Chapitre 6
Le soleil s'était couché sur le troisième jour accordé à Hook. Debout sur le pont de son navire, il revenait vers Storybrooke le cœur léger et plein de confiance. Il avait trouvé assez facilement des membres du Home office. A vrai dire, il n'y avait pas vraiment eu besoin de chercher. Les trois personnes qu'il ramenait vers la ville étaient venues d'elles-mêmes à lui. Les convaincre de l'accompagner avait été une toute autre histoire. Il leur avait parlé de la magie, de la ville, et lorsqu'enfin, ils avaient semblé intéresser, il leur avait offert un marcher : il les amenait au cœur de la cité pour qu'ils fassent toutes leurs recherches mais en échange, ils s'engageaient à détruire la reine. Aucun des trois, deux hommes et une femme, ni avaient vu de soucis là-dedans, leur précédent travail étant de faire plier des gens et d'en éliminer d'autre. Le deal celé, Hook les avait fait monter à bord. Le port de Storybrooke était à présent en vue et, sur le ponton, droit dans le froid, se tenait Charming. Ce dernier se détendit visiblement à la vue des voiles. Il aida à amarrer le navire et accueillit les trois étrangers.
-Madame, Messieurs, bienvenu à Storybrooke.
-Merci, répondit la femme d'une voix douce. J'ai grandis dans le Maine et je n'avais aucune idée de l'existence de cette ville.
-Elle est restée cachée durant les 28 dernières années, répondit Hook en descendant à terre à son tour.
-Alors Greg disait la vérité, susurra le plus fort des deux hommes.
-Greg n'est plus, fit sèchement le second, plus fin.
-Non, de fait, sourit Hook. Il est mort, tuer par la magie. Ainsi que sa compagne, Tamara.
David regarda Hook, cherchant à savoir ce qu'il essayait de faire. Mais le pirate ne lui accorda pas un seul regard.
-Où désirez-vous vous installer ?
-La forêt, fit la femme sans une hésitation. C'est l'endroit le plus sûr.
-Nous commencerons dès demain. Capitaine, n'oubliez pas de nous fournir les informations dont nous avons discuté, pour la tâche supplémentaire que vous nous avez confié.
-Vous les aurez dès que possible, s'inclina légèrement Hook.
-Bien, fit l'homme fin. Nous y allons. Eh ! Le comité d'accueil, lança-t-il à David. Attrape ça ! Comme ça, on reste en contact. Au fait, moi c'est Théo. Elle, c'est Meg et lui, John.
-David, répondit Charming en attrapant au vol l'appareil qui lui avait été lancé.
-Et bien, a très bientôt, David, sourit la femme.
Et les trois étrangers s'enfoncèrent dans les bois, chargé de leur matériel. David resta silencieux en les regardant disparaitre et attendit qu'il soit hors de vue pour se tourner vers Hook.
-Et bien, je dois reconnaitre que cette fois, tu t'es surpassé, Hook. Ma fille te plait donc à ce point ?
-Plus que je ne veux bien l'admettre, sourit timidement Hook.
Puis le pirate retrouva son impassibilité habituelle. Tous deux se mirent à marcher dans la ville endormie, côte à côte, en silence.
-Qu'est-ce que John voulait dire, quand il parlait d'une tâche supplémentaire ? fini par demander David.
-Simplement qu'en échange d'une étude de la magie qui réside dans cette ville, ils prennent soin de notre problème de reine.
La tournure fit rire David.
-Je savais qu'avoir un pirate dans la famille pouvait se révéler utile.
Ce fut au tour de Hook de rire.
-Ravi de savoir que je fais partie de la famille, dit-il d'un ton sarcastique.
-Ne prend pas ce ton, Hook. Je suis sincère. D'ici peu, Emma sera à toi. Je t'en ai donné ma parole. Ce qui fera de toi un membre de notre famille.
Haussant les épaules, Hook n'ajouta rien. Ils restèrent encore un moment à marcher en silence avant de se séparer.
-Je vous laisse, camarade. Il se fait tard et demain est un grand jour.
-Pas encore, mon ami, répondit David. Mais bientôt.
