Coucou les loulous!
Voici le chapitre 7, j'espère qu'il vous plaira autant que les autres!
Dans ce chapitre, le retour d'Antoine!
Merci à toutes celles qui review, follow, mettent en fav' c'est super motivant! Vous êtes géniales :)
lea89: Merci ^^ On en apprendra sûrement plus sur le passé de Mathieu et le Patron dans quelques chapitres, mais c'est pas trop pour tout de suite, va falloir être patiente :P Moi j'ai pas pleuré mais j'ai eu les larmes aux yeux ^^
Guest: Le Psy nous a TOUS fait flipper! J'espère que tu vas crever connard, comment oses-tu faire du mal à Mathieu _ Tant mieux si t'as trouvé le Flash-back mignon (En fait à l'origine c'était pas fait pour ça, c'était surtout pour montrer que le Patron à risqué sa vie pour celle du Geek, mais tout le monde l'a trouvé cute O.o) :P J'espère que la suite te plaira tout autant! :)
Enfin 1 000 000 000 d'abonnés pour Mathieu: Bravo Mathieu! Même si tu les méritais LARGEMENT avant!
Bonne lecture!
Chapitre 7 : Ce qui a changé.
3 mois plus tard.
L'eau brûlante coule sur sa peau. Trace délicatement le contour de ses reins, suivant les lignes de son torse imberbe et fin.
Il passe une main dans ses cheveux châtains, les yeux fermés, une musique de Nirvana en fond.
Son sourcil tressaute nerveusement. Un rire mal assuré franchit discrètement ses lèvres.
Il éteint l'eau. Attrape une serviette qu'il noue autour de sa taille.
Il lève la tête vers le miroir.
'Come as you are, as you were
As I want you to be
As a friend, as a friend, as an old enemy
Take your time, hurry up
The choice is yours, don't be late
Take a rest, as a friend, as an old memoria
Memoria'
Il ressemble à un cadavre.
Ses doigts tracent les contours de son visage réfléchi dans la glace, se demandant réellement comment il peut encore se regarder dedans.
Il reste devant, pensant à tout, les yeux dans les vagues. La musique se termine.
Une seule tombe. Puis Mathieu fond en larmes.
Présent
_Allez les mecs on se bouge un peu!
_Ca va ça va...
_Panda, tourne la caméra un peu à gauche. Attend, un peu plus... Voilà, comme ça. Geek, va me chercher le deuxième micro!
_C'est bon on peut commencer à filmer?
_Nickel. Vas-y c'est bon!
En quelques minutes, le passage du présentateur con de l'épisode 84 fut tourné.
_C'est bon c'est dans la poche! Il reste plus que l'instant Panda. Alors, qu'est-ce que tu nous à réservé?
Mathieu ne vérifiait jamais les chansons de l'ursidé avant de les tourner, il avait assez confiance en lui à présent. L'autre se tourna vers lui, tout sourire. Ce qui était rare depuis quelques jours.
L'ursidé se pencha vers lui, et lui murmura quelque chose à l'oreille, évitant que le Geek entende.
_Déjà? J'pensais qu'il serait pour plus tard. Mais c'est vrai que ton idée est pas mal! Bon Geek, met toi sur le lit, tu vas faire semblant de dormir.
_Je vais tourner dans l'instant Panda?
_Ouaip. Allez installe toi!
Le petit Gamer s'allongea sur le lit, fermant les yeux. L'homme animal se plaça face à la première caméra.
_Lors du dernier épisode vous avez voté pour votre vidéo préférée et le gagnant du jour c'est le concours de pleurs de bébé au Japon! Rappelons que les pleurs de bébé servent à éloigner les démons, mais a-t-on demandé aux démons ce qu'ils pensaient de tout ça?
Une musique douce retentit soudainement, lancé par l'ordinateur.
Une main ganté de blanc apparut de sous le lit.
