Chapitre 7

-Gina, chérie ? J'y vais ! On se retrouve à Midi, chez Granny ?

Debout dans le hall, Emma était prête à partir. Elle était en retard pour le travail mais elle en blâmait Regina. Enfin, blâmer était un bien grand mot, puisqu'elle n'avait absolument pas détesté le traitement de la veille. Henry sautillait dans l'allée, attendant sa mère avec impatience. Regina sortit de la cuisine avec une tasse de café en main. Elle attira Emma à elle et l'embrassa.

-Hum… pourquoi cette ferveur ? demanda Emma, très bas, lorsque la reine la libéra.

-Parce que je voudrais te garder à la maison 24 h sur 24.

Emma sourit, retenant un rire attendrit. Elle vola un chaste baisé à son amante.

-Tes lèvres goûtent le café, l'ennuya-t-elle. Je file, le maire de la ville pourrait me retirer mon travail pour retard. J'ai entendu dire qu'elle avait quelques soucis avec ça…

-Ne me donnez pas cette idée, Miss Swan. Vous démettre de vos fonctions me permettrait de vous avoir sans cesse à la maison.

-Et tu me les rendrais aussitôt parce que je tournerais en rond.

-Il me semblait bien qu'il y avait une raison pour laquelle je ne l'avais pas encore fait, rit doucement Regina.

-MAMAN ! J'vais être en retard.

Emma et Regina éclatèrent de rire au cri de leur fils.

-Je vois… Telle mère tel fils… fit Emma, prétendant d'être exaspérée.

-Ose dire que ça te déplait…

-Gina… Là, chuchota Emma après un long et profond baisé. Je suis pardonnée ?

-Hum…. Moui. Allez, files ! On se voit à midi.

-J'ai hâte d'y être.

Emma sortit rejoindre Henry, qui laissa échapper un « aaah enfin. » qui fit rire ses deux mères. L'ébouriffant avec affection, elle lança un regard vers Regina, songeant à cette vie pleine de bonheur qu'était devenue la sienne, lui fit signe et tourna derrière la haie. Comme souvent, Emma accompagnait Henry jusqu'à l'école avant d'aller au travail. Pourtant, ce jour-là, alors qu'ils s'éloignaient du manoir, Emma aperçu quelque chose. Elle n'en était pas certaine mais depuis son incident dans la forêt, elle tentait de faire le plus confiance possible en son intuition. Gardant un œil fixé sur le point qui lui avait semblé suspect, elle ne fit pas attention devant elle et faillit heurter Archie.

-Emma… Vous êtes dans la lune.

-Archie ? Pardon, je… commença-t-elle dans l'intention de s'expliquer avant de changer de ton complètement. Je peux vous demander un service ?

La conscience de la ville fronça les sourcils mais acquiesça.

-Vous pourriez veiller à ce qu'Henry aille bien jusqu'à l'école ? Je… J'ai un truc à faire.

Se rendant bien compte que c'était le sheriff et plus la mère qui parlait, Archie accepta sans même hésiter.

-Kid ! Archie va t'accompagner jusqu'à l'école. On se retrouve à midi, d'accord ?

-Qu'est ce qui ce passe ? s'inquièta le petit garçon.

-Rien, mon grand, le rassura Emma d'une voix calme. J'ai vu quelque chose, je veux vérifier que ce n'est rien de dangereux.

-D'accord. Fait attention, hein ? A toute à l'heure !

Emma lui fit signe, déjà partie. Elle se retourna un instant pour s'assurer qu'Archie et Henry partaient bien pour l'école. Puis elle reprit en point de mire cet endroit où il lui avait semblé apercevoir quelqu'un. Sur place, l'espace était vide. Rien ne pouvait témoigner d'une quelconque présence. Mais Emma était certaine qu'elle n'avait pas rêvé. Perdue dans ses réflexions, elle sursauta à la voix de Hook.

-Vous chercher quelque chose, love ?

Par reflex de défense et un peu par vengeance, le poing d'Emma vola et toucha Hook en plein ventre. Ne l'ayant absolument pas vu venir, le pirate tomba sur le sol à l'impact, le souffle coupé.

-Ça, c'est pour m'avoir abandonné dans la forêt, lança la sauveuse, avec colère.

-Quoi ? croassa Hook en se redressant comme il pouvait.

