayant ne pas penser à la main qui avait frôlé la sienne. Avant que tous ne se disent bonne nuit et repartent chacun de leur côté, il croisa le regard inquiet du Prof.
Soulevant le corps du camé de la maison, le Panda prit une décision silencieuse. Quoi qui se passe dans la vie de Mathieu en ce moment, il ne laisserait pas son créateur se laisser mourir de faim.
Transporter le Hippie jusqu'au van n'était pas chose facile, c'est maintenant qu'il s'en rendait compte.
'Allez, encore un petit effort. T'y ai presque... Il est tout chétif... Allez...'
Capsule De Bière bondit de joie en les voyant arriver vers lui. Sa langue pendante et baveuse s'agita dans tout les sens.
_Capsule! File de là! Aaaahhh.. Dégage sale bête!
Le chien lui avait laissé une longue traînée de bave sur son kigurumi.
Claquant la porte du Van, il poussa un petit cri exaspéré et complètement inutile à l'adresse du canidé. C'est officiel, il le détestait. Et puis, sérieusement, les chiens et les pandas n'étaient pas fait pour s'entendre!
Comme à chaque fois qu'il rentrait à l'intérieur, l'odeur plus qu'omniprésente de drogue le prit à la gorge, lui rendant la respiration difficile. Il déposa rapidement le camé sur son lit, mais celui-ci lui agrippa le bras dans son sommeil.
_Grooos...
Mickaël tira doucement, mais l'autre le serra plus fort.
_Mathieu grooos..
Quoi? Le Panda cessa immédiatement de se dégager, aux aguets.
_Mathieu va pas bien... 'Y mange pus.. Pas bon ça...
Alors le Hippie s'inquiétait réellement pour Mathieu? Ça aurait pu presque en être mignon si l'autre ne lui broyait pas le bras en même temps.
_Je sais qu'il va pas bien. On va faire quelque chose t'inquiète. En attendant tu pourrais me lâcher, hein?
_Mathieu... Faut pas que Mathieu y parte.. Mathieu..
_Il va pas partir. Lâche moi maintenant!
Les derniers mots avaient été dit plus fort, et apparemment assez pour que le drogué le lâche, le bras retombant mollement sur la matelas.
L'ursidé sortit immédiatement, puis rattacha le chien au piquet.
_Ca t'apprendra...
Il remarqua la lumière à la fenêtre de la chambre du Geek, et sourit légèrement. La scène de la voiture du film de tout à l'heure l'avait plutôt... Perturbé. Voir une scène ainsi clairement suggéré en ayant le petit gamer dans les bras, ça lui avait plu, en quelque sorte. Il ne savait pas trop pourquoi, mais ça lui avait plu.
'Tu sais très bien pourquoi..'
... Si lui aussi commençait à perdre la tête, ils étaient tous officiellement dans la merde. Et non, il ne savait pas très bien pourquoi. Il appréciait le gamin, point. Il le trouvait "mignon" certes. Adorable aussi. Et gentil. Et doux. Et plus innocent et touchant que n'importe qui dans ce monde. Et il détestait plus que tout voir le Patron le toucher ou lui faire des avances. Mais c'est parce qu'il le voyait comme un frère. Un petit frère tout chétif à protéger de toutes les nuisances.
'Mais oui c'est ça...'
Bien sûr que c'était ça! Ça ne pouvait pas être autre chose de toute façon.
Les mots du Patron lui revinrent soudain en tête.
"Oh... Jaloux? On dirait que j'ai tapé dans le mille..."
Jaloux? Il n'était pas jaloux! Un être si pur que le Geek devait être protégé des erreurs de la nature comme l'autre taré, c'est tout.
'Mon cul ouais...Dis-le que t'es amoureux'
Amoureux ? Sans blagues, il n'était pas amoureux! Il était juste...
Mais soudain, en pleine remise au point avec lui-même, l'ursidé se figea. Là, au milieu du jardin.
"Dis gros? T'as déjà été amoureux?"
Les mots du Hippie se répétèrent dans sa tête.
"Mathieu... Faut pas que Mathieu y parte.. Mathieu.."
Mathieu? Pourquoi un attrait si soudain pour leur créateur ? Alors que le Hippie n'était que rarement conscient de l'environnement qui l'entourait? Comment aurait-il pu remarquer le mal être de Mathieu?
