Hello girls!

Je poste ce chapitre avant de partir en vacances, enfin! Même si ça me rend triste de laisser ma fic, je suis contente d'aller me baigner dans une vraie mer x)

Merciiiii de toutes vos review, follow et fav! C'est la première fois que j'en ai autant, je suis très émue. C'est con mais je pensais que ça ferait autant plaisir de voir que son travail plaît autant à des gens :') Alors merci encore !

Et oubliez ce que j'ai dit à l'intro, en fait, cette fic est pas "ni toute noire, ni toute blanche" elle est complètement dépressive!

luna-la-lune: Merciii ! x) La suite est là, j'espère que ça va te plaire autant que les autres chapitres!

lea89: Merci :) J'espère que la suite te plaira tout autant ;) Je réponds à ta question en dessous:

Une Anonyme: Déjà, merci de ta review! Et j'suis contente de savoir que les prénoms te plaisent ;) Bon du coup t'as la réponse à ta question x) J'ai déjà eu vent de ce fameux débat, je suis partagé entre l'amusement, la frustration de ne pas avoir twitter, et la fierté de savoir que mon histoire fait sujet de débat sur les réseaux sociaux *_* Mais sincèrement... Arrêtez de me tenter là! O.o :P J'ai vraiment envie d'écrire un mpreg, mais je me sens pas encore prête de le faire, par petit soucis de conscience. C'est peut-être con mais c'est comme ça ^^ Puis je sais pas... Ca collerait pas trop avec la fic je trouve.. Bref, dans tous les cas, j'espère que tu apprécieras quand même la suite de l'histoire :D

Puisque vous êtes plusieurs à m'avoir posé la question Mpreg veut dire: Male pregnant. Littéralement: Homme enceinte. Il y'a en à tout un tas sur le fandom Harry Potter!

Aucun des personnages de cette fic ne m'appartiennent, sauf Marion.

Bonne lecture!

Chapitre 8 : Les Inconscients

Une ou ils tiraient la langue, faisant la grimace à la caméra.

Une autre au cinéma, lors de la sortie de Captain America 2, mangeant du popcorn.

Une autre à la Japan Expo, tous les deux en train de faire les cons.

Et encore une fois, il se posa cette question.

Qu'est ce qui a changé?

Tout peut-être. Ou rien, justement.

Ça s'était fait. Doucement, petit à petit. Le loup dans la bergerie, s'approchant des innocents agneaux. Sans un bruit, dans un silence terrifiant et absolu, en plein milieu de nuit. Un loup qu'on excuserait presque. Il avait faim, et les agneaux étaient si frêles, si innocents...

Le mal à l'aise, au début. A cause du Geek et du Patron. C'est de là que tout avait commencé. Puis un enchaînement. Mathieu avait beau revenir dessus encore et encore, tout était flou, insensé. D'idyllique à cauchemardesque. Un tourbillon infernal.

Trop de choses, trop de sentiments et de visages haineux à prendre dans l'équation. La douleur bien sûr. Sa maladie, revenu au galop après qu'il eut prit conscience de qui il était enfin.

Il était Mathieu Sommet. En direct de la Toile, pour vous servir. Il était Mathieu Sommet, amoureux de son meilleur ami.

Et il explosa de rire. Si tristement. Si follement.

Il voudrait s'excuser, à il ne savait qui. Lui demander de remettre les choses en ordres. S'excuser de son incompétence, à aimer ceux qui lui étaient chers. Tout était passé trop vite. De refaire sourire le Geek, d'apaiser le Panda, de pouvoir reparler normalement au Patron, et de ne plus voir le Hippie se défoncer de plus en plus, fuyant tous, quelque part, une réalité qu'ils ne voulaient pas voir. Tous, sauf le criminel.

Tout se brisait. S'effritait, se déchirait. Il n'avait connu que ça. Sa mère, tout d'abord, puis la schizophrénie, les autres camarades de classes trop cons et trop aveugles. L'anorexie, la mort de celle qu'il avait tout de même réussi à aimer, malgré tout. Et maintenant ça. Et c'est sans doute ce qu'il avait vécu de pire.

Il sentit le désagréable goût de l'amertume s'installer dans tout son être. Du ventre jusqu'à la bouche, remontant jusqu'aux oreilles. Elle s'amusait bien, elle.

Il était pris pour un con. Par tout et tout le monde. Par lui-même. Amoureux de son meilleur ami? On ne s'en apercevait pas d'un coup, comme ça. Ce genre chose prenait du temps. Mais Mathieu était comme ça. Trop différent, jamais comme les autres.

Il aurait dut le voir. Le sentir arriver, au moins. Sans que ce soit un psy à la con qui lui fasse ouvrir les yeux. Son cœur s'écrasa un peu plus. Cette jalousie maladive, dans tous les sens du terme, qui le rongeait depuis l'arrivée de cette Marion. Mais tout cela n'était qu'une preuve de plus, l'élément déclencheur.

