d'abord merci à tous pour vos très gentils messages de soutien.
je vais tenter de vous répondre individuellement aux derniers commentaires ...
visiblement, les nominations n'étaient pas trop surprenantes pour vous, mais j'avais clairement affiché mes préférences de personnages, c'est normal. Le chapitre des nominations étant enfin clos, les festivités pouvaient débuter !
satan-sensei : Byakuya en styliste ... c'est pour un défi cette idée là... pourquoi pas Byakuya devant habiller les gars de la onzième des pieds à la tête. mdr ! je sais pour les lemons, mais personnellement, je les apprécie ... sans excès, du moment que le reste de l'histoire tienne la route et qu'ils s'y intègrent sans que ce ne soit centré dessus. mais rassure-toi, je n'en mettrais pas dans tous les chapitres. le 21 en sera parfaitement exempt.
Hesymi : nan c'est Grimmjow ? sérieux ! lol oui, le bleuté arrive bientôt ... merci pour ton commentaire ! et tu as raison, la petite sauterie est finie et les choses sérieuses commencent ... dès ce chapitre
bonne lecture à tous !
OoOoOoO
Renaissance
Chapitre 21 : ... un lendemain qui déchante. (première partie)
L'aube se levait enfin, revêtant le ciel nocturne de lambeaux rosés, dorés, azurs ... nimbant les vallées de brumes éthérées s'élevant doucement vers les cieux. C'était le début d'une journée qui s'annonçait belle et ensoleillée.
Hisagi vit à peine ces beautés. Il venait d'arriver devant le portail de la neuvième division et n'avait pas fermé l'oeil depuis le départ de Rangiku. Bien au contraire, il avait pris une douche très froide et bu pas moins d'un litre de thé très noir, très fort. Ses excès de boisson s'étaient envolés mais les souvenirs restaient encore présents dans sa mémoire.
Il avait cherché Kira en vain. Il s'était souvenu de ses mots au moment où il avait quitté ses quartiers ; « ne viens pas te plaindre demain » et voulait lui demander si cela avait un rapport avec ses ébats nocturnes. Mais son ami et vice-capitaine avait sans doute trouvé un endroit où dormir dans le Sereitei. Hormis les gardes postés à l'entrée de la troisième division qui l'avaient salué avec toute la déférence due à son rang, il n'avait pour l'heure encore vu personne.
Son haori claqua dans le vent matinal se rappelant à lui comme autant de souvenirs brûlants et d'une claque magistrale. Il n'avait d'abord pas voulu le porter et s'était ravisé, songeant que six capitaines puis l'ensemble des capitaines avait approuvé sa nomination. Il ne pouvait leur faire l'affront d'abandonner son poste dès le lendemain. Il saurait se montrer digne de leur confiance comme il le leur avait promis la veille.
- Vice-capitaine Hisagi ... pardon, Capitaine de la troisième division, Shuhei Hisagi ... s'inclina avec déférence l'un des deux gardes de la neuvième, rougissant de sa méprise.
- ce n'est rien. Répondit Hisagi en souriant. Je connais chacun d'entre vous et vous pouvez continuer à m'appeler Hisagi ou vice-capitaine, tout simplement. Nous avons vécu trop de choses ensemble pour que je vous en tienne rigueur et moi-même je ne suis pas encore trop habitué à mon nouveau titre.
- c'est mérité, Vice ... euh Capitaine. Nous sommes heureux pour vous. Quel dommage que vous n'ayez pas été nommé à la tête de la neuvième.
Shuhei haussa les épaules et leur adressa un sourire confiant.
- Oui, certainement. Mais le capitaine Muguruma Kensei est hautement qualifié et saura vous encadrer mieux que je n'aurai su le faire. Ayez confiance en lui.
- Oui Capitaine.
- Puis-je entrer maintenant ? Je dois récupérer des affaires m'appartenant.
Les deux gardes s'empressèrent d'ouvrir les lourdes portes et Hisagi pénétra dans la neuvième avec l'impression de rentrer chez lui. Combien de temps lui faudrait-il à la troisième pour éprouver la même chose ?
Il traversa la cour intérieure et entra dans ses appartements. Visiblement son remplaçant n'avait pas encore pris possession des lieux. Cela lui simplifierait la tâche. Il rassembla ses affaires et se dirigea ensuite vers les bureaux du journal. Muguruma ne voulait pas s'acquitter de cette tâche mais il lui laissait les hommes avec lesquels il avait l'habitude de travailler. En échange il devrait trouver au sein de la troisième des shinigamis acceptant d'intégrer la neuvième.
Les troisième, cinquième et neuvième divisions avaient perdu de leur prestige depuis la trahison de leurs leaders respectifs et rares étaient les shinigamis voulant s'y rendre. Ces trois divisions étaient devenues des seconds choix ; les premiers restant la onzième pour les plus brutes, la sixième pour tous, la douzième pour les scientifiques, la quatrième pour les médecins et la première ou seconde pour le prestige.