Les deux hommes se saluèrent et prirent chacun une direction. Dans la nuit noire, au cœur de la forêt, trois étrangers s'installaient avec des intentions pour le moins mauvaise. Ils comptaient honorer leur part du marché. Mais pas avant d'avoir eu les réponses à leurs questions. Une fois leurs recherches clôturées, alors, et seulement alors, ils se lanceraient à la poursuite de la reine.
Une nouvelle journée se leva sur la petite ville de Storybrooke. L'hiver avait passé et le printemps était bien entamer. Allongée sous les couvertures, Emma rêvait. Ou plutôt, cauchemardait. Devant ses yeux clos se déroulaient une scène qu'elle ne pouvait supporter. Régina, d'un ton mauvais, la repoussait, redevenue la méchante reine. Lui disait qu'elle ne l'avait jamais aimée, qu'elle s'était jouée de ses sentiments. Les mots de David vinrent s'y ajouter : c'est un sort ! Ce fut la phrase de trop. La douleur dans son cœur autant que son propre cri la réveilla en sursaut, en larmes.
-GINAAAA !
Deux mains lui prirent le visage, caressantes, apaisante. Au travers du floues de ses larmes, Emma devina le visage tant aimé et inquiet de Régina.
-Hey… Bébé… qu'est ce qui ce passe ?
La reine s'était redressée, elle aussi, pour attirer Emma dans ses bras. Sans répondre, la sauveuse vint se réfugier tout contre son amour, laissant libre cours à ses larmes. Régina n'insista pas, sachant qu'Emma lui parlerait quand elle serait prête. Caressant tendrement ses cheveux, elle berça la jeune femme blonde en lui murmurant des paroles rassurantes.
-Chut… tout va bien, Emma, je suis là… Tout va bien… Ce n'était qu'un mauvais rêve…
-Oh, Gina…tu es là… Tu es… là… sanglota faiblement Emma, incapable de s'arrêter de pleurer.
-Bien sûr, mon amour. Où veux-tu que je sois ?
Un léger bruit du côté de la porte les fit sursauter toutes les deux, mais Emma ne se décolla pas de Régina.
-Mamans ?
Henry passa la tête par la porte, et, surprenant le spectacle, couru jusqu'au lit.
-Emma ? Qu'est-ce qu'y a ?
-Rien… Rien, je… renifla Emma, toujours incapable de formuler une phrase.
-Elle a fait un cauchemar, chuchota Régina, sans la moindre moquerie dans la voix, juste une incroyable douceur et une infinie tendresse. Juste un mauvais rêve.
Henry se tu et vint enlacer sa mère biologique de toute ses forces. Ces deux étreintes des deux personnes à qui elle tenait le plus ramenèrent Emma dans la réalité. La douleur dans sa poitrine s'apaisa en ressentant tout l'amour que lui donnait Régina. Ses larmes se calmèrent et elle put prendre une profonde inspiration. La reine, qui l'avait gardée enlacée contre elle jusque-là, lui reprit le visage et l'embrassa en y mettant tout son amour, comme si elle savait que c'était exactement là ce dont avait besoin Emma. Henry, en voyant ça, cru judicieux de se reculer.
-Vous savez quoi ? lança-t-il lorsque ses mères se séparèrent. C'est samedi, aujourd'hui. Ben c'est moi qui vous prépare le petit déjeuner et on le mange tous les trois ici.
-P'tit dej au lit, oui, bonne idée kid, sourit Emma, la voix un peu rauque à cause de sa crise de larmes.
Régina eu un sourire et attendis qu'Henry s'élance dans le couloir avant de se retourner vers Emma.
-Tu veux m'en parler ?
Emma hésita.
-Tu vas pas m'en vouloir, hein ?
Régina eu un regard légèrement choqué, mais elle plaisantait. Elle fit non de la tête, passant à nouveau une main sur le visage de la sauveuse.
-Bon… murmura Emma. J'ai rêvé que… tu me quittais. Que David avait eu raison, que tu n'avais pas changé, que tu m'avais jeté un sort pour te jouer de moi.