Bien avant, il y'avait des petites choses. Qu'il se cachait à lui-même, qu'il enterrait au plus profond de lui. Dressant des remparts de glace et d'acier pour s'y protéger. Les sentiments, ça n'avait jamais été fait pour lui. D'un naturel pessimiste et déchiré, sans que quiconque n'ai besoin de l'y pousser, tout finissait toujours par lui exploser à la gueule.

Et c'est de s'être persuadé pendant tant d'années que cette fois-ci, tout allait bien, qui lui donnait envie de vomir.

Il s'excusa encore. Il aurait voulu présenter ses regrets à Satan, pour déconner, mais il n'avait pas le cœur à ça.

Parce que tout ce qu'il restait de sa famille mourrait à petit feu, qu'il était amoureux d'Antoine, et que celui-ci n'en avait rien à foutre, puisqu'il était trop con pour s'en apercevoir.

Ça avait explosé avec la force d'une bombe nucléaire. Un grand coup de poing dans la gueule. Et pour la première fois, il était parti de ce bureau qui l'insupportait, avait déversé sa rage sur le mobilier, sous le regard terrifié de Wifi, et tous les scénarios possibles et inimaginables s'étaient imposés à lui.

Antoine qui quittait Marion. Antoine qui lui faisait un câlin. Antoine qui lui caressait les cheveux. Antoine qui lui murmurait des mots suaves à l'oreille. Antoine qui l'embrassait. Antoine qui lui faisait l'amour. Antoine qui le serrait dans ses bras au petit matin. Antoine qui déjeunait chez lui, déconnant et rigolant avec tout le monde. Antoine, Antoine, Antoine. L'Antoine d'une autre vie.

Et ça faisait plus mal que tout.

Au final, c'était comme les fils d'une immense toile d'araignée, celle de sa vie. Qui se rejoignaient, par des chemins tordues et bien souvent inavoués, formant le signe du diable. De sa douleur et de la destruction.

Tout partait en fumée, encore une fois.


_Tu vois, là tu appuies sur le B. Et après hop! Double A. Comme ça sa fait un combo.

Le Démon fixa la manette, perdu. Devant lui, sur l'écran, Mario agitait la main dans un salut chaleureux.

_T'as compris. Ça te fait double sauter en même temps de donner un super coup de poing éjecteur. En plus y'a un cube avec un champignon, donc tu vas grandir. Vas-y!

L'immortel appuya sur les touches indiquées, ses longs doigts fins gantés de blanc frôlant presque les petits boutons en reliefs.

_Appuies plus fort. Voilà, t'as eu le champignon! Encore quelques pièces et t'as une vie supplémentaire. Suffit que tu pousses le joystick vers la gauche.

_Vous passez réellement votre temps à jouer à ça, vous les humains?

_Y'a que lui qui joue à ça toute la journée. Nous on a d'autres activités, comme sortir dehors, profiter du soleil...

La voix du Panda, douce et taquine, fit rougir le Geek. Dans un geste aussi adorable que puéril, il lui tira la langue.

Le Démon les regarda, attendri et amusé. Il fallait vraiment être aveugle pour ne pas trouver ces deux-là tout simplement parfait ensemble. L'ursidé, protecteur et puissant, était ce qu'il fallait au Geek. Quant au petit gamer, sa touche d'innocence, de candeur et de bonté adoucissait l'autre personnalité. Le rendant plus doux, plus enclin à la réflexion et à l'attention.

Des pas dans l'escalier attirèrent leur attention.

Le Geek sentit instantanément un titillement désagréable au fin fond de ses boyaux, et il tourna un regard inquiet vers le Panda.

Le criminel sexuel apparut. Il passa devant eux sans les calculer, attrapa le téléphone, un stylo et un post-it. Pas un regard, pas un mot. Une tension glaciale.

L'ursidé serra les dents. Et il était sûr d'en avoir entendu quelques-unes craquer.

La colère bouillonnait. Omniprésente et vicieuse. Il ne pouvait pas s'en débarrasser, pas encore. Pas tant qu'il était sûr que le criminel change, qu'il ne soit plus une menace sur ce qu'il appropriait comme son territoire.

Le Patron sentit l'animosité soudaine installée dans la pièce. Et même si c'était con, même si c'était le dernier truc à faire, il ne résista pas.

_Te pètes pas trop de dents, c'est plus trop pratique pour sucer après.

Le petit gamer hoqueta sous la surprise et la crainte, lorsqu'il vit le regard du garçon au kigurumi virer au noir. Le Démon fronça les sourcils, inquiet, prêt à intervenir.

_Commence pas à la ramener... Siffla l'ursidé.

_Sinon tu vas faire quoi la chinoise? (Dédi à Kalincka)

Le Geek vit avec une horreur non dissimulée son double animal tendre ses muscles, les yeux plus sombres que le charbon. Jusqu'à ce que celui-ci se lève d'un bond, les poings serrés.

"Pas encore, pas encore..."

_Tu cherches quoi là? La merde? C'est quoi ton putain de problème ?! Pourquoi faut toujours que tu la ramène?

_Mon problème c'est le cul du Gamin dissimulée par cette putain de salopette.