Il soupira et reprit sa tâche. La charge de capitaine était plus complexe qu'il n'y paraissait de prime abord. Comment le jeune Hitsugaya avait-il réussi à tout gérer ? Penser au capitaine de la dixième l'amena aussitôt sur Rangiku et l'irrita. Il ne pouvait se permettre de laisser ses sens bouleverser sa vie à ce point. Secouant la tête, il finit de tout ranger avec une énergie par trop importante pour cette modeste tâche. L'ensemble fut plié en moins d'une heure.
Il sortit et se rendit compte qu'il était encore tôt. Quelques exercices de méditation et passes d'armes avec Kazeshini ne lui feraient pas de mal. Après tout, il devait atteindre ce maudit bankai avec son Zanpakuto qui frémit dans son fourreau à la seule idée de prendre enfin l'air.
Shuhei se rendit d'un pas rapide jusqu'au terrain d'entraînement de la neuvième, très peu utilisé du temps de Kaname Tosen. Une vaste plaine rocheuse, quelques arbres ou buissons ça et là, une forêt clairsemée, un cours d'eau se terminant en chute d'eau plus au nord. La neuvième n'était pas loin du Rukongai d'où il était issu.
Il s'arrêta au beau milieu et enfonçant ses pieds dans le sol, joignant ses mains et fermant les yeux, commença une méditation silencieuse. Il s'isola du reste du monde, profitant pleinement du calme matinal.
C'est ainsi que le fraichement nommé vice capitaine de la neuvième trouva son prédécesseur. Ulquiorra avait sentit un reiatsu s'approcher de lui sans avoir réussi à l'identifier. Malgré son haut niveau de ressenti, il ne les reconnaissait pas encore tous. Et n'ayant jamais combattu ni croisé celui d'Hisagi, il avait du mal à le cerner. Mais il y avait plus que cela.
Ulquiorra l'observa du haut de la falaise sur laquelle il s'entrainait quelques minutes plus tôt. Ce shinigami était bien plus fort et plus dangereux qu'il ne le laissait lui-même supposer. Il en était certain. Pourtant, il semblait dresser des barrières invisibles entre lui et ses possibilités, entre lui et son pouvoir.
L'ex-Espada fronça les sourcils. Malgré tous ses efforts, il ne parvenait pas à maîtriser son nouveau Zanpakuto même s'il connaissait son nom, condition sine qua non pour réussir à l'utiliser au minimum en shikai. Et depuis sa dernière visite, le jeune moine restait sourd à ses appels. Irritant.
Il réfléchit rapidement et se demanda si en posture de vrai combat ou de réel danger, le jeune moine reviendrait enfin lui parler et débloquerait ce sabre capricieux. Après tout, « Kurosaki-kun » comme l'appelait Orihime s'était bien révélé progressivement au cours des combats. Encore plus irritant ... rien que penser au rouquin « Kurosaki-kun-adoré-de-sa-femme » comme il l'appelait le faisait voir rouge.
Il sauta de son perchoir et avança vers Hisagi qui ouvrit les yeux mais ne bougea pas d'un pouce.
- Je ne savais pas quand vous alliez vous décider à me rejoindre. Annonça-t-il sur un ton tranquille.
Il referma les yeux, finit sa méditation et reprit une pose normale tout en le fixant.
- Bonjour, vice-capitaine. Vous vous entrainiez ?
Ulquiorra le fixa droit dans les yeux sans répondre avant de regarder son sabre.
- Pourquoi n'utilises-tu pas la pleine puissance de ton Zanpakuto ? D'après ce que j'ai pu lire ou observer, il s'agit d'un Zanpakuto plutôt puissant pour le Sereitei.
Hisagi cligna des yeux encore peu habitué aux manières et questions pour le moins directes de l'Espada. Il fixa à son tour le Zanpakuto de shinigami d'Ulquiorra.
- je vous retourne la question ; pourquoi ne l'utilisez-vous pas alors que Murcielago est scellé ?
Ulquiorra fit une chose aussi rare que Byakuya ; il sourit.
- je crois que nous pourrions nous aider mutuellement. Tu crains ton Zanpakuto. Tu crains de l'affronter pour obtenir le Bankai. Je ne parviens plus à atteindre l'âme du mien alors que j'en aurai simplement besoin pour le shikai. Pourquoi ne pas nous affronter et les forcer à se révéler ?
Hisagi pesa le pour et le contre. Il ne voulait pas affronter Kazeshini car il craignait ce fourbe, déjà sous forme de shikai. Imaginer Kazeshini sous une forme encore cent fois plus puissante et le maîtriser était quelque chose de terrible pour lui. Le seul autre moyen de le révéler était de se mettre en danger lors d'un combat. Mais jamais il n'aurait entraîné un seul de ses amis dans un affrontement aussi incertain et dangereux. Mais pourquoi pas cet Espada froid et calculateur, avec lequel il n'avait aucune affinité hormis d'avoir eu le même poste ? De plus, Schiffer, même avec Murcielago scellé, était suffisamment fort pour le maîtriser lui et Kazeshini si cela tournait au vinaigre.
- j'accepte votre offre.
Ulquiorra se contenta de hocher la tête et dégaina le sabre de shinigami, Murcielago toujours à sa ceinture. Hisagi fit de même avec son sabre sans toutefois le nommer. Ils commencèrent le combat, portant chacun leur tour des attaques, défendant chacun leur tour leurs positions. Ulquiorra avait pour lui sa vitesse et sa maîtrise du combat au sabre et Hisagi son utilisation du Kido et sa maîtrise du corps à corps.
