Salut tout le monde!
Guest: Désolé x) Je crois que je déprime tout le monde avec cette histoire. Ça... Je peux autant faire une happy end, qu'une bad end, vous verrez en temps et en heure ^^ Mais ton autre review... What? x) Tu dois avoir quelques chapitres de retard je crois, ou alors mon Pc à beugé et je l'ai reçu que récemment ^^
Luna-le-panda: :D Merci, ton enthousiasme me touche beaucoup ! Ta senpai, à ce point? x) J'en suis honoré :p Oh, merci :3 Et ça va sans dire que si ça se fait, j'irais lire ^^ Aucun problème pour les fautes d'ortographe :) J'espère que ce chapitre te plaira!
P: BEST COMMENTAIRE EVER! (Tu es ma 200eme review, alors c'est cool, merci, et j'espère au moins que tu as lu l'histoire avant x3) Et si ton Pc à beugé ou que je devais y voir un message caché, pardon. Ou comme ma copine l'a suggéré, tu étais peut-être frustré des 199 reviews?
Mlle Pikachu: Petit beug x) Aucun problème ma belle! Ne t'inquiète pas, ça m'arrive aussi. Pas le temps d'écrire une review, pas l'envie, pas trop savoir quoi dire alors qu'on veut faire bien... Pas de problème :) Oui, tant de haine :') Il faut se dire que le Geek a peur, et que le Panda n'y a pas été de la meilleure des façons avec lui. Il est très excusable... Oui, très triste ^^' C'est ce que je voulais faire de ma fic, je sais pas pourquoi j'ai choisi l'éclat de la famille Sommet, mais ça m'a inspiré. Mais non, ça me fait plaisir que tu dises ça xD Elle s'y attendait pas, et quand on s'y attend pas, y'a moyen de paniquer un peu... Bon après j'ai jamais eu d'enfant hein, mais j'imagine! Ca me touche beaucoup merci ^^ Au final on s'y habitue :p Pareil x) Le seul avec qui j'ai eu plus de mal c'est le Patron... J'ai trouvé que ça lui allait vraiment moins bien qu'avec les cheveux... Mais bon :3 Mathieu est sex quoi qu'il arrive. T'as de la chance x) Moi je galère pour de bon cette année, j'ai aucun intêret à aller en cours, aucune envie et aucune motivation, mais faut bien. Si tu te forces à bosser, continue comme ça, ça peut aider mine de rien suivant ce qu'on a envie de faire ^^ Merci beaucoup! :D C'est super gentille de ta part, tout pleins de bisous baveux!
Anony'Mouse: Bonsoir! La suite est là. :) (J'adore ton pseudo, au passage)
Désolé pour l'attente un peu longue pour la publication, il y'a eu une période de deux semaines ou je n'ai absolument pas eu envie d'écrire :') Et pour ceux et celles qui l'ignorent, les infos sur la sortie des prochains chapitre à chaque publi se trouvent sur mon profil. Je vous ai même fait une petite cas "News", exprès :p
Et... 200 reviews quoi. C'est juste dingue, merci.
On attaque donc avec le chapitre 13, bonne lecture! (Si vous n'aimez pas le Panda, passez votre chemin.)
Chapitre 13: L'amour du Panda.
Allongé sur son lit, un casque sur les oreilles, le Panda pensait.
Parce que pensait l'aidait à oublier. Oublier ce qu'il y'avait dehors. Oublier que la, à quelques mètres, il y'avait le Geek. Le Geek qui ne voulait pas de son amour.
Il plongeait dans les souvenirs, plus précisément. Dans de beaux souvenirs.
Bienvenue dans la famille.
C'était les mots que Mathieu avait prononcé à leur rencontre.
Bienvenue dans la famille.
La première chose qu'il se souvenait, c'était l'odeur de la marijuana.
Une senteur entêtante, pas spécialement désagréable, mais trop présente dans une trop petite pièce. Puis des voix, lointaines et déformées, suivis de vagues contours. Au fil des secondes, tout s'était précisé.
Deux grands yeux bleus lui faisaient face. Deux orbes calmes et malicieuses, soulignées d'un sourire rassurant. Puis un mouvement blanc sur sa gauche, un homme. Il redresse ses petites lunettes carrées en fronçant les sourcils, ayant l'air d'étudier un tout nouveau spécimen.
Ce qui l'avait frappé, c'est la ressemblance entre les deux personnages. Il y'avait celui qui lui sourit, et celui qui l'analyse. On ne lui demande pas de préférer, mais il préfère le sourire.
Il n'aimait pas tellement les analyses, il en avait trop souvent eu, et tout cela le mettait mal à l'aise.
Les formes étaient tout à fait précises, à présent, et son esprit semblait s'être éveillé d'un très, très long sommeil.
L'homme dont il ignorait encore le nom -celui qui souriait-, lui avait tendu la main, l'aidant à se relever. Il ne savait pas pourquoi, mais son regard s'était fait plus doux lorsqu'au lieu de lui tendre une main en chair et en os, il lui avait tendu une patte.
Bien sûr, ce n'était pas vraiment une "patte", à proprement parler. C'était une couverture, une création faite par l'homme, qui lui donnait cet aspect-là. Mais sous la douceur de la fourrure, il devinait et sentait aussi bien que l'humain ses cinq doigts remuer inconfortablement, ainsi que son bras encore engourdi.
Il ne savait pas ni où il était, ni qui était ces gens, mais il se sentait déjà bien.
Il avait l'intime conviction qu'ici, rien ne pourrait jamais lui arriver.