Le Geek se releva de lui-même, surprit de sentir une présence inconnue. Il fit une moue surprise quand il vit l'être maquillé de blanc et noir, avec un chapeau haut de forme et des vêtements déchirés venus d'un autre temps.
"Maudit depuis toujours je sors parfois la nuit, en quête de compagnie.
J'avoue, j'suis un démon y'a p't'être plus joli, je veux juste des amis.
Les grands ne m'aiment pas, y paraît que je fais peur, que j'apporte la douleur.
Mais toi, tu me regardes avec aucune terreur et une légère candeur.
Alors s'il te plaît pleure pas, pleure pas.
Alors s'il te plaît pleure pas, pleure pas.
Mathieu fit soudainement irruption dans la chambre, défonçant la porte.
_Mais qu'est-ce que c'est que ça? Qui êtes-vous? Vous êtes un démon! Vous allez rentrer chez vous en enfer et fissa! J'appelle Jésus sinon!
Et là contre tout attente, le petit gamer se mit à pleurer, réellement. Sans que ce soit dans le scénario. Le Panda se sentit culpabiliser très vite, mais du se reprendre quand l'autre disparut et que la musique se remit à tourner.
Alors s'il te plaît pleure pas, pleure pas.
Alors s'il te plaît pleure pas, pleure pas."
A peine la chanson fini, Mathieu coupa la caméra, et le Panda se précipita sur le Geek.
_Hé, pleure pas! Il va revenir t'inquiète pas, on l'a fait venir pour toi avec Mathieu!
Le petit gamer son visage trempé de larmes vers lui, l'interrogeant des yeux.
_J'me suis dit que ça te ferait du bien, un ami en plus. Puis lui aussi, il était toujours malheureux. Alors voilà, le démon!
Entre temps, l'immortel avait réapparu, et lui souriait doucement, un peu craintif face à cette petite chose toute adorable.
_Bonjour...
_Bonjour. Lui répondit l'autre d'une voix surnaturelle.
Le Panda sourit, rassuré. Il avait trouvé la bonne personne pour veiller sur le petit, et pour le protéger du criminel. Comme lisant dans ses pensées, le pervers apparu. La démarche assuré, une clope aux lèvre, il se dirigea sans un mot vers Mathieu, chopant le script.
L'air s'était soudainement refroidi. L'ursidé serra la mâchoire, évitant le regard du criminel, alors que le Geek avait baissé les yeux.
_C'est ça qui faut que j'dise?
_Ouais. Mets-toi à côté du Démon, vous allez tourner ensemble. Adresses toi à lui quand tu dis ta réplique.
_C'est quoi ce truc?
_Ce "truc", c'est une autre partie de moi. Alors un peu de respect.
Le Patron grogna incompréhensiblement, et prit place aux côtés de l'immortel.
_Hé mec y'a des nazis qu'organisent une soirée karaoké ça te branche de venir? Ça va être marrant allez ils ont un accent de merde!
Comme pour illustrer ses véritables sentiments, le Démon fit un regard blasé à la caméra, faisant ricaner le Panda.
Sous les regards mauvais, craintifs et déçus, le criminel repartit sans demander son reste, à la minute ou sa réplique s'acheva.
_C'est plus possible là... Siffla l'ursidé.
_Mets y un peu du tien aussi!
_Quoi ?! C'est ce taré qui...
_Arrêtez s'il vous plait...
Le Geek leur lança un regard implorant, serré contre sa peluche Yoshi. Et un tel niveau de mignonitude ne put que faire craquer le Panda.
Mathieu se mordit la lèvre, lançant un regard torturé vers la porte.
Avec un léger soupir, la Fille consentit à se lever du canapé, prenant garde à ne pas laisser de trace sur son vernis encore frais. Elle enleva la chaînette de sécurité, et ouvrit la porte d'entrée.
Ses joues prirent une couleur coquelicot lorsqu'elle reconnut le visiteur.