Ils se séparèrent au bout de quelques minutes, chacun bien conscient que cela n'avait été qu'un échauffement. Ulquiorra baissa son arme et remit une main dans sa poche.
- il est temps d'appeler ton Zanpakuto, non ?
- Cela ne serait pas loyal. Vous ne pouvez faire appel ni à votre Zanpakuto ni à Murcielago.
Ulquiorra le fixa de son regard impénétrable et amplifia son reiatsu graduellement. Hisagi écarquilla les yeux.
- je croyais que le poison de Kurotsuchi vous empêchait d'utiliser votre pleine puissance.
- Tss ... je suis encore très loin de ma pleine puissance, comme tu dis et d'autre part, le poison de Kurotsuchi est périmé depuis un certain temps. Ma régénération a fabriqué l'antidote ... Si tu ne veux pas mourir, Capitaine, il est temps d'appeler ton Zanpakuto ...
Hisagi le vit foncer droit sur lui et eut juste le temps de contrer une de ses attaques en sautant en arrière avant de s'élever vers le ciel.
- Fauche Kazeshini !
La formule fit aussitôt apparaître les deux faucilles doubles reliées par la chaine et il était temps. Ulquiorra l'aurait sans doute blessé s'il n'avait pu le contrer en croisant ses faux devant lui. Il le repoussa et ils se retrouvèrent face à face. L'ex-Espada n'avait même pas sorti la main de sa poche et tenait négligemment son sabre. Il le fixa à nouveau de son indéchiffrable regard vert. Inconsciemment Hisagi recula d'un pas devant le reiatsu qui augmentait encore.
- à quoi est-ce que vous jouez ?
- je ne joues pas justement, contrairement à toi. Peut-être que dans le Sereitei, vous avez l'habitude de vous amuser gentiment entre vous et que vous nommez crânement cela « entrainement ». Au Hueco Mundo, l'entraînement se solde par deux possibilités, au choix du vainqueur ; la mort du vaincu ou sa rétrogradation immédiate.
Hisagi écarquilla les yeux. L'Espada n'avait pas l'air de plaisanter le moins du monde. Il se retrouvait dans une situation pour le moins délicate. La façon de penser d'Ulquiorra était restée celle d'un Arrancar même s'il avait revêtu une tenue de shinigami. Et lui, sans maîtriser le bankai et en ayant déjà peur de Kazeshini sous cette forme lui avait proposé un duel ... non, un suicide serait le meilleur terme ... Il resserra sa main sur les manches de son Zanpakuto qu'il sentit vibrer.
- Tss, ça doit te plaire ça, Kazeshini ... je crois que malheureusement je viens de te trouver un adversaire à ta hauteur ... murmura-t-il.
OoOoOoO
Les capitaines de la huitième et de la treizième divisions, attablés dans la bibliothèque relevèrent la tête en même temps.
- tu as senti cela, Kyoryu ?
- Ouais et ça sent pas bon, si tu veux mon avis ...
Dans son bureau de la dixième, Hitsugaya leva le nez de la paperasse en retard de sa vice-capitaine et fronça les sourcils.
- Qu'est-ce que ça veut dire ? Marmonna-t-il en se levant.
Au sein de la sixième, Renji arrêta l'inspection matinale des troupes et croisa le regard d'Ichigo qui venait d'arriver en trombe depuis l'intérieur.
- Renji ! Il faut y aller !
Byakuya sortit de ses propres appartements et regarda au loin au-dessus des toits avant de s'adresser à Renji.
- la neuvième. Déclara-t-il simplement.
Kira, quelques rues plus loin, toujours à la recherche d'une certaine personne, s'arrêta net et ressentit avec inquiétude la vague du sombre reiatsu qui commençait à prendre des proportions inquiétantes. Il sentit également celui de son ami commencer à s'élever et repartit aussitôt sur ses recherches.
- Tiens bon Shuhei, murmura-t-il. Je vais essayer de faire vite.
Yamamoto, debout sur son balcon, les yeux clos, semblait exactement savoir de quoi il retournait. Son vice-capitaine se tenait juste derrière lui.
- Capitaine Yamamoto, tout le monde a senti un étrange reiatsu. La dernière fois que nous l'avons ressenti c'est lorsque l'Espada Ulquiorra Schiffer est revenu à lui.
- c'est vrai ... cela a enfin commencé ... résuma le vieux capitaine. Il était temps.
Orihime se réveilla enfin. Elle était toujours sur la terrasse dans son kimono de cérémonie mais seule. Quelque chose, comme un malaise qu'elle aurait déjà éprouvé par le passé venait de la sortir des bras de Morphée. Elle cligna des yeux et reconnut le reiatsu d'Ulquiorra. Etouffant et sombre, identique à celui qu'il avait déployé au Hueco Mundo avant de prendre sa première forme de résurrection. Elle se passa la main dans les cheveux et se redressa.