-Emma… chuchota Régina en voyant des larmes perler à nouveau dans les yeux de son amante. Jamais je ne me permettrais de jouer avec tes sentiments. Ils sont ce que j'ai de plus précieux. C'est parce que je savais que tu m'aimais véritablement que j'ai pu changer. Parce qu'en plus d'Henry, j'avais la plus belle des raisons de le faire. Toi ! Je ne me suis plus servie de ma magie depuis… depuis je crois le troisième de nos rendez-vous… Je n'en ai plus jamais trouvé la nécessité ni le besoin. Et jamais, tu m'entends, Emma ? Jamais je ne te quitterais. Parce que si je le fait, ou si tu le faisais… je n'y survivrais pas.
Emma posa une main sur sa bouche, charmée, surprise. L'instant d'après, elle scellait leurs lèvres avec passion.
-Je ne partirais pas Gina. Moi non plus, je n'y survivrais pas.
Les deux femmes restèrent enlacée jusqu'à ce qu'Henry, chargé d'un plateau pratiquement plus grand que lui, entre. Il déposa le tout sur le lit avant d'y grimper.
-Hé ! C'est digne d'un hôtel 5 étoiles, sourit Régina en se servant.
Henry éclata de rire, très vite rejoint par Emma. Le cauchemar était oublié et la journée serait belle.
-Raah, j'en ai assez !
-Théo, calme-toi… On a presque finit.
-Merde, Meg, j'en ai assez d'attendre. J'ai envie de passer à l'action. J'ai envie de m'occuper de cette femme arrogante qui sert de maire à c'te ville.
Théo tournait en rond, comme un lion en cage. Enervé au possible, il ne comprenait pas le désir de ses deux compagnons d'absolument attendre la fin de leurs recherches pour commencer à s'occuper de cette Régina Mills, dite la méchante reine. Le capitaine avait été très clair. Ils pouvaient passer par toutes les méthodes nécessaires afin de pousser la femme à redevenir le monstre qu'elle était avant. Mais ils devaient surtout la forcer à repousser la femme blonde qui vivait avec elle. Théo avait déjà un milliard d'idée en tête. Mais non, Meg et son tendre chéri John, pour peu que ce soit son véritable nom, ne pensaient qu'à leurs précieuses études.
-T'en fait pas, Théo, ricana John. Demain au plus tard, on pourra commencer à nous occuper de cette Régina Mills. Tiens, poursuivit-il en lui lançant un émetteur. Appelle nos contacts pour leur dire que nous sommes presque près à passer à l'action.
-Rendez-vous un peu plus au sud, reprit Meg. Tu pourras leur parler de ton plan… termina-t-elle d'un ton suave.
-Gnagnagna, râla Théo en la mimant.
Mais il ne discuta pas. Meg était intouchable. Sa seule amie. Lorsqu'elle avait intégré le Home Office, il l'avait suivie sans se poser de question. Il aurait bien voulu cassé la figure à John, mais tous ceux que Meg aimait était intouchable jusqu'à ce qu'elle se lasse. A ce moment-là, libre à lui de les rosser à mort pour avoir couché avec son amie. Et il lui tardait de pouvoir rosser John, ne serait-ce que pour le nombre incalculable de fois où il avait levé la main sur elle. Ou toutes ses fois où il l'avait obligée à lui donner ce qu'elle ne voulait pas au même moment que lui. Oui, il allait adorer le voir mourir lentement. Chassant de sa tête de ces idées plus que délicieuses à ses yeux, il s'éloigna du campement et lança l'appel. Il ne fallut pas un quart d'heure pour que se montrent Hook et David. L'un était calme, comme toujours. L'autre semblait aussi impatient que lui ne l'était.
-Messieurs ! salua Théo.
Hook ne répondit pas, comme à son habitude. David se contenta d'un signe de tête.
-Je sais que nous avons pris notre temps. Croyez-moi, si ça n'avait tenu qu'a moi, votre reine serait déjà morte. Mais il faut œuvrer avec tact, je crois. Enfin, …
-C'est ce que pense tes compagnons, termina Hook à sa place.
-Oui…
-Alors ? demanda David, la voix trahissant sa grande impatience.
-Demain. Nous commençons le travail demain. Nos recherches sont quasiment clôturées. Vous avez remplis votre part du marché. A notre tour de remplir la nôtre.