_Oh... Salut Antoine.
_Salut... Comment tu vas?
_Bien et toi?
_Ca va tranquille. Est-ce que Mathieu est là?
_Oui, il est à l'étage. Je vais le chercher si tu veux.
_Je veux bien merci.
La Fille tourna les talons, mais se ravisa, se tournant vers Antoine.
_Antoine... Excuse-moi pour la dernière fois. J'ai agis stupidement.
Le brun eu l'air surpris, mais lui fit un léger sourire.
_Pas grave t'inquiète. J'ai bien vu pour quoi c'était... Ça va mieux entre vous deux?
La blonde rougit encore plus.
_Oui... Beaucoup mieux.
_Tant mieux alors!
La Fille partit chercher Mathieu à l'étage, tandis qu'Antoine se permit d'entrer, puis s'assit sur le canapé. Maintenant qu'il était prêt à voir Mathieu, il se rendait compte à quel point il avait merdé. Deux semaines sans prendre de nouvelles de son ami, sans même prendre le temps de passer chez lui...
Il avait été trop occupé par Marion et par leur week-end paradisiaque. Pour la première fois qu'il était en couple et réellement amoureux, tout semblait plus beau. Il avait une réelle raison d'être heureux, en dehors de What The Cut?! et de son meilleur pote.
Des bruits de pas se firent entendre dans l'escalier. Mathieu apparut, et Antoine vit tout de suite que quelque chose clochait.
Le châtain paraissait encore plus frêle, plus mince, que d'habitude. Son teint était pâle, ses joues légèrement creuses, et ses yeux normalement si pétillants avaient perdus leurs éclats, aujourd'hui fades et ternes.
A sa vue, la châtain se tendit nerveusement, alors que le brun se leva d'un bond, un sourire maladroit aux lèvres.
_Ca va mon pote? T'as une sale gueule!
Mathieu grimaça, et faillit mourir d'une crise cardiaque quand son ami l'enlaça virilement.
'Oh putain...'
Essayant de rester le plus naturel possible, le châtain l'enlaça à son tour, la gorge serré.
En surface, il paraissait normal. A l'intérieur, il n'en menait pas large.
Les doutes, les questionnements, les mots et conseils, tout lui revint en mémoire à l'instant ou sa peau entra en contact avec celle d'Antoine.
'Vous êtes irrévocablement et irréfutablement amoureux de votre ami.'
_Antoine... Qu'est-ce tu fais là?
_Bah chuis rentré de mon séjour. J'suis venu te passer le bonjour. Ça fait un p'tit bout de temps que je t'ai pas vu! Sérieux, comment tu vas mec?
_Ca va... Et toi, ton voyage c'est bien passé?
_Nickel! Le sud c'est vraiment cool. Il a fait super chaud, on était à Toulon, tu connais?
Mathieu hocha légèrement la tête, n'écoutant qu'à moitié. Il n'était pas préparé à voir Antoine, pas maintenant, alors qu'il débarquait à l'improviste. Le châtain commençait à paniquer légèrement, séparé du brun par quelques malheureux centimètres.
Tout était si compliqué, depuis plusieurs semaines.
Pendant plusieurs minutes, ils parlèrent de l'avancement de leurs émissions respectifs 'Génial le dernier Slg!', parler du voyage, au plus grand désarroi de Mathieu.
Puis, arriva le sujet qui fâche.
Le plus petit le sentit venir, quand il vit Antoine devenir un peu gêné, baissant les yeux, comme il le faisait à chaque fois.
_En fait... On s'est un peu disputé avec Marion. Pour un sujet con, quoi. Fin tu connais les femmes!
Les mots "dispute" et "Marion" associés dans une même phrase firent relever des yeux faussement innocents à Mathieu.
_Oh, qu'est ce qui s'est passé?
_Elle a dit que t'étais un connard.
_Ah.
