Renaissance
Arc 2 : retour au Hueco Mundo
Chapitre 27 : sombres retrouvailles (4ème partie)
petit conseil d'écoute : si vous connaissez une musique sombre et triste, allez-y, ça conviendra parfaitement (et faites-moi part de vos découvertes, ça m'interesse)
sinon, je vous remercie encore amis lecteurs et lectrices pour votre fidélité, pour vos commentaires, pour mettre ces quelques mots en histoire favorite ou en suivie. C'est bateau ce que je dis mais ça vient vraiment du coeur. j'espère que ce chapitre vous plaira ... laissez-moi vos impressions, ça me fera plaisir
OoOoOoO
Les vents contraires soulevaient des nuées de sable blancs autour d'eux. Rangiku écarta les grains de quartz grâce à Haineko et passa sa main sur son front couvert de sueur. Elle vit avec soulagement les tentes du camp des shinigami apparaître deux dunes plus loin. Encore un effort et ils y seraient.
Elle tourna la tête vers l'arrière de leur troupe qui s'étirait comme un long serpent noir entre les dunes immaculées. Puis au-delà, là où le combat entre les titans faisait toujours rage. « Shuhei, je t'en prie, reste en vie » pria-t-elle en silence.
La tête rouge de Renji passa devant elle et elle se rendit compte qu'elle s'était arrêtée dans sa progression. Il lui coula un regard de biais.
- Matsumoto ... tu ne dois pas regarder derrière toi. Si le Capitaine était là, il te le dirait ... avec des termes beaucoup moins sympas ...
- Je sais. Mais je ne peux pas m'en empêcher ... murmura-t-elle.
- Viens. Ils nous attendent sûrement pour passer le portail.
- Et après ... pour ... pour les autres ? Globalisa-t-elle, en évitant de parler directement de Shuhei.
- Nous ne sommes pas décideurs. Les capitaines choisiront.
Il devait être ferme, d'autant plus qu'il ne sentait plus les reiatsus de ses amis et à peine celui de son capitaine. Qui ne devrait pas être là. S'il était là, ce n'était pas pour rien. Rukia devait être là. Il avait cru sentir sa présence. Était-ce vrai ?
- Avançons. Conclut-il sans laisser transparaître la moindre émotion.
Elle hocha la tête et reprit la marche en tête jusqu'au camp où régnait une effervescence qui contrastait avec la situation apaisée du camp avant leur départ.
- Que se passe-t-il ? Interrogea Renji en attrapant la manche d'un soldat de la quatrième.
- Ah Vice-Capitaine ! Vous êtes blessé ! Les blessés c'est par là !
- Non, ça ira. Que se passe-t-il ? Répéta-t-il le plus calmement possible.
- Notre Capitaine est revenue avec de nombreux blessés graves. Nous attendons qu'un senkaimon s'ouvre et soignons a minima les guerriers blessés ...
- Qui ?
- Je l'ignore, Vice-Capitaine. Le Capitaine Ukitake qui vient aussi de revenir pourra sans doute vous informer.
- Merci.
Le soldat s'apprêtait à se détourner mais Renji le retint par la manche.
- Où est le Capitaine de votre division ?
- Là-bas. Mais elle est déjà très occupée.
- Je m'en doute. Rangiku, tu devrais aller voir le capitaine Ukitake pour avoir des infos. Je m'occupe de lui. Finit-il en lui prenant Rikichi, de plus en plus mal et en le serrant délicatement contre lui.
- Tu es sûr Renji ?
- Oui. File !
- Merci !
Rangiku courut au plus vite vers Ukitake qui posait les pieds sur le sable. Renji se dirigea droit vers le Capitaine Unohana au-dessus de laquelle flottait Minazuki. L'énorme raie se posa sur ses pieds crochus et avec un bruit assez répugnant recracha les corps inanimés d'Ichigo, Grimmjow et Ulquiorra dans une mare de bave.
- Capitaine Unohana ! Capitaine Unohana !
Celle-ci se retourna, les yeux fermés avec un sourire.
- Vice-capitaine Abarai ... Vous êtes blessé et bien agité de surcroît ...
Pour une fois Renji ne se laissa pas démonter par les inflexions dans la voix d'une de ses supérieures hiérarchiques. Il se porta aux côtés de la guérisseuse et tendit Rikichi dans ses bras. Elle lui tâta le pouls et passa sa main sur son front avant d'ouvrir la veste de son kimono d'un geste doux.
- Ses blessures sont graves. Déclara-t-elle d'une voix posée.
- Vous pouvez le soigner ?
- Il respire à peine ...
- Je suis sûr que vous pouvez le soigner. Vous devez le soigner ! Cria-t-il sans se contrôler.
Elle plissa ses paupières et lui adressa un doux sourire, celui qui faisait fuit en courant même les plus redoutés guerriers de la onzième.
- Vice-capitaine. Je vais le soigner. Mais je ne peux vous garantir le résultat.