"Dis gros? T'as déjà été amoureux?"
Oh merde...
Personne ne savait trop comment ça avait commencé.
Tout était calme, chacun vaquait à ses occupations habituels. La Fille et le Prof étaient ensembles dans le labo (La Fille dans le labo, sérieusement?), le Patron et le Geek dans leur chambre, le Hippie dans le van, le Panda dans sa grotte et Mathieu sur internet.
Il y'avait eu des cris, tout d'abord. C'était pas trop étonnant. Des cris, dans la famille Sommet, y'en avait pas mal. A chaque heure de la journée. Mais là, ça avait duré. Les bruits étaient étouffés par les murs. Ça avait continué pendant une bonne dizaine de minutes, puis c'était devenu plus fort et plus violent. Une dispute sans aucun doute.
Mais quand une dispute dépasse les dix minutes, c'est plutôt inquiétant. Et surtout, le bruit tapait sur les nerfs de Mathieu. Alors un peu tous au même moment, dans une harmonie étrange qu'on ne retrouve habituellement que dans les films, ils étaient tous sortis de leur tanière pour voir ce qu'il se passait.
Les hurlements -car c'était des hurlements, maintenant- venaient de l'étage. Là où il n'y avait que le Geek et le Patron. Prit d'un mauvais pressentiment, le présentateur de Salut Les Geek se précipita vers les escaliers, là où les cris pouvaient être à présent associés à des phrases.
_SALE FILS DE PUTE! J'TE JURE QUE J'VAIS TE FILER A BOUFFER AUX CLEBS!
_SI TU LE RETOUCHE ENCORE J'TE TUE!
_VAS Y JE T'ATTENDS!
_Arrêtez! Arrêtez! Non! MATHIEU!
Le châtain monta à toute allure, suivit par ses doubles, pour tomber sur un spectacle pour le moins improbable.
La Patron, le Panda et le Geek étaient au milieu du couloir. Les deux premiers se regardaient en chien de faïence, de la véritable rage dans les yeux, prêts à se bondir dessus. Le troisième retenait l'ursidé par son kigurumi, les yeux remplis de larmes et tremblant de panique.
_BAH QU'EST CE QUE T'ATTENDS? TU T'ES DÉGONFLÉ?
_J'TE JURE QUE JE VAIS TE BUTER!
_Arrêtez de crier!
Des larmes roulaient maintenant sur la joue du petit gamer.
_Arrêtez de vous disputez! S'il vous plaît! S'il vous plaît!
_Qu'est ce qui se passe putain?!
Les deux plus fortes personnalités de la maison ne prêtèrent aucune attention à leur créateur. Les yeux dans les yeux, toutes griffes dehors, les deux semblaient réellement prêts à commettre un meurtre. Et si d'habitude, ce genre de situation aurait fait simplement soupirer Mathieu, cette fois, ça n'avait rien de futile. Les deux étaient prêts à se jeter dessus. A faire réellement mal.
Soudain, alors que la situation s'y prêtait le moins, le Patron se mit à sourire. Mais loin d'être un sourire joyeux, cela ressemblait plus à un rictus. Un rictus haineux, mesquin, promesses de mots que personne n'espérait entendre. Parce que personne ne voulait voir un tel sourire sur le visage du criminel. Et surtout pas adressé à l'un des leurs.
_Regarde le. Regarde le bien, ton petit trésor. C'est vrai que t'arrive bien à le protéger du grand méchant Loup! Il à l'air très heureux, bravo. Mais un jour, quand personne ne s'y attendra, pendant que monsieur chasseur sodomite partira à la cueillette aux champignons, le Loup toquera à la porte du tout petit, tout frêle chaperon rouge.
Le pédophile s'avança, ignorant complètement l'air qui s'était figé, les mines ahuris et horrifiés de toute sa "famille", le Geek qui tremblait de la tête au pied. Il se pencha vers son rival, qui n'avait toujours pas bougé de devant le gamer. Il se pencha, à deux centimètres de lui, leurs visages se touchant presque.
_Et quand tu trouveras le petit oiseau tombé au pied du nid, les ailes brisées et le cou tordu, alors là, tu te rendras vraiment compte de quoi je suis capable, Mickaël.