Le cœur du châtain hésita entre joie et appréhension. Joie, car si Marion et Antoine s'étaient disputé pour ça, alors Antoine l'avait forcément défendu. Appréhension, car sans le vouloir, le brun devait penser qu'il avait foutu la merde dans son couple si cher à ses yeux.
_Ça m'a foutu les nerfs, et je lui ai dit qu'elle avait pas le droit de parler de toi comme ça.
_Ah.
_Elle dit que t'es désagréable avec elle. Mais franchement j'vois pas en quoi. Au contraire, tu l'aimes bien nan? C'est la première fois que j'te vois autant à l'aise avec quelqu'un.
Et sans le vouloir, le schizophrène se fit exactement la même réflexion que la blonde.
'Soit il est con, soit il le fait vraiment exprès...'
_Je sais pas, elle a du mal interpréter un truc. J'ai rien contre elle, elle est... Cool.
Ces mots lui arrachèrent la bouche, tellement qu'il eut l'impression d'avoir la langue en feu. Il aurait voulu encore une fois lui dire à quel point cette Marion n'était pas faîte pour lui, mais il se ravisa, préférant rester bien sagement assis sur sa chaise.
_Je sais t'inquiète, c'est elle qui se fait des films.. Au faite, j'ai croisé la Fille tout à l'heure, c'est elle qui m'a ouvert. Elle s'est excusée de l'autre jour.
_Tant mieux, elle était super mal à l'aise.
_Et ça va, avec les autres?
Mathieu sentit son estomac se tordre, car à peine le touffu posa sa question, il aperçut la tête du Panda passer furtivement dans le couloir. Les yeux chocolat le regardaient avec sérieux, réellement préoccupé.
Rapidement, le châtain se demanda si Antoine avait remarqué à quel point il était maigre et complètement crevé. Mais il n'avait fait aucun commentaire dessus.
_Ca va tranquille. Comme d'hab quoi.
Le brun hocha lentement la tête, mal à l'aise. Il sentait bien qu'il y'avait un problème. La dégaine de Mathieu, sa voix faussement enjouée, ses yeux fuyants et son teint pâle.
_T'es sûr que ça va ?
_Ouais j'te dis, aucuns soucis! Moi aussi j'ai besoin de vacances. Il finit sur un petit rire, mais celui-ci sonnait faux.
_Ca fait quand même un p'tit bout de temps que t'as pas l'air bien, fais gaffe mec.
_C'est l'émission, ça me demande beaucoup de temps. Puis tous les autres, c'est la merde pour les gérer.
_Ah... Parce que, j'ai l'impression que t'as vraiment maigrit...
_Ouais... Je mange pas beaucoup. Mais t'inquiète, le Prof et le Panda me force à bouffer tout ce qui leur tombe sous la main.
_Fais gaffe hein, nous claque pas entre les doigts!
Antoine rit légèrement, et Mathieu sourit faiblement, quand le téléphone du brun vibra.
_Ah, c'est Marion... Faut que je rentre, y'a un problème avec la télé apparemment.
_Je comprends, pas de soucis.
Le présentateur de WTC attrapa sa veste, enfila ses chaussures, et se tourna vers son meilleur pote.
_Mathieu, j'suis vraiment désolé de pas être passé plus tôt...
_C'est pas grave, t'es occupé. Fonce, tu devrais pas la faire attendre.
_Merci mec, t'es cool. A la prochaine, j'repasse bientôt!
_A la prochaine!
Antoine avait déjà sauté dans sa voiture.
Mathieu referma violemment la porte, sentant la colère enfler en lui.
'Fonce, tu devrais pas la faire attendre ? Nan mais SERIEUSEMENT? Depuis quand tu pousses le bouchon si loin?'
Le châtain se retint de justesse ne pas se frapper la tête contre le mur. Dire qu'à la base, le but était de dire à Antoine que sa connasse de petite copine, il pouvait pas se la blairer.