Renji se reprit un peu.
- Je lui ai promis ... qu'il vivrait ...
- Je sais que vous le faites avec les meilleures intentions ... mais vous ne devriez promettre des choses dont vous n'êtes pas certain ou sur lesquelles vous n'avez pas de prise.
- Oui Capitaine ... Pouvez-vous le soigner ?
- Je m'occuperai de lui personnellement. Annonça-t-elle en faisant signe à l'un de ses soldats qui le déchargea de Rikichi.
Renji en vit plusieurs autres récupérer les corps inconscients des trois hommes sur des brancards et Byakuya s'appuyer lourdement sur Yoruichi pour avancer vers l'entrée du senkaimon. D'autres brancards se trouvaient déjà devant l'entrée. Il reconnut les mèches rousses d'Orihime et celles noires de Rukia mais pas l'opulente chevelure verte. Unohana suivit son regard et s'accroupit au-dessus de Rikichi avant de l'englober de son bouclier réparateur vert.
- Elles sont mal en point et atteintes d'un mal inconnu. La troisième est Neliel, l'arrancar.
- Pourquoi sont-elles venues ? L'interrogea Renji.
- d'après ce que je sais pour ramener la fraccion du primera espada.
- et parce qu'elles ne se laissent rien dire. Comme d'autres de mes subalternes visiblement. Les interrompit Byakuya qui grimaça légèrement en approchant.
- Capitaine ! S'écria Renji avant de s'incliner devant lui.
- Pourquoi est-il ici ? C'est une jeune recrue tout juste capable de lever un sabre sans blesser quelqu'un.
Renji baissa encore une fois la tête sous le regard perçant de son Capitaine.
- Il me suit un peu partout.
- Je vois.
Byakuya grimaça franchement et Yoruichi raffermit sa prise.
- Tu devrais cesser de t'agiter Byakuyaboo.
- ...
Il cessa de bouger et tenta de se redresser un tant soit peu, au moins pour sa propre dignité surtout devant la combattante qui le toisait toujours du haut de sa noblesse depuis qu'ils se connaissaient, soit une éternité.
- Capitaine Kuchiki, vous auriez du suivre mes conseils. Minazuki aurait déjà commencé à vous guérir.
- ...
- Il est bien trop entêté pour cela.
Renji coula un nouveau regard au-delà du camp en ressentant encore une fois les puissants reiatsus de Hisagi et la bête entrer en conflit l'un contre l'autre. Il vit aussi une silhouette vêtue de noir à l'opulente chevelure rousse quitter le camp à toute vitesse.
- Rangiku ... Murmura-t-il assez fort pour que son Capitaine et Yoruichi l'entende et suivent du regard la Vice-Capitaine.
- Que fait-elle ? Se reprit Renji. Elle ne peut y retourner.
Byakuya eut une grimace sévère en voyant Ukitake crier quelque chose à Matsumoto qui n'était déjà plus qu'un point à l'horizon.
- Il semblerait que l'autorité des Capitaines dans leur ensemble soit constamment remise en cause.
- Tss ... tu sais que ce n'est pas une question d'autorité là. Argumenta Yoruichi sans toutefois aller plus loin. Allez, remontons vers le portail. Je pense que la Soul Society ne va pas tarder à l'ouvrir et tu as grand besoin de repos.
- ...
- Parler d'autorité alors que toi-même tu n'as su les éloigner d'ici, c'est un peu ironique, non ? Byakuyaboo ... finit-elle en bondissant jusqu'à l'entrée prévue du portail.
- Je te serai gré de m'éviter tes commentaires inutiles, Shihoin.
Elle grimaça en entendant son nom de famille et la réponse fusa.
- Sans rire !
Renji regarda successivement tous les acteurs de la scène ; Rangiku qui avait déjà disparue, son Capitaine blessé, ses amis tous blessés devant la future ouverture, le Capitaine Unohana et Rikichi qu'elle tentait de sauver, le bâtiment monumental duquel émergeait des ondes denses et négatives qu'il ressentait jusqu'ici. Il se sentait dépassé. Que devait-il faire ? Quelle option choisir ?
- Rester ou partir ... le choix vous appartient Vice-Capitaine Abarai. Mais vos hommes sont ici et pour une fois, votre propre Capitaine étant blessé, c'est à vous de prendre les décisions et de les défendre.
Retsu Unohana n'avait même pas levé la tête, fort occupée par la survie du jeune soldat de la sixième. Renji posa son regard sur lui. « désolé Rangiku, mais mon devoir est de rester ici ». Il dégaina son sabre et d'un bond alla se poster sur une dune à côté du camp pour embrasser la situation dans son ensemble. D'une voix ferme, il donna ses directives aux hommes valides et organisa avec le capitaine Ukitake la défense du camp en patientant jusqu'à l'ouverture du senkaimon.