Personne n'osait plus parler, ni même respirer. Personne n'osait approcher le criminel, qui semblait tous les surplomber de toute sa hauteur. Tous, tous avaient vus le Patron sous ses coutures les plus noires. Lorsqu'il leur racontait, bourré, le viol effectué sur un enfant de six ans, le contrat sur la tête de cette femme enceinte, lorsqu'il avait fallu l'arrêter à quatre pour ne pas qu'il aille directement buter un type qui avait violé puis tué une de ses prostitués fétiche.
Lorsqu'il prenait des décisions froides et égoïstes, lorsqu'il ne les comptait jamais dans l'équation, comme si ils n'étaient rien pour eux. Juste une famille de constitution qu'on lui avait refilée sans qu'il ai le choix de refuser.
Mais jamais, jamais, le Patron n'ai eu l'air autant mauvais. Autant désireux de faire le mal. De provoquer de la douleur à un membre de sa famille. De détruire.
Et c'est pour tout le venin qu'il avait mis dans sa voix, toute cette macabre mise en scène pour le Geek qui semblait se noyer sous ses hoquets silencieux, et pour ce prénom si chère à ses yeux craché comme une insulte, prononcé par un homme qu'il haïssait plus que tout, que le Panda lui balança son poing dans la figure.
L'impact du coup fit ployer la tête du criminel tellement le poing avait été empli de rage, de haine. De dégoût. Il partit voler dans le mur, en même temps du hurlement de la fille.
Mathieu reprit ses esprits quand son double ursidé se jeta sur le Patron à terre. Et qu'il lui redonna un deuxième coup de poing, dans l'autre joue.
Et malgré les larmes qui commençait à embuer sa vue, son envie de vomir plus présente que jamais et l'épuisement qui le terrassait, Mathieu s'interposa. Essayant d'oublier que c'est avec le cœur, que le Panda avait frappé le criminel.
_Arrêtez ça bordel! Arrêtez ça! Venez m'aider vous trois!
Le Prof réagit immédiatement, toujours sous le choc, et se précipita sur les deux compères toujours en train de se battre. Le Patron s'était relevé, et avait empoigné le Panda par le col de son kigurumi.
La Fille s'était jeté sur le Geek effondré au sol, et le tenait dans ses bras, préférant l'emmener loin du combat dont il était le principal sujet de désaccord.
_LÂCHEZ MOI J'VAIS LUI FAIRE LA PEAU!
_FRAPPE MOI ENCORE UNE FOIS ESPÈCE DE CONNARD DE PANDA ET J'TE TIRE UNE BALLE DANS LA TÊTE!
Mais alors que le criminel lança son poing à toute vitesse dans la tête de l'animal, grâce à des années d'expérience, le Hippie s'interposa.
Le coup claqua avec une force destructrice, et le camé tomba par terre, sonné sur le coup. Les quatre s'arrêtèrent immédiatement, posant leur regard sur le corps immobile de leur double à terre. Mathieu laissa franchir un hoquet de stupeur.
_Oh putain!
Il se baissa, retournant le Hippie sur le ventre, paniqué malgré lui.
_Oh putain... Prof!
La lèvre inférieure et l'arcade était ouverte, les deux plaies pissaient le sang, et une bosse commençait déjà à apparaître.
_Emmène le dans sa chambre je vais m'occuper de lui!
L'intello se tourna vers les deux autres, et leur lança un regard plus noir que l'orage.
_Vous deux, si je vous retrouve en train de vous battre, je vous jure que...
_Pas la peine. Je reste pas une seconde de plus dans la même maison que ce tas de merde.
Sur ces mots assassins, le Panda tourna les talons, à la recherche du petit Gamer.
Le Prof le regarda partir, le regard vide. Le Patron n'avait pas bougé. Immobile, il fixait le mur en face de lui. Lentement, il releva sa main jusqu'à ses yeux, celle qui avait frappé le Hippie.
_J'espère que tu es fier de toi.
Le Patron n'entendit pas le Prof partir. Il n'y fit même pas attention. Tout ce qu'il pouvait voir, c'était les yeux du Panda qui le fixait, haineux. Et le regard du Geek, rempli d'une terreur qu'il n'aurait jamais cru possible.
