Chapitre 2
Une routine s'était très vite installée, entre Emma et Régina. Tous les matins, après que l'une ou l'autre ait accompagné Henry jusqu'au bus, elles se retrouvaient à la même heure pour partager un café. Si au début, elles étaient silencieuses, s'échangeant seulement les civilités, très vite, elles avaient commencé à discuter de tout et de rien, d'Henry, de son père, de Hook (qu'Emma croisait beaucoup au début de ses rendez-vous avec Régina et de moins en moins ces derniers temps), ... Le café/chocolat était devenu 2, puis 3, puis elles finirent par passer des matinées entières ensemble. Maintenant qu'elles s'offraient une autre chance, les deux femmes se découvrirent de nombreux points communs. Elles s'entendaient étonnement bien, ce qui enchantait Henry au plus haut point. Et qui surprenait le reste de la ville. Ruby étant aux premières loges, elle avait fait se répandre mille rumeurs, dont celle que la sauveuse et la méchante reine avait fait la paix. Bien sûr, tout le monde avait son avis sur le sujet. Mais aucune des deux intéressées n'y prêtaient véritablement attention. Celui a qui la situation plaisait le moins était Hook. Emma ne lui accordait plus autant de temps qu'avant et cela le dérangeait fortement. Il lui avait pourtant semblé qu'il existait un lien, entre eux.
David non plus n'était guère enchanté par cette nouvelle amitié. Il ne la comprenait pas. Comment Emma pouvait-elle être aussi amicale avec la personne qui l'avait privée de ses parents pendant 28 ans ? Ca n'avait pas de sens, selon lui.
Mary Margaret, elle, était comme elle l'avait toujours été. Elle était très heureuse de voir ses espoirs devenir enfin réalité. Elle voyait réapparaitre la femme qui lui avait sauvé la vie, si longtemps au part avant et cela la comblait de joie. Elle était tout de même surprise que ce soudain changement se fasse au contact d'Emma. Mais après tout, ça fille n'était-elle pas la sauveuse ?
En s'éveillant au son du réveil, ce matin de décembre là, Emma sentit son cœur se gonfler de joie et d'impatience. Restant encore un moment sous les couettes, elle songea avec un sourire tendre à ces quelques mois tout juste écoulés. Son sourire s'élargit lorsque le visage de Régina vint envahir ses pensées.
-Debout, Emma ! Allez, lève-toi !
Henry interrompit ses songes en sautant sur son lit. Ce dont elle l'en remercia mentalement, surprise de la direction que ces derniers prenaient.
-Hey, Kid ! Qu'est-ce que tu fais déjà debout à cette heure? Ne me dit pas que c'est mon réveil qui...
-Arrête de faire l'ignorante et lève-toi ! lança le jeune garçon, impérieux.
-Hé là, jeune homme ! se fâcha légèrement Emma. Vous n'êtes guère en âge de répliquer ainsi à votre mère !
Henry eu un sourire d'excuse avant d'éclater de rire et de tirer à lui toutes les couvertures recouvrant sa mère.
-Tu parle comme Hook !
Emma, piquée par le froid, se replia instinctivement sur elle-même.
-Ok, t'as gagné ! Je me lève. Mais d'abord...
Emma tendit le bras et attrapa son fils qu'elle fit tomber sur le lit avant de le chatouiller. Se tortillant pour échapper aux mains de sa mère, Henry hurlait de rire. Ils s'amusaient si bien que ni l'un ni l'autre n'entendirent les pas dans l'escalier.
-Dites...
Ce simple mot fit sursauter mère et fils. Ils se retournèrent pour découvrir une Mary Margaret encore complètement endormie, emmitouflée dans un chaud peignoir.
-Je sais que vous avez des projets pour ce DIMANCHE matin, fit-elle en appuyant sur le dimanche. Mais les miens sont de dormir. Alors si tu voulais bien te préparer en silence, Emma, j'apprécierais.
Emma et Henry échangèrent un regard un peu désolé.
-Excuse nous. On est un peu excité.
-J'ai remarqué, grommela Mary Margaret.
-On va faire moins de bruit, promis, chuchota Henry.