Le Geek. Encore et toujours. Source du conflit. C'était la balle à rattraper. Le festin final. La récompense après la guerre des deux grands méchants loups.

S'il y'avait une chose pour énerver le Panda, un sujet, c'était le petit gamer.

Il ne sut pas vraiment comment c'était possible. Par quel miracle il réussit. Mais l'ursidé réussit à garder son calme, la colère hurla en lui, mordante et destructrice, mais il réussit à la contenir. Et les gémissements apeurés du Geek y était peut-être pour beaucoup.

_Pourquoi Patron?

Aïe. Il sentit soudainement une hésitation, nouvelle et sûrement pas désirée. Pourquoi ? C'est vrai ça, pourquoi?

_Ne me fais pas croire que tu fais ça juste parce que tu veux l'avoir tout à toi... Pourquoi tu nous détruis comme ça hein? Peut-être que t'es tout simplement trop con pour pouvoir faire autre chose? Tu t'y connais ça, c'est ton rayon, faire du mal aux gens.

Le Panda avait trouvé un nouveau jeu. Plus malsain et plus vicieux. La guerre par l'oral. Les mots peuvent être aussi destructeurs que les gestes, c'est quelque chose qu'il avait eu le temps d'enseigner.

_Tu fais pareil avec le Hippie dis-moi? Quand je le vois entrer le soir dans ta chambre et qu'il en ressort pas, tu le forces à quoi, exactement, on peut savoir? Surtout quand je l'entends pleurer une bonne partie de la nuit.

Un premier sanglot du Geek se fit entendre. Mais l'ursidé n'entendit rien, tout son être concentré sur le criminel en face de lui.

Il se fichait presque des pleurs du gamer maintenant. Une force bestiale, mauvaise, s'était emparé de lui. Le plaisir doucereux de voir son ennemi perdre pied, de le voir déstabilisé, enfin.

Pour rien au monde le Patron n'aurait voulu se voir retirer ses lunettes, à cet instant précis. Car une étincelle bien particulière passa à l'intérieur. Une flamme de surprise, de dégoût, et de haine viscérale.

Il avait osé. Il avait osé émettre l'idée qu'il ait pu faire quoi que ce soit au Hippie. Il avait osé.

Cette simple réalité le foutu en l'air.

Tout s'imposa à lui avec force. Le Panda croyait réellement en ses paroles, ça se voyait. En son regard vicieux, mais sincère. Il le croyait réellement capable de ça.

L'ursidé le pensait capable de faire du mal au Hippie. De lui faire mal au point d'en pleurer.

Il ne s'était toujours pas vengé du coup de poing de la dernière fois.

Et surtout, il se rendit compte en une seconde, que si le Panda avait réellement entendu le Hippie pleurer, il n'avait absolument rien fait pour le tirer de ses griffes.

Il se jeta sur lui, la haine suintant à travers tous les pores de sa peau. Le Geek poussa un hurlement effrayé à travers ses pleurs, se levant d'un bond du canapé.

Mais il ne put jamais lui mettre le coup de poing tant désiré, un autre s'interposa avant.

Le cadavre habillé en noir et blanc avec un maquillage d'halloween avait bloqué sa main avec une force impressionnante. Son bras ne pouvait plus bouger d'un millimètre, figé comme de la cire.

L'immortel s'adressa à lui d'une voix à faire frémir n'importe qui. Mais pas le Patron.

_Tu devrais les laisser tranquille.

_Qu'est-ce que tu veux tu sors d'où toi putain?!

_Je suis la nouvelle personnalité de cette maison, d'après ce que j'ai compris. Et si je suis ici, c'est à cause de toi.

_Ah ouais? Chais même pas qui t'es trou du...

_Mathieu m'a appelé pour protéger le Geek de toi. Et pour le défendre en cas de problème.

... Quoi?

Abasourdi, le criminel bloqua quelques secondes, écarquillant les yeux sous ses lunettes. Ils avaient créé une nouvelle personnalité pour protéger le Geek... De lui?

Ils en avaient été jusque-là.

Il tourna la tête vers le gamer, toujours en larmes, perdu et si fragile au milieu du salon, dans son T-shirt trop grand.

_Alors tu seras là quoi que je tente?

_Quoi que tu tentes. Alors je te conseille de ne pas le faire.

Il lâcha un rire sardonique.

_C'est bon à savoir.

_Fils de pute...

Le Geek lâcha un dernier sanglot aux mots du Panda, avant de s'enfuir en courant dans sa chambre, la casquette tombant à moitié.


Il pleura pendant une vingtaine de minutes. Peut-être plus. Le Panda avait toqué à sa porte, l'avait supplié d'ouvrir la porte, mais il n'avait pas bougé.

La colère était trop présente. La colère, la peine, la stupéfaction.

La peur de revoir une scène comme celle du couloir se reproduire, que l'un des deux fassent réellement du mal à l'autre. Que ses deux frères se détruisent. Sans faire attention ni à eux, ni à ceux qui les entouraient, et qui les aimaient, malgré tout.

Parce que la vérité était telle: Le Geek n'en aimait pas un moins que l'autre.