"Et quand tu trouveras le petit oiseau tombé au pied du nid, les ailes brisées et le cou tordu, alors là, tu te rendras vraiment compte de quoi je suis capable, Mickaël."
Le poing se referma. La mâchoire se durcit d'avantage.
"Tu te rendras vraiment compte de quoi je suis capable, Mickaël."
Il éclata d'un rire triste, noir.
_Il va avoir une jolie marque...
_C'est certain. Mais un peu d'onguent et tout rentrera dans l'ordre.
_Tu sais combien ça coûte?
_Pour qui me prends-tu? Je te la fabrique!
Mathieu empêcha de justesse par il ne savait quel miracle une grimace de s'afficher sur son visage. Le Prof avait beau posséder la "Science Infuse", pour certains remèdes fabriqués par ses soins... Il valait clairement mieux allez les acheter en magasin.
Voilà une demi-heure qu'ils étaient au chevet du Hippie à le soigner. Celui-ci n'avait pas grand-chose de grave. Le Prof avait vérifié, pas de commotion cérébrale, juste une ouverture de la lèvre, de l'arcade, et un joli bleu au front.
Mais pourquoi cet abruti s'était jeté entre les deux autres ?
Après avoir terminé, les deux amis se permirent une petite pause, encore un peu perturbés par les événements.
Mathieu soupira fortement. La boule dans la gorge ne voulait pas passer. Et l'envie de vomir non plus. Les mots du Patron tournaient en boucle dans sa tête, comme une mauvaise comptine d'enfant le soir d'Halloween.
_Ce n'est pas ta faute Mathieu.
Une main douce et rassurante se posa sur son épaule. Mais ces mots ne firent que raviver sa culpabilité.
_Je n'ai rien remarqué Prof... Rien. Tu les as vus toi aussi. Leur regard... C'était.. C'était pas eux. Ils n'avaient que la haine dans les yeux. L'envie de détruire, de faire mal. Jamais, jamais, je n'aurais pensé que deux de mes personnalités en viendraient à se haïr autant. Et en faisant payer le prix au Geek en plus! Comment ça à pu arriver? Il ne se passe rien de grave pourtant! A part y'a quelques semaines, ou y'a eu un incident, tout est calme! Le Patron le laisse un minimum tranquille! Alors... Pourquoi?
_Mathieu... Ne te prends pas la tête avec ça, c'est pas si grave. Ils ont eu un coup de colère. Le besoin d'exprimer leur domination sur l'autre. C'est normal, ça s'est juste fait de la mauvaise façon. Mais tout va rentrer dans l'ordre. Le Patron ne pensait pas ce qu'il a dit. Jamais il ne ferait réellement de mal au Geek, c'est une évidence! On à juste était surpris.
Malgré toute l'honnêteté dans la voix du plus intelligent de la maison, le petit youtubeur ne se sentit pas mieux pour autant. En fait, c'était même pire...
_C'est plutôt à toi, que tu devrais faire attention.
Sa tête lui tournait, son ventre se serrait de plus en plus. La douleur au creux de l'estomac était insupportable, il fallait qu'il...
Se levant d'un bond, il se précipita hors de la chambre, et fonça vers les toilettes de l'étage.
Il vomit pendant au moins deux bonnes minutes. Entre chaque rejets, il sentait la brûlure de la bile, le glissement de ses mains moites sur la cuvette, et l'acidité des larmes sur ses joues.
Des phrases se mêlaient dans sa tête. Toutes mélangées, des fois sans queue ni tête. Tête qui tournait de plus en plus.
"REFRAPPE MOI ENCORE UNE FOIS ESPÈCE DE CONNARD DE PANDA ET J'TE TIRE UNE BALLE DANS LA TÊTE!"
"Bon, bah voilà. Je sors avec Marion."
"J'ai crié une fois.. Mais personne s'est réveillé. Puis.. Il a mit sa main sur ma bouche"
"Me dit pas que je t'ai vraiment fait un câlin ?"
"Allez Mathieu... Reste av'c moiii.."
"Et quand tu trouveras le petit oiseau tombé au pied du nid, les ailes brisées et le cou tordu..."
"C'est moi qui ai gagné."