Byakuya, toujours debout grâce à l'aide secourable de Yoruichi le dévisagea d'un regard neutre. Elle eut un sourire de biais. « tu te couperais la langue plutôt que de l'admettre mais en cet instant tu es très fier de ton second et très peu fier de toi-même Byakuyaboo. »
OoOoOoO
Shuhei s'élança une énième fois au-devant de la bête et la repoussa avec sa faux, lui entaillant profondément le torse. Mais ce n'était pas la première, ni la dernière fois sans doute. Il avait fait de même une bonne quinzaine de fois déjà et s'était retrouvé autant de fois avec le monstre dans son dos ou devant lui.
Ses cris étaient terrifiants, sa rapidité d'action et de régénération impressionnantes. C'était sans doute le plus terrible des adversaires qu'il avait eu à affronter. En lui, Kazeshini lui donnait la force de se relever, de reprendre la faux mortelle en main et de foncer sur la bête. Au fur et à mesure des assauts il sentait la faux grandir, se gorgeant du sang de son ennemi pour devenir plus puissante.
Au fur et à mesure des assauts il sentait avancer Kazeshini dans son corps et son âme se terrer toujours plus loin en lui. Ses tatouages rouges aux traits d'abord fins s'élargissaient. Un espace rond commençait à se dessiner sur son torse, quasiment au niveau de son coeur. Un espace destiné à se vider pour ressembler à un trou de hollow. Lui qui avait toujours craint son épée se retrouvait plein de hargne, d'une énergie incommensurable et d'une faim vorace. D'une envie aussi ... détruire ceux qui se dresseraient en travers de sa route.
La bête encaissa le coup et plia genou à terre. Il sourit devant cette faiblesse de son adversaire et poussa son avantage, l'entaillant encore d'avantage en plusieurs endroits. Le sang sombre rougissait sa lame et le sable sur lequel il se battait. Lui-même en était couvert des pieds à la racine des cheveux. Sa lame s'élargit encore et il la fit tournoyer au-dessus de sa tête avant de l'abattre à nouveau sur le monstre.
Il ne sentait plus ses propres blessures, pourtant graves et se retrouvait enivré par le spectacle pitoyable que la bête offrait. Elle hurlait, agonisait, se frappait pour accélérer sa régénération mais il ne la laissait plus faire la harcelant de toute part. Son reiatsu se développait et se nourrissait de celui de son ennemi agonisant.
C'est à ce moment que Hitsugaya et Hirako apparurent sur la colline non loin de la scène. Ils froncèrent les sourcils tous deux mais ne flanchèrent pas en encaissant les deux puissants reiatsus.
« c'est mauvais » songea Hitsugaya. « il ne se maîtrise plus du tout » Hirako soupira et cura son oreille de son petit doigt d'un geste trahissant son ennui avant de déposer la petite arrancar sur le sable.
- Je crois que nous aurons du pain sur la planche.
Hitsugaya ne répondit rien et croisa les bras, évaluant la situation.
- Je ne suis pas sûr que nous pourrons encore faire quelque chose pour lui.
- Tu parles de qui ? Le monstre ou Hisagi.
- Parce que tu vois une différence entre les deux en ce moment ?
Hirako fit une grimace et observa les alentours, ses yeux se posant encore une fois sur la cathédrale sombre qui dominait tout le Hueco Mundo à présent. La lune blafarde avait disparu derrière les nuages tournoyant portés par le vent violent. Leurs haoris claquèrent dans le vent. Ils virent celui de la troisième division pris dans l'un des arbres de quartz plus loin claquer furieusement dans les airs, déchiré en plusieurs endroits.
« encore » songea Hitsugaya en posant les doigts sur la garde de Hyorinmaru. Ses yeux passèrent du haori au nouveau capitaine de la troisième. Ses doigts hésitèrent un instant avant de dégainer fermement son sabre.
- Nous devons l'arrêter et le ramener au camp.
- Comme tu veux. Mais si tu veux mon avis ...
- Je ne le veux pas !
La voix du capitaine de la dixième claqua dans l'air et Hirako le dévisagea. « Il sait. Il sait que c'est trop tard et pourtant .. ».
- Allons-y !
Hitsugaya décolla de sa position et fonça droit sur Hisagi appelant déjà le dragon de glace qui drapa le bout de sa lame d'une couche de glace. L'attaque fonça entre les deux combattants les faisant s'écarter. Hisagi se tourna et dévisagea ses homologues alors que la chimère, à moitié enterrée dans le sable rougi, peinait à se relever.
Les yeux du jeune capitaine n'étaient plus que deux fentes lorsqu'ils croisèrent le regard vide de Shuhei Hisagi, un regard seulement occupé par Kazeshini.
- Hisagi ! Qu'est ce que tu fous ? Il est temps de rentrer !
- Hisagi ? Hisagi ! Hisagi !
La voix persifleuse les surprit tous deux.
- Tu veux parler de la tache qui me sert de part'ner ? J'ai pris sa place ! Tu veux jouer ?