Mary Margaret eu un regard peu convaincu mais fini par redescendre se coucher. Henry regarda sa mère et tous deux éclatèrent de rire, tout bas, chacun se dirigeant vers ses affaires afin de se préparer. Ce dimanche allait être exceptionnel. Mais Emma ignorait encore à quel point.
-Brrr, j'aurais dû prendre mon autre polaire en plus.
Marchant côtes à côtes dans la rue enneigée, Emma et Henry frissonnaient à chaque rafale de vent. Et Henry regrettait de ne pas avoir pris la couche supplémentaire proposée par Emma, juste avant de quitter l'appartement.
-Je t'avais bien dis qu'il gelait ! Mais non, monsieur s'est dit que je devais raconter des sottises.
Le ton d'Emma était sévère mais presqu'entièrement démentit par son immense sourire. Décidément, la perspective de passer cette journée avec Regina et Henry la mettait vraiment de bonne humeur. Arrivé devant chez Granny's, Henry entra seul chercher son petit déjeuner, qu'ils avaient évité de prendre chez eux suite à la remarque plutôt légitime de Mary Margaret. Restée seule dans le froid, Emma laissa ses pensées vagabonder, revenant malgré elle à ses songes matinaux.
-Décidément, cet endroit est le seul lieu où vous trouver, Love !
Emma sursauta légèrement, ne s'attendant nullement à être dérangée par quelqu'un d'autre que son fils.
-Hook... !
-Je ne voulais pas vous surprendre, veuillez m'excuser.
-Non... ce... c'est de ma faute... j'étais...
-Loin, de toute évidence, termina Hook à sa place devant son hésitation à poursuivre.
Emma eu un regard désolé. Que Hook lui rendit avec intensité. Surprise, gênée et un peu outrée, Emma cilla. Le silence entre eux sembla s'éterniser alors qu'ils leur étaient si simple de parler, autrefois... Etait-ce vraiment seulement 3 mois au part avant ?
-Comment se passe vos rendez-vous avec la reine ? finit par questionner, presqu'à contre cœur et avec dégout, Hook.
-Bien, en fait. Bien mieux que tout ce à quoi j'aurais pu m'attendre.
Acquiesçant d'un signe de tête, Hook resta impassible. Mais dans son dos, sa main droite se refermait en un poing. Quelque chose lui soufflait que cette amitié malsaine allait le priver de ses chances avec cette fille Swan. Pour qui il avait fini par admettre avoir plus qu'un faible. Henry surgit soudain aux côtés de sa mère.
-Le petit dej est servi ! Salut, Hook.
-Bonjour, Henry. Bien, darling, je vous laisse !
Sans prendre la peine d'attendre une réponse, il se détourna et s'en alla. Emma le regarda partir sans vraiment saisir cette soudaine froideur de la part du capitaine à son égard. Qu'est ce qui avait changé, entre eux ?
-On y va, Emma ? On va être en retard...
La remarque de son fils la ramena dans le présent.
-Quoi ? En retard ? Surtout pas ! Régina me ferait la tête au carré.
Henry éclata d'un beau rire qui acheva de sortir Hook des pensées d'Emma. Dégustant un croissant et un chocolat chaud de chez Granny's, mère et fils reprirent leur marche vers la maison/manoir de la maire de Storybrooke.
-Tu sonnes !
-Non, toi !
-Je croyais que tu avais une clé ?!
-J'ai 11 ans ! D'où j'ai la clé de chez moi ?
Soupirant lourdement à la réflexion pertinente de son fils, Emma finit par appuyer elle-même sur la sonnette. Ils étaient en retard. Pas de beaucoup, mais en retard quand même. Et ni l'un ni l'autre ne savait comment Régina allait réagir. Mais aucun des deux n'avaient envie de subir ses foudres. Lorsque la mère adoptive d'Henry ouvrit, ses deux visiteurs eurent soudain envie de disparaitre sous terre. Elle les dévisagea longuement tour à tour d'un œil noir significatif. Pourtant, à la grande surprise d'Emma, elle se contenta d'un soupir désespéré et s'effaça pour les laisser entrer au chaud. L'intérieur du manoir était méconnaissable. Régina semblait l'avoir envahi de carton de toutes tailles. Henry se mit à sauter de joie en les voyants et abandonna son manteau sur le sol pour se précipiter vers ceux-ci comme sur des cadeaux. Emma se pencha pour prendre le manteau du petit garçon et, après l'avoir accrocher avec le sien au porte manteau, elle se tourna vers Régina, interdite.