Il sentit sa vision virer au noir, et avant qu'il n'ait eu le temps de crier, s'évanouit sur le plancher. Sentant juste une paire de bras le retenir avant qu'il n'heurte le sol.
Le Patron hésita pendant de longues minutes. La main en suspend, une cigarette à moitié consumé entre deux doigts, il hésita.
Mais c'était le Hippie, alors il entra.
La pièce était plongée dans le noir. L'intello et la Gamin l'avait placé dans la chambre de Mathieu, incapables de rester plus de 30 secondes dans celle du camé, peut-être?
Le pacifiste était allongé en travers sur le lit. Et puisque ni le Prof ni leur créateur n'avait pu l'installer comme ça, le criminel devina qu'il devait avoir le sommeil très agité. Son bob était de travers, et ses lunettes posées sur la table de chevet, afin de pouvoir soigner l'arcade.
Il s'approcha silencieusement, avec l'agilité d'un chat. Il se saisit de la chaise à côté du plumard, et s'assit. Et pour la première fois depuis un petit bout de temps, renonça à allumer une clope, ayant jeté la dernière dans la poubelle devant la porte.
Le drogué avait été sacrément amoché. Il avait une gueule à faire peur, mais ça ne gênait pas le Patron, il y était habitué. Des gars comme ça, il en voyait au moins trois par semaine.
L'ironie était que souvent, c'était de sa faute. Ces gars, c'est lui qui leur pétait la gueule. Et aujourd'hui, il avait recommencé, mais sur le Hippie.
Ça n'avait pas été intentionnel, loin de là. Il ne l'avait vraiment pas vu s'interposer entre lui et l'autre connard. Parce que s'il l'avait vu, le coup ne serait jamais parti. Il aurait pu faire mal au Panda, il aurait pu frapper pas fort le Prof. Mais il n'était pas sûr de réellement pouvoir lever la main sur les autres. Sur Mathieu, le Gamin, la Fille ou le Hippie.
Et c'est lui qu'avait fait ça.
Personne d'autre. Lui.
Plongé dans ses pensées moroses, le criminel entendit soudain son double s'agiter. Le Hippie était pris de spasmes, il marmonnait des phrases inintelligibles.
_Non! Non! Arrête... S'teu plait.. Arrête!
Le Patron fronça les sourcils. De quoi parlait-il ? Il se figea. Le Hippie ne rêvait quand même pas de lui? Du coup qui lui avait mis?
_Arrête.. Ça fait mal.. ARRÊTE!
Le pédophile sursauta, il se recula du lit pour éviter de prendre un coup du drogué, en train de se tordre et de se débattre. Il sentit son téléphone sonner, mais il s'en foutait. Il commençait à paniquer légèrement, il ne savait pas quoi faire, fallait-il laisser le cauchemar passer? Le Hippie se cambra soudainement en avant, et gémit douloureusement.
Le silence prit place. Le drogué ne bougeait plus, plié en deux du mauvais côté du lit.
_Gamin?
Le Patron s'avança prudemment, le secouant du bout du doigt. Le Hippie ouvrit les yeux vivement. Il regarda autour de lui, perdu. Il ne paraissait ne pas avoir mal, comme inconscient de l'énorme bleu sur son visage.
_Gamin? Ça va ?
Le camé hurla.
Un hurlement effrayé, remplit de terreur. Celui que poussaient ses plus jeunes victimes.
_Putain calme toi!
Criant toujours, le pacifiste recula au fond du lit, agitant frénétiquement les jambes. Mimant de donner les coups de pieds.
_Mec calme toi! C'est moi!
Le cri mourut aussi vite qu'il était apparu. Le Hippie reprit difficilement sa respiration, le corps tremblant. Il fixait le Patron avec deux grands yeux bleus trop clairs, et terrifiés.
_Putain y se passe quoi là?
Le Hippie ne répondit rien. Il leva sa main vers sa joue, ou il caressa la blessure qu'il s'était fait d'un geste absent.
_Pourquoi tu m'as frappé gros?
_Tu déconne? C'est toi qui t'es jeté devant moi!
_Pourquoi tu voulais frapper le Panda?
Le Patron soupira, se rasseyant sur la chaise.
