Je sais, je sais, je vais me faire incendier pour ce que je fais subir à Regina. J'espère ne pas vous perdre à ce chapitre ci. Le prochain arrivera d'ici un moment, je suis en examen. Hésitez pas à commenter, j'aime avoir des avis pour savoir ce que je peux améliorer!
Chapitre 11
Assi dans la cuisine de Katrine, Hook sirotait un verre de Rhum en se promettant de ne plus jamais faire appel à des étrangers pour régler des choses qu'il pouvait très bien faire lui-même. La tâche qu'il avait demandée n'était pourtant pas aussi compliquée… Délivrer la blonde Emma de la reine. Mais non, ces espèces de faux scientifiques préférait prendre leur temps, ou plutôt perdre leur temps avec des lettres et des cadeaux. Encore aujourd'hui, il était allé un glisser une sous la porte du manoir blanc dès qu'Emma avait quitté les lieux, en compagnie de la fille-louve. Toutes deux semblaient investies d'une mission et sa misérable cachette qui n'aurait d'ordinaire pas tenu deux secondes avait été plus que suffisante. Il se serait tenu devant elles qu'elles n'auraient quand même rien remarqué. Et encore une fois, il n'avait été informé de rien. Cette collaboration commençait à l'insupporter, même s'il devait reconnaitre que le résultat sur la reine était spectaculaire. Tout ce qu'il savait, c'est que ce dernier élément l'amènerait à point de rupture et ferais partir Emma. Soupirant lourdement, Hook vida son verre d'un trait.
-Il n'est pas un peu tôt pour du rhum ?
Tournant brièvement la tête Hook remarqua David et eu un sourire. On n'avait jamais rien demandé au prince… Mais bizarrement, ça, ça ne le gênait absolument pas.
-Il n'est jamais trop tôt pour un verre de Rhum. Ni pour une bouteille d'ailleurs mais j'ai oublié d'aller remplir la mienne au Jolly.
David éclata de rire. Avant de se servir un verre à son tour.
-A la tienne, pirate.
Et lui aussi vida le verre d'une traite avant de le reposer sur la table.
-Tu as des nouvelles de nos… visiteurs ?
-Ouais. Ils m'ont envoyé faire une dernière tournée postale au manoir. D'après eux, Emma ne va pas tarder à comprendre que sa reine est et sera toujours la méchante de l'histoire.
-Bien. Des projets, pour aujourd'hui ?
-Non… et toi, camarade ?
-Je songeais aller voir ma femme.
-Et bien, bonne chance, marmonna Hook en se servant un nouveau verre.
David rit encore, se levant en posant sa main sur l'épaule de Hook et sortit.
-Ce plan ferait mieux de fonctionner… J'en ai mare d'attendre… grommela le pirate en regardant le liquide ambré. Et si pas, je m'en chargerais moi-même, de détruire cette reine de malheur !
Et l'alcool disparu au fond de son gosier.
-Non, j'en suis certaine, je les ai déjà vus !
-Ruby, je connais tout le monde dans cette ville et je t'assure qu'ils n'en font pas partie.
Assise de part et d'autre du bureau d'Emma devant un petit déjeuner frugal, Ruby et la sheriff se creusaient les méninges pour trouver une piste sur l'identité des deux agresseurs. Tenant entre ses mains les deux portraits qu'elle avait tracés, Ruby avait une sensation de déjà-vu.
-Je n'ai jamais parlé de ce monde ci, Emma. Mais quand nous étions dans l'autre monde, je suis certaine que je les ai déjà croisés.
Soupirant, Emma préféra ne pas relever. Elle avait encore un peu de mal à admettre que chaque personne de la ville était plus qu'un simple habitant, c'était aussi un personnage de conte.
-Tu ne me crois pas… fit remarquer Ruby.
-Mais si, Ruby… Attend… Si tu les as déjà vu, ma mère aussi, non ? Vous étiez souvent ensemble, après tout !
Fermant un instant les yeux pour chercher dans ses souvenirs, Ruby les rouvrit très vite.
-Oui. Oui, on était ensemble. J'en suis certaine. Et tu dis que la femme, c'est Megara ?
-Oui, une sorcière qui en veut beaucoup à Gina. Tu permets ?
Emma composa le numéro de sa mère en vitesse. Elle savait qu'elle était en train de faire la classe mais tant que l'idée était exploitée, elle devait explorer toute les pistes que cela offrait.