- Ulquiorra ... que fais-tu ? Murmura-t-elle en appelant ses fleurs afin de créer un bouclier sur lequel elle pourrait se déplacer. Arrête, je t'en supplie.
OoOoOoO
Le coup l'avait fait franchir les dizaines de mètres qui le séparaient de la forêt en quelques secondes. Il n'avait rien vu arriver et le fait qu'il ait toujours la tête sur les épaules était déjà étonnant en soi. Kazeshini avait contré l'estocade de l'Espada de justesse. Hisagi entendit son sabre lui crier de se réveiller et de combattre au lieu de s'amuser.
Il se releva et cracha quelques gouttes de sang. Quelle idée stupide il avait eu là. Ulquiorra arrivait d'un pas tranquille à sa hauteur, son regard toujours fixe et impénétrable. Cet homme n'avait donc aucun sentiment ?
- C'est tout ce que tu vaux ? Le questionna-t-il. Comment six de vos capitaines ont pu te mettre à un tel poste avec des capacités aussi faibles ? De mémoire, Gin Ichimaru était bien plus fort.
Hisagi serra les dents. Ce nom revenait un peu trop souvent à son goût depuis la veille.
- Tu ne l'appréciais pas, visiblement. Nota l'Espada sur un ton neutre. A moins que ce ne soit autre chose. Peu importe, ce ne sont pas mes affaires. Je crois que nous devrions arrêter là ; tu n'es pas aussi puissant que je ne l'avais pensé. Il me faudra trouver un autre adversaire pour obtenir quelque chose de ce Zanpakuto.
Il lui tourna le dos et Hisagi eut l'impression de recevoir une claque. Sa fierté en prit un coup et il se redressa.
- Pas si vite, vice-capitaine Schiffer. Nous n'en avons pas encore fini. Je n'avais pas compris vos règles du jeu mais à présent ... voyons lequel d'entre nous arrivera à ses fins !
D'un shunpo extrêmement rapide il se précipita sur Ulquiorra qui n'eut que le temps de se retourner et de parer les deux faux avec son Zanpakuto. Il sentit le reiatsu d'Hisagi s'amplifier et entrer en résonance avec celui de Kazeshini. Ses yeux semblaient s'être vidés de la peur et du doute qu'il y avait lu précédemment. Ce n'était plus le même combattant qui lui faisait face.
- Intéressant. Nota Ulquiorra. Les choses sérieuses vont peut-être enfin pouvoir commencer.
Leur combat s'éleva dans les airs, à la rapidité de leurs shunpo et sonido mêlés. Les armes cognaient l'une contre l'autre avec férocité et des gerbes d'étincelles apparaissaient à chacune de leur rencontre.
Ulquiorra maîtrisait l'envolée de son reiatsu car il redoutait l'effet des scellés posés sur Murcielago. Est-ce que le fait de trop s'approcher du stade de ses résurrections n'allait pas se retourner contre lui et annuler tous ses pouvoirs d'un coup ? Hisagi ne se retenait plus et il sentait que Kazeshini en demandait toujours plus.
L'Espada fut néanmoins surpris de voir des ondes d'un rouge profond, aux reflets presque noirs irradier de l'un des plus vertueux shinigamis du Sereitei. Il se passait quelque chose. Quelque chose contre lequel il devait se montrer méfiant. Hisagi semblait de plus en plus déchaîné comme si ce n'était plus réellement lui qui lui faisait face et Ulquiorra sauta plusieurs fois en arrière pour éviter les faux qui finirent par le toucher et lui faire mordre la poussière.
Il vit l'ombre de Hisagi foncer sur lui et eut juste le temps de contrer les faux qui allaient lui trancher la gorge en levant devant lui son Zanpakuto pour les dévier. Une des lames s'enfonça dans son biceps droit lui causant une sérieuse blessure qui allait le handicaper pour tenir son arme. Hisagi sauta en arrière et garda la tête baissée tout en haletant. Ulquiorra se releva et toucha son bras. Sa régénération n'allait pas tarder à cicatriser la plaie mais il devait reconnaître qu'il avait été surpris par la vitesse et la rage soudaine de son adversaire.
Il sentit aussi des reiatsus divers s'approcher et au milieu d'eux l'aura douce d'Orihime. Il fronça les sourcils, inquiet pour elle. Pourquoi venait-elle ici ? Et surtout pourquoi était-elle la seule à venir de ce côté, aussi proche de leur combat. Il la vit arriver du milieu de la forêt et cet instant d'inattention faillit lui coûter son bras droit.
La faux en rotation passa à quelques centimètres de lui et faucha un arbre sans doute centenaire qui menaça de tomber sur la jeune femme. Ulquiorra jura entre ses dents et prenant Orihime par la taille sauta jusqu'au sommet de l'un des arbres.
- Que fais-tu ici ? Commencèrent-ils tous les deux en même temps avant de se taire.
- j'ai senti ton reiatsu, Ulquiorra. Pourquoi ?
- ce n'est qu'un entrainement ... enfin, c'était ...