Il ne préférait pas le Panda au Patron. Même après tout ce qu'il avait subi. Il avait ses coups de colère intérieurs, des piques qui le transperçaient de part en part à chaque phrase et gestes du criminel, qu'il espérait avoir un cœur, quelque part sous cette sombre veste. Il l'avait sauvé de la noyade, avait fait des petites choses pour eux... Mais la réalité était autre.

C'était tous des gros connards.

Le criminel n'en avait rien à foutre de personne. Et le Panda...

Il avait vu et entendu. Il avait assisté à l'enfer qu'avait dut être la nuit du Hippie dans les bras du Patron, et il n'avait pas bougé le petit doigt.

Tout ça pour quoi? Pouvoir argumenter devant le Patron. Lui balancer dans la gueule un truc qui le ferait chier, qui lui ferait mal, avec un peu de chance. Il avait laissé le camé à la merci du pervers. Il était aussi pourri que le pédophile.

Il en avait marre. Encore et toujours. C'était la même rengaine, le même disque, la même musique. Continuellement. Il aurait voulu hurler, crier au monde son injustice. Mais il était le Geek, alors il la fermait.

Alors que ses pleurs redoublèrent, il sentit une main lui toucher le front délicatement.

Ouvrant les yeux, il tomba nez à nez face à deux orbes noirs qui le fixaient avec inquiétude.

Sans un mot, le Geek fondit dans le costume déchiré qui ne ressemblait plus à rien, enfouissant son visage baigné de morve dans son cou. Le Démon n'en fut nullement dérange, il le prit dans ses bras comme un frère le ferait avec son cadet, et lui caressa le dos de haut en bas.

Le Geek se rendit compte que la seule personne qui arrivait à réellement la réconforter était un Démon, pourtant pas très à l'aise niveau relation humaine.

Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui?

Il se força à expirer lentement. Dehors, ils entendirent une certaine agitation, leur laissant deviner que Mathieu était rentré. Il ne savait pas si le Panda ou le Patron avaient fini par se bagarrer, et à vrai dire, il s'en fichait pas mal.

Dans sa tête d'enfant trop malheureux, ils ne méritaient que ça.

_Ne leur en veux pas trop...

Il renifla amèrement. Si même l'immortel s'y mettait...

_Ni l'un ni l'autre ne font ça pour te faire du mal. Ils sont simplement perdus. L'âme humaine est trop corrompue pour ne savoir que faire le bien, même à ceux qui leur sont proches.

_T'as entendu ce que le Panda a dit? Il a vu le Hippie entrer dans la chambre du Patron, il l'a entendu pleurer... Et il a rien fait. Il aurait pu l'aider, alors pourquoi ... ?

Le Démon se mordit la lèvre. Cette question, il se la posait aussi. Pourquoi l'ursidé n'avait pas réagi ? Ce n'était pas son genre. Malgré la profonde aversion qu'il portait au criminel. Jamais il n'aurait pu le laisser porter la main sur le drogué.

N'étant plus tout à fait sûr de ses propres convictions, il ne put que resserrer son étreinte, profondément désolé pour cette petite chose toute tremblante dans ses bras. Le monde était pourri, noir et rempli de personnes immondes. En tombant sur cette famille, l'immortel y avait vu autre chose. Une flamme, qui régnait au centre de chacun d'eux, une solidarité et un amour qui n'existait nulle part ailleurs. Quelque chose, qui rendait différent. Qui lui donnait envie de tout faire pour garder cette famille si belle intact. Malheureusement, il la voyait s'effriter un peu plus chaque jour passant. Se casser de l'intérieur, dans chaque cœur. Même dans celui si particulier qu'était le Patron.

Et il espérait, de tout ce qu'il lui restait de son âme, qu'ils ne soient pas assez corrompus par la colère pour briser leurs principes les plus profonds.

Il sentit soudainement les larmes du gamer tarir et sa respiration se calmer, en même temps qu'il se reculait pour le regarder dans les yeux. Et toute la sincérité qu'il put lire dans ses yeux, toute la souffrance et la lucidité, lui transperça le cœur.

_Tu crois que... tout ça pourrait s'arrêter?

_Que veux-tu dire par là?

_Si je ne suis plus là, ils arrêteront de se battre continuellement. Et Mathieu arrêtera d'être triste et de ne plus manger. Peut-être que je peux disparaître, comme le zombie, le sataniste ou le moine. Peut-être que je dois disparaître.

Autre que l'horreur pure qui s'installa en lui en une malheureuse seconde, il sentit pour la première fois depuis longtemps une colère mordre en lui.

Le petit gamer le fixait, le regard plus sérieux que jamais, le visage dur et fermé, dans une expression qui le rendait si laid, tout à coup.

Ne se rendent-ils pas compte? Ne se rendent-ils pas compte?!

_Ecoute...

_Non. Non! J'en ai marre d'écouter. J'en ai marre de faire comme si tout allait bien. Je veux retrouver ma famille! Je veux retrouver Mathieu, le Panda, le Hippie, la Fille, le Prof, et même le Patron! Je les veux! JE VEUX MA FAMILLE!