Hitsugaya n'eut pas le temps de répondre que Kazeshini se dressait déjà devant lui. Ce fut Hirako qui contra le coup grâce à son sabre.
- Oh ! Tout doux l'ami ! On ne fait que bavarder gentiment. Inutile de monter sur tes grands chevaux ...
Il repoussa Hisagi plus loin. Ce dernier mit un genou à terre et son sang s'écoula un peu plus vite de ses plaies dans la cuisse et dans le dos.
- Je suis pas sûr que l'attaque frontale soit la bonne stratégie à adopter, Hitsugaya. Il vaudrait mieux le raisonner un peu.
Toshiro hocha la tête d'un signer imperceptible. Il aurait pu y rester. Jamais Hisagi n'avait été aussi rapide au Sereitei. Ulquiorra avait-il dit vrai en estimant que lui-même, Hisagi et Kurosaki seraient gravement affectés par l'air du Hueco Mundo ?
- Si on s'y met à deux on pourra sans doute le repousser. Il faudrait lui faire lâcher sa faux et l'assommer. Kazeshini perdrait aussitôt du terrain et Hisagi se réveillerait en tant que Hisagi ... avança Hirako en revêtant son masque de hollow.
- Peut-être ... Tentons le coup.
Les deux partirent du même bond à l'assaut d'Hisagi qui était déjà à l'attaque.
OoOoOoO
Rangiku courait à toute vitesse, poussant sa technique de shunpo à la limite de ses capacités. Elle avait d'abord senti le reiatsu de Shuhei fluctuer d'une manière étrange et maintenant celui de son capitaine et de celui du capitaine de la cinquième.
Elle fonçait droit vers ce bâtiment qui lui donnait juste en vie de courir dans le sens inverse et vers le monstre qui lui avait détruit une partie du corps en un seul coup par le passé. Des gouttes de sueur acide perlaient à son front mais ses jambes poursuivaient vaillamment leur effort.
Elle était quasiment arrivée lorsqu'elle vit quelque chose de blanc claquer dans le vent, accroché à une branche de quartz. Elle ralentit sa course et toucha presque religieusement le tissu qu'elle reconnut aussitôt.
« Gin .. Shuhei ... Oh non ! »
Un pur frisson d'horreur parcourut son corps tout entier lorsqu'elle vit la scène qui se déroulait à ses pieds. Shuhei combattait non plus Ayon mais les deux capitaines partis à sa recherche. Son coeur battit à tout rompre dans sa poitrine alors que des larmes n'allaient pas tarder à lui piquer les yeux. Si son capitaine attaquait Shuhei cela ne pouvait vouloir dire qu'une chose. Que le nouveau capitaine de la troisième avait perdu son combat intérieur contre Kazeshini.
- Non, non ... pas ça ... murmura-t-elle en dévalant la dune.
Le mouvement attira l'attention de Hitsugaya qui écarquilla les yeux en la reconnaissant.
- Idiote ! Que fais-tu ici ? Éloigne-toi ! Tout de suite !
Elle ne put l'entendre en raison du vent violent et d'un grondement qui secoua le sol. Comme au ralenti, Hitsugaya et Hirako virent Ayon se redresser de tout sa taille derrière la vice-capitaine qui ne vit qu'une ombre l'engloutir.
- Matsumoto ! Hurla le jeune capitaine en lançant une attaque qu'il savait vaine en raison de la distance et des vents contraires.
Rangiku horrifiée se retourna et vit le celo de la bête foncer droit sur elle. Par pur réflexe elle appela Haineko pour la protéger tout en sachant que cela serait parfaitement inutile. Un éclair noir et rouge zébra le ciel les aveuglant tous. Ils se protégèrent les yeux du dos de la main.
Tout se calma instantanément et sembla presque irréel. Seul un bruit rageur sifflait encore derrière eux. Rangiku et Hitsugaya finalement arrivé à ses côtés se retournèrent et fixèrent choqués la scène qui s'offrait à eux. L'énorme masse d'énergie était toujours présente mais retenu par la faux de Shuhei qui tournait à une vitesse si rapide qu'ils ne la distinguaient plus clairement.
Shuhei se retourna vers eux et leur sourit. Son regard était clair et doux comme il l'avait toujours été auparavant. Hitsugaya comprit aussitôt et attrapa Rangiku par la taille pour l'éloigner.
- Capitaine ! Capitaine ! Posez-moi tout de suite !
Il ne la lâcha pas et s'éloignait à toute vitesse.
- Vite ! Leur cria Hirako. Par ici.
Celui-ci préparait déjà son arme. Lui aussi avait compris.
- Shuhei ! Hurla Rangiku à plein poumons.
Hisagi se retourna encore une fois et lui sourit avec tendresse. Sa faux vrombissait de plus en plus près de lui à mesure que le celo prenait en puissance. Sous l'effet de la force du vent qui devenait aussi coupant que des lames de rasoir, des coupures entaillaient ses chairs.
- Pardonne-moi, Rangiku ... sois heureuse.
