Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais au fur et à mesure de l'histoire, j'écris des chapitres de plus en plus long, du coup les chapitres 2 et 3 étaient ridiculement courts, méritant d'être fusionnés ! ;) Rien de neuf cependant.
Bonne lecture !
Une bande d'ado énervés s'agitait dans le loft d'un Derek qui n'avait pas eu son comptant d'heures de sommeil. Sauf que lui, les cernes le rendait sexy. L'air encore plus ténébreux que d'habitude, dans ses vêtements noirs. En fait, son regard cerclé de noir avait l'air encore plus vert. Comment était-ce possible quand Stiles, enfin réveillé, avait juste l'impression d'être une serviette chiffonnée ? La vie était vraiment trop injuste...
Scott pris le premier la parole, essayant de rester calme :
- Stiles disait que tu avais un début de piste ?
- Oui, une personne peut peut-être nous aider, c'est le seul espoir que j'ai, mais pour l'instant elle n'est pas facile à localiser.
- Tu connais au moins son nom ou on devra se contenter de croire qu'il y a quelqu'un dans la nature qui sait potentiellement une info ou deux pour nous aider ? Ironisa Isaac.
- Est-ce qu'on ne devrait pas attendre Malia avant de commencer ? Demande Kira qui n'avait pas compris qu'il ne fallait plus espérer d'aide de la part de la jeune coyote dans l'affaire Banshee.
- Euuuh, disons que Malia est sur le banc de touche pour le moment, répondit Scott passablement mal à l'aise. La renarde et la coyote s'entendait plutôt bien et il ne voulait pas d'ennuis à cause des embrouilles ménagères de son meilleur pote.
- Oh.
- Est-ce qu'on peut en savoir plus sur cette fichu piste d'abord ?! S'exclama un Stiles toujours pas frais. Derek, dis nous tout, et essaye de faire une phrase complète pour une fois qu'on ai pas à se torturer les méninges sur 3 mots ! C'est agaçant à la fin !
- C'est toi qui m'agace... Derek se tenait les tempes en tentant de garder son calme. Disons que ma mère prenait parfois conseil auprès d'une femme qui n'était pas une émissaire apparemment. Elle s'appelait Ela Parov. J'ai fait quelques recherches et il semblerait qu'elle soit morte.
- Nous voilà rassuré, ne pu retenir le blond de son habituel ton blasé.
- ...Mais elle avait une petite fille qui a pris sa suite, finit le loup en fronçant les sourcils dans un regard assassin au narquois.
- Génial ! Il faut la trouver, elle habite loin ?
- Stiles, laisse moi finir. Elle s'appelle Ania Parov, elle vit près de Seattle aux dernières nouvelles.
- C'est méga loin ! S'alarma Scott. Comment on fait pour la trouver ? Tu sais à quoi elle ressemble ?
- En fait, je la connais personnellement. Sa grand-mère l'emmenait quand elle venait nous voir au manoir. Mais la dernière fois que je l'ai vu, on avait douze ans...
- Tu sais dire autre chose que « mais » ? S'impatienta l'hyperactif.
- Je venais chercher quelques affaires, voir si je retrouve une photo d'elle. Et je repars pour Seattle. Je vous tiendrais au courant.
- Comme tu l'as fait ce mois-ci ? Moi je vais mourir si ça dure trop longtemps.
- Je prend le risque, répondit Derek avec un sourire en coin.
Cependant, même s'il affichait un air bravache, il se dépêcha de trouver quelques vieilles photos d'une petite fille blonde et d'une vieille femme avant de repartir aussi sec vers le nord. Il voulait trouver Ania le plus vite possible, pour Lydia qu'il n'avait même pas eu le temps de voir et pour Stiles qui rongera rapidement l'os qu'il venait de lui jeter pour lui rendre un peu espoir.
oOo
- Et si je te coiffais hein ? Je suis sûr que tu te sentirais mieux avec une de ces coiffures compliquées que tu aimes tant !
- Je deviens folle Stiles, pas stupide... Le jour où tu toucheras mes cheveux n'est pas près d'arriver... répondit Lydia d'une voix rendue faible et pâteuse par les médicaments.
La jeune fille était encore plus pâle que l'adolescent, c'est à dire presque transparente. Ses cernes tournaient au vert et ses lèvres au violet. Heureusement qu'elle n'avait pas de miroir sous la main, elle aurait fait une attaque : vert et violet ? Quelle horreur !