Un son essaya de franchir ses lèvres, mais sa gorge lui semblait trop sèche pour pouvoir y parvenir. L'autre posa une main sur son épaule.
_Essaye pas de forcer mec, tu vas pouvoir reparler dans pas longtemps.
La simple utilisation d'une formule si familière le mit directement en confiance.
_Bon sang, on était obligé de se mettre dans la chambre du Hippie?!
Le deuxième autre tempêtait et pestait derrière le plus amical. Il semblait fouiller à travers un amas de fioles étranges et multicolores, se mordant les lèvres.
_Te plains pas mec, on aurait pu se retrouver dans celle du Patron.
Le "mec" était donc un terme souvent employé par L'autre.
Il ne pouvait pas s'empêcher de l'appeler "L'autre", parce qui lui faisait penser à un "Autre". A un autre de lui, à un autre du monde, à un autre de tout ce qui était sa vie. Qui était cet homme? Et qui était ce Patron et ce Hippie dont ils faisaient référence?
_Tu dois avoir beaucoup de questions.
Perdu, à la manière d'un amnésique ou d'un enfant dans son berceau lors de ses premières heures, il hocha la tête. Et ne remarqua qu'à cet instant que deux mèches châtaines trop longues lui retombaient dans les yeux.
_T'en fais pas, t'es pas le premier à être passé par la.
Ce fut la phrase qui fit naître en lui le plus d'interrogation. Le premier? Il y'en avait eu d'autre avant lui? L'autre aux lunettes et à la blouse s'approcha de lui un peu trop brusquement à son goût, l'air sérieux, un dossier dans les mains.
_Bon, je vais te faire passer un test, pour savoir si tout fonctionne correctement.
_T'es pas obligé...
_Depuis la Fille, évidemment que je le suis! J'ai dû reconnecter une partie de ses cellules gliales tout en vérifiant l'état de ses neurones sérotine et noradrénaline, pour ne pas qu'elle perde complètement la mémoire!
_...C'est pour ça ses troubles mentaux?
_C'est probable mon cher, mais si tu pourrais éviter de lui en parler, ça m'arrangerait.
_T'en fais pas la dessus.
_Je suis ou là?
Sa voix fit stopper net l'Autre souriant, qui écarquilla les yeux, d'une surprise qui semblait agréable.
_Putain! Enfin un qu'a la voix normale! Je me demandais si j'allais y avoir droit un jour.
_Effectivement, il semble avoir hérité de tes cordes vocales... Mais c'est pas ça qui va m'aider à faire mon analyse! Allez, assis toi la!
Sans comprendre grand chose, il fut poussé sans douceur sur une chaise qui trainait la, son coccyx butant douloureusement sur le bois. L'Autre ouvrit la porte, et juste avant de partir, passa la tête dans l'entrebâillement.
_Tu dois avoir pas mal de questions, mais il va tout t'expliquer. J'attends que ton check up soit fini, on t'attend dans le salon.
Une deuxième fois, il faillit refermer la porte, mais se ravisa.
_Au fait, je m'appelle Mathieu. Bienvenue dans la famille mec.
Mathieu. Ce nom avait résonné en lui comme une évidence. Un vieux souvenir déterré des décombres, trop longtemps oublié.
Il se souvenait encore des questions interminables du Prof, sur d'éventuelles maladies, problèmes de santé, troubles psychologiques...
Le Panda laissa échapper un rire nerveux. Le Prof qui lui demandait à lui si des troubles mentaux l'affectaient? L'ironie était palpable...
Et alors que commençait Californication des Red Hot, l'ursidé se remémora la première fois qu'il avait fait la rencontre de tous ses frères et sœurs.
Il n'y avait jamais eu de sensation plus étrange au monde.
La sensation d'inconnu, d'égarement, de confusion, lorsque l'on atterrit dans un lieu inconnu, rempli de personnes inconnues, aux odeurs et aux mœurs inconnues.
Et celle qui l'accompagne bien paradoxalement, la sécurité.
La était sa place. Tout était si compliqué, et évident.
Il y avait celui qu'on appelait le Prof.
Le génie myope, qui l'avait ausculté de la tête au pied à son arrivée. De ce qu'il avait pu en voir, il était complètement fêlé, et tout le monde dans la maison le savait, sauf lui.
Son check up fini, le scientifique l'avait conduit jusqu'au salon.
Ou il avait vécu sans aucun doute le moment le plus déconcertant de toute son existence.
Exactement quatre personnes l'attendaient, tous réunis autour de la table centrale.
Il n'avait pas su à quoi s'attendre, mais certainement pas à ça.
Tout au bout, un petit gamin avec une casquette et un T-shirt était tourné vers la grande télé qui trônait dans le salon, une manette dans les mains, un jeu vidéo en marche, l'air plus concentré que jamais. Au moment où lui et le Prof avaient franchis la porte, attirant l'attention, celui-ci ne s'était même pas retourné.
En face, un... Travesti?, occupait toute la place, envahissant la table d'innombrables vernis à ongles, cotons et dissolvant. En équilibre sur un pied de la chaise, le pied droit sur la table, il étalait précautionneusement une couche de rouge sur son gros orteil. Il leur lança à peine un coup d'œil, plus destiné au scientifique fou qu'à lui.
A sa droite, aucun visage ne lui fut visible. Ce qu'il lui semblait être un homme était tout simplement en train de dormir, front contre le bois, plié en deux. Devant lui, un cendrier était posé.
