Bonsoir, peuple du web ! Voici un nouveau chapitre ! Comme toujours n'hésiter pas à le faire part de vos réclamations/ contestations/ félicitations/ et caetera.
"-Je suis, vraiment, vraiment désolée, Mr Gold" balbutia Belle en ramassant la tasse à terre.
D'un coup de poignet habille dudit Mr Gold, Ashley et lui retrouvèrent vêtements sur leur corps encore ardent. Les cheveux de la jeune femme blonde, se réunirent en une queue de cheval, arrangeant les mèches rebelles de sa chevelure. Quant aux documents éparpillés à terre, ils retrouvèrent leur place méritée sur le bureau, s'empilant en une tour de dossiers multicolores.
Les deux protagonistes de l'action interrompue se retrouvèrent de nouveau sur leurs pieds, faisant face à la cause de cette interruption.
Gold jaugea Whale du regard. Ce dernier n'affichait aucune émotion, si bien que le business man se demanda si son médecin n'était désabusé par cette situation pour le moins gênante.
Lorsque Belle se releva, le morceau de porcelaine dans les mains, il posa le plateau de cookies sur une table d'appoint, afin de passer une main dans le dos de sa patiente.
Gold fronça les sourcils à la vue de ce geste d'affection, et une pointe de jalousie transperça son ventre lorsqu'il vit Belle se pencher vers Whale pour lui susurrer quelque chose à l'oreille. Il répondit par une tape sur cette même épaule, et rétorqua que cela n'était pas grave.
Le Giame se tourna vers sa partenaire. Ashley chassait les imperfections de sa peau, s'assurant de sa beauté grâce à un petit miroir ovale. Une fois qu'elle eut finit, elle pencha la tête à son tour vers le patron. Ils s'échangèrent alors un regard intense. La blonde murmura un « On se voit plus tard », ce à quoi Gold ne put qu'acquiescer, son corps entier fourmillant par la frustration.
Une caresse sur le bras, et Ashley sortit enfin de la pièce, au plus grand soulagement de Belle, qui sentit alors un poids en elle s'alléger.
« - Mr Gold. » commença-t-elle. « La tasse…Elle est ébréchée. »
Elle tendit vers lui le récipient de porcelaine, qui avait l'air intact, excepté pour le petit morceau irrégulier, resté à terre.
« - C'est à peine, si on le voit. » Ajouta Whale, toujours une main dans le dos de Belle, traçant des cercles en guise de réconfort.
Belle essaya de déchiffrer le rictus qui se dessinait sur le visage de Gold. Ses lèvres esquissaient presque un sourire. Il ne semblait pas en furieux.
« -Ce n'est qu'une tasse Belle. Ce n'est pas grave. » Assure-t-il.
La gouvernante eut à peine le temps de souffler. Son cœur commençait seulement à réduire sa fréquence. Son angoisse commençait seulement à disparaitre lorsque Gold afficha soudainement un faciès plus sombre.
« - Ce qui me dérange, Mlle French. » Amorça-t-il, le son de sa voix captant automatiquement l'attention de Belle, alors que le médecin remonta sa main jusqu'à l'épaule de celle-ci pour l'agripper fermement. « C'est que je vous ai demandé de venir à 17h pile, et que vous avez clairement désobéi à ma requête. De plus, il me semble logique de frapper à la porte avant de l'ouvrir. N'êtes-vous pas d'accord, Dr Whale? »
Victor n'osa répondre immédiatement, mais lorsqu'il vit le regard perdu de sa patiente, il releva la tête :
« - C'est de ma faute. Je l'ai poussée à venir plutôt. Et je suis celui qui a ouvert la porte. »
Gold fut abasourdi par les propos de Whale.
Le médecin avait toujours eu pour réputation d'être un manipulateur, et un lâche. Quand Aymeric l'avait connu, il y a 10 ans, Whale avait été radié de Blue Corp., qui contrôle les médecins, car il avait été pris en flagrant délit d'embrassades intimes avec une fée. Pour se défendre, Whale avait faussement accusé la fée de l'avoir séduit. Une fée étant censée restée chaste toute sa vie, et Blue souhaitant étouffé l'affaire, elle fit congédier Victor, et radia de l'ordre des fées la prétendue séductrice.
C'est ainsi que Whale candidata au poste de médecin du travail chez l'ennemi juré de Blu e : Gold, lui-même.
En une décennie de bons et loyaux services, Whale avait enchainé les petits scandales qui alimentait les rumeurs au Hood's Café & Diner de la Golden Tower.