-Mais qu'est-ce que vous avez tous à jouer les innocents ? s'exaspéra Emma. De toute façon, je n'ai pas de temps à perdre avec toi, pirate. J'ai mieux à faire.

Le bousculant au passage, Emma s'éloigna à grand pas en direction de son bureau. Qu'avaient donc les gens à lui ruiner les journées qui promettaient d'être belles ? Quand ce n'était pas David, c'était Hook. Il ne manquait plus que Gold s'y mette. Ruminant, Emma ne se retourna même pas. Si elle l'avait fait, elle aurait vu Hook se relever et se diriger ouvertement vers le manoir de Regina.


-Merde… ça, ça fait mal…

Se redressant péniblement, Hook se massa les côtes. Le poing d'Emma allait sans doute y laisser un bleu. Le pirate regarda la blonde s'éloigner sans se retourner, une légère grimace aux lèvres. Lorsqu'il fut certain qu'elle ne regarderait plus en arrière, il se remit en route vers sa destination première, regrettant déjà son léger détour. Le sort de la reine était vraiment puisant. En arrivant devant le manoir, il sortit la lettre que lui avait remise Théo quelques minutes plus tôt à l'endroit ou Emma était venue. Il n'avait aucune idée de ce qu'il y avait d'écrit dedans. Tout ce qu'il savait, c'est que la magie de la reine ne pourrait pas traquer qui que ce soit avec. Et que ça allait la faire redevenir celle qu'elle avait toujours été. Hook ne se posait pas plus de question que cela. Tant que ça libérait Emma et la ramenait à lui… Après avoir vérifier que personne ne le voyait, le pirate alla jusqu'à la porte et glissa la lettre, la première, en dessous de la porte. Puis il battit en retraite et se dépêcha de s'éloigner de la rue, regardant partout autour de lui, que personne ne le voit traîner dans les parages. Dès qu'il eu rejoint la bibliothèque, il ralentit le pas et flâna dans les rues avant de rejoindre la maison de Katrine, une amie de Charming.

-Alors ? lui demanda ce dernier lorsque le pirate entra dans la cuisine.

-C'est fait ! La lettre est déposée. Le jeu peut commencer !

David sourit. La chance tournait enfin. Emma serait bientôt libre.

-Quel jeu ? questionna Katrine en servant les deux hommes.

-Un moyen de sauver Emma, répondit Hook.

Katrine haussa les épaules et n'en demanda pas plus. Ça ne la regardait pas. Elle avait accepté de loger le pirate et son mari fictif parce que l'un et l'autre était des amis et qu'ils n'avaient nul part d'autre ou aller. Pour le reste, ce qu'ils faisaient et pour quelles raison, ça ne la regardait en rien et elle savait rester à sa place. Ce qui lui avait fait gagner le respect de Hook. Katrine s'assit et profita de son petit déjeuner en compagnie des deux conspirateurs.


A l'autre bout de la ville, Regina terminait son petit déjeuner seule, en songeant à Emma. Comme elle aurait voulu la garder à la maison, rien qu'aujourd'hui ... Enfin, au moins, elle la verrait à midi. Se levant en abandonnant le reste de son toast, elle prit sa tasse et sortit relever le courrier, la tête ailleurs. Elle salua d'un sourire un couple qui passait par là. L'homme le lui rendit avec franchise et la femme y ajouta même un petit signe.

-Les choses changent autour de nous, Emma… murmura la reine pour elle-même en se retournant pour rentrer. Grace à toi.

Alors qu'elle revenait à l'intérieur, les yeux baissé sur les diverses lettres qui avait été mises dans sa boite, Regina remarqua une enveloppe qui semblait avoir été glissée sous la porte. Fronçant les sourcils, elle se pencha et la ramassa, la retournant pour y chercher une écriture. Qu'elle ne trouva pas. Pas de nom, pas d'adresse...

-Qu'est ce que c'est, ce truc ? marmona-t-elle en la fixant, en jetant le reste du courrier sur la table de la cuisine avant d'aller s'installer dans le salon pour lire cette lettre anonyme.