Les deux hommes échangèrent un regard entre eux. Le timing leur convenait à l'un comme à l'autre.
-Pas de remarque de dernière minute ? demanda tout de même Théo, sachant que parfois, certaines choses étaient précisées au moment de passé à l'acte.
-Non, répondit Hook. Vous savez ce que vous avez à faire. Tous les moyens sont bons.
Théo eu un sourire bien plus carnassier que celui de Hook.
-J'aurais une seule règle à vous ajouter, fit David, faisant s'effacer légèrement le sourire de Théo.
Ce dernier soupira lourdement avant de signaler qu'il écoutait et en prendrait note.
-Quoi que vous ayez en tête, vous ne touchez pas à Henry. C'est le petit garçon…
-Oui, je vois qui c'est, lança joyeusement Théo. Ne vous en faites pas. Nous avons pour règles de ne pas nous en prendre aux enfants. Jamais. Il est en sécurité. Il ne verra rien, ne saura rien.
-Bien. L'affaire est donc conclue. Vous nous tenez informer de l'évolution ?
-Comme toujours.
Les trois hommes s'échangèrent un salut et Théo regarda le capitaine et son ami repartirent vers la ville. Il rejoignit le campement.
-On a carte blanche, lança-t-il. Seul règle, pas touche au gosse.
-On ne touche pas aux enfants de toute façon, rétorqua Meg.
-Je leur ai dit.
-Tu leur a exposer ton plan, s'enquit John, faussement poli.
-Non. Pas la peine. Ils se fichent de savoir comment, ils veulent juste un résultat.
-Et un résultat ils auront, ricana Meg.
Rangeant rapidement leur matériel de recherches, Meg et John virent s'installer auprès de Théo pour que ce dernier leur explique ce qu'il avait en tête.
-Je peux savoir à quoi tu pensais ? jeta méchamment David, alors que lui et Hook atteignaient la lisière de la forêt. Ça ne t'est pas venu à l'esprit qu'il pourrait s'en prendre à Henry ?
-Hum… non, pour être honnête avec toi. Je m'en excuse, j'aurais d'abord du te demander ton avis.
David ouvrit la bouche pour répliquer quelque chose mais la referma. Le pirate venait de s'excuser et il ne voulait pas gâcher l'intention.
-Et ton projet ? lui demanda Hook après avoir laisser planer un moment de silence.
-Je le fais aujourd'hui.
-Parce qu'ils passent à l'action demain ?
-Non, parce que j'ai déjà trop attendu.
Hook haussa les épaules. Mais accompagna néanmoins celui qui était devenu son meilleur ami, depuis un moment. Ils marchèrent en discutant de tout et de rien, cherchant à ne laisser aucun silence entre eux qui aurait pu les faire passer pour suspect. Les week-ends et surtout les samedis, étaient un jour qu'ils avaient fini par apprécier, puisque ces jours là, ils n'avaient pas besoin de surveiller sans cesse par-dessus leurs épaules pour voir si Emma ou Régina n'apparaissait pas ici ou là. Arrivé devant le bâtiment où logeait Mary Margaret, Hook fit un petit sourire encourageant à Charming et celui-ci, se grandissant, entra dans le bâtiment. Il monta rapidement jusqu'à l'appartement de sa femme, où il frappa timidement. Snow vint ouvrir, son éternel sourire s'effaçant en découvrant son visiteur.
-David, lança-t-elle avec la même froideur que sa fille. J'espère au moins que tu es la pour t'expliquer. Sinon, tu peux repartir.
Elle s'écarta pour le laisser passer et il entra. Il alla s'assoir au bar. Mary Margaret alla se placer derrière, se servant un verre sans lui en proposer un.
-Hum… je peux avoir quelque chose à boire, moi aussi ?
-Tu connais l'appartement. Lève-toi et va le chercher, si tu en veux un, lui rétorqua-t-elle en le regardant droit dans mes yeux.
