C'est parti pour le premier chapitre de l'histoire! Bonne lecture! =) Mes réponses aux reviews:

Audrey 1986: Merci beaucoup et voici mon premier chapitre.


Chapitre 1: Là où tout a commencé et recommence

Mon groupe sortit de l'ombre des arbres pour se placer au nord de la clairière, moi au centre du cercle. Je pus discerner alors, avec plus de détails la scène qui se déroulait sous mes yeux. Deux clans se faisaient face, la détermination et la vengeance animaient un groupe, tandis que l'autre ressentait de la suspicion, de l'excitation et de la peine. Je connaissais chacun de ces vampires, à une exception près. En effet, presqu'un siècle et deux décennies plus tôt, j'avais rencontré le clan des Cullen mais à ce moment-là, il ne comportait que sept membres. Aujourd'hui, une jeune femme avait rejoint leur rang et se tenait aux côtés d'Edward. Mon coeur mort se serra dans ma poitrine à la vision des personnes que j'avais considéré comme ma famille de coeur pendant près d'un an, alors que je n'étais encore qu'une faible humaine. A l'opposé de ces "végétariens", se trouvaient un clan de nomades Français, buveur de sang humain. Gustave, leur chef, releva la tête à l'entente de ma longue robe noire d'encre claquant au vent et souris à ma vision. De sous ma capuche, je le foudroyais littéralement du regard -notre aversion mutuelle n'avait en rien diminué depuis notre première rencontre, un demi-siècle plus tôt- avant de m'adresser par la pensée à mon porte-parole:

"Alec, expose la raison de notre venue à Forks à nos amis, s'il te plait."

"A tes ordres!"

Il s'avança, rompant par la même occasion le cercle parfait que nous formions et diminuant la distance qui nous séparait de celle des combattants. S'arrêtant à une distance raisonnable, il porta ses mains à son visage et fit glisser son capuchon vers l'arrière, révélant son identité à tous. Les réactions ne se firent pas attendre des deux côtés, de l'un, il s'agissait d'une surprise immense et de déstabilisation pour Alice, qui s'interrogeait face au bon fonctionnement de son don, de l'autre, de l'amusement et un fond d'appréhension. Alec prit la parole, alors que je le guidais depuis mes pensées:

-Vous savez pourquoi nous sommes ici. Nous avons eu vent qu'une bataille se profilait l'horizon. Nous devons vous avouer que nous ne nous attendions pas ce que vous soyez impliqués dans ce conflit, Carlisle.

-Nous n'intervenons que lorsque nous le jugeons utile et que nous sommes sûre que vous ne vous intéressez pas notre cas, Alec. Nous sommes d'ailleurs plus que surpris de votre venue, nous ne l'avions pas prévu. avoua-il, froidement.

-Qu'est-ce qu'Aro nous propose pour éviter un massacre? coupa Gustave amusé, faisant rire Victor, Nikky et Stephan.

Je fermais les poings, furieuse mais réussis à me contrôler rapidement. J'indiquais alors brièvement mon plan Alec pour qu'il l'explique aux nomades, mais celui-ci se raidis et refusa de prononcer un mot. Je me tournais alors vers sa soeur et lui reformula mon désir. Un bref instant, Jane fut saisi d'un élan de peur mais s'avança aux côtés de son frère, dévoila son visage -déclenchant au passage, une salve de grimaces anxieuses- et annonça, après avoir inspiré profondément:

-Les Volturi propose des combats singuliers, en corps-à-corps. Deux rounds avec deux vampires différents et trois rounds, qui se joueront entre toi et notre chef, la fille de Aro. Si vous gagnez, nous vous laisserons repartir l'existence sauve, par contre, si nous gagnions, vous vous excuserez et nous suivrez jusqu'à Volterra pour vous expliquer avec Aro! Un round se termine quand l'autre est au sol.

-On peut faire partie des duels? demanda Emmett, plein d'espoir.

Jane et Alec tournèrent leur regard vers moi, je réfléchis tout en détaillant Emmett des yeux. Puis, j'informais mes portes-paroles de mon choix. Ce fut Alec qui reprit la parole:

-A la seule condition, que votre chef accepte votre participation dans un combat. Nomades, votre réponse?

-Pour rien au monde, je ne refuserais! Je tiens là ma vengeance, elle m'est même amenée sur un plateau d'argent. Et puis, la refuser serait sûrement une offense! assura Gustave, goguenard.

-Je participe! Et Edward aussi! s'exclama Emmett, tout content.

Je fis signe à mes gardes de revenir vers moi, puis désigna l'espace au centre, leur donnant l'accord de débuter. Emmett remporta la manche, Victor n'étant pas suffisamment fort pour réussir à le plaquer au sol. Quand Edward s'avança au centre pour se positionner devant Stephan, je dus me faire violence pour ne pas lui crier de s'écarter. Je retins mon souffle durant toute la durée du duel, les poings serrés. C'est avec un grand soulagement que je le vis dominer le Français. Mais mon coeur silencieux se brisa quand la nouvelle Cullen posa ses lèvres parfaites sur celle du gagnant. Je me mis à trembler violemment, jalouse mais maintenant je savais pour quoi, ou plutôt pour qui, il m'avait quitté cent dix-sept ans et demi auparavant. Sentant mon humeur, Jane et Alec posèrent une main douce sur chacune de mes épaules, m'apaisant très doucement. Une fois le calme revenu sur le champs, le chef des Nomades se tourna vers moi en disant, avec un sourire machiavélique:

-Enlève donc cette robe, j'aimerai savoir si l'immortalité te réussit toujours aussi bien! A moins que tu préfères rester anonyme.