Une véritable crise de larmes le prit. Ce n'était plus des pleurs dû à l'habitude, à une routine de fondre en larmes quand quelque chose n'allait pas. C'était une souffrance qui se dégage. Un enfant qui ne comprend pas, qui veut simplement retrouver sa vie d'avant. Ses repères, ses petits secrets sur les codes de triches de vidéo avec Mathieu, sa cachette au chocolat avec le Panda, les premières histoires d'amour de la Fille, et tant d'autres...

Alors il pleure. Et il n'y a personne pour venir le consoler.

Le Démon le regarda, impuissant, aussi touché que lui.

La famille Sommet, c'est comme une collier. Un collier fait de jolies perles tissées les unes aux autres. Si l'une d'elles casse, alors c'est le bijou entier qui se brise. Qui tombe contre le sol, en morceau, irréparable.

Il n'est pas assez fort pour surmonter ça.

Personne ne vient sécher ses sanglots cette fois, trop occuper à s'entre tuer, d'une certaine façon.

Et il songe sérieusement à partir.


Lorsque Mathieu était rentré, la première chose qu'il entendit, ce fut des cris. Il sentit un désagréable sentiment le prendre à la gorge, et lâcha sans attendre ses courses à l'entrée pour se précipiter dans le salon.

Le Patron et le Panda, encore. A la limite d'en venir aux mains.

_Nan mais c'est pas croyable...

Il en aurait presque rit jaune.

_Vous êtes vraiment d'un irrespect dingue. Vous allez arrêter cette petite guerre ridicule maintenant!

L'ursidé souffla de colère, blessé dans son amour propre aux mots de son créateur, et eu la décence de baisser légèrement les yeux. Le pédophile ne fit aucun geste, mur d'acier aux mots tranchants comme des lames de rasoirs.

_C'est quoi le problème? Allez-y. Je vous écoute! On va discuter maintenant. Ça semble être le bon moment, alors on va s'asseoir et discuter, comme des gens civilisés. Sans en venir aux mains.

Il faillit rajouter 'Comme une vraie famille', mais il se ravisa au dernier moment, les paroles du Patron ancrées profondément à l'esprit. Celui-ci ricana, d'un air profondément mauvais qui lui allait à merveille.

_Comme si j'allais m'asseoir bien gentiment comme...

_Tu t'assoies ou tu dégages de cette baraque avant ce soir.

La surprise se lut sur le visage des deux rivaux, et même sur celui de Mathieu, qui pendant un instant ne crut pas à ses propres paroles. Il les regretta immédiatement, c'était un pari trop risquée, il savait que le criminel...

A sa plus grande surprise, celui-ci s'assit sans histoires. Mais toujours aussi bouillonnant de colère. Le Panda n'eut pas le choix, il fit pareil, mais prit soin de se mettre loin de lui.

_Alors, de quoi on parle Gamin? De la pluie et du beau temps, de ton dernier plan cul?

_Je veux qu'on parle de vous deux.

_Mathieu, ça sert à rien de discuter. Ce connard et moi on a rien à se dire.

_Moi je crois que si au contraire. On a pas eu l'occasion d'en parler depuis ses dernières semaines, mais je ne veux plus jamais, jamais, qu'une scène comme celle de l'autre jour se reproduise? Qu'est-ce qui vous est passé par la tête? C'est à cause du Geek?

_Cet enfoiré ose le toucher, je peux pas rester sans réagir merde Mathieu! Alors tu vas le laisser faire ce qu'il veut avec lui?! Bah vas-y, laisse le le violer!

_Tu sais très bien qu'il serait incapable de faire ça.

_Et bah j'en suis plus si sûr!

Le Patron éclata d'un rire froid et mesquin.

_Merci de tes belles paroles le bouffeur de bambous, mais c'est pas moi qu'ai laissé le Hippie rentrer dans ma chambre passé les 23 heures. Et c'est pas moi qu'ai pas bougé le petit doigt alors que tu l'as entendu pleurer et gémir une bonne partie de la nuit, je me trompe?

Le Panda se figea complètement, muet de stupeur.

Mathieu sentit son cœur s'arrêter. Sa gorge devint sèche, tandis que son estomac se retournait, il eut une envie de vomir aussi soudaine que violente.

_Quoi... ? Balbutia-t-il faiblement.

Non. Non. Non. Pas ça. Pas ça.

Il se sentit terriblement mal, tout simplement. La même sensation qu'à l'instant où il avait cru perdre le Patron et le Geek, lors de cette sortie à la mer. Il n'y croyait pas. Il ne pouvait pas y croire.

_C'est pas vrai Patron... Me dis pas ça, s'il te plaît.

Sa voix montait dangereusement dans les aigus, tandis que la Panda avait toujours la bouche ouverte et les yeux écarquillés, stupéfait. Au bout de quelques secondes ou lui et le criminel se regardaient dans le blanc des yeux, il lâcha un rire halluciné, entre la haine et le chagrin.