Il écarquilla les yeux en voyant l'objet tranchant briller et se diriger droit sur eux. Il regarda derrière lui et vit la seconde arriver aussi en tournoyant. Il ne pourrait éviter les deux, c'était certain. Orihime les vit aussi et dressa sa fragile barrière qui explosa sous l'impact. Elle cria et Ulquiorra se mit en protection devant elle prenant la lame dans le dos. Il grimaça à peine mais descendit au sol, Orihime toujours dans ses bras. Une large tache rouge macula l'herbe à leurs pieds et la jeune femme lui adressa un regard épouvanté.
- Ulquiorra ! Tu es blessé !
- c'est juste une égratignure. Il faut que tu partes, femme et vite.
Il avisa les nouveaux arrivants qui se tenaient en haut de la falaise. Kurosaki, Renji et le capitaine Kuchiki ... plus loin arrivaient Hitsugaya, Mugumura et Hirako. Il sentait aussi l'énorme reiatsu de Kenpachi arriver en trombe. Hisagi était planté au milieu du champ d'entraînement, les faux dans ses mains, sans bouger d'un pouce.
- Il va attaquer ... dès que nous bougerons de là. L'informa Ulquiorra. Je veux que tu ailles rejoindre les autres, tu y seras en sécurité.
Elle secoua la tête.
- et toi ?
- je n'en ai pas fini avec lui. Je veux comprendre ce qui lui arrive et le battre.
Orihime fixa un instant Hisagi toujours immobile. Elle le connaissait peu mais à chaque fois qu'elle l'avait rencontré il lui avait sauvé la vie et s'était montré loyal et peu enclin au combat. Rien à voir avec l'homme qui était debout là.
- je n'arrive pas à croire que Hisagi en vienne à de telles extrémités.
Ulquiorra ne répondit pas et dégaina son Zanpakuto d'une main tout en attrapant Orihime par la taille.
- Fais-moi confiance, femme. Il ne te fera rien tant que je serai là.
Il s'élança dans les airs en direction de la falaise et sut aussitôt à un mouvement d'air que les faux s'étaient remises en action. Il admirait cette arme puissante et mortelle et la dextérité dont son manieur faisait preuve. Mais pour l'heure il fallait mettre l'humaine en sécurité et si l'autre ne faisait couler qu'une goutte de son sang, il aurait affaire à lui. Il put dépasser la falaise et s'adressa à Kurosaki avant de lâcher la jeune femme.
- je te la confie, shinigami remplaçant.
Il redescendit aussitôt en anticipant le mouvement de la faux qui fonçait droit sur Orihime pour la toucher dans sa chute et la contra d'un coup de sabre. Elle rebondit sur sa jambe et il grommela tout en chutant durement sur le sol caillouteux.
Ichigo réceptionna une Orihime dépassée par les événements et sauta avec elle en arrière lorsque la seconde faux s'abattit à leurs pieds. Byakuya ne recula pas d'un pouce mais fronça les sourcils. Renji se tourna et s'adressa à Hisagi.
- Hey, Shuhei ! A quoi tu joues là ?
Il n'obtint aucune réponse et la faux s'arracha du sol, emportant un morceau de la falaise avec elle qui s'écroula sur Ulquiorra toujours à terre. Kenpachi, un grand sourire plaqué sur le visage voulut avancer mais Byakuya lui barra le passage en levant le bras.
- Quoi Kuchiki ! Pour une fois que je pourrais m'amuser un peu !
- ce n'est pas ton combat, Kenpachi.
- Et alors ? Cet avorton ... je n'aurais jamais cru qu'il avait une telle puissance ! L'autre est déjà au tapis !
- Ulquiorra ! Cria Orihime en voulant se dégager de la poigne d'Ichigo qui la retenait par le poignet.
- non, Orihime ! C'est trop dangereux !
- Silence. Imposa Byakuya d'un ton sans réplique.
- Capitaine, vous savez ce qui arrive à Shuhei ? Lui demanda Renji sans quitter son ami des yeux.
- il va appeler le bankai.
- son bankai ? Répéta Hitsugaya, les bras croisés. Il ne me semblait pas qu'il l'avait atteint.
- il l'a sans doute atteint depuis bien plus longtemps que nous le pensions mais ne le maîtrise pas. Son Zanpakuto, Kazeshini prend progressivement le contrôle de son corps. C'est ce qui arrive lorsque certains Zanpakutos se révèlent plus puissants que leur porteur ou si le porteur craint de ne jamais pouvoir maîtriser son Zanpakuto. Expliqua Kuchiki.
- Mais le bankai est la preuve que le porteur et son Zanpakuto sont sur la même longueur d'ondes. Pour atteindre le bankai un porteur ne doit-il pas maîtriser à la perfection son Zanpakuto ? Questionna Renji.
- En principe, oui ... mais Kazeshini a toujours été un Zanpakuto n'en faisant qu'à sa tête. Avant Hisagi, peu de shinigamis ont réussi à le maîtriser. La plupart de ses porteurs sont morts, de leurs propres mains.
Ichigo et Renji échangèrent un regard perplexe.
- et le Zanpakuto n'est pas mort avec eux ?
Byakuya soupira. Il fallait vraiment tout leur dire à ces deux-là. Ne pouvaient-ils pas de temps en temps mettre leur cerveau en fonctionnement ?
- évidemment non, Kurosaki puisqu'il est ici aujourd'hui. Je crois l'avoir précisé, Kazeshini n'en fait qu'à sa tête.