_J'ai plutôt le sang chaud gamin. Puis c'est lui qu'à commencé.
_Arrête ça.
_De quoi ?
_De m'appeler "gamin". Je ne suis pas un gamin.
Le ton avait été froid, dur, sec. Le criminel ouvrit la bouche de stupeur. L'autre grimaça.
_Alors c'était ça qui te fallait pour te remettre les idées en place? Te sortir de tous tes trips? Te foutre un grand coup dans la gueule? Putain si j'avais su je l'aurais fait plut tôt!
Cela ne fit pas du tout rire le Hippie. Celui-ci observa le Patron rire sans vraiment rire à sa propre blague, sans réagir.
_Tu devrais aller voir Tatiana gros.
Le criminel cessa immédiatement, relevant vers lui des yeux ébahis.
_On est vendredi non? Tu la vois pas tous les vendredis?
_Comment tu...
_Tu l'as dit au moins cinq fois. A tout le monde.
Le violeur hocha lentement la tête, jetant un vague regard au réveil. Le pire, c'est qu'il avait raison. Et les rendez-vous avec sa catin préférée, c'était sacré. Mais pour une raison un peu étrange pour lui, il ne savait pas trop s'il préférait aller voir la belle blonde ou rester avec le camé.
_Vas-y gros. T'en fais pas pour moi. Je vais bien.
_Je ne m'en fais pas pour toi. Grogna l'autre.
Il se releva, ouvrit la porte et s'apprêta à partir, mais il s'arrêta soudainement.
_T'as rêvé de quoi?
_... Ça te regarde pas gros.
_J'aimerais quand même savoir.
_Chacun a le droit à son jardin secret, non ?
_... Tu sais que je finirais par le savoir.
_Peut-être.
Le criminel soupira, partagé. Puis, il referma la porte, et se dirigea vers le lit du Hippie.
_Une partie de cartes ça te dit... Gamin?
_Lucas...
L'autre ne répondit rien, enfoui sous les couvertures. Tout ce qu'il voulait, c'est se terrer dans son lit jusqu'à ce que tout s'arrange.
Mais tout était loin de s'arranger.
_Lucas parle-moi!
Le Geek geignit, indiquant clairement à son double de lâcher l'affaire et de le laisser tranquille. Il regrettait déjà de lui avoir ouvert. Une main tira doucement la couette qui le cachait, et il essaya tant bien que mal de la retenir. Mais l'autre avait plus de force et plus de volonté.
_Qu'est ce qui va pas?
Le petit Gamer s'étrangla. Ce qui n'allait pas ? Ce qui n'allait pas? Ses deux presque grands frères avaient failli s'entretuer sous ses yeux, et à cause de lui, et il demandait sérieusement ce qui n'allait pas?
Le Panda compris apparemment sa stupeur un peu colérique, puisqu'il soupira fortement.
_Excuse-moi... Mais tu comprends que je puisse être énervé? Ce sale... Il t'harcèle, te touche, te... te viole presque merde! Il te fait du mal, et c'est pas quelque chose que je peux accepter. Tu comprends?
Le Geek baissa les yeux. Bien sûr qu'il comprenait, mais de là à le frapper... Le Patron avait toujours été comme ça avec lui! Ce qui s'était passé tout à l'heure, c'était habituel.
_Est ce que tu pourrais éventuellement arrêter ton petit monologue intérieur et me répondre ?
Le Geek se releva, et se recroquevilla sur lui-même. Hésitant à poser une question.
Mais les yeux du Panda ne lui communiquaient aucune rancœur, que de l'attention et de la tendresse.
_Pourquoi tu me défends comme ça ?
L'ursidé fut pris de court.
La réponse, il la connaissait maintenant. Pourquoi il était aussi jaloux à chaque fois que le Patron approchait le plus jeune. Pourquoi il ne supportait pas que celui-ci soit triste, ou mal d'une quelconque façon. Cette gêne lors de ce film niais à mourir que son double avait choisi, le cœur qui s'emballe et les mains qui deviennent moites. Cette envie de le protéger, de rester près de lui pour s'assurer que tout allait bien.
Il était mi-homme, mi-animal, et ces instincts de protection étaient multipliés par dix, pas comme la plupart des humains.