_T'es vraiment un putain de monstre. Je sais très bien que tu ne lui as rien fais! Tu crois pas que je serais intervenu sinon? Tu me crois réellement capable de rester sans rien faire alors que t'es en train d'abuser du Hippie à dix mètres de moi? Nan mais pour qui tu me prends au juste?

Quel con. Mais quel con. Il avait été aussi stupide que le Patron. Evidemment qu'il savait que le Hippie n'avait pas été abusé par le Patron. Tout simplement parce qu'il avait paniqué, au début, en entendant les pleurs, et qu'il n'avait pas pu s'empêcher de coller son oreille à la porte. Il en était ressortit profondément chamboulé, et certain de deux choses.

Le Hippie n'était certainement pas celui qu'il croyait être. Et il savait de qui il était amoureux, à présent. Il ne lui en avait pas fallu plus pour faire le lien.

C'était tellement évident, maintenant qu'il y pensait. Ses sourires tristes et résignés, ce calme et cette douceur qu'il avait envers le criminel. Et la patience et la compréhension que ce dernier possédait devant le camé était impressionnant. Le Panda en avait été surpris, mais cela ne l'avait mis que plus en colère.

Il était un autre homme avec le drogué, et incapable d'agir de la même manière avec le Geek.

_Et comment tu peux en être aussi certain?

La voix du Patron était froide. Peut-être se doutait-il déjà de la réponse, après tout.

Et planté comme un con, le Panda ne sut quoi répondre. Dire la vérité, et trahir le Hippie? Il en était incapable. Alors comment expliquer sans se prendre un coup de poing qu'il avait écouté à sa porte les confessions tragiques du camé sur son passé? Tant pis, il n'avait pas le choix. Il n'avait qu'à réfléchir avant d'attaquer le Patron sur un sujet qui lui portait plus à tort à lui au final.

_J'ai entendu ce que vous avait dit. Un peu...

_T'as écouté à ma porte?!

_Non! Enfin oui! J'ai juste entendu, je passais devant et j'ai entendu des pleurs, tu peux comprendre que j'ai eu envie de me renseigner pour savoir si tu le violais pas sans une once de pitié tu crois pas ? J'ai tout de suite compris que tu ne lui avais rien fait.

_Trouve toi des excuses, j'vais vraiment finir par te décalquer!

_Alors tu n'as pas touché au Hippie.

La voix de Mathieu parvint faiblement à leurs oreilles, et quand ils se tournèrent vers lui, ils sentirent tous les deux simultanément une pointe de remords les assaillir.

La peau de leur créateur avait la couleur de la craie des tableaux d'écoles, de la lune et de la neige, tellement elle était pâle. Les yeux mi-clos et la bouche grossièrement tordue, il semblait prêt à s'écrouler à tout instant.

_Non. Bien sûr que non. Pourquoi j'aurais fait ça?

_Parce que t'es un enfoiré de connard sans cœur. Répliqua le Panda.

Personne ne répondit. Mathieu soupira, rassuré à un point inimaginable, mais toujours préoccupé par le principal problème.

_Patron. Je sais que tu... Tu ne toucheras ni au Hippie ni au Geek. Alors pour le bien de tout le monde, essaies au moins de faire un effort. Pour ta famille.

Il tenta le truc. Parce qu'il avait la preuve que le criminel n'était pas devenu un ultime connard, au final. Et de ce qu'il avait cru comprendre, il avait même réconforté le Hippie. Il se demanda d'ailleurs rapidement ce qu'avait pu toucher le camé au point de le faire pleurer.

Le silence dura quelques secondes. Une légère explosion venu d'en bas fit sursauter le Panda et Mathieu, avant que le Patron finisse par sourire froidement.

C'était ça, chez eux. On communiquait par coup de poing, sourire déchiré et explications tendus. Sans que quiconque ne se confie vraiment, sans que quiconque ne se fasse réellement confiance. Ils en étaient réduits à ça.

_C'est d'accord. J'essaierais de faire des efforts. C'est bien ça que t'as dit? J'essaierais.

Mathieu sentit très bien que le criminel avait mis tout le venin du monde dans ses mots, pour une raison qu'il ne comprenait pas encore. Mais il attrapa la maigre perche avec un espoir tout nouveau. Celui que peut-être, tout redeviendrait comme avant. Que même avec ses autres problèmes personnels, il arriverait à gérer. Tant que sa famille allait bien, tout allait bien.

Et même si pour l'instant il avait plus l'impression de gérer deux chiens enragés plutôt que deux frères un peu tumultueux, il espéra. Comme tout le monde.

Peut-être que tout commençait à aller mieux.


Mathieu soupira, pour la énième fois. Mais toujours discrètement.

Cette fois-ci, Antoine du sentir toutes les ondes négatifs qui se dégageaient de lui, car il tourna la tête, inquiet.

_Ça va Mathieu?

_Hein? Ouais ouais t'inquiète. J'étais juste en train de penser à des trucs. Rien d'important!

_Tu verras ça va être cool, c'est Marion qu'à fait la cuisine. Fin comme d'hab quoi. C'est fou comme elle cuisine bien, elle tient ça de sa mère, elle...

Le châtain, complètement blasé, n'écoutait déjà plus.