- Pourquoi Shuhei a-t-il choisi un sabre pareil ? C'est son opposé en tout ...
- Il doit y avoir des choses similaires en eux ... sans quoi Kazeshini l'aurait déjà tué ... sans quoi Hisagi ne parviendrait pas à le manier ainsi.
Tous se concentrèrent sur Hisagi. Ils virent son reiatsu exploser et ressentirent sa force teintée d'une violence peu commune. Il brandit ses faux et les croisa devant lui.
- Bankai ... Kama de Senpuujashin.
Un éclair rouge l'enveloppa et s'éleva en tourbillonnant jusqu'au ciel. Tous les habitants du Sereitei et du Rugonkai purent le voir distinctement et ressentir le vent qui s'en échappait. Ulquiorra qui s'extirpait avec peine des éboulis qui l'avaient recouvert fut aux premières loges et mit une de ses mains en visière pour éviter d'être aveuglé par la lumière.
Sur la falaise, Ichigo protégea Orihime dans ses bras, exposant son dos au vent. Renji se posta devant lui, juste à côté de son Capitaine et d'Hitsugaya qui n'en croyait pas ses yeux. Les autres se protégèrent du vent tout en fixant l'endroit où Hisagi se trouvait quelques secondes auparavant.
- Il l'a fait ! Cria Hitsugaya. Il a atteint le bankai.
OoOoOoO
Kira s'arrêta de courir en ressentant le violent reiatsu exploser juste avant de voir les éclairs rouges remonter du sol et d'être plaqué contre l'un des murs du Sereitei.
- Bon sang ! Mais qu'est-ce qui se passe ?
Il vit une chevelure rousse au coin de la rue et courut pour la rejoindre. Matsumoto était à terre avec Nanao Ise et Hinamori.
- Kira ! L'appela celle-ci. Par ici !
Il l'aida à se relever et regarda les deux autres.
- Tu sais ce qui se passe ? Demanda-t-elle.
- c'était le reiatsu de Shuhei juste avant cette explosion. Mais je ne sais pas plus. Où est-ce que vous alliez ?
- nous cherchions nos Capitaines.
- J'ai croisé les capitaines des treizième et huitième divisions devant la bibliothèque. Pour les deux autres je ne sais pas. Mais il doit y en avoir près de la neuvième. C'est là où se trouve Hisagi.
- merci ! Fit Nanao Ise en fonçant vers la bibliothèque.
- Que fais-tu là ? Finit par demander Rangiku à Kira qui la fixait d'un regard dur.
- je veux te parler, seul à seul. Excuse-nous Hinamori.
Hinamori observa tour à tour ses deux amis mais ne chercha pas à comprendre. Elle s'éloigna vers la zone de la neuvième division et les laissa seuls au milieu du vent qui soufflait en rafales.
- Que veux-tu me dire ? Attaqua Rangiku sur la défensive.
Kira plissa des yeux et pointa un doigt accusateur vers elle.
- Pourquoi lui ? Pourquoi as-tu fait cela avec lui et cette nuit en plus ?
Elle recula d'un pas.
- Tu sais ?
- Difficile de l'ignorer vu votre volume sonore. Les hommes de la troisième auraient été réveillés si je n'avais pas dressé un bouclier de kido pour masquer vos ébats.
Rangiku accusa le coup.
- Je te l'avais dit hier avant la fête. Ne viens plus comme tu le faisais avant ou après la disparition d'Ichimaru.
- je ne savais pas qu'il serait là. Commença-t-elle après une hésitation.
- tu me prends pour un crétin ? Tu le savais parfaitement !
Kira était hors de lui. Il ne supportait pas de voir ses amis souffrir et Shuhei était son meilleur ami. Il s'était aussi rapproché de Rangiku après la trahison d'Ichimaru et avait toujours respecté les liens compliqués qui avaient uni son ancien Capitaine et la belle rousse. En voyant l'air triste de Rangiku, il se calma un peu avant de reprendre.
- Rangiku, il y aurait un bataillon de shinigamis prêts à descendre au Hueco Mundo et à se faire couper en rondelles pour tes beaux yeux. Tu aurais pu mettre n'importe lequel d'entre eux dans ton lit hier soir. Ne joue pas avec lui ! Surtout pas avec lui !
- Je ne joue pas, Kira.
- tu ne te rends même pas compte des sentiments qu'il a pour toi. Ce n'est pas un Gin Ichimaru de substitution, tu ne peux pas lui demander çà !
Rangiku accusa le coup mais ne nia pas le fait. Il était vrai que de le voir porter le haori de la troisième division l'avait troublé à un point qu'elle n'aurait pas imaginé.
-Qu'est-ce que j'ai fait ? Murmura-t-elle en portant sa main devant sa bouche.
- une belle connerie si tu veux mon avis ! Et çà, fit-il en montrant les éclairs du doigt, doit avoir un rapport avec cette nuit. Je suppose que s'il n'était pas aussi perturbé il aurait pu éviter la tournure que prennent les évènements aujourd'hui.
- C'est lui ?