Je défis lentement la broche qui retenait mon long manteau et Demetri vient derrière moi pour s'en emparer avant qu'il ne tombe au sol. Les Français émirent quelques rires méprisant, et des sentiments violents -surprise, chagrin, joie, colère- s'emparèrent de moi, venant de mon ancienne famille que je me refusais à regarder. Un murmure abasourdi s'éleva et contre mon gré, mes prunelles dorées s'encrèrent dans celui plus foncé d'Edward. Il m'appela encore une fois, d'un ton très légèrement plus élevé qu'auparavant. Je le saluais d'un hochement de tête avant de reporter entièrement mon attention sur le chef des nomades qui reprenait à nouveau la parole:

-Tu es toujours aussi belle! Comme si tu étais née pour être immortelle. Je vois cependant que tu es toujours aussi peu loquace.

Il me détailla des pieds la tête passant de mes ballerines noires, ma robe de la même couleur avant de s'arrêter sur ma longue et lourde chevelure brune, mes yeux mordorés et mes lèvres pleines.

-Tes compliments et reproches ne me font ni-chaud, ni-froid, Gustave. avouais-je de ma voix chantante, avec froideur.

Edward et les autres membres de la famille Cullen qui me connaissaient avant frissonnèrent devant mon changement vocal. Il fallait avouer que mon timbre n'était plus le même. Les sons que je produisais étaient semblables à de petites clochettes accordées parfaitement pour donner une musique relaxante. Cependant, mon ton réfrigérant avait enlevé toute la magie de ma voix, ce qui ne troubla pas Gustave, au contraire.

-Comment vas-tu? C'est fou à quel point tu nous as manqué! Je dois avouer qu'on t'attendait plus tôt, Bella. Nous pensions que tu serais animée par la rage et la vengeance et nous te retrouvons cinquante ans plus tard, pimpante comme une rose. reprit-il, amusé.

-Cela fait cinquante et un an, sept mois et douze jours, pour être exacte. lui rappelais-je, consternée devant ce manque de précision.

-En plus d'être magnifique, puissante et intelligente, tu as une excellente mémoire! Cela me conforme dans mon idée. Quel que soit le score, j'irais à Volterra de toute façon. J'aimerai demander ta main à Aro. déclara-t-il.

Un grognement dans mon dos me fit sourire. Derrière le Français, je remarquais que tout le monde avait les yeux écarquillés de stupeur, apparemment, il n'avait parlé de son projet personne et d'après l'expression et les sentiments qui bouillonnaient en Edward, il n'avait pas eu vent de ses pensées. D'ailleurs, son attitude me laissa pantoise quelques instant. De ce que j'arrivais à comprendre, Edward Cullen ressentait encore des sentiments pour moi, Isabella Marie Swan Volturi. Je secouais la tête, un petit sourire collé aux lèvres, me morigénant de penser une chose pareille, je levais la main pour le faire taire et assura:

-Alec chéri, calme-toi voyons! Tu sais que mon père attendra mon avis pour donner le sien. Ta jalousie n'a donc pas lieu d'être. Je t'en prie Gustave, attaque le premier. Il me semble que tu tiens ta vengeance, alors profites-en. Et évite de me parler du temps pendant le duel, tu te ridiculiserais plus qu'autre chose!

Il me lança un regard méprisant, avant de s'accroupir en position d'attaque. Trois millisecondes plus tard, je l'évitais aisément dans un rire moqueur. Au bout de cinq minutes à jouer au jeu du chat et de la souris, il s'arrêta une seconde pour me lancer, avec ironie et méchanceté:

-Dis-moi Bella, tu as des nouvelles de ce cher Enzo?

Je me stoppais soudainement sous le choc des paroles. Je n'entendis pas le cri de Jane et reçu le coup de pied de Gustave dans l'estomac. La force et la violence du coup me projeta dans les airs et j'atterris contre un arbre qui céda et tomba au sol, moi avec. Je restais au sol jusqu'à ce que la voix du nomade me parvienne aux oreilles:

-Veux-tu que je t'achève Isabella Volturi? Tu me ferais grand plaisir si tu m'offrais ce privilège! Et tu pourrais rejoindre mon grand ami Enzo.

-Bells, relève-toi, princesse! me supplia Alec.

-Comment oses-tu souiller son nom et sa mémoire! Je vais te tuer!

J'avais hurlé ces derniers mots et je me jetais littéralement sur lui sans qu'il n'ait pu bouger. Alors que j'allais lui sauter dessus, j'entendis une pensée qui m'arrêta net.


Voilà, pour le premier chapitre, le deuxième ne tardera pas à aimez? Ou non?