Cet enfoiré avait osé l'inviter à venir manger chez lui. Avec Marion, bien sûr. En débarquant chez lui à l'improviste, un jeudi midi. Et le plus hypocritement du monde, Mathieu avait accepté. Sans excuse, alors qu'il aurait pu en trouver une tonne. Inconsciemment, il était tout simplement trop heureux de passer du temps avec le brun. Il s'en rendait compte maintenant. Et ça lui faisait affreusement peur, d'être devenu si dépendant.

_Et euh... Je lui ai pas dit que je t'avais dit qu'elle avait dit que t'étais un connard. Pour pas la gêner.

_Ouais je comprends. Je lui en parlerai pas, je m'en fous qu'elle ait dit ça. T'inquiète.

_Cool.

N'habitant pas très loin l'un de l'autre, ils arrivèrent vite chez le présentateur de What The Cut?! Et plus ils grimpaient haut dans l'appartement, plus Mathieu eu envie de partir en courant.

'Le psy, chez toi quand y'a le Patron et le Panda dans les parages, chez Antoine... Y'a de plus en plus d'endroits que t'aimerais fuir en courant mon vieux...'

Mais personne n'échappe à son destin. La porte s'ouvrit, laissant passer le bruit de casseroles qu'on entrechoque, un air de musique fredonné et une salutation joyeuse de la part de la blonde.

_Bonjour chéri! Bonjour Mathieu.

Avec un amusement qu'il n'aurait pas dû avoir, le schizophrène remarqua que son ton était soudainement devenu plus forcé, lorsqu'elle avait du prononcé son prénom. Alors la blonde avait vraiment senti toute l'animosité qui lui été destinée ? Pas si conne que ça, finalement...

_Bonjour Marion, comment tu vas?

_Bien et toi?

_Très bien quoi de beau?

_Rien de spécial, je continue le boulot et toi?

_Pareil, je vais me mettre à bosser sur le prochain épisode de Slg.

_Super, j'ai hâte de voir ça. J'ai adoré le dernier.

Surprenant, ce que l'Homme était capable de faire. Et ce dont il avait la volonté aussi.

Masquer tout ce que l'on pensait, exprimer tout le contraire en sachant pertinemment que la personne en face de vous sait que vous jouez un rôle. Un espèce de jeu un peu malsain mais qui restait très amusant pour les plus imprudents.

Et c'est sans doute à ce moment-là, que le deuxième rouage se mit en marche. Alors qu'ils se regardaient avec un sourire des plus niais et à gerber, mais qu'ils se fusillaient des yeux.

Mais le plus drôle pour le Destin, pour l'Entité là-haut qui contrôlait tout ça comme un marionnettiste, c'est que Mathieu ne savait pas encore à quel point ce jeu allait le mener aux tréfonds des enfers.

Le repas était passé très rapidement, à son plus grand étonnement. Les petites piques très bien camouflées entre lui et Marion, Antoine, heureux de voir les deux personnes les plus importantes de sa vie rirent ensembles.

Mathieu en aurait été presque déçu, lorsque le Patron frappa sans aucune douceur à la porte de l'appartement. Dans un sursaut de bonté, le criminel avait bien voulu aller chercher son créateur. Et surtout parce que sinon, il était privé de la clé de la baraque, car Mathieu avait réussi piquer son double, que personne d'autre n'en avait, et que devoir péter une vitre à chaque fois de vouloir rentrer chez soi, c'était pète couilles.

Antoine l'invita rapidement à prendre un café, mais les chassa bien vite lorsque le criminel commença à s'intéresser d'un peu trop près à la blonde.

En un midi, Mathieu était un homme changé.

Ses démons étaient toujours là. Accrochés à lui comme des sangsues. Et il savait que quoi qu'il fasse, il traînerait toujours ses vieilles casseroles. Mais un truc avait changé, ce que même le Patron remarqua.

Il avait vu Marion sous une autre forme. Celle qui s'était montré dès le début toute frêle et toute innocente avait maintenant dévoilé une de ses facettes. Celle d'une femme prête à se battre bec et ongles pour défendre son homme. Et Mathieu adorait ça. L'étincelle de défi menaçante qu'il avait vu dans son regard avait suffi à le faire réagir suffisamment. A lui donner la niaque.

Il aimait Antoine. Et même si ça faisait un mal de chien, il essaierait. Même si il n'y avait aucune chance que le brun l'aime à la place de cette conne, il aurait tenté quelque chose. Même si il devait s'en brûler les ailes. Sa vie était trop bordélique pour ne pas prendre le risque.

Il était Mathieu Sommet de la toile, merde.


Le Patron inspira lentement. La cigarette. Il baiserait jusqu'à la mort celui qui avait inventé ce truc, juste pour le remercier. Un gloussement le fit sourire.

Il baiserait celui qui avait inventé la prostitution aussi.

Les bordels étaient son havre de paix. Son monde à lui. De débauches, de perversités et de trucs dégueulasses. A son image. C'est ce qu'il lui plaît. Voir jusqu'où est capable d'aller l'être humain. De voir jusqu'où il pourra entacher son amour propre pour son propre plaisir. C'est quelque chose qui le fascine.