Regina déposa sa tasse de café sur la table basse le temps de l'ouvrir et, restant debout, elle la reprit en dépliant la lettre d'une main. Ses yeux parcoururent rapidement le début, avant de se faire très attentif à mesure qu'elle avançait dans sa lecture. Sa main lâcha la tasse, qui se brisa sur le sol, rependant son contenu. Regina se laissa tomber dans le divan, relisant une nouvelle fois la lettre, pas vraiment sure d'être bien éveillée.

« Regina, très chère reine…

Nous ne nous connaissons pas et malgré cela, nous savons ce que tu es… ce que tu as été et sera toujours. Un monstre. Tu arrives peux être à tromper ta charmante petite amie et ton fils adoptif, mais tu ne trompes personne d'autre. Autour de toi, tu crois que les gens t'ont vue changer. Mais ils ont juste peur de toi. Alors ils prétendent. Comme toi, tu prétends être meilleure. Pauvre, pauvre Regina… Tu te mens à toi-même, à celle que tu es réellement. Méchante reine tu es, méchante reine tu seras toujours, peu importe tes efforts ! Alors ouvre un peu les yeux et écoute bien ce conseil : cesse de prétendre être un ange. Laisse le démon que tu es s'exprimer. Voici une petite tache que nous voulons te voir accomplir. Tu vas sortir de chez toi pendant que ta chérie est au travail, et juste avant de la rejoindre, tu vas gentiment aller prendre le cœur d'un innocent. N'importe lequel, ça n'a aucune importance. Prend le et torture cet innocent, comme tu l'as toujours fait. Sache juste que si tu ne le fais pas… C'est ta chérie et SON fils qui payeront. Et crois nous la dessus, nous saurons si tu as obéi ou non ! »

La lettre s'arrêtait là. Tapée à la machine, on ne pouvait pas y reconnaître un quelconque type d'écriture. Regina fixa le papier pendant de longue minute, y croyant à peine. Son cœur si joyeux quelques minutes au part avant se serrait d'incompréhension. Qui avait pu lui envoyer ça ? Qui était ce nous ? Sans trop réfléchir, la reine appela sa magie à elle afin de traquer l'origine du bout de papier. Comme ce dernier restait immobile, Regina le froissa et le jeta loin d'elle.

-Je ne suis plus cette personne ! lança-t-elle à voix haute. Je ne suis plus la reine ! La ville le sait. Ils savent et ce n'est pas par peur qu'ils se montrent gentils avec moi…

Mais le doute s'était insinuer en elle. Et si l'expéditeur de cette lettre avait raison ? Que la ville ne faisait qu'agir par peur… ? Regina se prit la tête entre ses mains, agrippant ses cheveux. Tout commençait enfin à s'arranger. Et maintenant, ce truc lui tombait dessus. Inspirant profondément plusieurs fois, la reine se leva du divan, remarquant alors le café rependu sur le sol et les morceaux de tasse éparpillé autours. D'un geste, elle fit disparaitre le tout. Elle ramassa la lettre froissée et, tout en la dépliant, se rendit dans son bureau pour l'y ranger dans un tiroir. Ça ne pouvait pas être sérieux. Oui, ça n'était qu'une très mauvaise blague d'un gout tout à fait douteux. Le tiroir refermé à clé, Regina sortit de la pièce pour aller se changer. Il était plus que temps qu'elle se mette au travail, si elle voulait se libéré à temps pour Emma. Mais même une fois plongée dans ses dossiers, son esprit ne parvint pas à chasser le contenu de la lettre anonyme et la question « qui pourrais bien m'envoyer une telle chose ? »


-Gina ! Tu es dans la lune, ma parole… Tu as écouté un seul mot de ce que je t'ai dit ?

Assise face à son amour, Emma rappelait la reine sur terre. Depuis qu'elle était arrivée, en retard, Régina avait eu la tête ailleurs. Elle avait à peine touché à son plat et semblait sans cesse perdue dans ses pensées, ce qui ne lui ressemblait pas vraiment. Lui prenant doucement la main, Emma la força gentiment à lever le regard vers ses yeux.

-Gina… Qu'est ce qui ne va pas ? Tu n'as jamais été en retard et d'ordinaire, tu es la première à terminer ton repas quand on mange ici. Tu as eu une mauvaise matinée ?

La reine regarda Emma fixement, ne sachant pas vraiment quoi faire. Si la lettre n'était qu'une stupide blague, Emma lui en voudrait pour avoir été paranoïaque. Et, a part David, qu'elle imaginait très mal jouer à la lettre anonyme, elle ne voyait personne qui lui en voudrait encore suffisamment que pour la menacer elle et ses deux amours. Cependant, le doute que cette lettre avait glissé en son cœur méritait une question.