Et en bout, négligemment appuyé contre le dossier et regardant la partie de jeu vidéo du plus jeune d'un œil distrait, Mathieu.
_J'ai fait une analyse complète, tout à l'air en ordre. Mais il est encore à surveiller pendant quelques jours!
L'Autre leva les yeux au ciel, exaspéré.
_Prof, arrête un peu. Tu crois qu'il a quoi, le choléra?
_On est jamais trop prudent. Marmonna le génie.
Un bref rire prit Mathieu, avant qu'il ne s'avance vers lui.
Il n'eut pas le temps de se demander ce que lui voulait l'Autre, avant qu'il n'ai pu émettre le moindre sons, esquisser le moindre geste, il l'enlaça de toute ses forces.
Il se figea, surpris. Tandis que L'Autre mettait tout son cœur dans cette étreinte.
Au bout de quelques secondes, il se recula, souriant tranquillement, serein.
_Le Prof t'as expliqué?
_...Oui.
_Comment tu te sens?
_Bien, je suppose. Mais je devrais peut-être te remercier.
_Me remercier? Pas la peine mec. Viens plutôt saluer tout le monde.
Sur ces mots, son... Créateur, se retourna, et lança d'une voix forte:
_Vous venez dire bonjour ou ça va vous creuser un deuxième trou de balle?
Les autres eurent la décence de tourner la tête, sauf l'endormi, toujours contre sa table. Le Gamin à la casquette lui lança un sourire rayonnant, aussi adorable qu'innocent.
_Bonjour!
Le travesti fit de même, avec une voix étrangement féminine.
_Hippie? Vérifie si il est pas mort...
_Hippie? Hé ho Hippie! Cria "la" blonde.
_LES COCINELLES SONT DES COLEOPTERES!
Son cœur fit brusquement un bond dans sa poitrine sous l'effet de la surprise. Qui était ce fou?
_Je te présente le Hippie. Soit pas surpris, il est comme ça la plupart du temps. Le no life du fond, c'est l'Geek, et l'hystérique, c'est la Fille.
Il les examina tous un part un, tentant de faire le clair dans son esprit.
C'était sa nouvelle famille.
Cette pensée l'avait troublé, autant qu'elle l'avait désarmé.
Le mot était inexact. Elle n'était pas nouvelle. Il l'avait toujours eu. Aussi longtemps qu'il s'en souvienne, elle avait été à ses côtés.
_T'es le nouveau Gros?
_Oui. J'espère que... Tout va bien se passer.
Son créateur écarquilla les yeux, stupéfait.
_Oh putain, enfin un de poli! Peut-être qu'on va arriver à quelque chose avec toi.
Il rougit légèrement, ne sachant comment prendre le commentaire. Mais avant qu'il n'ait pu rajouter quoi que ce soit, une voix l'interrompit.
_Je savais pas que tu rêvais d'être un Panda gamin.
_Ta gueule. Rétorqua lassement Mathieu.
Instinctivement, quelque chose résonna en lui. Un signal. Une alarme.
Une alarme qui signifiait danger.
Il tourna la tête, et tomba sur l'homme le plus animal qui ne lui ai jamais été donné de voir. Lunettes noires, costume noir et clope au bec. Et son expression... Oui, animal. Ironique, venant d'un homme mi humain, mi Panda.
Celui-ci s'approcha lentement, lascivement, un sourire dégueulasse collé au visage. Merde, qui était ce type?
_Je sens qu'on va bien s'amuser toi et moi...
Et alors que l'homme tout de noir vêtu s'approchait de lui, que Mathieu s'apprêtait à intervenir et qu'une main trop baladeuse se faufilait vers son flanc... Il lui envoya un coup de boule.
-PUTAIN!
La Fille et le Geek laissèrent échapper une exclamation de surprise, et le Hippie en perdit son joint, tandis que le Prof écarquilla les yeux, se reculant de justesse pour éviter le pervers qui tangua en arrière.
Mathieu, pour sa part, explosa de rire.
Il ne sut pas très bien pourquoi les réactions furent telles, mais il fut rassuré du rire de son créateur. Ce n'est pas comme si il allait se laisser faire, pourquoi semblaient-ils si choqués?
Il se tourna vers son créateur, presque écroulé sur le sol, les larmes aux yeux.
_Putain mais t'es malade! C'est quoi ton problème?
_C'est toi mon problème! Saloperie de pervers dégénéré!
Avant que les choses n'aillent trop loin, leur créateur se mit entre eux, effaçant les dernières traces de son fou rire.
_On se calme les mecs! Je te présente le Patron. Pédophile, scatophile et zoophile à plein temps, je préfère te prévenir tout de suite.
Une grimace de dégoût s'installa sur son visage.
_C'est une blague... Grinça-t-il.
Mathieu sourit légèrement, et se tourna vers sa première personnalité.
_En tout cas, je suis content d'avoir au moins quelqu'un qu'ose te tenir tête! Ça va peut-être te calmer un peu.
Le Patron lui lança un regard noir, avant de le tourner vers lui. Un sourire légèrement goguenard prit place sur son visage.
_T'inquiète pas pour ça Gamin... J'ai toujours aimé les proies farouches...
_Je fais du kung fu je te préviens!
Sur ces mots, il prit une pose digne des plus grands maîtres des arts martiaux, qu'il jugea parfaite en une seconde. Pas une seule fois ne lui vint à l'esprit qu'il était ridicule.
_J'ai dit on se calme! Patron, va plutôt vérifier si on a pas reçu du courrier, j'attends une lettre de la banque.