Il aurait dû lui dire. C'est ce qu'il s'était promit. Il lui dirait, pour sa maladie, pour ses problèmes familiaux, pour les rendez-vous avec le psy. Mais le brun avait débarqué sans prévenir, l'avait serré dans ses bras, lui avait parlé de cette fille... Tout s'était enchaîné trop vite. Il n'avait pas eu le temps d'en placer une.
Et surtout, surtout pas, quand le brun avait adopté pour une coiffure qui mettait aussi bien son visage en valeur.
Jurant doucement, il sursauta quand une voix s'adressa à lui.
_Mec? Ça va?
Le Panda le regardait d'un air légèrement inquiet, les sourcils froncés.
_Tout va bien. J'étais juste en train de penser.
_T'avais plutôt l'air de vouloir t'exploser le crâne contre le mur.
_T'occupe!
_Ok ok...
L'ursidé préféra laisser Mathieu seul avec ses pensées, quand un mouvement le fit tendre l'oreille.
_Gros! Hé gros!
Ni une ni deux, le Hippie se rua sur lui, l'étouffant presque.
_Faut que tu goûtes celle-là gros! C'est de la bonne! C'est du pur et du naturelle! Vient goûter gros!
Il lui planta son joint à peine entamé sous le nez, dont l'odeur lui fit retourner l'estomac, à cause de son odorat surdéveloppé.
_Putain dégage moi ça de sous le nez!
_Mais c'est de la bonne gros...
_Viens plutôt par-là, on doit parler tous les deux.
Ne lui laissant pas le choix, l'originaire de Chine tira le drogué vers un coin un peu plus discret, ou ils pourraient parler loin des oreilles indiscrètes.
_Qu'est ce tu veux Gros? Tu sais que je suis un non-violent!
_Je sais je sais... C'est quoi le rapport? Enfin, c'est pas de ça que je voulais de parler. Ça m'était sortis de la tête à cause de... Pas mal d'événements qui se sont passés entre temps, mais y'a un truc que j'ai pas oublié. Pourquoi tu m'as demandé si j'avais déjà été amoureux?
Avec un début de crainte, l'ursidé vit, stupéfait, les joues du Hippie prendre une couleur rose.
_Chais pas gros... J'étais dans mes trips quoi. DES LAMAS!
_Hé reprends toi! Je te parle sérieusement, est-ce que tu es amoureux de quelqu'un?
Le drogué faillit s'étouffer, mais grâce à l'intervention de son double qui eut la gentillesse de lui taper dans le dos, il réussit à reprendre une respiration normale.
_T'en as trop pris...
Sa voix n'était pas assez assurée, chose que le Panda remarqua tout de suite, maître dans l'art de l'observation. Il se fit un peu plus sec qu'il ne l'aurait voulu.
_J'en ai pas trop pris. Hippie... C'est très important ce que je vais te demander. Est-ce que tu es amoureux de Mathieu?
Le camé le regarda quelques secondes, fixe. Derrière ses lunettes, ses yeux avaient pris plusieurs centimètres. Finalement, un rire tendu mais sincère franchit ses lèvres.
_Whoah Gros... Tu regardes trop de films à la télé. Pourquoi tu crois que je suis amoureux de Mathieu?
_... C'est vrai? T'es pas amoureux de lui?
_Bah nan!
Un petit poids s'ôta des épaules du Panda, en même temps qu'il se sentit un peu bête de s'être fié pendant tout ce temps à ses deux ou trois conclusions foireuses.
_Putain, j'y ai vraiment cru... Tu te rends pas le compte la merde que ça aurait été. Bon, du coup tu vas me le dire?
_De quoi?
_De qui t'es amoureux?
Les joues du Hippie devinrent coquelicots.
_De personne gros...
_Oh que si. Dépêche-toi parce que je pourrais user de beaucoup de stratagèmes pour te faire parler...
