Je vous ai encore frustrer mais avouez que ça vous plait ! xD Stiles ne vas malheureusement pas garder son âme de guerrier longtemps, mais ce n'est que partie remise ! ;)

Et comme toujours un grand merci pour toutes vos reviews les filles ! Je suis super contente que les contes russes vous plaisent tant, marre de la mythologie celtique, viking, japonaise, amérindienne et rien sur la slave ! ^^


Une fois de plus, Ania avait fait sortir les garçons dehors avec interdiction de rentrer dans l'isba. Depuis qu'ils s'étaient pris le bec deux jours plus tôt, ils ne s'étaient plus adressés la parole et Derek avait déjoué toutes les tentatives de Stiles pour renouer la discussion. Il commençait à penser que vraiment, il n'avait aucune chance avec le loup et que la trêve qui s'était instaurée entre eux avait été de bien courte durée. Derek le détestait et ne pouvait tout simplement pas se forcer plus longtemps à être sympa, enfin, presque sympa. Il aurait préféré qu'il ne fasse aucun effort, il n'aurait peut-être pas commencé à le regarder autrement que comme l'ombrageux et violent Derek Hale.

- Je te hais, tu le sais ça ! L'invectiva soudain le garçon.

- Qu'est-ce qui t'arrive encore ?! Grogna le loup.

- C'était pas la peine de te forcer à être sympa ! C'était quoi, un jeu ? Voir combien de temps tu mettrais à me séduire ?

- Mais de quoi tu parles ? S'inquiéta-t-il.

- De ton petit numéro de beau ténébreux torturé qui s'ouvre enfin au pauvre gamin romantique, juste lorsque je suis vulnérable entre ma rupture et l'état de Lydia. De me toucher, me sentir, me montrer ton corps d'Apollon, voire me prendre dans tes bras quand tu dors et lorsque je tombe dans le panneau : PAF ! Tu me jettes ! La violence physique ça suffisait plus, fallait que tu me tortures mentalement aussi ? Qu'est ce que je t'ai fait pour que tu me détestes autant ?

Il avait fini sa tirade en se plantant devant un loup complètement désemparé, ses yeux miel et or brillant de larmes. Il avait l'air si fragile que Derek oublia toutes ses résolutions de se tenir loin de lui et, posant ses mains sur ses épaules, il planta son regard vert d'eau droit dans l'océan caramel de l'adolescent.

- Je ne te déteste pas.

- C'est toi qui mens maintenant, l'accusa l'autre, sa voix tremblante se brisant, de même que le cœur du loup.

Derek hésita, puis parcouru les derniers centimètres qui séparaient sa bouche de celle de Stiles, l'embrassant doucement, comme s'il posait une question. Ils étaient dans la clairière devant la maisonnette, la lumière jouant avec les feuilles des arbres, la poussière dansant dans les faisceaux lumineux qu'elles créaient. Le temps semblait s'être arrêté lorsque Stiles, les larmes roulant toujours sur ses joues, répondit au baiser avec ferveur.

Il senti la main de Derek se glisser dans ses cheveux, comme pour l'empêcher de se libérer du baiser qu'il lui donnait. Pas besoin, le jeune homme n'avait nullement l'intention de bouger ! Il se pressa au contraire contre le corps chaud du loup, ouvrant légèrement la bouche pour l'inviter à aller plus loin, à lui prouver qu'il ne rêvait pas. Ne se faisant pas prier, la langue de Derek pénétra entre les lèvres de Stiles, caressant la sienne. L'adolescent brûlait et frissonnait, les cheveux se dressant sur sa nuque au contact des mains du loup sur sa peau. Il en voulait plus ! Mais le beau ténébreux s'écarta, lui même hors d'haleine et l'air aux aguets.

- T'arrête pas, supplia Stiles en rouvrant les yeux.

- Chhh ! Je crois que j'ai vu l'isba bouger !

- T'es sérieux ? Demanda-t-il presque en riant. T'as pas vu une patte de poule géante dépasser aussi ? Attends, je sais, elle a peut-être pondu un œuf ? Un bébé isba ? Un isbébé ?

- Je suis très sérieux.

- C'est peut être à cause de ce que fait Lydia dedans ?

- Grumpf... Il ne lâchait pas la maison des yeux.

- Et si on reprenait où on en était, je crois que tu étais en train de me donner le meilleur baiser de ma vie, suggéra-t-il, enjôleur.

Derek le regarda surpris comme s'il venait de se prendre un seau d'eau glacée sur le museau.

- Stiles, je suis désolé, je n'aurais pas du faire ça... Tu es mineur.

- J'ai 18 ans dans trois mois !

- Quatre.

- Ok, peut-être quatre, mais ce n'est pas important, négocia-t-il.