_Dans tes rêves.
L'homme Noir repartit sans demander son reste, ses talons claquant contre le parquet.
_Habitue toi tout de suite, il est tout le temps comme ça.
Là où tout le monde, tous les siens apparus avant s'était résigné d'apprendre à le supporter, lui prit un tout autre chemin.
Il n'avait pas envie de s'habituer à cet homme.
Une main fut posée sur son épaule.
_Je sais que c'est nouveau tout ça pour toi, mais tu finiras par t'y habituer. En attendant... Y faut te trouver un nom.
_Un nom?
_Ouais. On a tous un nom.
_... Moi aussi, j'ai déjà un nom.
Une expression plus grave prit place sur le visage de Mathieu.
_Je sais. Vous en avez tous un à vous. Et je ne te demanderais pas, jamais, de l'oublier. Ni même de me le dire. Tu en fais ce que tu veux. Disons plutôt... Qu'il te faut un surnom. Et ça me parait pas compliqué. T'es un maître des arts martiaux. T'es un Panda... A partir d'aujourd'hui, tu seras Maitre Panda.
Maitre Panda. Mathieu avait choisi son nom.
Nom? Surnom? Il ne savait plus bien lui-même. Tout ça avait une importance démesurée, et en même temps dérisoire. Il se traînait son vieux nom comme un fardeau, qui en avait vu des vertes et des pas mûres. Mais ce nom là, tout beau, tout neuf, lui avait redonné du baume au cœur.
Maitre Panda... Ouais, ça lui plaisait décidément bien.
Il sourit ironiquement en se remémorant sa première rencontre avec le Patron.
Quel homme étrange, le Patron...
Comment un homme pouvait avoir perdu à ce point sa morale? Comment un être humain avait pu se détruire ainsi? Parce que c'est ce que le Patron avait fait. Se détruire. Détruire tout ce qui faisait de lui un Homme. Un Homme capable d'aimer. Avec de l'empathie et de la compassion. Mais tout ça était parti en fumée.
Les yeux braqués sur le plafond et les sourcils froncés, le Panda se posa cette question.
Pourquoi? Pourquoi le Patron était devenu ce qu'il était aujourd'hui? Que s'était-il passé, dans sa vie, pour qu'il ne devienne qu'une bête sans foi ni loi à genoux devant son instinct le plus primaire: Le Sexe?
Chaque Homme avait quelque chose qui le retenait loin de la folie, qui lui donnait l'occasion d'aimait et de choyer. Qui le rendait humain, tout simplement.
Pas le Patron. Le seul semblant d'humanité qui lui restait, était envers Mathieu.
Un sentiment d'amertume lui enserra la gorge.
Pourquoi avait-il fallu que le Patron atterrisse dans cette famille?
Pourquoi avait-il fallu qu'il jette son dévolu sur le Geek?
Pourquoi ne comprenait-il pas qu'il détruisait tout le monde?
Le criminel n'était qu'une bombe à retardement. Une foutue bombe à retardement qui leur exploserait à la gueule un jour ou l'autre.
Vaincu par tant de colère, il ferma les yeux, et laissa son esprit divaguer.
Pensif, le Panda observa ses doubles, encore et toujours en proie à la chamaillerie.
Le Prof, le visage tout rouge et les lunettes de travers, engueulait la Fille, qui avait renversé toutes les fioles de son labo.
Il se demanda combien de temps allait encore passer avant que ces deux-là ne finissent dans le même lit.
_Tout le monde à table j'ai ramené pizza!
Mathieu entra dans le salon, deux boîtes de pizzas dans les bras, qu'il déposa sur la table.
_Quatre fromages et arménienne. Désolé, y avait pas bambou. Lança- t-il à l'ursidé avec un petit sourire goguenard.
_Sérieux? T'es allé ou ?
_A celle à l'autre bout de la rue. Mais je crois que chez les autres ça aurait été pareil.
L'ursidé soupira, déçu. Décidément, tout se perdait.
Ils s'installèrent tous à table, hormis le Patron, encore une fois absent. Mais personne ne s'en souciait plus, ils avaient trop l'habitude.
_Tu peux me passer le sel s'il te plait?
Levant la tête de son assiette, il sourit au petit Geek, et lui passa le condiment.
Mais pour une raison obscure, il ne put pas en détacher les yeux.
Le petit gamer ne remarque rien, tournant les yeux vers le film laissé en plan sur la télé, mâchouillant sa pizza. Mais deux yeux semblables aux siens le fixaient.
Si il avait appris quelque chose depuis son arrivée ici, c'était que la gentillesse et la douceur du Geek n'avait pas de limites. Il était capable de tout pour aimer et se faire aimer, et ne serait jamais capable d'aucune violence. Il adorait ce petit frère trop timide et trop réservé, lui retrouvant une humanité que chaque autres, y compris lui, avaient perdus depuis bien longtemps.
Il n'avait jamais remarqué à quel point les joues du Geek étaient roses. Et à quel point ses cils étaient longs et recourbés. Et à quel point... Il sentait bon.
Merde, son odeur.
L'air changea. Pas pour les autres, qui ne remarquèrent rien d'anormal. Mais pour lui. La pression toute entière se métamorphosa. L'air fut comme comprimé, ses sens accaparés, son monde réduit en un point précis.
Le Geek.
Une partie de lui, la partie humaine, se révolta. Essaya de prendre le dessus sur ce qui commençait à devenir un peu trop dangereux. Mais son instinct animal enflait, sans qu'il n'ait grand contrôle la dessus.