-Mary Mar… Maman ?
-Emma ? Je suis en classe, là… Tu ne pourrais pas rappeler plus tard ?
-Non, j'en ai pour une seconde. Est-ce que tu connais une certaine Megara ?
-Oui, c'est une sorcière qui nous avait rejoints dans le combat contre Regina. Mais ses désirs étaient trop noirs et nous l'avons exilée.
-Elle avait un compagnon ? Ruby pense qu'elle a déjà vu mes deux agresseurs…
-Agresseurs ? Emma, qu'est ce qui ce passe ?
-Je t'expliquerais plus tard ! Un compagnon ?
-Heu… Oui. Un certain Hercule, je crois. Un homme très fort. Il se disait demi-dieu.
-On se croirait en plein cours de mythologie Disney, soupira Emma. Merci maman.
Emma raccrocha et se laissa partir en avant, venant poser son front sur le bureau.
-Alors ? demanda Ruby.
-Hercule… ça te parle ?
La louve reposa son regard sur le portrait de l'homme.
-Oui, c'est ça ! C'est lui.
-Bon, et bien on a les noms ! Maintenant, tu vas me dire tout ce dont tu te souviens sur ces deux là et je ferais l'interrogatoire avec Mary Margaret dès que possible.
-A vos ordres, sheriff, s'exclama Ruby en attrapant le dictaphone pour le poser entre elle.
Soupirant très fort, car elle se sentait plongée en plein délire, Emma se redressa pour écouter avec attention chaque mot qui sortirait de la bouche de Ruby. Après tout, elle avait appris à ses dépens qu'un conte n'est pas toujours ce qu'il semble être dans la version Happy end du grand producteur de dessins animés.
Regina avait passé une très mauvaise nuit. Malgré les médicaments et la présence rassurante d'Emma auprès d'elle, elle n'avait cessé de faire des cauchemars dont elle ne parvenait pas à se réveiller. Ces mauvais rêves lui montraient Emma brulée vive, Henry noyé, puis l'inverse, puis son esprit imaginait mille autres tortures mortelles avant de lui faire croire qu'elle leurs avait purement et simplement arraché le cœur. A présent sous la douche, elle essayait de faire partir les dernières bribes de ces rêves à l'eau chaude. C'était Emma qui l'avait tirée hors de ses songes noirs, la réveillant parce qu'elle pleurait dans son sommeil. La jeune femme lui avait alors conseillé de passer une journée au calme pendant qu'elle continuerait son enquête, lui aillant promis de revenir à peu près en même temps qu'Henry. Ce qui voulait dire très tôt car aujourd'hui, Henry avait fini ses cours en début d'après midi. Passant distraitement une main dans ses cheveux, les yeux de la reine tombèrent sur le bracelet d'argent. Emma... Passant les doigts dessus, Regina songea à tout ce qui c'était produit depuis qu'Henry avait ramené la sauveuse à Storybrooke. Ces mois de combats incessant, la peur de perdre Henry, la rupture du sort, le spectre, Emma partie, la mort de Cora, l'opération trêve et maintenant, elles étaient ensembles... Toutes ces choses c'étaient enchainée si vite. Et chacune d'elle avait son importance car elle l'avait rapprochée d'Emma. Jusqu'à lui faire comprendre son amour pour la jeune femme blonde. Secouant doucement la tête, Regina coupa le jet d'eau. L'eau brulante ne lui faisait plus rien, sinon lui faire mal à l'épaule. Attrapant un essuie, la reine s'en enveloppa. Et resta un long moment à se détailler dans le miroir, ses yeux cernés se reposant sans cesse sur la plaie laissée par la balle.
-Comment ai je pu laisser une telle chose se produire ? Pourquoi je ne parviens même pas à me soigner ?
-Parce que tu es devenue faible !
Regina sursauta. Pas encore... Pas le reflet de ce qu'elle fut un jour...
-Je ne suis pas faible !
-Non, tu es amoureuse, c'est pire !
-Va-t-en ! Je ne suis plus la méchante reine ! Emma m'a changée ! Elle m'a rendue meilleure !