- Oui. Je crois qu'il vient de déclencher son bankai et que malheureusement il ne le contrôle pas. Il faut nous rendre sur place au plus vite et lui faire entendre raison.
Ils se mirent à courir pour rejoindre Hinamori et les autres.
- tu crois qu'on arrivera à temps ?
- il faudra bien ! Si il ne parvient pas à maîtriser cette énergie il risque d'y laisser la vie.
Rangiku se tut et suivit Kira qui serrait les dents. « Tiens bon Shuhei. Je ne sais pas comment, mais on va t'aider ».
OoOoOoO
Ulquiorra faisait face aux violentes rafales qui tentaient de le balayer. C'était comme si le vent lui-même lui en voulait. Il fronça les sourcils. Kazeshini, le vent de la mort. Normal que même cet élément invisible l'attaquait. Les tourbillons au sol se calmèrent et la forme humaine d'Hisagi réapparut avec quelques modifications.
Les faux n'étaient plus doubles ni reliées par une chaine. Elles ressemblaient d'avantage à la faux présentée sur les gravures moyenâgeuses représentant la mort. Elles étaient devenues énormes, présentes chacune à un bout d'un unique manche d'acier, chacune implantée dans le sens inverse de l'autre. L'ensemble était complètement noir, à l'exception d'une sorte de ruban gris qui entourait la poignée destinée à manipuler l'arme et qui allait jusqu'au bras du manieur.
L'aspect d'Hisagi avait aussi changé. La veste de sa tenue avait disparu lui laissant le torse quasiment nu. Il portait sur les épaules et les bras les rubans gris qui s'enroulaient autour de ses biceps et de son cou et flottaient derrière lui. Ses cheveux étaient plus longs, il était plus musclé. La bande grise présente sur sa joue gauche était devenue rouge et se prolongeait en arabesque maori le long de son cou jusqu'au coeur. Ses yeux en amande semblaient vides et étaient d'un bleu métallique, semblables à ceux de Kazeshii sous sa forme matérialisée. Ses mains couvertes de tatouages rouges et griffues agrippèrent l'arme et la soulevèrent de terre en la faisant tournoyer au-dessus de sa tête, créant une tornade qui monta jusqu'au ciel.
- Impressionnant ! remarqua Shinji en plissant les yeux. Vous connaissiez son bankai ?
Hitsugaya fit un signe négatif de la tête sans cesser de fixer Hisagi. Byakuya estima la distance qui séparait la tornade d'eux et la jugeant suffisante reporta son attention sur Ulquiorra debout bien droit devant Hisagi. Kenpachi se frottait les mains, impatient de descendre dans l'arène. Ichigo et Renji se regardèrent et Orihime oscillait entre la crainte que lui inspirait Hisagi et la joie d'avoir vu Ulquiorra blessé, mais vivant.
- Il n'y arrivera pas tout seul. Affirma Renji, disant tout haut ce que tous pensaient tout bas.
- en tout cas, pas avec Murcielago scellé. Acquiesça Byakuya.
- donc je peux descendre et leur botter le cul à tous les deux ? Rugit Kenpachi prêt à bondir.
- pas si vite, Brutus. Reprit Byakuya en barrant le passage pour la seconde fois à Kenpachi.
- ça fait deux fois Kuchiki ! La troisième, je t'arrache le bras !
- Tss ... c'est leur combat. Aucun de nous ne peut intervenir mais nous pouvons égaliser leurs chances ... pour les garder en vie tous les deux.
- Hein ? Ça a une importance qu'il n'y ait pas de mort ?
- pff ... Qui nous guidera vers le Hollow invisible si Ulquiorra Schiffer venait à mourir ? Et je doute que le vieux apprécie qu'un capitaine fraichement nommé périsse moins de vingt quatre heures après sa nomination.
Kenpachi renifla bruyamment et rangea son sabre au grand soulagement d'Orihime.
- mouais ... le vieux est chiant avec ça ...
- Que propose-tu alors ? Demanda Hitsugaya.
- de lever l'un de ses scellés.
- Quoi ? S'exclamèrent tous les autres.
- il y a deux scellés sur Murcielago. Le premier peut être levé par deux capitaines, n'importe lesquels. Le second doit l'être par trois, dont le Capitaine-Commandant. Nous ne risquons donc pas grand chose, d'autant qu'il est maintenant vice-capitaine de la neuvième.
Ichigo cligna des yeux.
- c'est une mauvaise idée Byakuya.
- pour une fois je suis d'accord avec lui, renchérit Hitsugaya.
Byakuya les regarda à peine et leur désigna le bas de la falaise où Ulquiorra venait de mordre une énième fois la poussière. Orihime entendit le craquement sinistre d'un os se brisant et s'accrocha au bras de son ami.
- Ichigo, je t'en supplie ... il faut l'aider. Vous n'allez pas rester là et le regarder se faire massacrer ... il faut aider Shuhei Hisagi aussi. Il n'est pas dans son état normal !
- Orihime ... tu sais ce qu'Ulquiorra est capable de faire lorsqu'il appelle Murcielago. Tu étais là et je ... je ne suis pas certain de vouloir l'arrêter encore ... pas comme ça ...