La panique. Il devait se contrôler. Se contrôler.
Ses yeux descendirent le long du coup du gamer. Ce cou si pâle, si tendre... Il serra les dents. Sa mâchoire le démangeait.
Il sentit ses ongles presque devenus griffes s'enfoncer dans le bois de chêne de la table.
Et une voix qui l'appelait au loin.
Le Geek croqua dans sa part, et de la sauce tomate fut déposée à la commissure de ses lèvres.
Sa jambe tapa frénétiquement sur le sol.
Et une voix qui l'appelait au loin.
Les yeux du Geek plongent dans les siennes.
Il se mord la lèvre jusqu'au sang. Il a faim.
Et une voix qui l'appelait au loin.
...Et une voix qui l'appelait au loin?
_Panda! Panda!
Soudain, comme une bulle, tout explose.
Tout redevint normal. L'air s'adoucit. Les sons redevinrent sons, les couleurs redevinrent claires, le monde redevint monde, l'animal redevint humain.
_Mec? Ça va?
Mathieu. C'est Mathieu qui le regarde, les sourcils froncés. A part le Hippie qui dort à moitié, tous le regardent, le visage inquiet.
Il jeta un coup d'œil au gamer. Lui aussi le fixe. Il a arrêté de manger sa pizza, et son expression n'est qu'inquiétude.
_Je vais bien. J'étais plongé dans mes pensées...
Son créateur hocha la tête, comme pour lui dire que ce n'était pas grave. Mais la lueur dans ses yeux ne trompe pas. Quelque chose n'allait pas, et il le sait.
_Désolé, je crois que je vais aller me coucher. Je suis vraiment crevé.
_Tout va bien t'es sûr?
_Ouais ouais.
Il se releva précipitamment, et courut presque pour atteindre sa grotte, spécialement aménagée pour lui. Mathieu était vraiment trop gentil.
Arrivé à l'intérieur, il se jeta sur son lit, se prenant la tête entre les mains.
Il a recommencé.
Encore.
Quand le Panda ouvrit les yeux, ceux-ci n'étaient que culpabilité.
Le blanc immaculé du plafond lui rappelait étrangement le vide qu'il avait ressenti à cet instant précis.
Cet instant on rien n'avait compté, à part le Geek.
Cet instant ou l'animal le domptait, enfermant l'Homme, le condamnant à son impuissance.
Cet instant où il avait compris que même envers sa famille, il était dangereux.
Et ou les souvenirs avaient rejaillis, là, allongé sur le même lit.
Il eut un sentiment de déjà vu perturbant. Qui le terrorisa presque.
Les gens le regardaient.
Partout. Ou qu'il aille.
Les regards haineux, craintifs, intéressés, curieux, moqueurs ou malsains. Si tout ça n'était pas considéré comme malsain.
Sa vie d'avant. Sa vie dont il ne se souvenait plus vraiment. Tous les autres semblaient s'en souvenir. Mais pas lui. Parce qu'il n'était pas complet. Pas entier. La Création l'avait faite ainsi. Mi humain, mi Panda. Quel triste sort.
Mais il se souvenait des regards. De ses paires de yeux destructrices qui n'aspiraient qu'au mal. A l'époque où il en avait peur. A l'époque où il en était blessé.
Il avait eu envie de demander pardon.
Pourquoi? Il ne savait pas exactement. Mais l'envie était là. Pardon d'être ce qu'il est. Pardon de n'être qu'un monstre, comme tant de gens le crachaient. Pardon de ne pas être comme tout le monde, de ne pas faire comme les autres. Pardon.
Un instant, il s'était presque laissé détruire.
Combien de temps avait duré cet instant, cette réponse lui avait échappé. Mais la marque au fer rouge de l'abandon dans son âme le brûlait encore.
Est-ce que tout le monde s'imaginait bien? Est-ce que tout le monde s'imaginait bien ce que c'était? De devoir sortir dans la rue et courir pour éviter de se prendre les pierres? De voir ses congénères le mépriser? De voir le monde entier contre lui? Il n'était qu'une anomalie. A exterminer, à rabaisser, un crachoir ambulant.
Qu'il avait eu honte. Qu'il avait eu mal.
Quelque chose l'avait fait tenir. Il n'avait pas eu le courage de mettre fin à ses jours. Mais il n'en avait pas eu le droit non plus. A chaque fois qu'il approchait une lame trop proche de sa jugulaire, à chaque fois qu'il passait un doigt tentateur sur une corde à coulis, le visage de quelqu'un s'imposait à lui. Quelqu'un l'attendait. Quelque part.
Mais ça, c'était déjà bien trop brumeux pour s'en souvenir correctement.
Mais dans tout ce qui restait de cette vie floue, effacée et gommée par une Famille , quelque chose restait. Ancré. Profondément. Indélébile. Pas la honte. Pas le chagrin. Même pas la souffrance. Il était fort, il savait surmonter la peine.
La colère.
Il avait compris que la marque le brûlerait encore, tant qu'il n'aurait pas hurlé vengeance.
C'était arrivé un matin d'hiver. Un de ces faits tragiques qu'on a pas retrouvé dans les journaux.
On lui a passé le collier au cou.
Les inconscients, les fous. Les humains.
Ils avaient osés. Ils avaient osés.
L'humiliation ultime. Celle qu'il n'aurait jamais crue capable d'être faite. La limite à ne pas franchir. La limite à ne pas détruire.
Il le traitait comme un animal. Plus comme un monstre. Plus comme une anomalie. A leurs yeux, son côté humain n'était rien. Il n'était qu'une bête.