Une légende courrait ainsi que Whale était sorti avec chacune des hôtesses d'accueil de la tour, chaque secrétaires de l'administration –dont, évidement, faisait partie Ashley, qui n'a jamais démenti les propos.
Whale était donc devenu l'ennemi des maris, mais restait un excellent médecin, et bon collaborateur de Gold Securities.
Mais jamais, au grand jamais, ne s'était-il dénoncé pour une faute commise afin de protéger quelqu'un.
Les choses commençaient à changer depuis l'arrivée de cette fille.
D'un geste nonchalant de la main, Aymeric fit comprendre aux deux personnes qui lui faisaient face que tout cela devait tout simplement s'oublier. Il commença à divaguer, tout en récupérant un cookie sur le plateau, sur l'importance de suivre les règles, dans une société aussi bien organisée.
Il rappela que le moindre faux pas pouvait mettre en danger des centaines d'hommes et de femmes, et Belle ne put s'empêcher de penser à Killian et Aurore, enfermés à AF-Land. Elle pensa à Ruby, qui venait voir clandestinement sa grand-mère. Elle pensa à Charlie et à Ashley, deux Negas, à l'abri ici, tout comme elle. Elle pensa à Phillip, à Whale, et à Gold, qui risquaient beaucoup pour aider son peuple.
Elle pensa à Baelfire.
Il n'était revenu depuis leur rencontre il y a deux semaines. La jeune Negas pensait souvent à lui, à ce qu'il faisait, comment survivait-il, où se cachait-il…
Belle avait senti en lui une profonde tristesse, une ombre qui le dévorait lentement. Mais elle savait que chaque personne avait une lumière en lui, et c'est ce qu'elle aimerait montrer à ce jeune homme, sans avenir, qui comptait sur elle pour pouvoir nourrir sa famille, les Darling.
Lorsque Phillip avait ramené à Belle un magazine pour enfant, emprunté à sa fille Mulan, expliquant la majeure partie du fonctionnement de la société Giame, elle avait alors appris que les Services Secrets Giame, les SSG, avaient recensé une dizaine de familles Negas vivant encore en ville, se cachant dans des squats, et volant les biens des Giame.
Le magazine donnait un numéro de téléphone, et une consigne :
« SI tu vois des inconnus, et qu'ils n'ont pas de magie, appelle tout de suite ce numéro, car ses personnes ne sont pas là où elles devraient être. En appelant, tu deviens à ton tour un héros de notre ville. »
Sur la page droite de l'article, un tableau avec les noms des familles Negas recherchées. Darling était deuxième, en dessous du nom de famille « Jones ».
S'il y avait donc bien une personne, pour qui Belle s'inquiétait pour sa sécurité, il s'agissait de Baelfire Darling.
« -Vous comprenez, Mlle French ? »
La voix de Gold tira Belle de sa rêverie. Elle acquiesça rapidement.
« - Soit. Vous pouvez partir, Mlle French » Ajouta-t-il, menant Belle jusqu'à la porte du bureau, rompant ainsi le contact qu'elle avait avec Whale.
Ce dernier ne bougea pas, et la regarda sortir de la pièce, de l'incompréhension dans les yeux.
Lorsque la porte fut finalement fermée, celui-ci soupira bruyamment.
« - Whale, asseyez-vous. » Ordonna alors Gold d'une voix grave.
Le médecin, étonné, s'appliqua aussitôt à se poser sur un des fauteuils à sa gauche, près d'une table basse en verre, où Gold avait finalement posé le plateau de cookies, et le reste du service à thé.
« - Dr Whale, j'aimerais éviter que cette situation gênante se répète. » Commença le business man. « Je vous prierais donc de ne plus interférer avec les tâches transmises à ma gouvernante »
Sa voix était cassante, sans émotions.
Bien que Whale ait toujours été impressionné par le stoïcisme avéré de son patron, il dut reconnaitre qu'il sentait la pointe de colère monter en lui.
N'osant parler, il ne fit qu'un signe de la tête, murmurant un vague «oui, monsieur » dans sa barbe de trois jours.
« - Ceci est un ultimatum, Whale. Vous êtes médecin, j'attends de vous que vous n'entriez en contact avec Mlle French qu'en cas de raison médicale…. Ou je vous renvoie. »
A ces mots, Whale failli s'étrangler, et un énorme sentiment d'injustice monta en lui. Mais pour qui se prenait-il ?