-Et pourtant, tu as tué derrière son dos... Oh, j'allais oublier ! Une vieille rancune à faillit la tuer elle... ! Que comptes-tu faire à ce sujet ? La laisser se jeter droit dans la gueule du loup ? Le loup étant cette ancienne apprentie, Megara, tu t'en doute.
-Pour la protéger, elle et Henry ! Et Emma est plus intelligente que ça, elle ne se laissera pas prendre au piège !
-C'est toi qui le dis, ça. Moi, je la trouve un peu stupide. Et vraiment ennuyante. Elle m'empêche d'être moi même.
-TAIT TOI !
Jetant la première chose qui lui tombait sous la main sur le miroir, Regina le fit se briser. Du verre tomba à ses pieds, la faisant reculer d'un pas. Gardant un long moment son regard plongé dans celui de son reflet, elle finit par ciller et quitter la salle de bain, se demandant bien comment elle allait expliquer ça à Emma. S'habillant en vitesse d'un ensemble noir, elle descendit l'escalier d'un pas calme, respirant longuement. Se tenant à la rampe d'une main, l'autre vint se poser sur son épaule. C'était devenu un réflex qu'il faudrait qu'elle perde. Elle chercha à se concentrer sur ce qu'elle voulait faire de sa journée lorsqu'elle se figea net.
-Non... Non, non... Pas encore... Non...
Se laissant lentement tomber à genoux, Regina fixa la petite enveloppe blanche glissée au trois quart sous la porte. Une nouvelle lettre. Elle qui croyait être enfin tranquille avec ça... Quand cette folie allait-elle cesser ? Quand ce n'était pas sa mauvaise part qui voulait prendre le dessus ou tuer Emma, c'était des lettres qui menaçaient sa famille si elle ne faisait pas ce qu'on lui demandait. Si une dangereuse sorcière sortie de nulle part ne venait pas s'en mêler. Tendant une main tremblante, elle se saisit du papier blanc et l'ouvrit, terrifiée de ce qu'elle pourrait y trouver.
Au moment même où la maire de Storybrooke prenait connaissance de cette nouvelle lettre, David se trouvait devant la porte de sa dulcinée, hésitant. Leur dernière conversation remontait au tout début de la relation entre Emma et Regina et, s'il devait être honnête avec lui même, le prince charmant devait admettre que pour la première fois de sa vie, il avait peur de se trouver face à Mary Margaret. Soufflant un grand coup, il finit par frapper. Personne ne répondit. Prenant un risque, David chercha à ouvrir la porte, mais elle était fermée à clé. Déçu, le prince se détourna pour tomber né à né avec la personne qu'il cherchait à voir.
-Snow !
-David ? Qu'est ce que... ? Qu'est ce que tu fais ici ?
Les deux amants se dévisagèrent un long moment, ni l'un ni l'autre ne sachant comment se tirer de cette situation pour le moins étrange.
-Je... Voulais simplement te voir... se lança David, rompant ainsi le silence.
-Tu sais... Nous sommes un jour d'école, aujourd'hui. Je ne suis donc pas chez moi... J'ai juste oublier quelque chose, je profite de la récréation pour venir le chercher en vitesse.
-Oh... J'avais... oublier... Que tout... Enfin... Que tout avait repris comme avant...
-Oui, j'ai remarqué. Tout comme tu as oublié qu'à moins que tu ne présente des excuses pour tes propos, je ne veux plus te voir.
David baissa la tête, la voix de Hook résonant dans son esprit : « et bien, bonne chance ».
-Mary Margaret, écoute... je... J'ai beaucoup de mal à accepter la relation d'Emma. Et si elle ne veut plus me parler, ça me va... mais... Mais tu me manques... C'est la première fois que nous sommes en désaccord à ce point et je n'arrive plus, Snow... J'ai besoin de toi.
Rougissant légèrement, Mary Margaret ouvrit la porte de son appartement, invitant son mari à la suivre.
-Tu me manques aussi, David. Mais je ne peux pas choisir un coté entre toi et Emma. Regina, que tu le crois ou non...
-Et si... coupa David. Et si on ne parlait plus de Regina. Ni d'Emma. Chacun de son coté, on dit ce qu'on veut. Mais ensemble, évitons le sujet. D'accord ?
Haussant les épaules, Mary Margaret acquiesça. Le deal n'était pas trop mauvais.
-D'accord. On fera ça. Je dois... absolument retourner à l'école. Mais passe ce soir ! Je nous préparerais un petit quelque chose.