_Pourquoi ça t'intéresse tant sérieux? Peace...
_Je veux juste savoir. C'est pas le Geek au moins? Sa voix se fit tout de suite agressive.
_Quoi ? Bah nan gros, j'te le laisse…
Ce fut au tour du Panda de prendre une couleur coquelicot, mais il ne rebondit pas dessus, se demandant comment le camé avait pu remarquer quoi que ce soit. Le Hippie était très observateur, en fait...
Il hésita un peu, culpabilisant devant le malaise évident de son double. Il aimait beaucoup le Hippie. Il était toujours prêt à défendre le Geek (Quand il était assez lucide pour capter quoi que soit), complètement "Peace and Love man, tout le monde est cool", ce que le Panda appréciait. Et surtout, pour une raison obscure, il était le seul de la maison, avec Mathieu par de rares occasions, à pouvoir raisonner le Patron.
_Alors, tu vas me le dire ?
Sa voix était plus douce maintenant, plus rassurante.
_Gros... Laisse tomber Ok?
_Si t'es vraiment amoureux tu peux pas garder ça pour toi!
_Laisse tombé j'te dis. Ça intéresse personne, et de toute manière, y'a pas de solutions...
Le Panda sentit comme une brique lui tomber dans l'estomac lorsque le Hippie lui fit un sourire triste et ... résigné.
_Bon, mes acheteurs m'attendent au parc gros, j'vais devoir y'aller... Tchao!
Il partit, la démarche maladroite, la main tapotant nerveusement sa cuisse, sous le regard déchiré du Panda.
Toc toc toc.
_Entre.
Il poussa doucement la porte, pour découvrir une pièce à l'odeur de renfermé, complètement plongé dans le noir.
_Faudrait que t'aère gros...
_Me les brise pas s'teuplait, soit déjà heureux d'être là.
Le Patron se releva de son lit, refermant la porte. -Le Hippie se demanda rapidement pourquoi il ne l'avait pas laisser faire- avant de se diriger vers le tiroir de sa table de chevet.
_Cette fois c'est toi qui sers Gamin.
Comme presque tous les soirs, ils débutèrent leur partie de cartes, sous les histoires salaces du Patron et les commentaires outrés du Hippie.
'Les prostitués des pays pauvres font pas ce qu'elles ont envie de faire faut bien les traiter gros!'
'Tu crois que les p'tit dealers avec qui tu fais ton buisness ont envie de faire ça? Ils sont juste tenu en laisse par les gros avec qui j'fais la teuf tous les week-end'
Ce qui avait fait faire une véritable crise de conscience au Hippie, qui en avait presque pleuré, et avait voulu se jeter de la fenêtre, retenu au dernier moment par le Patron.
Après s'être calmé grâce à la batte de baseball qui traînait sous le lit du criminel, (Et qui ne servait pas qu'à frapper) le drogué était assis contre le rebord du lit, le regard fixé dans le vide.
_Faut pas te mettre dans des états pareils gamin, c'est pas la mort. C'est ça la vie tu sais, écraser les plus faibles.
Le Hippie ne répondit rien, ne bougeant même pas un doigt. L'autre soupira, exaspéré.
_Putain faut vraiment t'endurcir, tu pourras pas passer ta vie à ressentir de la compassion envers tout et n'importe quoi!
_C'est sûr que pour un connard comme toi c'est pas si compliqué.
Pour la deuxième fois en bien trop peu de temps, le Patron écarquilla les yeux, sidéré, à cause du camé. Le plus jeune avait tendu tous ses muscles, serré les dents et les poings, passant d'un état à un autre en quelques secondes.
Cette phrase si dure et inhabituelle dans la bouche de son acolyte le plongea soudainement quelques semaines en arrière, ou le Hippie lui avait sorti une phrase du genre, du même ton.
Il se releva du lit, à la manière d'un traqueur, et vint se poster accroupi en face de sa proie.