-Euh... C'est pour... Quoi ?
Régina eu presqu'un regard d'excuse.
-Et bien, c'est bientôt noël. Et puis, il y avait une fête de ce genre dans notre monde. Une fête qui a lieu à la mi-décembre. Comme il fait froid, j'ai pensé qu'on pourrait décorer la maison et le jardin...
Emma resta sans voix un instant, avant d'enlacer Régina. Puis de se reculer aussi vite, surprise par la spontanéité de son geste.
-C'est une merveilleuse idée, Régina, sourit-elle.
La maire lui rendit son sourire et les deux femmes allèrent rejoindre leur fils qui ouvrait déjà tous les cartons qui lui passaient sous la main. Emma en prit un au hasard et l'ouvrit prudemment pendant qu'Henry jetait son dévolu sur trois boites, qu'il vida avec impatience et joie. Regina en ouvrit un, elle aussi, le plus gros et en sortit deux branches d'un sapin synthétique en morceaux.
-Miss Swan ? Pourriez-vous me donner un coup de main pour le monter ?
Emma leva la tête de sa boite et l'abandonna sans hésiter, ayant soudain envie de se rapprocher de son hôte.
-Mais... T'as pas besoin d'aide, pour ça, maman... fit Henry, surprit, en sortant à son tour la tête de ses cartons.
-Chut... ! Si elle dit qu'elle a besoin d'aide, c'est qu'elle en a besoin, lui intima Emma sans quitter Régina des yeux.
Henry les regarda fixement, cherchant à comprendre ce que cet échange cachait. Comme il ne trouvait pas, il haussa les épaules et s'en retourna à ses décorations, étalées sur le sol autours de lui. Elégamment assise auprès de l'énorme boite, Régina en sortit deux autres parties, plus grandes et plus épaisses. Le tronc, supposa Emma, qui se mit à genoux à côté de la reine. Elle prit une des deux pièces afin d'apporter son aide.
-Alors, on le met où ?
Relevant les yeux, Regina sembla hésiter. Son regard accrocha celui d'Emma et la chaleureuse température de la pièce sembla augmenter. Sans un mot, sans même avoir réellement conscience et sans la quitter des yeux, Régina se pencha doucement vers Emma. Laquelle recula un peu, mal à l'aise.
-Euh... Regina ? murmura-t-elle, sa voix pleine d'incompréhension, autant pour le geste de la reine que pour ce qu'elle en ressentait. Tu fais quoi... ?
Régina ne répondit pas et posa une main sur celle d'Emma, qui en lâcha ce qu'elle tenait. Sa respiration se figea. Le temps que la jeune femme baisse les yeux vers leurs mains, les lèvres de Régina étaient sur les siennes. Mais au lieu de reculer, Emma s'y abandonna, fermant les yeux à ce contact au combien doux. Et elle se rendit compte que c'était exactement ce qu'elle avait attendu depuis qu'elle avait rencontré la reine. Le monde sembla s'effacer autour des deux femmes tandis qu'elles se rapprochaient un peu plus l'une de l'autre, leurs mains se liant, elles aussi sans qu'elles en prennent conscience.
-Heu... Qu'est-ce que vous faites ? lança soudain une voix claire et inattendue.
Les deux femmes s'écartèrent, surprise, en rougissant, les yeux rivés sur le sol pour l'une, sur leurs mains toujours enlacées pour l'autre.
-Rien, Henry... Rien... répondit Régina après un long, très long silence.