-Avec joie !
Sans pouvoir résister, David prit sa femme dans ses bras et l'embrassa. D'abord surprise, Mary Margaret se laissa entrainer dans l'étreinte, rendant son baiser à son mari.
-Ça m'avais vraiment manqué... murmura David. A ce soir...
Et le prince disparu dans l'escalier, laissant l'institutrice rouge et heureuse d'avoir retrouver son mari.
-Montre toi, Megara. Tu veux un face à face, je suis là alors montre toi !
Debout au milieu de la forêt, Regina tenait encore la lettre qu'elle avait reçue. Cette dernière la sommait de venir régler une bonne fois pour toute le différent entre elle et Megara. Partagée entre le rassurement de ne plus avoir de meurtre à commettre et la peur de sa magie manquante, Regina avait jugé qu'il valait mieux qu'elle s'y rende.
-Ce n'est pas Meg qui t'a écrit, ma belle, lança une voix masculine dans son dos.
Lâchant le papier de surprise, Regina se retourna brusquement pour faire face à un homme. Un homme qu'elle n'avait jamais vu, de petite taille et pourtant qui transpirait la force. Il fit un pas vers elle, elle recula d'un pas.
-Tient ? Tu as peur ? Je croyais pourtant que d'ordinaire, c'était les gens qui avaient peur de toi ?
-Serait ce parce que tu n'as plus ta magie ? demanda une autre voix quelque part à sa droite, la faisant se tourner de ce coté là pour découvrir un homme grand et fort.
-Ou parce que cette fois, tu as quelque chose à perdre ? termina une voix féminine que Regina ne connaissait que trop bien.
Regardant tour à tour les trois personnes, la maire se rendit compte qu'elle était prise au piège. Elle n'avait pas son portable avec elle et n'aurait de toute façon pas le temps d'appeler Emma. Elle n'avait rien pour se défendre. D'un même mouvement, les trois s'avancèrent d'un pas vers elle, puis d'un autre.
-Qu'est ce que vous voulez ? demanda Regina d'un ton qu'elle voulait neutre.
-Juste ma vengeance, répondit Meg d'un ton acerbe.
-Je... Je t'ai prêté allégeance... ce n'est pas suffisant pour toi ?
-Il y a pire que d'être déchue de ton statu de reine, beauté ! ricana le fort.
-Comme d'être obligée de donner ton corps à un autre que ta bien-aimée, par exemple.
Sur le coup, Regina en eu le souffle couper.
-Qu...Quoi ? Je... Quoi ?
Regardant autour d'elle, incapable d'ajouter un mot, la reine cherchait un moyen de s'échapper. Mais le piège se resserrait autour d'elle à chaque pas que faisait les trois personnes.
-Alors ? demanda le petit homme en s'arrêtant non loin d'elle.
-JAMAIS !
Le coup sembla venir de nulle part et la fit s'effondrer sur le sol. Portant une main à sa joue, elle sentit le gout du sang envahir sa bouche. Le plus grand des deux hommes vint s'accroupir devant elle et l'attrapa par le cou. Cherchant à se libérer, Regina agrippa le bras qui la tenait et l'étouffait.
-Il l'aura quand même, votre majesté. De gré semble passé. Il te prendra donc de force. Enfin... s'il t'en reste...
Et sous le regard ravis de Megara, les deux hommes firent pleuvoir les coups sur celle qui fut un jour la plus crainte des reines. Aucun de ses cris, aucune de ses suppliques ne fut écoutée. Chacune faisant rire plus encore la sorcière. Et lorsqu'enfin cette dernière donna l'ordre d'arrêter, Regina su que son véritable calvaire allait seulement commencer. Elle se débâtit de toute la force qu'il lui restait, avec une énergie sortie véritablement de son désespoir. Mais rien ne fut suffisant pour repousser ses agresseurs. La dernière chose nette qu'elle vit fut le sourire cruel de son ennemie qui la fixait alors qu'une douleur atroce lui déchirait le corps, encore et encore. La douleur brulait encore au fond d'elle lorsque les deux hommes et la sorcière l'abandonnèrent là, blessée, brisée, souillée. Incapable de mieux, Regina se replia sur elle même, pleurant sans pouvoir s'arrêter. Elle eu soudain conscience d'une présence au dessus d'elle et se replia plus fort pour se protéger.