Les yeux clairs de la belle s'agrandirent d'horreur en comprenant les sous-entendus de ces mots. Des larmes s'échappèrent de ses yeux, volant dans l'air lourd. Elle crispa ses doigts sur le haori qu'elle tenait toujours.
- Non ! Shuhei ! ... Capitaine ! On doit le sauver !
- Tu te trompes Matsumoto. C'est lui qui nous sauve.
Matsumoto ne quitta pas un instant la silhouette musclée de Shuhei qui la regarda longtemps avant de détourner la tête tout en bandant les muscles de ses bras pour maintenir la rotation de ses bras.
Hitsugaya et elle arrivèrent enfin près de Hirako qui leva un bouclier de kido derrière lequel ils se serrèrent pour se protéger. Hitsugaya nicha la tête de sa lieutenant inconsciente dans son épaule. Le celo explosa, soulevant des véritables vagues de sables partout alentours. Le bruit les assourdit véritablement et les éclairs de lumière les éblouirent. Puis tout s'arrêta aussi soudainement que cela avait commencé.
Hirako fut le premier à oser jeter un coup d'œil. Ils étaient presque enterrés sous le sable mais le bouclier tenait bon. Heureusement que ses pouvoirs de hollow avaient été augmentés en venant au Hueco Mundo. Il n'aurait sans doute pas pu en bâtir un aussi solide aussi vite.
Hitsugaya se remit également debout, observant le paysage complètement modifié. Des dunes avaient été déplacées plus loin et autour d'eux il ne restait qu'une vaste plaine de sable blanc rougie à certains endroits. Des deux combattants il ne restait rien. Ni reiatsu, ni chair, ni os.
- Ils ont été pulvérisés. Souffla-t-il n'en croyant pas ses yeux.
Il sonda et sonda encore le sable, s'élevant plus haut pour mieux balayer la zone. Mais il ne sentit nulle part la présence du capitaine de la troisième division. La seule chose qui restait de lui était le tissu que serrait encore Matsumoto inconsciente dans ses doigts crispés. Il déglutit péniblement se doutant de la réaction à venir de la jeune femme. Shuhei après Gin.
- Tu veux que je m'en charge ? Proposa Hirako.
Le jeune dragon secoua la tête et cueillit sa vice-capitaine dans les bras.
- Non. C'est ma subordonnée. Je m'occupe d'elle.
Il jeta un coup d'œil autour d'eux.
- Où est passée la jeune arrancar ?
- Je l'ignore. J'ai senti un souffle d'air à côté de moi quand nous avons repéré Ayon puis plus rien. Elle s'était volatilisée.
- Seule ?
Hirako eut une grimace.
- J'en doute. Vu son état elle n'aurait pu tromper ma vigilance si facilement. Son ami l'a sans doute récupéré.
- Stark ...
- Hmm.
- Nous devrions partir avant qu'il nous tombe dessus. Je pense que la chimère est hors de combat mais il reste encore de nombreux ennemis et nous ne sommes pas en mesure de les affronter aujourd'hui.
Hirako toucha son masque du bout des doigts et il disparut.
- C'est sûr ... rude journée.
- Non. C'est une rude défaite.
Hitsugaya regarda Matsumoto toujours inconsciente.
- Une lourde défaite. Murmura-t-il encore. Partons. Le senkaimon ne va pas tarder à s'ouvrir.
Les deux capitaines partirent d'un shunpo rapide vers le camp.
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L'explosion soudaine arrêta toute l'activité du camp shinigami autour de l'emplacement de la future ouverture du senkaimon. Ukitake et Renji, tous deux à l'opposé de chaque extrémité du camp levèrent la tête en même temps et jetèrent le même regard inquiet vers l'endroit d'où émanait la formidable puissance.
Une vague de sable grandit à vue d'œil vers eux et mourut aux abord du camp. Unohana tourna aussi la tête, sonda les environs et ferma les yeux en émettant un faible soupir avant de se concentrer à nouveau sur ses soins. Le jeune soldat de la sixième finit par cligner des paupières avant de poser un regard trouble sur la capitaine penchée au-dessus de lui.
- Vice-capitaine ... Abarai ...
Retsu Unohana lui sourit avec douceur.
- Il est là, plus loin. C'est lui qui vous a amené à moi. Reposez-vous soldat ... le plus dur est derrière vous à présent.
Ukitake arriva à leurs côtés dans l'intervalle et vit le jeune soldat se rendormir.
- comment va-t-il ? S'enquit-il.
- Il survivra ...
- Tant mieux. Car ce ne sera pas le cas de tous.
Ils se turent tous deux alors que Unohana se redressa puis ils se tournèrent ensemble vers la cathédrale maléfique.
- Vous l'avez senti, n'est-ce pas ?
- sa disparition ? ... Oui. Malheureusement.
- En êtes-vous tout à fait sûre ?
- Oui. Vous ne l'êtes pas ?