Mais le petit garçon ne prit pas rien pour une réponse satisfaisante. Il s'extirpa comme il put de l'enchevêtrement de décoration dans lequel il se trouvait afin de rejoindre ses deux mères. Emma releva les yeux vers Régina, profitant qu'Henry soit encore loin d'elles. Un immense sourire se traça sur son visage, alors qu'elle rougissait un peu plus. Sourire que Regina lui rendit, pressant doucement sa main avant de la libérer. Le temps qu'Henry, qui tomba plus d'une fois en se prenant les pieds dans des guirlandes, les rejoigne, elles avaient repris leurs esprits et c'était comme s'il ne c'était rien passer. Mais durant le reste de la journée, elles ne cessèrent de s'échanger des regards et à chaque fois, Emma ne pouvait s'empêcher de sourire bêtement en passant un doigt ou sa langue sur ses lèvres. Régina venait de l'embrasser, et elle n'arrivait plus à se sortir de la tête la douceur de ses lèvres sur les siennes.
-Waw ! Ça donne rudement bien, s'exclama Emma lorsque Regina alluma les guirlandes lumineuses.
Il faisait noir et les trois décorateurs s'étaient réfugier à l'intérieur près d'un bon feu de bois et autour d'un grand chocolat chaud. Ils avaient passé la matinée à s'occuper de l'intérieur de la maison et l'après-midi, lorsque le soleil avait pointé, ils étaient sortis dans le jardin. Ils s'étaient arrêté plus d'une fois dans leur travail, parce que l'un ou l'autre avait lancé une boule de neige, ce qui dégénérait invariablement en batailles. La dernière avait laissé Emma trempée, ce qui les avait poussés à rentrer. Le feu qui ronflait dans la cheminée n'étant pas parvenu à la sécher complètement, Régina lui avait prêté des vêtements à elle.
-Oui, je suis bien d'accord, répondit Régina.
Mais ses yeux ne quittaient pas Emma. Henry se frotta les yeux discrètement, fatigué par sa journée. Il admirait lui aussi le résultat de leurs efforts avec satisfaction. Mais la fatigue était trop grande et il ne put masquer un bâillement.
-Serait-il l'heure d'aller au lit ? sourit Emma en le remarquant. Je crois qu'il va être temps de rentrer, jeune homme, si je ne veux pas te porter sur la moitié du chemin.
Se frottant une nouvelle fois les yeux, Henry fit non de la tête. Il ne voulait pas partir. Cette journée avait été la meilleure depuis la mort de son père et il ne voulait pas qu'elle s'achève.
-Restez ici pour la nuit, proposa alors Régina. Henry a déjà sa chambre ici et il y en a une d'ami, poursuivit-elle en posant une main sur l'épaule d'Emma.
La jeune femme se raidit au contact. Non par peur, mais par délice.
-Ou... oui, pourquoi... pourquoi pas, hésita-t-elle, cherchant sa voix qui semblait l'avoir à nouveau désertée.
La sensation des lèvres de Régina sur les siennes envahit à nouveau son esprit et elle rougit. Heureusement, Henry était bien trop occuper à garder les yeux ouvert pour remarquer quoi que ce soit du léger malaise de sa mère.
-Bien, sourit sincèrement Régina en croisant le regard d'Emma. Allez, jeune homme, au lit !
La reine retira lentement sa main de l'épaule d'Emma, la laissant glisser sur la peau de la jeune femme le plus longtemps possible, posant l'autre sur la tête de son fils. Elle l'entraina vers les escaliers avec tendresse, laissant une Emma figée, rouge et perdue dans ses pensées. Secouant la tête, cette dernière tenta de revenir dans la réalité. Mais à chaque fois qu'elle songeait à ce contact avec la reine, son corps se tendait de plaisir, criant le manque.
-Ok, murmura-t-elle en cherchant à mettre de l'ordre dans ses pensées. Ok ... Régina... vient de m'embrasser. Et... J'ai...
Emma cherchait à admettre ses sentiments, même si elle ne les comprenait pas. Elle se mit à faire les cents pas. Lorsqu'enfin tout ce mit en place, elle posa une main sur sa bouche, surprise.
-Oh god ! Elle m'a embrassée et j'ai adoré... Oooh celle-là, elle ne va pas passer facilement auprès des parents.
-On parle toute seule, miss Swan ?