- Haha... Oui bien sur, c'est moi que ça rend stupide ! Bref tout ça pour te dire que... Derek est rentré, il a peut-être déniché une personne qui pourra t'aider... On la cherche encore, mais on espère la trouver bientôt !
Lydia sourit faiblement. Elle s'apprêtait à répondre lorsque qu'un ouragan débarqua dans sa chambre : Malia.
- Encore là ! J'en étais sûre, Kira m'a dit pour la réunion où tu m'as « mise sur le banc de touche » ! Tu me mens maintenant ?! Ses yeux brun lançait des éclairs.
- Écoute Malia, on va pas recommencer, Lydia a besoin d'aide, elle a besoin de nous et tu n'es pas franchement... Il hésita, ne voulant pas dire devant la convalescente que la jeune coyote ne s'inquiétait pas pour elle. On peut discuter de ça dehors s'il-te-plaît ?
- Quoi tu as peur qu'on fasse de la peine à ta petite protégée ? Je suis sûre qu'elle fait du cinéma pour que tu restes qu'avec elle ! Moi aussi j'ai besoin de toi ! Elle s'exprimait avec de grands gestes, c'était elle qui avait l'air d'en rajouter.
Stiles allait l'envoyer balader lorsque Liam fit irruption dans la pièce.
- Tout vas bien ? J'ai entendu des cris !
- On fait aller, Lydia ne va pas mieux et l'hystérique ici présente n'arrange pas les choses.
- L'hystérique ? Liam ne comprenait pas. Il rentrait tout juste de ses vacances à Miami chez ses grand-parents et n'était pas au fait des crises de jalousie de Malia.
- Tu m'abandonnes complètement depuis qu'elle fait son cinéma !
- Oh, c'est toi l'hystérique ? réalisa le blondinet en fronçant les sourcils. Mais enfin Stiles, tu crois pas qu'elle a suffisamment souffert de ses années d'isolement ? Si personne ne la guide c'est normal qu'elle s'énerve...
- Mais de quoi je me mêle le bêta ? Depuis quand t'as de l'empathie ? T'as qu'a la guider toi si tu crois que c'est facile ! S'emporta le jeune homme.
- Très bonne idée ! Liam ? Tu m'emmène déjeuner ? J'ai les crocs ! Tu connais ça, toi. Elle prononça cette dernière phrase avec un air entendu qui acheva d'agacer Stiles.
- Excellente nouvelle ! Aller vous promener les toutous, Lydia a besoin de repos !
- Je venais voir si tu allais bien Lydia, prend soin de toi, on te laisse avec ton... infirmier.
Liam vexé à son tour pris le bras de Malia et parti, sans claquer la porte toutefois, par respect pour la pauvre blonde vénitienne.
- Tu ne devrais pas passer autant de temps avec moi si ça te cause des problèmes avec Malia, Stiles.
- J'ai le droit de tenir compagnie à une amie d'enfance qui n'est pas au mieux de sa forme, répondit le jeune homme, radouci. Et comme je te disais, Derek est parti vers Seattle chercher la personne en question. C'est une sorte d'émissaire apparemment. Et si quelqu'un peut convaincre cette fille de nous aider c'est bien Derek !
Il prononça cette dernière phrase avec l'air de vouloir s'en convaincre lui même. Le loup n'était pas franchement du genre diplomate. Il valait mieux compter sur l'envie de coopérer de cette Ania Parov.
En sortant de chez les Martin, Stiles dû s'avouer que Malia n'avait pas forcément tort. Il passait toutes ses journées chez Lydia a parler sans fin. La jeune femme, comateuse, ne trouvait même plus la force de lui dire de se taire, et puis il semblait en avoir besoin autant qu'elle. Mme Martin était complètement dépassée, pensant qu'il s'agissait d'une dépression. Mais Stiles voyait bien qu'elle craignait aussi que Lydia ne soit folle comme sa grand-mère, même si elle ne se l'avouait pas encore.
Au fil des semaines, les visites des autres c'était un peu espacées avant de trouver un rythme de croisière de 2 fois par semaine, pendant une heure ou deux. L'hyperactif étant le seul ayant continué à venir tous les jours. Cependant, la coyote-garou avait déjà eu le sentiment d'être abandonnée lorsqu'elle était enfant et se sentait coupable. La laisser ainsi devait l'angoisser plus qu'elle ne l'admettait sous ses airs de dures à cuire. Il se promit de faire des efforts avec elle. Il était bien possible, aussi, que l'intervention de Liam ai chauffé l'aiguillon de la jalousie... Stiles aurait juré que le blondinet avait eu un sourire stupide quand Malia l'avait laissé toucher son bras.