La colère.
Pas la haine. La colère.
Un jour, il avait entendu dire que la haine était pire que la colère. La colère, ça passe, c'est soudain et ça fait mal, autant pour ceux qui la subisse que pour ceux qui la ressente. La haine est plus vicieuse. C'est une vieille amie qui ne nous quitte pas, qui nous ronge et qui nous détruit. On ne vit que pour la haine.
Mon dieu, qu'il aurait préféré avoir la haine.
La haine est là. Partout, tout le temps. Elle dicte nos vies et nos choix, nos pensées et nos paroles. Si l'on se décide de se laisser guider par la haine, ne mentez pas, la vie n'aurait pas été si dur. Il les aurait écrasé, tous, sans culpabilité, sans regret. Il serait devenu le monstre qu'il voyait tous.
Mais la... Ça n'avait été qu'un coup de colère. Un coup de colère qui l'avait plus détruit que n'importe quelle haine en ce monde. A en vomir de culpabilité, à en devenir fou de remord.
Il y'avait cet homme. Ce n'était pas vraiment un homme. Ce n'était plus un homme. Plus après tant de cruauté et de folie dans les yeux. On aurait pu dire la même chose pour sa part. Mais le Panda n'était pas vraiment un homme, n'est-ce pas?
Et il avait passé le collier à son cou.
Le Fou.
Les fous.
Il se souviendrait toujours de ses deux yeux charbons qui le regardaient. Alors qu'il avait eu peur quand ils l'avaient attrapé, enchaîné et roués de coups, cette fois les rôles étaient inversés.
Quand il avait frappé au creux du cou, ses dents étaient devenues canines.
Et quand il avait levé les yeux, c'était un visage d'enfant qu'il avait recueilli en ses prunelles déchirées.
Mathieu avait une horloge décidément insupportable.
Tous les êtres humains en connaissaient au moins une. Celle qui fait "Tic-tac" à chaque secondes, qui nous empêchent de dormir et nous fait tourner en bourrique jusqu'à ce qu'on décide de la balancer par la fenêtre.
Pour son plus grand malheur, il en avait hérité.
Tic Tac.
Le sang au gout de métal dans sa bouche.
Tic Tac.
Les poupées désarticulées qui tombent.
Tic Tac.
L'horreur. La réalisation.
Tic Tac.
Et cet enfant qui part en courant.
Tic Tac.
Il redevient humain.
Son créateur n'avait pas eu l'air de se poser plus de questions après l'accident du repas. Sans doute beaucoup trop préoccupé par le Patron et ses récentes frasques.
Mathieu était venu le voir, tout sourire, et lui avait parlé de l'œuvre de toute une vie. "Salut Les Geeks." Il avait bien cru comprendre que ses doubles et son créateur tournaient un gros projet depuis plusieurs années maintenant, mais l'idée de jouer dedans ne lui avait même pas effleuré l'esprit.
_Alors, tu veux bien?
_Bien sûr, mais j'y ferais quoi?
_Ça j'en sais rien. T'as un talent particulier?
_Qu'est-ce que tu veux dire, faut un talent?
_Pas forcément un gros talent. Disons une caractéristique. Regarde, le Hippie sort des conneries plus grosses que lui quand il est défoncé, le Patron ramène tout au sexe, le Geek fait pleurer toutes les filles de mon public, le Prof est un génie et la Fille est blonde, et stupide, ce qui plaît aux gens.
Souriant légèrement, l'ursidé avait réfléchit quelques instants.
Que savait-il faire?...
La réponse s'était imposée d'elle-même.
_Je sais chanter.
Et le voilà chanteur officiel de la web série SLG. Et officiellement nouveau membre de la famille.
Sifflotant joyeusement, il marchait sans grand but dans la maison, cherchant une occupation. Soudain, alors qu'il descendait les escaliers, du bruit se fit entendre dans le salon. Des coups de feu.
Il passa la tête dans l'entrebâillement de la porte, et tomba sur le Geek, allongé sur la canapé, une manette à la main. Il reconnut le jeu. Call Of Duty. Typique ce que tous les adolescents adoraient.
Il ne l'avait pas recroisé, depuis... Le soir. L'autre n'avait pas cherché à le voir, ou à lui parler. Mais il doutait qu'il se doute de quelque chose. Le plus jeune était trop candide et trop innocent pour comprendre quoique ce soit. Alors il se décida, et il s'avança. L'éviter infiniment était stupide.
_Salut...
Le gamer de la famille tourna rapidement la tête vers lui entre deux tirs, et lui sourit.
_Salut! Je suis en train de faire une partie en ligne, tu veux jouer?
_Je sais pas jouer à tout ça.
_C'est pas grave, je vais t'apprendre! J'ai l'habitude, y'a que Mathieu qui joue au jeu vidéo.
Sur ces mots, il termina rapidement sa partie, battant l'autre joueur très facilement, et l'assit presque de force sur le canapé.
Rapidement, le Panda se demanda depuis combien de temps quelqu'un ne lui avait pas porté un peu d'intérêt.
Pendant une heure et demie, ils restèrent assis devant l'écran, jouant l'un contre l'autre. Des fous rires toutes les cinq minutes, des accolades et des ébouriffages de cheveux, tout ce qu'il fallait pour être bien.
C'était comme ça, que tout avait commencé. Par une partie de Call Of Duty.
Le reste s'était fait naturellement.