- J'aurai espéré ...
Unohana ferma ses yeux.
- Comme nous tous Capitaine Ukitake.
Ukitake se tut alors que Renji les rejoignit enfin. Il s'accroupit d'abord auprès de Rikichi, n'osant poser la question qui lui brûlait les lèvres. En relevant les yeux vers eux, il croisa le doux regard d'Unohana.
- Il survivra. Et il vous a demandé. Vous avez là un jeune admirateur, vice-capitaine Abarai. Vous vous devez de toujours montrer l'exemple à ce jeune soldat, ainsi qu'à d'autres qui n'osent certainement pas afficher une dévotion aussi forte à votre égard.
- Je comprends ... Capitaine Unohana, Capitaine Ukitake ? Reprit-il après une minute de silence. Est-ce bien la puissance spirituelle du capitaine Hisagi qui s'est éteinte à l'instant ?
- Vous le savez sans doute mieux que nous, Vice-capitaine Abarai. Avança Unohana de sa voix posée. Étant précédemment son homologue, vous l'avez côtoyé bien plus que nous.
Renji baissa la tête et serra son poing d'une rage impuissante. Oui, c'était bien le sien. Il ne pouvait en douter. Mais il aurait tant voulu espérer, croire en une autre issue.
- Je ... Je ... bredouilla-t-il.
Ukitake posa une main sur son épaule en s'arrêtant à ses côtés alors qu'il allait monter vers la dune sur laquelle allait s'ouvrir le passage vers la Soul Society.
- Soyez fort, Abarai ! Vos hommes comptent sur vous en ces temps cruciaux. Et vos amis sans doute bien plus encore ...
Il poursuivit son chemin alors que Renji serra le poing à s'en faire blanchir les jointures. Il respira profondément et se détourna du lieu probable de la mort de l'un de ses anciens collègues avant d'aller reprendre son poste d'observation et d'organiser la retraite vers le Sereitei. Il hurla quelques ordres d'une voix forte avant de poser un regard clair sur le sombre édifice tout en faisant une promesse qui résonna en lui.
« tu le paieras de ta vie, monstre ! Ce que tu as fait à Rukia, au Capitaine, à Kurosaki et maintenant à Shuhei. Je le jure sur ma vie et sur mon honneur ! »
Il ne vit pas que son propre capitaine, fort mal en point l'observer de son regard affuté. Yoruichi suivit son regard.
- Tu l'as bien formé, Byakuyaboo. Qui aurait dit qu'un chien fou issu de la onzième remplirait aussi bien sa tâche sous tes ordres ?
- Celui qui croyait que les crocs du chien en question pourraient atteindre la lune. Répondit-il d'une voix neutre qui cachait sa fierté.
Yoruichi sourit. Un Kuchiki affirmant cela d'un manant issu du peuple du Rukongai. Quel séisme au sein de la noble famille ! Ils se retournèrent tous deux vers l'endroit où avait disparu le reiatsu de Hisagi et furent soulagés en ressentant les présences de plus en plus proches d'Hitsugaya, Matsumoto et Hirako.
- Au moins ils sont en vie. Souffla Yoruichi avant de se détourner vers le portail. Ce qu'ils sont longs pour ouvrir ce foutu accès au Sereitei ! Dire que Urahara en a ouvert trois en une journée !
- Avec le résultat que l'on connait ! Cingla Byakuya de sa voix basse la faisant taire, pour une fois. Mais il est vrai que la durée est vraiment inhabituelle ...
- Il arrive ...
Le murmure d'Ulquiorra allongé sur une civière à quelques mètres d'eux les firent tressaillir. Ce dernier se redressa avec douleur et tituba lorsqu'il se retrouva debout. Il fixait un point vers la cathédrale.
Deux tourbillons de sable entouraient un point qui s'avançait telle une fusée vers eux. Ichigo avait rouvert les yeux en entendant la voix d'Ulquiorra et se redressa à son tour, tant bien que mal à ses côtés. Byakuya se dégagea de Yoruichi, faillit tomber dans la manœuvre et les rejoignit, Senbonzakura déjà en main.
- C'est lui ? Tu es sûr ? Demanda Ichigo.
- Certain.
- Il est seul ? L'interrogea Byakuya.
- Oui.
Ulquiorra posa sa main sur Murcielago mais le sabre ne frémit même pas. Il afficha le même sourire que lors de sa mort.
- Tss ... Je n'ai pas été assez fort alors tu me repousses.
Sans le vouloir, ses doigts heurtèrent Espada de la Luz qu'il n'avait même pas songé une seule fois à dégainer. Le zanpakuto parut peser des tonnes à sa ceinture mais ne réagit guère plus que Murcielago. « alors toi aussi, tu ne crois plus en moi ... » fut sa seule pensée en se tournant désarmé vers son frère qui fonçait droit sur eux.
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- Là-bas ! Cria Hirako en pointant du doigt une sorte de tourbillon de sable qui fonçait droit sur le camp en même temps qu'eux.