- Tu n'es plus seul Kurosaki Ichigo. L'assura Shinji en suivant le combat. Quelle que soit votre décision, je crois qu'il va falloir faire vite. Ou il ne restera que des miettes de ce type.
La faux s'abattait encore et encore à une vitesse effarante et créait des dizaines de tornades qui zigzaguaient en tous sens avant de toucher simultanément leur cible.
Ulquiorra se releva encore et s'essuya la bouche. Il respirait avec peine. Deux ou trois côtes devaient être brisées et sa régénération n'était plus assez rapide pour lui permettre de se remettre entre deux attaques. Et son foutu Zanpakuto ne s'était toujours pas décidé à intervenir. Attendait-il qu'il fut mort ?
Il serra la garde du Zanpakuto et sauta sur le côté pour éviter une nouvelle tornade tout en observant Hisagi. Il affichait un sourire carnassier et prenait vraiment plaisir à ce combat. Pour un peu il aurait cru voir le frère jumeau de Grimmjow ... la même rage, la même bestialité et les mêmes souplesse et rapidité d'attaque.
Ulquiorra amplifia son reiatsu. Il devait tenir, attaquer au lieu de tenter de se défendre et faire bouger Hisagi de sa position. Son arme était lourde mais unique. Cela pouvait être un avantage. D'un puissant sonido il fonça sur lui, au centre de l'arme, là où aucune tornade n'était créée. Il sut qu'il avait commis une erreur lorsque son vis-à-vis sourit de toutes ses dents.
Ulquiorra écarquilla les yeux et le vit séparer la poignée en deux. Une longue chaine apparut et les deux lames se retrouvèrent chacune à part. L'une fonça droit sur lui et l'autre partit vers l'arrière en tournoyant. La chaine s'enroula autour de son pied alors qu'il tentait de monter vers le ciel et le projeta à terre avec une violence inouïe. Il entendit Orihime crier et perdit connaissance.
- Ulquiorra !
Orihime se dégagea de la poigne d'Ichigo et aurait sauté au bas de la falaise si Kenpachi ne l'avait pas attrapé par les mètres de soie qui cédèrent sous sa poigne. Byakuya le regarda de travers.
- pas si vite fillette ! Si quelqu'un doit sauter en bas, ce sera moi et personne d'autre !
Il la jeta sans ménagement dans les bras d'Ichigo qui s'écroula à terre avec elle.
- Kuchiki ! Grogna Kenpachi. Je vais t'aider à le desceller.
- tss ... il faut une personne un peu douée en kido. Et sans vouloir t'offenser, tu es nul en kido.
- Kuchiki ! Je vais te tuer ...
- mais oui, mais oui. Fit Byakuya en s'avançant vers Shinji sans plus prêter attention à un Kenpachi vert de rage. Je pense que vous devez en être capable, Hirako Shinji. Allons-y.
- Et même pas qu'il me demanderait mon avis. Soupira Shinji en prenant place aux côtés de Byakuya pour combiner leurs kidos.
Il récitèrent de concert la formule, Shinji ayant connaissance de celles qui servaient aux scellés posés par les Capitaines. Une traînée lumineuse fila droit sur Ulquiorra, toujours à terre, faisant reculer Hisagi qui se tourna vers eux. Kenpachi ricana.
- ah je crois qu'il va enfin s'occuper de nous ! Viens par ici, mon petit ... on va s'amuser un peu tous les deux ...
Hisagi sauta d'un bond sur la falaise tenant d'une main ses deux faux à nouveau jointes. Ses yeux luisaient d'un éclat meurtrier. Kenpachi repoussa tous les autres d'un mouvement du bras et traça une ligne au sol avec la pointe de son sabre amoché.
- ce coup-ci Kuchiki, tu ne m'en empêcheras pas ! Hey toi ! Fit-il en pointant Hisagi du bout de son sabre. Tu ne franchiras pas cette ligne.
- c'est ce qu'on verra ! Hurla Hisagi d'une voix méconnaissable. Je vais te tuer en premier, les autres suivront !
- Et maintenant ? Interrogea Shinji.
- çà va dépendre de lui ! Répondit Byakuya en désignant Ulquiorra toujours au sol, rejoint par Orihime, Ichigo et Renji. S'il veut finir son combat il vaut mieux qu'il se réveille vite avant que Hisagi ne soit mis en pièces par Kenpachi.
OoOoOoO
Une forme humaine apparut dans les arbres mais aucun n'en eut conscience. Le sourire affiché sur son visage quelques minutes plus tôt s'était effacé et un sourcil se leva sur le visage très blanc. La voix chantante s'éleva sans que personne n'y prêta attention au milieu du vacarme ambiant.
- Mi hermano ... que fais-tu là ? Comment pourrions-nous nous affronter si tu ne te relèves plus ? Ce sera beaucoup moins drôle sans toi ... Allez debout !
OoOoOoO
Le chapitre 21 est bien plus long que je ne l'aurai cru ... et le réduire aurait été dommage. Les acteurs et le récit auraient perdu en consistance. Et puis ... vous laisser mariner un peu c'est bien aussi !
La suite est en cours d'écriture ...
à bientôt. Et merci à tous de suivre ce récit et d'y laisser vos commentaires.