-On… Peut dire ça… Emma ? Est-ce que… tu crois que la ville prétend être gentil avec moi parce qu'ils ont peur de moi ?

Emma ouvrit la bouche, avant de la refermer. La question la prenait complètement au dépourvu. Elle joua un instant au poisson, ouvrant et refermant la bouche sans un son, cherchant quoi répondre à Regina.

-Heu… Non… Non, je pense qu'ils le font parce qu'ils ont vu combien tu avais changé et qu'ils te donnent une seconde chance. Pourquoi ? Qu'est ce qui s'est passé pour que tu penses une telle chose ? Quelqu'un t'a dit quelque chose ? Parce que j'aurais deux mots avec…

-Emma…

Regina sourit en voyant la colère dans laquelle sa petite amie était en train de se mettre à l'idée que quelqu'un puisse se montrer intolérant à son égard.

-Ce n'est rien, un stupide rêve que j'ai fait… Je me suis endormie sur mes dossiers…

Emma regarda Regina en cherchant à voir si elle disait vrai. Elle fronça les sourcils. Elle savait que Regina était en train de lui mentir, mais elle ne savait ni pourquoi, ni à quel sujet.

-Bon… On ira dormir pas trop tard, ce soir, alors… capitula la sauveuse en libérant la main de la reine. Maintenant, mange ton plat ! Et fais-moi un sourire, à défaut de me dire ce qu'il y a vraiment…

Regina soupira. Avant de réussir à faire un sourire plus ou moins convaincant. Elle avait complètement oublié le don qu'Emma avait de lire le mensonge. Mais elle savait qu'elle ne pouvait pas parler de cette lettre enfermée dans son bureau. Juste au cas où ça ne serait rien. Emma se remit à parler et Regina tenta d'être cette fois attentive, finissant son repas. Au bout d'un moment, elle réussit à chasser le courrier de son esprit et fini par profiter vraiment de ce temps de midi en compagnie de sa petite amie.


-Alors ?

Debout les bras croisés devant sa tente, John regardait d'un œil noir Théo qui revenait de sa surveillance avec Meg. La jeune femme soupira bruyamment en remarquant l'échange glacé de regard. Les hommes et leur foutue jalousie. Mais elle préféra ne rien dire.

-Elle ne l'a pas fait… lâcha Théo d'un ton glacial. Elle est allée rejoindre sa blonde et n'a pas fait ce qu'on lui a demandé !

John se tourna vers Meg, lui demandant la suite de l'action du regard. Meg leva les yeux au ciel et haussa les épaules.

-On continue les lettres ! Et si elle ne fait toujours rien, on commence à faire arriver de petits incidents au gosse et des un peu plus grave à la blonde. Elle finira bien par s'exécuter.

Théo grommela un mot entre ses dents mais ni son amie, ni John ne prit la peine de lui demander de répéter plus clairement, sachant parfaitement qu'il venait de jurer. John retourna dans la tente, jugeant ne plus rien avoir à faire dehors. Théo se jetta sur l'occasion.

-Meg ? Tu n'en a pas assez, de ce type ? Parce que j'ai le poing qui me démange.

Meg sourit avec une certaine cruauté en se retournant vers son compagnon.

-Garde bien cette haine, Théo. Garde la bien pour la reporter sur la reine. Et quand nous aurons accomplis notre tâche, alors John sera à toi…

La mâchoire de Théo se décrocha presque tant sa bouche s'ouvrit grand de surprise.

-Tu savais… Tu savais que je le détesterais du premier regard. Tu savais qu'on viendrait ici pour cette Regina Mills !

Meg ricana à voix basse. Elle fit quelques pas, rangeant par manie l'équipement qu'ils avaient amené. Mais elle resta silencieuse, lançant de temps à autre un sourire énigmatique à Théo.

-Meg… Parle ! On a dit, pas de secret !

La sourire de la femme s'agrandit.

-Oui, Théo, je savais. Du moins, j'espérais. Regina et moi sommes… de vieilles ennemies. Et cela fait très longtemps que je rêve de lui faire payer l'humiliation qu'elle m'a faite subir.