C'est pour ça qu'il avait réagis si violemment envers celui qui menaçait la sécurité et le bien-être du Geek. Il tergiversea quelques secondes, le temps de trouver une réponse adéquate.
Le Geek n'était pas encore prêt. Il le voyait, il le sentait. Et même si ça faisait mal, il devait s'assurer de sa protection avant tout.
_Parce que tu es mon petit frère. Que tu fais partie de ma famille, et que... Je tiens beaucoup à toi.
Les joues du plus jeune se teintèrent de rouge.
_Merci Mickael. Moi aussi je tiens beaucoup à toi.
Le cœur du plus vieux s'emballa. Ces mots, il avait rêvé de les entendre pas plus tard que cette nuit, et comblé autant que blessé, il ne pu que faire un sourire bancal au Geek.
Enlacé au gamer, avec pour seule autre compagnie le bruit de leur respiration et sa colère pour le criminel de la maison, le Panda réfléchissait. Il ne pouvait pas être tout seul pour protéger le benjamin. On en pouvait pas compter sur le Hippie, le Prof et la Fille étaient toujours soient tous les deux, soient faisant leurs affaires perso, et Mathieu avait plus besoin d'être surveillé que de surveiller.
Il fallait qu'il trouve quelqu'un. N'importe qui, pour veiller sur le Geek en cas de problème quand lui ne pouvait pas être là. Et il avait déjà sa petite idée...
_Antoine, ça va?
_Ouais ouais. Deux secondes trésors.
Le brun recomposa le numéro qu'il connaissait par cœur pour la cinquième fois. Mathieu ne répondait pas sur son téléphone, ni sur son fixe. Il avait même essayé d'appeler le Patron! Mais celui-ci non plus, ne décrochait pas.
_Réponds merde...
Il n'était pas vraiment inquiet, mais juste un peu anxieux. Que personne ne réponde au téléphone, c'était quand même bizarre.
Marion le rejoint sur le canapé, s'essuyant les mains avec un torchon.
_Qu'est ce qui se passe?
_C'est Mathieu, personne répond chez lui. Et j'ai essayé sur trois numéros.
_Ah, Mathieu...
La jeune blonde baissa les yeux, un peu mal à l'aise. Antoine le remarque immédiatement, le regard un peu inquiet.
_Qu'est-ce qu'il y'a?
_Rien.
_Marion... Ça fait un peu plus d'un mois qu'on se connait. Et je commence à comprendre comment ça marche là-dedans. Il tapota gentiment sa tête, un sourire tendre aux lèvres. Et je sais quand quelque chose ne va pas. Alors dis-moi, qu'est-ce qu'il y'a?
-... C'est Mathieu.
_Mathieu? Qu'est ce qui se passe avec Mathieu?
_Je crois qu'il m'aime pas beaucoup..
_Qu'est-ce tu racontes? C'est mon meilleur ami il t'adore. J'le verrais si y'avait un problème.
Marion soupira. Soit il faisait exprès, soit il était vraiment aveugle.
_Tu ne vois pas tous les regards qu'il me lance quand il croit que je ne le regarde pas? Quand il rit faussement quand je dis quelque chose? Sa froideur et son... Mépris! C'était mon youtubeur préféré avec toi, je rêvais de le rencontrer. Mais ce n'est qu'un... Qu'un salopard!
Alors que la blonde espérait qu'Antoine réagisse, qu'il l'écoute sincèrement et qu'il la réconforte, celui ci eu une tout autre réaction. Il se leva d'un bond, les yeux orageux.
_Ecoute moi je sais pas à quoi tu joues, mais tu vas arrêter ça tout de suite. Mathieu est mon meilleur ami, et en aucun cas il ne se montre désagréable avec toi. Au contraire, je l'ai jamais vu si ouvert avec quelqu'un! Si tu tentes de l'éloigner de notre couple, je te préviens, c'est raté!
Il avait crié ses derniers mots, la bouche tordue de colère et de stupeur, les cheveux plus fous que d'habitude. Marion s'enfonça dans le sofa, choquée. Antoine n'avait jamais osé lui adresser la parole de la sorte. Il était toujours gentil, poli, hésitant à prendre les devants. Là, ce n'était plus le même. Et elle devait avouer que le brun était très impressionnant lorsqu'il était en colère.