Très vite, le Panda était devenu aux yeux du Geek le grand frère par excellence. Lui n'avait jamais eu personne pour le protéger, s'intéresser à lui ou lui accorder un peu de son temps. Avec l'ursidé, tout était différent.
C'était le seul à le prendre en considération. Le seul à venir le voir le soir pour vérifier qu'il n'y avait pas de monstres dans sa chambre, le seul à bien vouloir lui faire un bisou, le seul à ne pas l'embêter au petit déjeuner, et tant d'autres.
Le seul.
.
Deux mois plus tard.
Le Panda rageait.
Et évidemment, le Geek riait.
_Putain de... RAAH!
Avec un cri de rage, il balança le pauvre rubicube à travers la chambre, qui partit s'exploser dans le mur, sous le fou rire de plus en plus proéminent du gamer.
Il gonfla les joues, faisant semblant de bouder, mais cela ne fit que plus accentuer les rires derrière lui. Alors avec un sourire carnassier, il se jeta sur son double, et entama une punition aux guillis.
Pendant cinq bonnes minutes, le Geek se plia de rire, les joues trempés, le suppliant entre deux éclats de rire d'arrêter. Mais ses supplications tombaient dans l'oreille d'un sourd, et cela ne donna au Panda que l'envie de continuer.
Une minute plus tard, ils retombèrent sur le lit, essoufflés.
_T'es vraiment méchant avec moi. Geignit faussement le gamer.
_Très méchant, tu devrais faire attention. Je suis capable de bien pire.
_J'ai hâte de voir ça. Lança l'autre avec un petit rire.
Une pointe de malaise apparut dans la poitrine de l'ursidé. Mais sous le regard de l'autre, il l'abandonna vite, préférant profiter du moment.
Les deux derniers mois avaient été parfaits.
Une réelle complicité s'était installée entre les deux garçons. Une complicité dont tout le monde avait été étonné, mais dont ils étaient tous heureux.
Le Geek et le Panda.
_Dis Panda?
_Hmm...
_...Je voulais te demander quelque chose..
_Tu viens de le faire.
_Quoi?
_Tu viens de me poser une question-là.
_Arrête, c'est sérieux!
_Okok je t'écoute. Répondit l'ursidé en riant. C'est quoi ta question?
Le gamer hésita un instant. Mais d'une voix timide, fini par prendre la parole.
_C'est quoi ton vrai prénom?
Le cœur du Panda se figea. Ainsi que son être tout entier. Ce que le Geek parut remarquer, et le fit tout de suite regretter.
_Désolé, j'aurais pas dû te demander... C'était indiscret, pardon..
Les mâchoires serrées du grand frère ne répondirent rien, mais ses yeux, virés en un sentiment profond et complexe que le gamer ne comprit pas, parlèrent d'eux-mêmes.
Le Geek allait s'excuser une deuxième fois, mais le Panda soupira.
_A toi, je peux sûrement te le dire.
_T'es pas obligé.
_Non. Mais je me rends compte que... Je veux te le dire.
Le plus jeune acquiesça, reconnaissant de cette part de confiance.
Sans crier gare, l'ursidé s'approcha de lui, déposant ses lèvres près de son oreille.
Ce soir-là, dans la fraîcheur de la nuit, les deux frères firent ce qu'aucun des membres de la famille Sommet n'eut jamais eu le courage de faire.
Se faire confiance.
Deux coups toqués à sa porte.
Heureusement, ça tomba lorsque Tnt d'ACDC laissait sa place à Don't Cry Tonight des Gun's N'Roses, ce qui le fit tourner la tête vers la porte, le regard voilé.
Qui que ce soit, il n'avait pas envie d'ouvrir.
Mais ça refrappa.
Et il écarquilla les yeux.
Ces deux coups timides...
Non. Impossible que ce soit lui. Que faisait-il-la?
Il sentit la panique le gagner. Mais il ne fallait pas. Rester maître de soi-même. Lui ouvrir, s'expliquer, se comprendre, et peut-être que tout reviendrait comme avant.
D'un pas lourd, il actionna la poignée.
Jamais il n'avait été aussi mal à l'aise devant quelqu'un. Et jamais quelqu'un ne lui avait autant rendu la pareille.
_Salut...
_Re.
Ne rien laisser trahir par sa voix. Inflexible et impénétrable, bien.
Le Geek se mordit la lèvre, les yeux baissés et les mains liés, il semblait en proie à un profond duel mental. Finalement, au bout de quelques secondes, il releva la tête vers lui. Et le Panda put y lire... De la détermination.
_Le Prof est venu me voir, tout à l'heure.
_Ah.
_Il sait... Ce qu'il s'est passé.
A ce souvenir, ils sentirent tous les deux leurs joues s'embrasaient.
_C'est ce que j'ai cru comprendre aussi. Souffla l'ursidé.
_Il m'a parlé de... Toi.
_De moi?
_Est-ce que je peux rentrer s'il te plaît? Demanda doucement le plus jeune.
Réalisant qu'il l'avait laissé sur le pas de la porte depuis le début, le Panda s'écarta pour le laisser passer, et referma l'entrée derrière lui. Sans sentir le besoin de demander la permission, le Geek se dirigea vers le lit et s'assit dessus, faisant face à son frère.
_Il m'a dit que tu ne me voulais pas de mal. Et que... Tes sentiments n'étaient pas forcément négatifs.
Le chanteur se mordit la lèvre violemment, s'empêchant de laisser passer un quelconque commentaire. Il ne voulait pas couper le Geek sur sa lancée.
_Mais... Je ne pense pas que ce soit vrai..
