Bonjour à tous, voici un nouvel OS de Si Poudlard m'était conté. Voici aujourd'hui un épisode de la jeunesse de Rowena Serdaigle.

Disclaimer : Les personnages des quatre fondateurs et le monde de la magie appartiennent à J.K. Rowling. Le reste est à moi.


Si Poudlard m'était conté :

L'amour d'un père :

La jeune Rowena s'approcha de son père, Jack Serdaigle, un riche marchand sorcier habitant avec sa fille unique au nord de Londres, la mère étant morte en lui donnant le jour. Le commerçant discutait avec un homme vêtu d'une robe richement ornée. L'interlocuteur de son père était âgé et devait selon toute vraisemblance faire partie de la haute bourgeoisie, voire de la noblesse, car la voix du marchand était emplie de respect.

Peut-être était-ce l'homme que son père lui avait choisi pour époux ? Bien que le marchand eût toujours affirmé qu'il attendrait de trouver un homme qui lui semblerait digne de sa fille avant de choisir et qu'il ne la marierait pas avant qu'elle ne fût assez grande, Rowena avait déjà passé son quatorzième anniversaire et nombre de ses amies étaient déjà, sinon mariées, du moins fiancées.

De plus, la jeune fille jouissait d'une grande beauté et de nombreux prétendants avaient déjà demandé sa main à l'homme. Celui-ci, cependant, avait toujours refusé, car Rowena ne manifestait pas une grande sympathie pour les jeunes gens qui l'avaient courtisée. Peut-être son père avait-il désormais décidé qu'il était temps de marier la jeune fille, contre son gré si cela était nécessaire ?

Si telle était sa volonté, Rowena s'y plierait. Et il n'y avait nul doute, à son sens, que son père choisirait un homme qui lui conviendrait. C'est sur ces réflexions qu'elle s'approcha des deux hommes avant de les saluer d'une révérence, comme le lui avait appris la vieille sorcière qui l'accompagnait en permanence au dehors et la surveillait lorsqu'elle était chez elle.

« Bonjour, père. Anne m'a informée que vous souhaitiez me voir. »

« Bonjour, Rowena. Je souhaite te présenter Septimus Bellus. »

L'homme s'inclina devant elle tandis qu'elle faisait une nouvelle révérence.

« Je suis enchanté de vous rencontrer, ma damoiselle. Votre père m'a dit beaucoup de bien de vous. »

« Vous m'en voyez ravie, Messire. »

« Messire Bellus », intervint Jack, « est un sorcier que j'ai rencontré il y a de cela quelque temps. Il recherchait des grimoires sur les Runes nordiques et nous en avons profité pour discuter. Il est Maître de runes et de sortilèges et recherche des jeunes gens à qui il pourrait transmettre son savoir. Sachant combien tu te languis toujours de nouvelles connaissances, je lui ai parlé de toi et de ta soif d'érudition. Il a, à ma demande, accepté de t'enseigner l'art des Runes magiques et celui de la création et de l'application des sortilèges. Il m'a également recommandé, ayant eu connaissance de ton amour de l'art, un maître qui pourrait t'enseigner la peinture. Cependant, cet artiste est un Moldu et ne doit rien connaître de tes pouvoirs. »

« Père, vous me comblez de joie », répondit la jeune fille.

« Et ta joie me comble de bonheur, ma chère enfant. Il te faudra cependant me quitter pour suivre l'enseignement de tes maîtres, car Maître Bellus habite bien plus au nord et l'artiste de qui il m'a parlé travaille dans le nord-est de l'île. Je viendrai te voir de temps à autres mais il est probable que nous nous voyions bien peu, désormais. »

« Avec votre bénédiction, père, je partirai, et si Messire Bellus accepte de m'enseigner également l'écriture, je pourrai rester en contact avec vous par hibou. Ainsi, vous connaîtrez mes progrès. »

« Alors qu'il en soit ainsi. Messire Bellus, accepterez-vous d'apprendre à ma fille à lire et à écrire, en plus des Runes magiques et des sortilèges ? »

« Il ne me serait jamais venu à l'esprit de lui enseigner les Runes magiques et les sortilèges sans d'abord lui apprendre la lecture et l'écriture, Messire Serdaigle. »

« En ce cas, ma chère fille, il te faut dès maintenant préparer tes malles, car tu pars ce soir avant la tombée du jour. Anne vous accompagnera tous les deux. »

« Je vous en remercie, père, et vous promets de tout faire pour ne point décevoir la confiance que vous mettez en moi », répondit-elle avant de prendre congé des deux hommes sur un signe de son père.

Ce fut presque en courant qu'elle se rendit dans sa chambre où la vieille sorcière cousait une scène de chasse. Levant les yeux, la duègne vit le sourire éclatant de sa jeune maîtresse.

« Eh bien, ma damoiselle, qu'avez-vous donc entendu qui vous mette tant en joie ? »

« Anne, veuillez préparer vos malles, car nous partons dès aujourd'hui. Père m'a trouvé un précepteur pour m'enseigner les arts runiques et les sortilèges ainsi que la peinture et vous m'accompagnez pour ce voyage. »

« J'en suis ravie pour vous, ma damoiselle », répondit la vieille femme en posant son ouvrage et en se mettant au travail.

Cinq heures plus tard, Rowena, ayant salué son père et ignorant qu'elle le voyait pour la dernière fois, sortit de la demeure familiale la joie au cœur. Il était désormais temps pour elle de commencer ce voyage vers l'inconnu. Ce voyage qui ferait d'elle l'une des plus grandes sorcières de sa génération. Ce voyage qui la mènerait dix ans plus tard à rencontrer trois autres jeunes gens, avides de transmettre leur savoir à des générations de jeunes sorciers. Ce voyage vers son destin.