- C'est lui. confirma sobrement Hitsugaya en baissant rapidement les yeux sur Matsumoto.
- J'y vais ! Va déposer ta lieutenant au camp et rejoins-moi ! Je vais le ralentir ! Le senkaimon n'est toujours pas ouvert !
Hirako revêtit son masque de hollow et fonça. « qu'est ce qu'il foutent ? » s'énerva le dragon en silence tout en accélérant l'allure. Il distinguait Ukitake et Unohana. Il pourrait leur confier Matsumoto et seconder Hirako. Perdre un autre capitaine tout juste élu serait dramatique pour les treize divisions.
Hirako fonça droit sur Esdras et vit un shinigami arriver sur sa droite et le rejoindre. Il reconnut les cheveux de feu de Renji.
- Capitaine ! L'interpella Renji. Je vais vous aider à le contenir. L'ouverture ne devrait plus tarder.
Shinji glissa un regard vers le portail dont l'intérieur commençait à onduler comme des vagues de chaleur au-dessus du désert. Il vit aussi les trois combattants blessés campés juste devant tant bien que mal. Il reconnut l'éclair de volonté pure dans les yeux de Kurosaki alors même que son corps tremblant le trahissait. Shinji sourit. « tu ne changeras jamais Kurosaki Ichigo ! Quelle tête de mule tu fais ! ». Il regarda à nouveau droit devant et encaissa tout comme Renji la formidable explosion de celo envoyée par Esdras.
- Vous croyez pouvoir m'échapper si facilement misérables larves ! Je vous l'ai dit ! Elles m'appartiennent désormais.
Shinji et Renji furent balayés alors qu'Esdras poursuivait sa course folle. Il pointa son doigt vers les trois filles mais Minazuki appelée par Unohana les engloutit avant qu'il ne puisse intervenir. L'immense raie tournoya derrière le capitaine de la quatrième qui leva un bouclier protecteur sans invocation. Elle fut aussitôt enfermée dans une bulle avec Minazuki, Rikichi toujours à ses pieds et Matsumoto à ses côtés.
Esdras hurla de rage et d'impuissance avant d'aviser son frère sur lequel il se précipita.
- Ulquiorra ! Je vais te tuer !
- Je ne crois pas non ! Intervint Hitsugaya revêtu de son bankai en s'imposant.
Seule une fleur de glace restait derrière lui. Il avait déjà usé tant de force dans les précédentes batailles et dans l'effort fourni pour rejoindre le camp. Tout cela, sans une goutte d'eau à proximité.
Esdras fut repoussé plus loin et vit Shinji, Hitsugaya et Renji lui faire face. Unohana, aidée de Ukitake engloba l'ensemble du camp dans sa bulle protectrice. Il tenta néanmoins d'attaquer une nouvelle fois et élimina successivement Renji, Hitsugaya qui perdit son bankai et Shinji qui vola droit dans la bulle.
- Quelle force ! Grogna-t-il à moitié assommé en se relevant.
Esdras s'élança à nouveau vers le camp, Hitsugaya et Renji sur ses talons, Shinji l'arme au poing face à lui.
« Maintenant ! Maintenant ! » ne cessait de se répéter Ulquiorra en invoquant successivement ses deux sabres qui restaient silencieux.
- Merde ! Il va passer au travers ! Cria Yoruichi en s'élançant pour le contrer tout en sachant qu'elle n'y parviendrait pas.
- Yoruichi ! Non ! Hurla Ichigo en voulant la retenir d'un geste qui lui fit poser genou à terre.
Il embrassa impuissant la scène dans son ensemble qui se joua au ralenti devant ses yeux. Byakuya à ses côtés qui appelait Senbonzakura dans un nuage rose, Ulquiorra qui dégainait Murcielago dans sa forme de sabre, Renji et Hitsugaya talonnant Esdras, Shinji sabre levé devant lui en défense, Ukitake et Unohana renforçant le bouclier pour tenter d'arrêter le hollow déchainé.
Le bouclier explosa en une myriade de pétales dorés qui se mêlèrent aux pétales roses de Byakuya, faisant ressortir les lames de Zabimaru et les glaces de Hyorinmaru enroulées pour ralentir Esdras et un voile rouge qui éclaboussa tous les protagonistes de la tragédie.
Un vent violent se leva derrière lui semblant vouloir l'aspirer dans l'ouverture du passage. Un sabre luisit devant ses orbes fauves et un manteau vert claqua dans les airs. Il cligna des yeux en reconnaissant les rayures caractéristiques du bob de l'homme aux getas. Les gouttes rouges retombèrent sur eux, laissant de fines traces de sang sur leurs joues et leurs vêtements.
- Urahara ? ... Urahara !
- Himself ! Bien le bonjour Kurosaki mais je crois que nous n'aurons pas le temps de nous saluer comme il se doit !