_Antoine chéri... Je ne cherche pas à éloigner Mathieu de notre couple. Je te fais juste part de mes impressions à son égard. Je ne voulais pas lui manquer de respect.
Le brun se calma légèrement, et se rassit dans le sofa. Il se prit la tête entre les mains, lui lança un regard désolé.
_Pardon. C'est juste que... Je tiens énormément à Mathieu. C'est comme un frère pour moi. Et je supporte pas qu'on l'insulte.
_Oui je comprends. C'est moi qui dois mal interpréter, je suis peu à cran avec le travail.
_C'est pas grave t'inquiète. On oublie ça Ok?
Marion hocha difficilement la tête. Antoine la serra dans ses bras, respirant son odeur. Au même moment, le fixe sonna. Le brun se précipita dessus, avant de soupirer fortement en voyant le numéro inconnu.
_Allô?
La blonde se releva, pour aller voir ses casseroles sur le feu, mais s'arrêta à mi chemin.
_Quoi ? Monsieur euh... Je parle pas Russe. Allô? Monsieur je comprends pas ce que vous dîtes!
Marion resta figé quelques secondes, planté devant la cuisine, tandis qu'Antoine recula le combiné de son oreille. Les cris de l'homme à l'autre bout du fil étaient bien audibles, tellement sa voix était forte. Il semblait en colère, et hurlait des phrases incompréhensibles.
Le touffu se tourna vers elle, avec un début de fou rire, et comme si l'autre pouvait le comprendre, il boucha avec sa paume le micro du fixe.
_T'entends? Y'a vraiment des dingues... Tu crois que c'est une pub ? C'est pas comme ça qui risque de vendre ses produits!
_Antoine... Tu devrais poser ce combiné.
Le brun fronça les sourcils. La main de sa copine, agrippée au torchon qu'elle tenait toujours en main, tremblait. Sa posture était droite, raide et figée.
_Trésor? Ça va ?
Elle se tourna vers lui, et lui offrit le plus beau des sourires.
_Bien sûr. C'est juste que des fois, ce genre d'appel, c'est payant. Ça m'est déjà arrivé, tu devrais raccrocher.
Elle parlait à une voix étonnement basse, et son sourire semblait nerveux. Mais Antoine ne chercha pas plus loin, et hocha la tête. Il raccrocha au nez de l'homme qui beuglait toujours, et enlaça la blonde.
Le nez enfoui dans son cou, la blonde serra très fort la main d'Antoine.
_Bon, faut que je travaille sur mon prochain What The Cut?!. Tu seras ma première fan sur celui-là.
_Je serais toujours ta première fan.
Souriant comme un gosse, le brun la laissa retourner en cuisine, heureux et insouciant comme à son habitude.
Marion se précipita sur ses casseroles, éteignit le feu, et se saisit de son téléphone. Elle s'assit à table, tremblant légèrement, les lèvres pincés, et la main crispé sur une de ses mèches dorés.
Ses yeux bleus métalliques se teintèrent d'une angoisse sourde quand le bip d'attente s'acheva, laissant place à une voix grave et masculine. Qui s'adressa à elle en Russe.
Ce chapitre est noir? Oui, je viens de finir Breaking Bad. (Comprendra qui pourra...)
Alors, comme dit plus haut, format un peu différent, plus coupé. Mais comme je suis un peu tout les personnages, j'étais obligé, j'espère que ça en vous a pas dérangé! ^^
Je poste plus tôt que prévu finalement. Faut dire que j'ai eu une crise d'insomnie et que j'ai écrit la moitié du chapitre une bonne partie de la nuit dernière, c'est la première fois que je poste aussi rapidement deux chapitres de cette taille O.o Mais je suis choqué de voir que l'intro de ma fic et le premier chapitre ont été postés le 17 juillet ! Je pensais que c'était plus vieux que ça, je me rends pas trop compte :P
Le prochain chapitre arrivera peut-être dimanche ou lundi (Ou dans la nuit), et vous remarquerez que pour LA PREMIÈRE FOIS, je ne poste pas à 4 heure du matin. Hallelujah! C'est ma mère qui va être contente!
Ps: J'aime toujours beaucoup les reviews.
Peace and Love. 'Emo.16