-Mais… Comment… Comment peux tu la connaitre ? Ils viennent tous d'un autre monde, ici…

-Ça, c'est mon affaire. Tu te souviens de notre pacte ? Pas de secret dans le présent mais on garde son passé pour soit.

Théo baissa la tête. Meg se comportait avec lui comme une mère autoritaire et en sa présence, il ne pouvait que se plier à ses moindres désirs.

-Que veux tu que je fasse ? demanda-t-il après un long silence à fixer la terre mousseuse de la forêt.

-Nourris ta haine pour John et reporte là, apaise là sur la maire de la ville. De n'importe quelle façon. Pourvu qu'elle souffre.

Théo acquiesça lentement. Il se détourna pour taper une seconde lettre destinée à la reine mais s'arrêta et se retourna vers son amie.

-Meg ?

-Quoi ? lui demanda-t-elle, à moitié sèche et exaspérée, à moitié douce et amicale.

-Tu savais qu'il te ferait du mal, n'est ce pas ? C'est pour ça que tu l'as choisi lui. Pour que ma haine soit plus forte que jamais…

Le ton de Théo était désespéré et fit immédiatement abandonner son rangement à Meg. La femme fit lui prendre les mains après avoir vérifié que John n'avait pas reparu. Elle déposa un léger baiser sur la joue de Théo.

-Oui, mon ami. Je le savais. Mais je suis prête à tout pour faire payer à cette femme.

-Et… Mon amour pour toi et ma haine pour lui est ton arme ?

-Oui. Tu es mon arme. Tu es celui qui me vengera. Et pour cela, déjà maintenant, je t'en remercie.

Meg sourit tendrement et vola un simple baiser à l'homme en face d'elle. Théo cru qu'il lui poussait des ailes. Il était utile à Meg… Il allait la venger… être son arme… Lorsqu'elle le lâcha, Théo marcha d'un pas rapide et gai jusqu'à sa tête pour y écrire une nouvelle lettre. Plein de nouvelles lettres. Il aurait fait n'importe quoi pour plaire à Meg. A peine fut-il enfermer dans sa tête à se creuser les méninges pour trouver ce qui inciterait la femme qui avait osé humilier sa Meg à redevenir mauvaise, que John ressortit de sa tente, se dirigeant vers la belle femme qui continuait de ranger. Se plaçant derrière elle, il la prit par les hanches, glissant son visage dans son cou.

-Alors, ma belle ?

-Il l'a cru ! Il a tout gobé. Ce type est tellement naïf…

L'homme rit et fit se retourner Meg pour qu'elle lui fasse face. Il l'embrassa avec passion et ferveur. Elle y répondit avec autant de passion.

-C'est mal de jouer avec l'amour qu'il te porte, sourit-il, pas sérieux pour un sous en s'écartant un peu.

-Que veux-tu… Moi et l'amour, on fait deux, rit Meg.

L'homme continua de sourire, embrassant le nez, le menton, puis le cou de la femme, la faisant rire un peu plus.

-Et moi… ? Je ne compte pas ?

-Toi, mon amour, c'est différent !

-Vraiment ?

Meg sourit, enjouée. John lui répondit avant de reprendre ses baisers. Meg se tortilla dans l'espoir de lui échapper, sans vraiment chercher à le fuir.

-Arrête !

-Répond moi d'abord…

-Oui ! Oui, toi, c'est vraiment différent. Toi tu me connais depuis toujours ! Tu sais la vérité.

John eu un sourire, s'éloignant un peu de Meg et la fit tourner sur elle-même sans lacher sa main.

-Moi je sais ce que cette reine t'a fait… Mégara !

Meg jeta un regard inquiet vers la tente de Théo en posant deux eux sur les lèvres de John. Celui-ci ne se fit pas prier pour les embrasser.

-Chut… Ne dis pas mon nom ou je dis le tien ! Et maintenant, si nous profitions que cet idiot est occupé ailleurs…

Le regard de John se fit plus sombre.

-Tant que tu ne me demande plus de te faire du mal…

D'un regard tendre, Meg rassura son amant. Elle se glissa dans son étreinte et le laissa l'entraîner vers leur tente. Ce n'était pas parce qu'elle avait une vengeance à accomplir qu'elle ne pouvait pas prendre un peu de bon temps avec son homme !