_Y'a un truc que tu m'as toujours pas dis... Ta petite crise de la dernière fois, de quoi t'as rêvé?
Le pacifiste parut encore plus énervé, si c'était possible, mais le pédophile s'en foutait. Il voulait savoir, qu'importe le moyen employé ou les dégâts causés, à travers son ennui morose des derniers jours, sa curiosité avait été ranimé. Et ce qu'avait l'autre sur le bout de la langue -parce qu'il ne pourrait pas lui résister bien longtemps-, l'intéressait au plus haut point. Surtout qu'il avait une idée, même s'il espérait fortement se tromper.
_J'te l'ai dit Gros, ça te regarde pas. J'te demande de quoi tu rêves toi?
_Tu préférais pas savoir crois-moi... T'as dit "Ça fait mal", j'm'en souviens très bien. Qu'est ce qui peut te faire mal? Ça peut pas être moi, j'en suis sûr... De quoi tu peux bien avoir peur, Gamin?
Et ce qu'il devait arriver arriva. Le côté pervers et complètement inconscient des autres du Patron prit le dessus sur tous les sentiments de bon sens qu'il adoptait devant le camé. Sa main vint caresser sournoisement la joue de son double, du menton jusqu'à la pommette, tandis que la respiration de l'autre se bloqua.
_Dis- moi ce qui va pas Gamin.
Une douleur cuisante à la joue le fit directement lâcher prise. Se tenant sa joue rougit d'une main, il lança un regard choqué à l'homme en face.
_Putain t'es dingue! C'est pour te venger de la dernière fois?
_Tu sais quoi, laisse tomber, tout. Laissez tous tomber. Continuer à vous cracher dessus et à vous mépriser, c'est mieux. Peace and Love gros, hein?
Il se releva d'un bond, électrisé, les larmes aux yeux, les mains tremblantes. Un gémissement douloureux étouffé mais quand même audible s'échappa de ses lèvres tremblotantes et entrouvertes.
_Va voir une de tes catins, continue d'ignorer tout le monde, puisque c'est ce que tu sais si bien faire! Continue tes conneries, continue, continue...
Sa voix se brisa, perdu dans l'océan de douleur qui sembla d'un coup le submerger.
Le Patron n'osait pas bouger, tétanisé sur le sol. La douleur de sa joue lui paraissait affreusement dérisoire, à présent. "Il voulait savoir, qu'importe le moyen employé ou les dégâts causés." Ces mots ne lui paraissaient plus tout à fait juste, tout à coup.
Son cœur se broya un peu plus quand il entendit les gémissements du drogué devinrent de plus en plus distincts. De plus en plus nombreux et prononcés, comme si il se foutait que le criminel entende, maintenant.
Et c'est quand il l'entendit sangloter, qu'il sentit un sentiment totalement inconnu s'emparer de lui. Au-delà de l'incompréhension, de la crainte d'une réaction démesurée et de l'étau qui lui écrasait le cœur, il sentit un besoin vital, bestial, de réconforter le Hippie. Là. Tout de suite. De le faire cesser de pleurer par n'importe quel moyen.
Et c'est pourquoi il fit une chose qu'il n'aurait jamais cru être capable de faire.
Il le prit dans ses bras. Tendrement.
Le camé eu un sursaut de surprise, et après quelques secondes d'hésitation, enfoui sa tête contre la veste du Patron.
Que ça faisait du bien, d'être dans les bras du plus grand criminel du monde. De pouvoir se laisser aller, tout simplement. Sans jugements, sans crainte de décevoir ou blesser.
"Est-ce que tu es amoureux de quelqu'un?"
Il en aurait souri amèrement s'il n'aurait pas était trop occupé à sentir les bras du plus grand se serrer autour de sa taille.
_C'est ton père hein?
Le cœur du Hippie loupa un battement, et il sentit un frisson désagréable lui remonter le long du dos.