Et encore plus quand elles sont cinq autour de lui. Ou quatre, peut-être. Il n'est pas trop sûr du sexe de la brune à sa gauche. Mais il s'en fout, tant qu'il y'a un trou, tout lui va.

Ici, pas besoin de penser à quoi que ce soit. Il peut se déverser et se défouler quand, comment, et où il le veut. Que demande le peuple?

Soudain, un homme apparaît à sa gauche. Il ne travailla pas en tant que sac à foutre, c'est une certitude. Il est trop bien habillé et à l'air trop mal à l'aise. Un stagiaire de la paperasse débutant, sûrement. Le Patron n'y fit pas attention, jusqu'à ce que l'autre s'adresse à lui.

_Pa... Patron?

Le criminel grogna en réponse, détestant être dérangé dans ces précieux moments. Surtout quand une de filles commence à lui baisser très lentement la braguette...

_Le boss veut vous parler.

Les cinq filles -et garçon?- se stoppèrent directement. Suivant les règles à la lettre. Quiconque est réclamé par le Boss, doit accourir voir le Boss.

'Ils font vraiment tout pour me faire chier!'

Pestant, le Patron se rhabilla, fusilla le malheureux du regard, et partit en direction du bureau.

"Le Boss", roulant sur l'or, possédait à peu près tous les bordels du pays. Et pas mal dispersés dans l'Europe toute entière. Comment ? Tout simplement parce qu'il était le plus fidèle associé du Patron. Ils travaillaient ensemble depuis ses débuts, et entreprenaient les plus belles collaborations, l'aidant dans tous ses crimes divers et variés.

C'était un gros Russe d'1m70, au crâne dégarni et dont les yeux étaient étonnement gris.

C'était bien simple: Il n'aimait personne, et personne ne l'aimait.

_Putain tu peux pas faire une exception à ta putain de loi juste sur les filles que j'utilise?

_Désolé. Mais fallait que je te vois.

L'homme s'adressait en Russe. Et la Patron également. Pour le criminel, la barrière de la langue n'était pas un problème.

Pendant une vingtaine de minutes, ils parlèrent affaires. Sans s'apprécier outres mesures, l'un comme l'autre se respectaient, conscient du talent de businessman de l'autre. Ce qui était déjà rare, dans ce métier.

Mais alors que le Patron s'apprêtait à remballer son collègue et continuer ses petits jeux avec ses filles préférées, quelque chose attira son attention.

_Ce sont les filles que j'ai récupérées pour le début de saison. Celle-là, je la connaissais déjà avant, on a pas mal travaillés ensemble par le passé, alors qu'elle était encore mineur. Elle me rapportait plus que quatre autres filles réunies! Mais cette petite conne s'est barrée! Je lui ai mis la main dessus y'a quelque mois, par hasard. Depuis je la lâche plus, et elle à finit par dire oui y'a quelque jours. Je l'ai même pas forcé, elle fait et elle a toujours fait ça pour le fric, cette petite salope!

Le Patron attrapa la photo que lui tendait l'autre, obligatoire pour chaque fille du bordel.

Il eut l'impression de connaître cette fille. Un souvenir qui ne remontait pas loin. Il la connaissait. Ces cheveux blonds, ses yeux bleus métalliques, ses légères tâches de rousseurs... Mais où?

Il fouilla dans sa mémoire, ignorant les questions surprises du Boss face à sa mine soudainement grave, et cela lui revint. Comme un flash.

_Oh putain de merde...

Marion.

C'est ça, Marion. La copine du balai à chiottes qui servait de meilleur ami à Mathieu.

Il n'avait certainement pas manqué le petit jeu ridicule mais extrêmement divertissant de son créateur et de l'autre greluche, et n'avait pu en déduire qu'une chose. Mathieu était jaloux.

Il connaissait décidément trop bien son créateur.

_Est ce que je peux garder la photo ?


Et voilàààà!

Alors vos avis? Déçus, pas déçus?

Dîtes-moi tout! La petite case en bas est faîte pour ça :D (On dirait une pub xD)

Bon, il est actuellement 5h20, je suis crevé, je rate un mot sur deux et ça me rend dingue, donc je vais dodo!

La différence entre le Mathieu du début de chapitre et fin de chapitre n'est pas si énorme que ça en a l'air. Je ne le vois juste pas rester de marbre lorsque Marion réagit comme ça en face de lui, Mathieu m'a l'air plutôt... Combatif niveau sentiments ;) Si il n'est pas en profonde dépression T_T

C'est le dernier chapitre avant que je parte en vacances, (Hallelujah j'en ai vraiment besoin!) donc on risque de se recroiser d'ici un petit bout de temps! (Je le remets parce que je sais qui y'en a plein qui ne lisent pas le texte avant le chapitre xD)

Merci encore à toutes celles qui review, follow, mettent en fav'! Kiss Kiss Kiss!

J'espère sincèrement que ça vous a plu, à la prochaine!

Peace and Love. 'Emo.16