Deuxième lance en plein cœur.
_J'ai paniqué tout à l'heure. Je pensais pas que tu m'aimais... Comme ça.
_C'est pourtant le cas.
Le gamer relève la tête vers lui, un peu surpris. La voix est neutre, presque monocorde. Mais elle a tremblée légèrement sur le début. Et c'est d'une telle sincérité, d'une telle pureté, que le plus jeune s'en retrouve sans savoir quoi faire.
Il ouvre la bouche, pour la refermer quelques secondes plus tard. La situation le fait paniquer. Ce n'est jamais lui qui gère tout ça habituellement. C'est toujours les autres, pas lui.
_Je sais. Murmura-t-il. Depuis... Depuis combien de temps?
_J'en sais rien. Depuis que je te connais, je suppose. Depuis..
"Depuis cette fois-là à table, ou j'ai faillis te plaquer sur la table et t'arracher tous tes vêtements."
_Depuis le première fois que je t'ai vu. Depuis notre première partie de Call Of Duty. Depuis notre premier fou-rire, depuis notre première glace à l'italienne. Depuis toujours.
Sa voix tremble vraiment maintenant. Et le joueur de WOW se surprend à vouloir l'enlacer, pour effacer toute trace de chagrin.
_Pourquoi tu ne m'as jamais rien dit?
_Exactement pour ça. J'avais peur que tu ne me rejettes. Peur de te faire du mal.
_Pourquoi tu me ferais du mal?
_Pourquoi je ne t'en ferais pas? Ce n'est pas toi qui l'a dit? Que j'étais la seule personne dans cette maison à te faire souffrir?
_Ce n'est pas vraiment de ta faute.
_Ah oui? On dirait bien pourtant. Bordel qu'est- ce que tu fais là Geek?
Il ne l'a pas appelé Lucas. Il l'a appelé Geek. Et rien que ce détail lui fait l'effet d'un coup de poing.
_J'ai mentit tout à l'heure. Finit-il par murmurer.
_..Quand?
_Quand j'ai dit que je ne t'aimais pas.
Le cœur du Panda loupe trois battements. A-t-il bien entendu?
_Quoi? Lâcha- t-il en un souffle.
Le Geek se lève. Il s'avance vers lui, lentement. Ils font la même taille, mais le gamer paraîtra toujours plus petit, quoi qu'il arrive. Il posa doucement sa tête contre son épaule.
_Je ne sais pas comment aimer.
Une main se glisse dans le dos du plus frêle. Une main de fer, qui le soutient dans toutes les épreuves du monde.
_Alors je vais t'apprendre.
L'autre enlace sa taille, vient se poser sur sa hanche.
_Qu'est-ce que tu veux?
Le Geek relève la tête vers lui.
_Je veux juste que tu me rendes mon sourire.
La main du plus jeune se perd dans les cheveux châtains, sous la capuche du kigurumi.
_Et… Ne pas te faire de mal.
_En quoi est-ce que tu pourrais me faire du mal trésor?
Du pouce, il essuya les larmes qui menaçaient de déborder des deux yeux bleus de son alter ego.
L'autre ne répond pas.
Ses lèvres viennent se poser doucement sur les siennes.
FINIII!
Je suis désolé de l'énorme retard encore une fois, j'espère que ce chapitre aura compensé!
J'ai dit que ce chapitre était plus léger.. En fait pas vraiment, mais au moins y'a quelques petites notes positives hein? Oui? J'ai pas trop laminé le Panda? Attendez PARTEZ PAAAS!
Et pour ceux qui hésiteraient, quand j'ai dis que les dents du Panda se transformaient en canines, c'était évidemment une métaphore, il se transforme pas vraiment ^^ Et si vous trouvez que la fic tourne trop glauque, désolé... Mais c'est vraiment pour insister sur ce côté Animal/Humain au quel est confronté le Panda. A quel point il peut être déchiré entre les deux. J'espère n'avoir fait fuir personne xD Mais j'avais prévu que cette histoire ne serait pas drôle.
Je suis actuellement crevé, il est 3h30, et demain je me lève à 9h, ce qui me bouscule énormément mes horaires habituels, donc je vais aller me coucher. Mais avant...
Mes amis, l'heure est grave.
Vous allez peut-être perdre deux auteurs pour le prix d'une.
Je pars ce weekend end, avec ma femme, autrefois Miyuki-Cherry-Lemon, reconvertie aujourd'hui Lavi'La Biche. Et même si j'ai hâte, j'avoue être un peu inquiète pour vous.
Il faut savoir que ma copine et moi... Ne sommes pas des exemples d'adresse et pour ma part, d'intelligence. (Elle aussi, un peu, mais moi que moi, je l'avoue.) Alors préparez-vous psychologiquement à apprendre les nouvelles de notre mort dans les jours qui suivent.
Parce qu'entre les "je traverse la route sans regarder en plein Marseille avec une circulation de fou je m'en bats les steaaackkks", ma pyromanie, sa maladresse légendaire, les coups de poêles accidentelles, ma capacité à être complètement défoncée quand je suis fatiguée (Donc à peu près… Souvent.) Et comme c'est Halloween, de grosses chances de crises cardiaques... J'ai préféré vous prévenir. (Et encore je vous ai pas tout dit, BREEEF)
Je ne sais pas du tout quand sortira le prochain chapitre.
A la prochaine! (J'espère) Et si je meurs, je veux des roses blanches. (Ou noires si vous trouvez)Et du Bob Marley en fond sonore.
Peace and Love.'Emo.16