_Quoi ? Il avait la voix rauque, terriblement sèche.
_Ton père te frappait. C'est plus qu'évident Gamin... Je sais reconnaître un enfant battu quand j'en vois un.
Savoir que le Patron avait deviné si facilement était plus dur à supporter que prévu. Il était mis à nu, complètement.
Des fragments lui revinrent à l'esprit, douloureux, mordants, destructeurs.
"Reviens ici sale gosse! J'vais pas te louper quand tu vas rentrer"
"Papa, arrête! Tu me fais mal, arrête!"
Un sanglot plus fort le prit, faisant resserrer son étreinte au criminel. Le camé ne put rien répondre à son double, se contentant de se noyer dans la chaleur si bienvenu qu'il lui apportait. Il était bien conscient que le Patron n'était pas du genre à distribuer des câlins affectifs gratuit, et il en profitait, malgré la honte et la peur aux mots et aux souvenirs. Il chasse celui du pouce sadique du criminel caressant sa joue. Ça ne devait pas être fait comme ça, jamais, il ne voulait pas ça. Et c'est pour ça qu'il taisait tout, comme d'habitude.
_J'aurais juste voulu qu'il m'aime Gros.
Ils restèrent une bonne demi-heure enlacés comme ça, allongés sur le lit entre temps, sans parler. Le Hippie ne sanglotait plus, il n'y avait que des larmes silencieuses et libératrices qui roulaient sur ses joues, amenuises par la main du criminel qui le caressait le long du dos.
Il sentit ses paupières devenir lourde. Les pleurs l'avait fatigué encore plus, il avait besoin de dormir, dans un endroit où il se sentait en sécurité et à l'abri.
Et les bras du Patron étaient parfaits pour ça.
Avant de s'endormir, le Hippie sentit un souffle venir lui frôler l'oreille.
_Comment tu t'appelles ?
L'étreinte se resserra, et le pacifiste plongea au pays des rêves en même temps qu'il prononça ce mot qui signifiait tant pour eux tous.
_Gaëtan.
Capsule de Bière aboya une fois, comme réceptif aux paroles de son maître.
La Patron sourit amèrement, ne sachant pas ce qui le faisait le plus rire noir.
Le fait qu'il n'avait jamais si bien été que dans les bras du Hippie, ou le fait que quoi qu'il fasse, il finissait toujours par faire du mal à sa famille.
"J'aurais juste voulu qu'il m'aime Gros."
Au fond, le Hippie et lui, ils étaient pareils.
Voilà... Ça vous a plu *-* ?
Bon ok y'a un peu plusieurs intrigues mélangés en même temps, j'aurais pu tout faire sur le Patron et le Hippie (c'est ce qui était prévu d'ailleurs), mais je voulais quand même qu'on voit Mathieu.
J'ai encore mis un prénom, ça va en faire râler quelques-unes x) Et oui, j'ai encore parlé d'un sujet pas cool (C'est ma spécialité faut croire O.o) Et ok je parle pas trop des sentiments de Mathieu, mais ils sont réservés pour le prochain chapitre ;)
J'ai percuté hier grâce à un message qu'on m'a envoyé hier, effectivement j'ai parlé de Mpreg dans l'intro, mais en fait ça se fera pas... Peut-être que y'en à qui vont plus lire du coup xD Tant pis, je voulais vraiment à l'origine (Je veux toujours hein, ça me démange d'écrire un mpreg Matoine, ou Patron/Hippie surtout *-*) mais très personnellement, je suis un peu mal à l'aise d'écrire un truc comme ça vis à vis de Mathieu x) Peut-être que ça le ferait rire, mais voilà...
Etant donné que je pars en vacances dimanche, je sais pas trop quand arrive le prochain chapitre. Mais j'essaierais de l'écrire vite promis!
Bye bye les loulous!
PS: J'aime toujours les reviews, et ça prends que quelques secondes ;)