David cru plus sage de ne surtout pas se lever et choisit de se passer d'un verre. Il attendit que sa femme lui pose des questions, du genre, où était-il aller, qu'avait-il fait… Il s'attendait même à ce qu'elle lui crie dessus pour avoir engueuler leur fille. Mais Mary Margaret se contenta de continuer à vaquer à ses occupations comme s'il n'était pas là, le regardant une fois de temps en temps d'un œil noir. A bout de patience, il finit par se lancer.
-Tu m'en veux !
-Bravo ! Quelle perspicacité ! s'extasia ironiquement Snow, sans arrêter de travailler pour autant, y mettant seulement un peu plus d'ardeur. Autre chose d'évident à me dire ? Sinon, tu sais où est la porte.
-Snow, je ne fait que la protéger !
-De quoi ? Du bonheur ?
-Non, de la reine !
Snow se redressa et le dévisagea avec humeur.
-Tu es le seul dans cette ville, le seul et l'unique à t'entêter sur ce qu'était Régina. Elle a changé, David. Elle est redevenue la femme qui m'a sauver la vie, la personne bonne et tendre que j'ai rencontrée. La personne que j'ai brisée. Pourquoi refuse tu de le voir ?
David n'en cru pas ses oreilles. Soit Snow était vraiment très naïve, soit le reine lui avait jeter un sort, a elle aussi.
-J'ai un moyen de prouver qu'elle est toujours la même. Qu'elle a ensorceler Emma.
-Ah oui ? Et bien bonne chance. Parce que l'amour est le seul sort que l'on ne puisse pas lancer. Je pensais que tu avais mieux retenu ce que Gold t'a expliqué !
-Je te dis que j'ai un moyen. Et Hook est d'accord avec moi.
-Hook ? s'indigna Mary Margaret, abandonna son ouvrage. Hook ne vise que son intérêt personnel ! Il se fiche de tout pour peut qu'il obtienne ce qu'il désire.
-Donc tu es toi aussi bernée par l'illusion que la reine est à nouveau gentille. Crois moi, une fois que le Home office aura prit soin d'elle, elle se révélera telle qu'elle est vraiment.
Mary Margaret ne sut pas ce qu'il lui prit. Elle attrapa son mari par le col et le jeta dehors.
-Le home office… Tu as fait appelle au Home office… Tu ne veux pas ouvrir les yeux d'Emma sur un quelconque sort… TU VEUX TUER REGINA PARCE QUE TU ES INCAPABLE D'ADMETTRE QUE TA FILLE SOIT HEUREUSE AVEC UNE AUTRE FEMME ! Sort d'ici. Et crois moi, si tu reviens, je te ferais jeter en prison. J'ai cru comprendre qu'Emma adorerait. Maintenant va-t-en. Je ne veux plus te voir. TU me dégoute, David. Tu me dégoute !
Et elle claqua la porte, s'effondrant derrière en pleure. Elle attrapa son portable pour appeler Emma. Cette dernière décrocha immédiatement et s'efforça de calmer sa mère, lui promettant de venir au plus vite. David, de son côté, redescendit dans la rue.
-A voir ta tête, camarade, je parie que ça ne s'est pas bien pas bien passé.
-Pire que ça, soupira David en baissant la tête.
-Allez viens. Il doit me rester du rhum quelque part.
-Oui, bonne idée.
David suivit Hook jusqu'au Jolly Roger et monta à bord. Le capitaine descendit dans la cale et remonta avec un tonnelet de rhum, qu'il ouvrit sans cérémonie. Les deux amis trinquèrent jusqu'à ce que le tonneau soit vide, levant des verres à tout et n'importe quoi.
Dans l'appartement de Mary Margaret, Emma, Régina, Henry, Ruby et Belle ne savaient plus quoi faire pour consoler la pauvre Snow. Choquée par les propos et l'attitude de son mari, elle était parvenue à garder un visage impassible devant lui mais à présent, elle ne savait plus comment cesser de pleurer. Tout le monde l'entourait avec affection et lui assurait que tout irais bien. Mais Snow n'en était vraiment pas sure. Elle préféra ne rien dire, mais si David mettait sa menace de faire venir le Home Office à exécution, elle craignait pour la vie de Regina et le bonheur de sa fille. Comme elle espérait que ce ne soit qu'une stupide idée sans fondement…