Il releva Benihime devant lui et baissa la tête, dissimulant son regard sous son couvre-chef. Les capitaines présents tournèrent la tête vers lui de concert et virent qu'il n'était pas seul. Kenpachi, Ikkaku, Yumichika étaient déjà postés derrière lui. Kenpachi eut un rictus mauvais, du genre « je-vais-bien-m'amuser-laissez-le-moi ».
- Pas question, Kenpachi ! Tu te souviens. On les récupère et tu les emmènes en lieu sûr, au Sereitei.
- Pff ...
Kenpachi se détourna de Urahara et pointa son sabre vers Esdras.
- Hé toi ! Le blanc aux yeux rouges ! La prochaine fois qu'on se voit, je te tue !
- Très impressionnant ! Persifla Esdras. Je suis mort de trouille !
- Ha ! Un fort en gueule ! J'aime ça !
- Franchement ... marmonna Kisuke en se tournant brièvement vers Yoruichi.
Elle lut clairement un « ça va ? » dans son regard indéchiffrable et baissa la tête un signe d'assentiment.
- Il est temps ! Reprit-il. Rentrons. J'ai stabilité le portail avec l'aide du Sereitei vu le nombre de soldat à secourir.
- Bon travail Urahara. Le salua Ukitake. Commençons par les blessés.
- Allez-y, nous le tiendrons à distance. Enfin surtout lui ! Fit-il en désignant Kenpachi qui harcelait déjà Esdras.
Il se tint néanmoins entre les combattants et le camp qui évacuait aussi vite que possible grâce à l'aide de Isane et des soldats de la quatrième venus en renfort. Minazuki franchit aussi le portail avec Unohana, Ukitake, Hirako et Hitsugaya. Yoruichi poussa Byakuya et Ichigo à l'intérieur du portail avant de se tourner vers Renji qui sondait encore le lieu où avait disparu Shuhei.
- Renji ! Il est temps ! Viens !
- J'arrive ...
« désolé Shuhei, j'aurai tant voulu qu'il en soit autrement »
Kisuke avait progressivement reculé jusqu'au portail où Yoruichi et Renji venaient de disparaître. Ulquiorra était toujours planté là, Murcielago inutile dans sa main.
- Je crois qu'au final l'appel du Hueco Mundo a été le plus fort. Constata sobrement le gérant de la confiserie.
- ...
Esdras combattait toujours Kenpachi qui malgré ses nombreuses blessures riait à gorge déployée. Kisuke mit sa main en porte-voix.
- la récréation est finie Brutus. Il est temps de rentrer.
Kenpachi ronchonna un peu mais consenti à venir à leurs côtés. Il avisa Ulquiorra.
- Ben alors quoi moustique ! Je t'ai vu plus combatif face au vieux et à Hisagi. C'était pas le moment de ramollir ...
Ulquiorra lui jeta un regard terne.
- t'a merdé et il y en a un qui est mort ! Tu pourras toujours prétendre que c'est ton connard de frère qui est à l'origine de ça ... mais c'est de la foutaise ! Y'a qu'un responsable ... c'est toi parce que tu t'es trompé de sabre ... mais même çà c'est une putain d'excuse ... parce que la vérité c'est que t'a merdé parce que t'es faible !
Ulquiorra écarquilla les yeux sous la diatribe et Kisuke se gratta la tête sous son bob.
- Toujours aussi doué en com, Kenpachi. Et si nous rentrions ... Il est toujours là et se rapproche ...
- Mouais ... je m'amuse plus de toute façon ! Maugréa Kenpachi en passant par le portail.
Ulquiorra encore tétanisé leva un regard vers Kisuke puis croisa le regard de son frère qui éclata d'un rire cruel.
- Il a raison mi hermano ! Si tu n'avais pas été aussi faible, je ne les aurai pas mordu et l'autre ne serait pas mort ... Retiens bien cette leçon mi hermano, ici ou ailleurs, elles restent ma propriété ... et la Terre, le Hueco Mundo et le Sereitei disparaitront sous peu ... mon avènement est proche et bientôt tu te prosterneras à mes pieds en rampant !
- Quel baratineur celui-là ! Ironisa Urahara avant de se tourner vers Ulquiorra qui n'avait pas bougé d'un pouce. Ulquiorra, il est temps ... quittons ce lieu ... Nous prendrons notre revanche. Mais d'abord nous devons panser nos blessures ... toutes nos blessures ...
Ulquiorra finit par acquiescer et se retourna une dernière fois vers Esdras qui flottait toujours dans les airs, juste retenu par le mur pourpre de Benihime. « ce n'est pas fini » promit-il silencieusement avant de traverser le portail, Kisuke à sa suite.
L'air ondula une fois encore et le portail se ferma en même temps que la prison de sang de Benihime s'écroula sur le sable blanc du Hueco Mundo. Le rire d'Esdras s'y répercuta aussi loin loin que portait le vent ce soir là.
OoOoOoO
Alors, quelle musique pour ce chapitre selon vous ?