Que cela pouvait-il lui faire qu'il reste un peu avec Belle ? Bien que doté d'une réputation de Don Juan, la jeune femme ne lui rappelait qu'une petite sœur qu'il n'aurait jamais eu. Belle était saine et sauve de ce côté-là, alors pourquoi Gold tenait-il à ce qu'il garde ses distances ?
Il tenta de garder son calme, et demanda d'une voix tendue, toujours dans un langage contenu :
« - Excusez-moi, Monsieur, mais n'exagérer-vous pas un peu ?
- Whale, contesteriez-vous mes ordres ? Peut-être voudriez-vous être renvoyé sur le champ ? »
D'un mouvement de poignet un dossier apparu dans sa main.
« - J'ai votre lettre de licenciement dans cette main, Whale. Serrez d'un peu trop près Mlle French et…
- Seriez-vous jaloux, Gold ? » Le coupa Whale. Ce dernier lui-même ne revenait pas de cet acte spontané. Voyant le visage étonné de son patron, Whale se donna du courage à continuer son propos. Si Gold cherchait des raisons de le renvoyer, alors, il allait lui en donner.
« - Vous savez, Monsieur, si vous avez des sentiments pour Belle, la première chose à faire serait d'éviter qu'elle vous voit avoir des rapports sexuels avec Ashley, non ? »
Le ton de sa voix était ironique, aigre, plein de ressentiment à l'égard du Giame, qui ne bougea pas.
Le silence figea l'action, et toute la pièce sembla alors bien plus calme. La colère descendait en Whale, et il sentit sa fin arriver. Au moins, il avait eu l'occasion de dire à Gold ses quatre vérités.
Il regarda le soleil se coucher, derrière son, patron lui tournant toujours le dos.
Il admira le soleil rougeoyer à travers les fenêtres de la Golden Tower, et se dit que cette vue magnifique allait lui manquer.
Aujourd'hui, le Dr Whale allait se retrouver sans emploi, dans le meilleur des cas.
Et si, il, s'agissait de son jour de malchance, et bien, ce sera son dernier coucher de soleil.
Whale attendit la réaction de Gold. 1 minute. 2 minutes, et toujours rien.
Lorsque la 3ème minute s'entama, Whale avança d'un pas vers son employeur.
« - Mr Gold ? »
Et ce dernier disparut en une épaisse fumée violette.
3 jours plus tard
« -Génial » pensa Belle alors qu'elle courrait le long des couloirs, afin de rejoindre le seul ascenseur de l'étage « Me voilà en retard ! »
C'est ainsi qu'elle se précipitait vers la cabine d'ascenseur dans ses talons trois fois trop petits et serrés pour une telle activité. Elle visualisa la tête de Whale, son médecin quand elle rentrera avec ses 20 minutes de retard dans le cabinet médical de la Golden Tower.
Tous les trois jours, Belle venait dans le bureau de son médecin, afin de recevoir un cocktail de nutriments et des injections de psychotropes, censés la sevrer lentement.
Depuis l'incident, 3 jours auparavant, Belle n'avait plus revu Whale, et avait fait un effort énorme pour paraitre neutre devant Gold et Ashley, alors que tout ce dont son âme avait envie était de s'enfuir en courant en pleurant à chaudes larmes.
Belle ne comprenait pas pourquoi ce banal accident l'affectait autant.
Lorsqu'elle atteignit enfin l'ascenseur, elle se maudit aussitôt d'avoir pris autant de temps pour choisir un livre dans la bibliothèque.
En effet, la jeune Negas se retrouvât, une fois les portes ouvertes, nez à nez avec Ashley, mâchant bruyamment un chewing-gum, accoudée à une barre métallique sur la paroi de la cabine.
Même si, et ce depuis leur rencontre, Belle avait une aversion profonde pour la blondasse, elle ne put qu'afficher son plus beau, mais non pas moins hypocrite sourire et entrer aux côtés de la secrétaire.
Un pas à peine et son cœur manqua un battement, accolé au fond de l'ascenseur, Mr Gold se trouvait là, accompagnant Ashley.
Maudissant le sort qui semblait s'acharner sur elle, Belle, les yeux baissés par la honte, appuya sur le bouton correspondant à l'étage du bureau de Whale, et les portes se refermèrent.
Son esprit divagua sur Gold.
Bien sûr, le Giame était libre de faire ce qu'il lui plaisait et Belle souhaitait de tout son cœur qu'il trouve le bonheur avec Ashley. Pourtant quelque chose au fond d'elle, quelque chose de malsain, ne pouvait qu'espérer une rupture.