Emma se figea et se retourna lentement. Régina la regardait fixement, appuyée dans l'encadrement de la porte du salon, les bras croisé sur la poitrine.
-Régina ? Tu... Tu es là depuis longtemps ? souffla Emma, soudain consciente d'avoir pensé tout haut.
-Suffisamment longtemps pour avoir entendu ce que je voulais savoir.
Emma baissa les yeux en rougissant. Elle fixa tour à tour ses mains, qui jouaient l'une avec l'autre, et le sol avant de risquer un regard vers la reine. Un sourire tendre éclairait le visage de Regina. Comme si elle était rassurée et heureuse de ce qu'elle avait entendu. Quittant son appui, la reine s'avança vers Emma, dont le regard était retourné vers le sol, ses cheveux tombant devant son visage, le cachant. Elle prit le menton de la sauveuse entre ses doigts et lui fit gentiment relever la tête pour la regarder droit dans les yeux. Et avant qu'Emma n'ait pu faire quoi que ce soit, comme plus tôt dans la journée, les lèvres de Régina vinrent capturer les siennes avec une infinie tendresse. Cette fois, fermant les yeux de bonheur en sentant son manque être comblé, Emma y répondit. La température de la pièce grimpa à nouveau et une armée de papillons sembla élire domicile dans le ventre de la jeune femme. La main de Régina quitta son menton pour venir se poser sur sa joue. Il sembla alors à Emma que sa peau était devenue hyper sensible. Hésitante, elle finit par poser doucement ses mains autour de la taille de Régina, qu'elle sentit se tendre légèrement, comme en proie à l'exacte même hypersensibilité soudaine de son corps. Ni l'une ni l'autre n'avait brisé leur baisé. Prenant confiance, Emma attira Régina à elle et approfondit le baisé, glissant timidement sa langue entre les lèvres de Régina. Laquelle l'accueillit avec bonheur et passion. Lorsqu'enfin elles mirent fin à leur étreinte, Emma rouvrit les yeux, découvrant ceux noir de désir de la reine. Un sourire plana sur ses lèvres, l'atmosphère autour des deux femmes semblant avoir changé.
-Emma... murmura Régina d'une voix douce, basse.
Le sourire d'Emma s'agrandit et cette fois, ce fut elle qui initia le baisé. Enflammée, passionnée, Régina repris l'avantage, entrainant Emma vers les escaliers.
-Régina... souffla Emma en reculant légèrement.
L'interpellée se figea, inquiète d'avoir mal compris le désir de la jeune femme devant elle. Lisant cette soudaine inquiétude, Emma la fit disparaitre aussi vite qu'elle était apparue en l'embrassant, avant d'expliquer son mouvement de recul.
-Henry... Il est à coté...
-Il dort, Emma !
Emma hésita encore un moment mais déjà, le manque de proximité avec Régina se faisait ressentir. Perdant ses dernières réticences, elle rejoignit la reine dans les escaliers. La récompensant d'un profond baisé qui fit encore monté la température entre elles, cette dernière lui prit la main et, sans la quitté des yeux, l'entraina jusqu'à une porte, loin de la chambre d'Henry. Là, elle la fit passer devant elle, la forçant à s'adosser au panneau de bois.
-Oh, Emma... J'ai tant souhaité ce moment... souffla Régina en passant une main sur le visage de la jeune femme, glissant une mèche de cheveux derrière son oreille.
Emma sourit, prit le visage de la reine entre ses mains et, après avoir déposé un rapide baisé sur ses lèvres, elle descendit dans son coup en répondant, d'un ton aussi doux.
-Et moi donc...
Régina ne put retenir un rire mélodieux, amoureux, emplis de son désir. Reprenant le contrôle des événements, elle ouvrit la porte, libérant la voie vers la chambre.
-Miss Swan... Laissez-moi vous aimer...
Emma frissonna de désir et d'impatience.
-Oui... Votre majesté... !
Les mots lui avait échappé. Mais ils ne firent qu'agrandir le sourire de Régina et s'assombrir son regard. La reine poussa gentiment Emma vers le lit, imprimant magiquement une impulsion à la porte, qui se referma sans bruit. La nuit était à elles.