- Si ça l'est. Je... Je ne suis pas doué avec les mots, alors j'ai agis. Mais je n'aurais pas dû faire ça. J'aurais pu te faire comprendre autrement que... je ne te déteste pas. Cela ne se reproduira plus, c'est compris ?

N'attendant pas sa réponse, le loup prit carrément la fuite, se réfugiant une fois de plus dans sa voiture et laissant l'adolescent chamboulé se repasser la scène en boucle dans la tête. Ça avait un goût de déjà-vu.

oOo

Cela se reproduisit pourtant deux jours plus tard. Derek n'était pas rentré depuis leur baiser et Ania n'avait fait aucun commentaire. Lydia avait bien essayé de lui soustraire quelques informations, inquiétée par son mutisme, mais l'adolescent y croyait à peine lui même et avait préféré garder ça pour lui, précieusement. Quand le loup revint enfin, il semblait n'avoir pas dormi et se mura dans un silence épais, n'osant même plus croiser le regard de Stiles. Il parti se coucher aussitôt et le jeune homme ne tarda pas à le rejoindre dans la chambre, le trouvant assoupi sous les couvertures.

Il s'allongea près de lui, observant ses traits tirés, ses cheveux désordonnés, la ligne parfaite de sa mâchoire, ses lèvres qui ne souriaient pas assez... ces lèvres qui l'avaient embrassé ! Il s'endormit une heure plus tard, en cuillère contre lui, recherchant un contact qui n'agresserait pas trop le loup. Celui-ci avait un peu remué avant de passer son bras autour du jeune homme.

Plus tard dans la nuit, Stiles ne saurait dire quelle heure il était, il fut réveillé par une douce sensation sur sa nuque. C'était Derek qui inspirait profondément son odeur, le nez au creux de son cou. Il n'osa pas bouger, de peur que cela s'arrête, ce qui arriva pourtant.

- Tu sais que je ne dors plus, chuchota-t-il.

- Ton cœur fait plus de bruit qu'une locomotive.

- Tu peux continuer tu sais...

- Je n'aurais pas...

- Tu n'aurais pas dû faire ça, ça ne se reproduira plus, tu me l'as déjà faite, ironisa Stiles en se tournant, toujours captif de l'étreinte du loup.

Il sentait le souffle chaud de ce dernier sur ses lèvres tant ils étaient près, devinant plus qu'il ne voyait ses yeux dans la pénombre.

- Surprend moi pour voir ? Le provoqua-t-il dans un murmure.

Derek ne parvint pas à résister à ses pulsions lorsque l'adolescent plaqua sa bouche contre la sienne. Il le serra encore plus fort contre lui, glissant une main dans ses cheveux alors que leurs langues se précipitaient à la rencontre l'une de l'autre. L'odeur enivrante de Stiles l'envahissait, l'enveloppait et lui faisait perdre la raison. Il senti ses mains fines se glisser sous son tee-shirt et ne put réprimer un grognement, avide d'en faire autant. Gardant une main dans les cheveux du jeune homme, il glissa l'autre sur ses reins, plaquant ses hanches contre les siennes, ne laissant aucun doute sur l'effet qu'il lui faisait. Les gémissements de Stiles sur ses lèvres attisaient encore plus son désir et il approfondit leur baiser. La passion les enflammaient et Derek ne s'inquiétait plus de brûler dans son brasier. Ses yeux virèrent au bleu sous le coup de l'excitation, quand, soudain, une déflagration de douleur pure explosa dans sa tête.

La chambre devint glaciale et Derek s'effondra, la mâchoire serrée à s'en casser les dents. Stiles s'affola, comprenant que la Babayaga avait dû sentir le déséquilibre lorsqu'il s'était transformé. Il commença à paniquer en voyant Derek se tordre de douleur, ne sachant pas comment faire diversion cette fois. Il repensa aux mots d'Ania : « la prochaine fois il mourra ». Sous le choc, son cerveau redémarra enfin : il prit le loup par le bras et le tira hors du lit, le faisant tomber comme un poids mort au sol, puis il le traîna tant bien que mal vers la sortie. Le corps de dieu grec avait ses avantages et ses inconvénients, il était notamment horriblement lourd. Mais après ce qui lui sembla une éternité, il parvint à passer la porte d'entrée.

Une fois dehors, Derek, couvert de sueur, parvint à reprendre sa respiration. Ses yeux cependant étaient écarquillés, les pupilles rétractées, toujours sous le coup de la souffrance. Stiles tenta de poser une main sur son épaule pour le rassurer, mais le loup eu un mouvement de recul apeuré, comme un chien trop souvent battu. Il se mordit la lèvre pour ne pas pleurer. Après une punition pareil, il ne doutait pas que le loup ne le toucherait plus jamais.