Etait-ce la déception de le savoir déjà avec quelqu'un qui lui donnait de telles pensées ? Ou bien cette petite voix qui ne cessait de lui chuchoter « je te l'avais dit. » ?
La jeune domestique chassa ces idées stupides et se concentra sur ses chaussures. A côté des hauts talons bleus nuits d'Ashley, ses ballerines noires semblaient bon marché…
Elle ne sentit pas le regard de Gold sur elle.
Après le départ précipité de Belle, toute activité plaisante avec Ashley avait été stoppé. A chaque fois qu'ils se retrouvaient, Gold entendait les paroles de Whale, et sa libido s'évaporait en un instant.
Tout était si simple avec Ashley. Elle, avait respecté la règle du « Pas de sentiments » que Cora avait tenté de briser, il y a de nombreuses années.
Les portes de l'ascenseur se rouvrirent, et au plus grand étonnement de Belle, seule Ashley en sortit.
La Negas essaya alors de se faire toute petite, quitte à en devenir invisible. Elle souhaitait ne plus exister pour Gold, qui répondit au signe de main d'Ashley avant de reporter son regard sur la gouvernante, repliée dans un coin de l'ascenseur.
Essayant de cacher ce besoin intenable de s'occuper de cette jeune femme, il soupira et concentra son regard sur un point invisible, devant lui. L'ascenseur continua sa descente et jamais Gold n'avait connu de moment aussi silencieux.
C'est un craquement sourd qui coupa court ç cet instant gênant. La cabine trembla toute entière, et le Giame vit le visage de Belle se décomposer.
Il sentit alors son corps s'effondrer au sol. Tout fut subitement plongé dans le noir. Gold ne vit plus rien, et lorsque sa tête cogna la paroi de l'ascenseur, le voile de l'inconscience s'empara de lui.
Quand il ouvrit de nouveau les yeux, son environnement était toujours obscur. La première chose qui traversa son esprit était la jeune Negas.
« -Mlle French ? » pas de réponse. « Belle ça va ? »
Toujours rien.
Fouillant dans la poche de sa veste, il en sortit son portable, le dérouilla et se servit de la musique pour se déplacer jusqu'à la jeune femme.
Allongée, toujours dans son coin de la cabine, la gouvernante de la Golden Tower semblait toujours inconsciente. Délicatement, il bougea le corps de Belle, afin qu'elle se retrouve dans ses bras, la tête sur son épaule.
Après quelques minutes, il entendit un grognement venant de sa protégée.
« - Mr Gold ? Vous allez bien ? » Furent ses premières paroles lorsqu'elle ouvrit les yeux.
Lui caressant les cheveux il répondit :
« - Je vais bien, Mlle French, mais je crois que l'ascenseur à fait une chute violente. Je sens bien que je vais me réveiller demain avec un hématome au postérieur. »
Tous deux rirent doucement, Gold se sentant fier de réussir à détendre l'atmosphère. Son sourire disparut lorsqu'il sentit un liquide poisseux couler derrière son oreille.
« - Je crois que j'ai une plaie à la tête. » dit-il d'une voix rauque.
Il pria pour que l'ascenseur se remette vite à fonctionner.
« - Et vous ? » Demanda-t-il à Belle, d'une voix neutre, tentant de garder un calme olympien.
« - Je ne sais pas. » Murmura-t-elle. « Je suis fatiguée. Et je vais me faire tuer par Whale. Je suis en retard pour mes injections. »
Le Giame se décida alors à appeler Charlie, avec son portable, qui servait alors de point lumineux. Il composa me numéro.
Il entendit, à travers le mobile, la voix de son majordome.
« - Lumière.
- Charlie. C'est Gold. L'ascenseur B est tombé en panne. Mlle French et moi-même sommes bloqués à l'intérieur. Dis à Keith de se bouger et de nos sortir d'ici ! »
La voix de Gold était étranglée et chacun de ses mots furent débités rapidement. Il se devait de reprendre le contrôle. Ne serait-ce que pour Belle.
« - Pas de problème, patron ! Tenez bon vous-deux ! » Répondit Charlie avant de raccrocher.
A peine le portable posé au sol, Belle lui demanda :
« -Keith ?
- Un de nos mécaniciens. »
Puis la cabine tomba dans un long silence. Chacun se contentaient de la présence de l'autre comme moyen de supporter l'angoisse montante.
Belle se blotti encore un peu plus contre le Giame, qui passa une main sur son dos et y dessina de cercles en guise de réconfort.
Puis, la jeune femme décida d'engager une vraie conversation.
« - Ça vous dirait de passer un marché ?
