Comme d'habitude, merci à toutes pour vos reviews ! Ça me fait toujours chaud au coeur :3 Je suis tellement contente que ça vous plaise ! :D
Stiles arrive enfin chez la cul-de-jatte, bonne lecture...
Stiles dormi tellement bien qu'il ne se réveilla pas aux aurores comme il l'avait prévu. En milieu de matinée, Scott inquiet fini par l'appeler le faisant tomber du lit ! Pestant contre lui-même et les précieuses heures perdu à dormir bêtement, c'est pas comme s'il en avait besoin, il se précipita hors de chez lui. Son père était déjà au boulot mais ils avaient discuté du voyage la veille et le Sheriff espérait que cette virée à Seattle ferait du bien à son fils autant qu'à la fille Martin.
L'hyperactif roulait un peu trop vite pour aller chercher la comateuse. Scott l'attendait sur place et ne fut pas rassuré de voir débouler son meilleur ami à toute allure.
- J'espère que tu n'as pas l'intention de conduire comme ça jusqu'à Seattle !
- Tu crois que je vais prendre le risque de la secouer dans son état ? Je suis pas irresponsable !
- Oui, tu viens de m'en donner un bon aperçu...
- Ah ouais... Désolé, je m'en veux d'avoir dormi autant... admit-il piteusement.
- Au contraire, plus t'es reposé et mieux ce sera Stiles. Sois indulgent avec toi même, tu en as fait plus que nous tous réuni depuis le début de cette... hum...
- Folie ? Ouais, merci du conseil M. J'ai-le-monde-sur-mes-épaules-et-je-me-sens-responsable-de-tout, répondit-il avec un clin d'oeil.
- Prends juste soin de toi autant que d'elle, ok ?
- Je peux rien te promettre.
Sur un regard entendu, les garçons allèrent chercher Lydia et la transportèrent jusque dans la voiture.
- On prend ses médocs ou pas ?
- J'ai déjà pris de quoi assommer une armée...
- Stiles, te met pas la pression.
- Ouais je sais Scotty... Plus facile à dire qu'à faire...
Le jeune homme pris le loup dans ses bras avant de partir en trombe, laissant Scott un peu démuni face à ce départ précipité. Il avait peu vu son frère spirituel ces derniers temps, entre sa relation maladroite avec Kira et Stiles fourré chez la Banshee à toutes heures, il s'en voulait.
oOo
Enfin sur la route ! Stiles avait le sentiment qu'enfin il agissait. C'était ça qui le tuait à petit feu depuis des semaines : l'inactivité, la stagnation. Il fit les douze heures de route d'une traite et arriva exténué à Seattle, n'ayant cessé de parler à zombie-Lydia qui commençait à montrer des signes de manque car il n'avait pas pris le temps de lui donner sa dose. Il fit une pause pour fouiller dans le sac qu'il avait préparé à la jeune fille. Il se rappela soudain qu'il n'avait pas l'adresse exacte de la ruskov ! Il appela Derek tout en continuant de chercher les drogues.
- Ouais.
- Salut Derek, quelle joie d'entendre le son de ta voix suave alors que tu avais dit que tu rappellerai ! Tu te souviens ? Parce que moi oui, très bien.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- L'adresse exacte de la cul-de-jatte.
- Pourquoi t'es où ? Le loup s'était tendu tout à coup.
- A Seattle, j'ai du conduire Lydia, elle était pas en état de le faire !
- Ça va pas plaire à Ania... T'as intérêt à faire montre de plus de respect quand tu t'adressera à elle. C'est le seule espoir de Lydia.
- Ouais, désolé...
- 203 St Lewis, à Monroe, le petit chemin qui s'enfonce dans le park Al Borlin.
- On arrive.
Quarante minutes plus tard, Stiles se gara devant une... cabane ? La petite maisonnette toute en bois semblait loin de tout, environnée comme elle l'était par les arbres il n'avait pas tant menti que ça aux Martin finalement. Les températures étaient nettement moins élevées dans l'état du Washington qu'en Californie et le jeune homme eu comme un frisson. Derek, portant toujours ses jeans noirs et sa veste en cuir, les attendait sur le perron et aida Stiles, qui ne se sentait pas très frais dans son hoodies rouge à côté de la gravure de mode, à sortir la convalescente de la Jeep.
Ils entrèrent dans le chalet à la décoration bariolée, les teintes pourpres des rideaux, des coussins et des tapis étaient relevée par des motifs bucoliques stylisés vert sapin, jaune moutarde, bleu canard. Tous les meubles étaient en bois et de nombreuses bougies dégoulinantes de cires complétaient le tableau. Au milieu de la salle commune trônait un objet étrange, massif, en laiton peut-être ? Une sorte de gros seau à champagne muni d'un robinet, avec un pied et une cheminée. Une petite théière couronnait le tout. Le jeune homme le regardait intrigué.
- Quand tu auras fini de faire le tour du propriétaire on pourra peut être allonger Lydia quelque part ?
La remarque sèche de Derek ramena le jeune homme à la surface. Ils mirent leur précieuse cargaison sur un fauteuil qui semblait indécemment confortable et posèrent ses pieds sur une sorte de tout petit tabouret prévu à cet effet. Stiles pensa instantanément au tabouret-chien de la Belle et la Bête.
- C'est un repose-pied, lui indiqua une voix féminine, avec un léger accent slave.
L'hyperactif se retourna d'un bloc pour faire face à une petite blonde aux forme plantureuses mais à l'air revêche. Elle n'était pas cul-de-jatte, c'était déjà ça.
- J'avais dis la fille seulement ! Rouspéta celle qui, de toute évidence, était Ania Parov.
- Elle s'assomme de cachets pour ne pas entendre les voix, elle n'était pas en état de conduire toute seule ! Riposta le jeune homme. Je m'appelle Stiles au fait.
La blonde ne daigna pas répondre, s'avança a petits pas vers la rouquine et la tâta un peu.
- Moui, en effet. Mauvais. Où sont ses médicaments ?
Stiles lui tendit un sac plein de psychotropes divers dont Ania s'empara avant de les mettre à la poubelle.
- Plus besoin.
- Vous savez comment soigner une Banshee ?
- Je sais.
- Wow, vous devez bien vous entendre tous les deux, je me trompe ? Se moqua Stiles en regardant Ania et Derek.
- Tais-toi tu veux ? Grogna le loup.
- Je vais m'occuper de la petite. Transportez-la dans le sanctuaire. Je fais le thé.
- Le sanctuaire ? Le jeune homme ne savait pas trop à quoi pouvait ressembler un « sanctuaire ».
- Pas de question dont tu vas avoir la réponse en agissant. Gaspillage.
- Ah ouais, elle est pire que toi en fait ! Chuchota Stiles à son comparse masculin.
Derek leva les yeux au ciel et souleva Lydia par les aisselles. Ils prit la direction d'une petite pièce, en bois clair comme le reste de la maisonnette, mais celle-ci était complètement dépouillée de meuble et de décoration bariolée. Il n'y avait tout simplement rien dans cette pièce, l'hyperactif ne savait pas où mettre son amie. Ania arriva alors et déplia un futon à même le sol.
- Posez-la et sortez. Le thé est prêt. Ne dérangez pas.
Une longue attente se profilait pour les deux garçons, laissé en tête à tête avec l'étrange objet au centre du salon, qui fumait maintenant et émettait un léger frémissement.