-Maintenant, tu sais ce que ça fait, Regina, chuchota d'une voix mesquine Megara à son oreille. Maintenant, tu n'es plus rien ! Je t'ai humiliée comme tu m'as humiliée ! Et tu n'imagine pas à quel point j'ai pris plaisir à te voir ainsi !
Voulant la repousser, Regina se redressa. Elle était seule. Il n'y avait plus personne alentour. Comme si ça n'avait été qu'un rêve. Bien que son état prouve tout le contraire.
-Maman, je suis rentré !
Passant la porte avec sa joie habituelle, Henry fut surprit de ne pas voir sa mère venir l'accueillir. Songeant qu'elle dormait peut être déjà, le petit garçon préféra ne pas l'appeler à nouveau et alla s'installer dans la cuisine pour commencer ses devoirs. Dans la chambre d'ami, Regina avait très bien entendu son fils rentrer mais elle n'était pas prête à lui faire face. Ses vêtements déchirés et ensanglanté étaient en boule sur le sol et elle inspectait chaque centimètre de son corps pour voir l'étendue des dégâts. Son ventre lui faisait plus mal que tout le reste, mais était pourtant le cadet de ses soucis. Elle devait à tout prix masquer les traces extérieures de blessures. Et parler à Emma. Ce n'était plus une option, elle n'avait plus le choix. Tant pis pour l'engueulade, c'était aller trop loin. Après encore un long moment, Regina choisit une robe ample qui cacherait aisément tout ce qu'elle voulait encore cacher. C'est alors qu'elle le remarqua. Le manque du bracelet d'argent. Elle avait du le perdre en se débâtant et cette pensée la rendit triste. C'était un cadeau d'Emma et elle l'aimait beaucoup. Nul doute, Emma lui dirait qu'elle lui en offrirait un autre, 10 autres... Mais celui là avait quelque chose de spécial. Respirant plusieurs fois, Regina fini par descendre rejoindre son fils.
-Bonjour Henry... Tu as passé une bonne journée à l'école ?
-Maman ! Tu ne dors pas ? Je ne t'ai pas réveillée hein ?
Regina sourit à la sollicitude de son fils.
-Non, mon grand. Alors, cette journée ?
-C'était super ! On a fait un jeu avec les arbres généalogiques et on a essayé de refaire le mien.
Henry eu un rire.
-On a mis du temps, il est tellement compliquer !
-J'imagine... Sourit Regina.
Mais son sourire était faux. Elle n'arrivait pas à trouver cette banalité drôle.
-Et puis on a été dans le potager de l'école et on a été courir sur la plage...
-Une journée bien remplie, dis moi...
-Oh oui ! Et toi ? Ta journée c'est bien passée ?
La demande figea Regina. Non... Non sa journée avait été de mal en pire. Sa journée avait commencé par un cauchemar et terminer par l'enfer. Ce n'était pas de la faute d'Henry, comment pouvait il savoir ? Mais étrangement, Regina fut en colère qu'il lui demande.
-Bien, répondit-elle sèchement. Tu as commencé tes devoirs ?
-Euh... Oui, mais... ta journée c'est mal passée ? Qu'est ce que tu as, maman ?
-Rien, fait tes devoirs.
-Je... veux seulement pouvoir te réconforter si quelque chose n'a pas été... c'est tout...
Henry fit mine de vouloir prendre sa mère dans ses bras. Mais Regina ne vit pas là le geste d'affection d'un fils envers sa mère. Elle y vit un garçon plein de joie de vivre qui se moquait d'elle et qui avait pitié de ce qui lui était arrivé. Et avant qu'elle ne puisse se retenir, sa main giffla le petit garçon. Aussitôt, elle se sentit mal, ne comprenant pas son geste. Mais Henry non plus n'avait pas compris.
-Henry... Je suis désolée... je ne sais pas...
-Me touche pas ! Cria le petit garçon en la repoussant, au bord des larmes.
-Henry !
Mais Regina ne put que regarder, impuissante, son fils courir s'enfermer dans sa chambre et se mettre à pleurer.
-Mais qu'est ce qui m'arrive ? Murmura-t-elle, elle même au bord des larmes, en regagnant la cuisine.
Elle se laissa tomber sur une chaise et resta là, sans bouger, à attendre le retour d'Emma.
